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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 15:41
Quelques notes sur les familles de Talhouët
Quelques notes sur les familles de Talhouët

Château de Talhouët à  Stival

De Talhouët, trois familles de ce nom, dont le point d'attache n'est pas connu, ont passé aux réformations de 1425 à 1536, et ont été déclarées d'ancienne extraction noble avec titre de chevalier par celle de 1669.

 

Première famille de Talhouët, établie audit lieu, paroisse de Stival, de Kerservant, paroisse de Langouëlan, du Reslouët, de Créménec et du Dréorz, par. de Priziac, de Pontsal, paroisse de Plougoumelen, de Kergélen, paroisse de Langouëlan Languidic, de Pélinec, paroisse de Langouëlan Canihuel, de Keralbaud et de Propriando, paroisse de Langouëlan de Plœren. Références de 1513 à 1536, paroisse de Langouëlan Priziac, évêché de Vannes. Portait pour armes : « D'or au chef de sable ». Branche fondue dans les familles Rolland, Lantivy et de Gras.

 

Olivier, témoin à une transaction entre le vicomte de Rohan et Henri de Kergoët en 1296 ; Guyon, capitaine et porte-enseigne de Pierre de Foix, baron du Pont et de Rostrenen en 1513; Nicolas, capitainede Pont-l’Abbé pour les royaux en 1594, chevalier de l’ordre en 1599, épouse vers 1590 Béatrix de Launay, dame de Pontsal, dont : Hélène, dame de Kerservant, mariée en 1626 à Henri de Volvire, maréchal de camp, commandant pour le Roi en Bretagne. La branche aînée fondue dans Rolland, puis Lantivy et de Gras.

Quelques notes sur les familles de Talhouët
Quelques notes sur les familles de Talhouët

Château de Talhouët à Pluherlin

Deuxième famille de Talhouët, établie audit lieu, paroisse de Pluherlin, de Keredren et de Kerbizien, paroisse de Questembert, de Trévéran, du Boisorhand, paroisse de Sixte, de la Grationnaye, paroisse de Malensac, de Sevérac, paroisse de ce nom, de la Villc-Quéno, paroisse de Carentoir, de Bonamour, paroisse de Trévé, comte de Villayers, paroisse d’Ossé, marquis d’Acigné, paroisse de ce nom, sieur de Kerminizic, paroisse de Saint-Tugdual, de Marzen, paroisse de Caden, de la Villeneuve et de la Coudfayé ; paroisse de Saint-Dolay, de la Souchais, paroisse de la Plaine, de Lourmois, de la Grée, e la Jou, de Monthonnac, du Couëdic et de Trévécar, paroisse de Nivillac,de Bellon et de Trémondet, paroisse d’Elven, de Toulhouët, paroisse de Sulniac. Ancienne extraction chev., réf. 1671, huit générations ; réf. et montrés de 1427 à 1536, paroisse de Pluherlin, Questembert et Sixte, év. de Vannes. Portait pour armes  : « d'argent à trois pommes de pin versées de gueules ». 

 

Payen, croisé en 1248 (cab. Courtois) ; mais nous ne savons à quelle famille de Talhouët. Guillaume, mort avant 1427, marié à Marie, dame de Keredren dont: Jean, marié à Guillemette de Quistinic 1425-1474 ; François, chevalier de l’ordre en 1596, gouverneur de Redon, épouse en 1577 Valence du Boisorhand, dont : René, chevalier de l’ordre en 1622 ; François, chevalier de Malte en 1608, commandeur de Saint-Jean en l’isle en 1637 ; trois autres chevaliers de Malte depuis 1710 ; un président aux requêtes en 1647; trois conseillers et un président à mortier de 1708 à 1776 ; un colonel au service d’Espagne, capitaine des gardes walonnes, tué à la journée de Bitonte, au royaume de Naples en 1734 ; un abbé de Saint-Aubin-des-Bois, mort en 1753 ; un major au régiment du Roi, tué à Quiberon en 1795, ainsi que son fils aîné, à la tête du régiment du Dresnay, qu’il commandait ; un maréchal de camp en 1816, pair de France en 1819, élevé sous la Restauration à la dignité de marquis

 

La branche ainée fondue vers 1522 dans du Bot de la Ville-Pelotte ; la branche de Bellon, éteinte en 1808 ; la branche de Sevérac, éteinte en 1792, avait produit deux chevaliers de Malte en 1710 et 1730.

Quelques notes sur les familles de Talhouët
Quelques notes sur les familles de Talhouët

Château de Keravéon à Erdeven

Troisième famille de Talhouët, en faveur de laquelle la terre de Keravéon fut érigée en baronnie, l'an 1636, portait :  « losangé d'argent et de sable ». Si l'on en croit un manuscrit existant à la Chartreuse d'Auray, en 1789, et qui émanait d'un religieux appartenant aux Talhouët-Keravéon, la différence d'armoiries provenait de ce qu'un de ses auteurs, Jean de Talhouët, avait épousé l'héritière de Keravéon et avait pris ses armes. Quoi qu'il en soit au reste de la communauté d'origine, les deux familles ont occupé, toutes les deux, des positions élevées en Bretagne. Les Talhouët, seigneurs de Talhouët en Languidic, de Keravéon et de Brignac, ont produit un chevalier de Malte en 1575, cinq conseillers au parlement, et, dans ces derniers temps, un aumônier des rois Louis XVIII et Charles X. Les Talhouët, seigneurs dudit lieu, en Pluherlin, de Tréveran,de Boisorhant, de Bonamour, de Sévérac et de la Grationnaye, ont surtout marqué dans l'histoire par François de Talhouët, gouverneur de Redon, pour la Ligue, qui remit cette place à Henri IV, après l'insuccès des conférences d'Ancenis (1595). Il est plusieurs fois question de lui dans les mémoires de du Plessis-Mornay et dans les lettres d'Henri IV. Ce roi le maintint dans son gouvernement, le nomma chevalier de l'ordre et lui fit don d'une écharpe blanche d'une valeur de 500 écus. Les branches de cette famille qui existent encore descendent toutes du gouverneur de Redon. La branche de Boisorhant, l'ainée, a produit un chevalier de Malte, commandeur de Saint-Jouan-de-l'Isle (voir La seigneurie de Saint-Jouan), en 1637, et un président à mortier au parlement de Bretagne en 1776. Elle est aujourd'hui représentée : 1° par Alfred, marquis de Talhouët-Boisorhant, marié à demoiselle de Grimouard ; 2° Louis, comte de Talhouët-Boisorhant, marié à demoiselle le Chapelier; 3° Charles ; 4° Sévère, marié à demoiselle Grelier du Fougeroux ; 5° Marie, sans alliance.

 

La branche de Bonamour eut deux de ses membres compromis dans la conspiration de Pontcallec (voir Les troubles en Bretagne sous la Régence, page n° 2)François de Talhouet-Bonamour devient sgr de Lourmois en 1592. L'un deux, réfugié en Espagne, y devint commandant des gardes wallones et fut tué à la bataille de Bitonio, auroyaume de Naples, en 1734. Cette même branche a produit un conseiller au parlement, un abbé de Saint-Aubin-des-Bois, mort en 1753, et un maréchal de camp, grand officier de la Légion-d'Honneur et pair de France, avec titre de marquis sous la Restauration. Ce dernier a laissé deux enfants, Auguste, marquis de Talhouét, membre, depuis quinze ans, de nos assemblées législatives, mariée à demoiselle Honnorèz, et Laure, duchesse d'Uzès.

 

La branche de la Grationnaye, la dernière subsistante de nos jours, était représentée en 1789 par Vincent-Claude-Jérôme de Talhouët, colonel, ancien major au régiment du Roi, chevalier de Saint-Louis, qui fut élu commandant du bataillon de la noblesse bretonne, pendant la campagne des princes, en 1792, bataillon qu'a illustré un mot du duc de Berry, rapporté par Châteaubriand : « Je voudrais être Breton pour voir de plus près l'ennemi. » Le comte de Talhouët-Grotionnaye comman dait, en qualité de lieutenant-colonel, le régiment du Dresnay, lors de l'expédition de Quiberon, et fut tué le 18 juillet, à l'attaque des lignes de Sainte-Barbe. Son buste a été placé sur le monument élevé dans la Chartreuse d'Auray aux victimes de cette funeste expédition. Le comte de Talhouët laissait trois fils et trois filles : l'aîné de ses fils, qui avait partagé ses dangers, fut fusillé à Vannes le 25 août 1795. Le second, Armand, est mort sans postérité ; le troisième, Henri, a laissé un fils, Arthur, comte de Talhouët-Grationnaye, receveur-général du département de la Nièvre, marié à demoiselle Marie Bodier. Les trois filles du comte de Talhouët sont : 1° Julie, mariée à M. de la Gournerie; Eugénie, sans alliances; Justine, mariée à M. de Mauduit du Plessis. Armes. : «  D'or à la quintefeuille d'azur . »

Quelques notes sur les familles de Talhouët

Manoir de Lourmois à Nivillac,

possession de la branche de Bonamour

cliché nivillac.fr

Quelques notes sur les familles de Talhouët

Château de la Grationnaye à Malansac

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 17:59
Quelques notes sur les possesseurs de la seigneurie du Plessis-Nizon

La seigneurie du Plessix à Nizon appartint successivement aux familles du Plessis, Feydau et Hersart de la Villemarqué.

 

La famille du Plessis, en breton du Quenquis, est connue dès 1420 au diocèse de Quimper, elle tirait son nom de la terre du Plessis et son représentant était seigneur dudit lieu en la paroisse de Nizon, de Missirien, paroisse de Kerfeunteun, de Kerfors et de Lezergue, paroisse d’Ergue-Gaberic, de Kerminiby, paroisse d’Elliant. Cette famille était apparentée à la famille Nizon, dont un représentant, Eudes Tizon est cité en 1327 comme recteur de Treffléan, en considération du duc Jean III. Ancienne extraction, référence. 1669, huit généalogies, références et montres de 1426 à 1562, dites paroisses, évêché de Cornouaille.La famille du Plessis Nizon portait « d'argent au chêne de sinople, englanté d'or, au franc canton de gueules chargés de deux haches d'armes en pal, adossées d'argent » Yves, vivant en 1427, épousa Marie de la Villeblanche. Cette famille comptait aussi Guillaume, seigneur du Plessis-Nizon, qui épousa Constance de Kerguenez. Autre Guillaume, seigneur du Plessis-Nizon, épousa Marguerite de Renquer ; François, fils du précédent, fut seigneur du Plessis-Nizon, il épousa en 1600 Marguerite Le Glas, dame du Poulguen.  La seigneurie du Plessis Nizon passa par alliance en 1690 à la famille Feydau de Saint Remy. Cette dernière maison était originaire de la Marche, et y diposait des terres de Néoux, de Saint-Christophe, de Vaugien, de Malmont, de Pomponne, de Rochefort. Les armoiries de la famillle Feydau de Saint Remy se lisaient ainsi : « D’azur au chevron d’or, accomp. de trois coquilles de même ». Charles Feydeau de Saint-Remy, chevalier de Malte épousa Marie-Anne du Plessis Nizon, fille et héritière de Georges du Plessix, et leur fils Louis-Charles se maria en 1728 avec Marie Briand de Kerc'haro. De cette union naquit Jean-Marie Feydeau, qui épousa en 1774 Marie Talhouët de la Grationnaie. 20 mai 1755 -Sentence d'émancipation des enfants mineurs de Charles Feydau, sieur du Plessis Nizon, et de Marie Josèphe Briant, dont Marie-Ursule, qui s’unit, le 9 Novembre 1798, au comte Hersart de la Villemarqué. Comme nous l'avons vu, la famille Hersart était originaire d'Angleterre, et elle disposait dans le duché de Penthièvre des seigneuries  de la Hersardaye, paroisse de Plédéliac, du VauCourouné et de la Guérissaye, paroisse de Quintenic, de la Villemarqué, paroisse d'Hénanbihen, de la Villegiquel, paroisse de Pleven. Cette famille avait pour armes « D'or à la herse sarrasine de sable » d'après un sceau de 1381 et pour devise : Evertit et œquat.

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 08:58
Quelques notes sur la seigneurie de la Hersardais à Plédéliac.

Illustration M. Frotier de la Messelière et portail Bretania. bzh

 Sous l'Ancien Régime, la terre de la Hersardais relevait de la juridiction de la Hunaudaye en Plédéliac (voir le château de la Hunaudaye en images; cette seigneurie disposait du droit de moyenne justice et c'est en la ville de Plancoët  qu'elle s'y exerçait. L'ancien colombier mentionné par M. Frotier de la Messelière a disparu. Berceau de la famille Hersart depuis le XIIe siècle, les armoiries des possesseurs du lieu sont visibles à l'entrée du lieu, sur l'écu du porche, elles se lisent ainsi : « d'or à la herse de sable », l'ensemble est surmonté d'un heaume. La demeure est ordonnée au fond d'une cour close. La partie la plus ancienne, c'est l'aile dotée d'une tourelle, elle remonte au XVIe siècle, le reste semble avoir été rebâti au cours du XVIIIe siècle.  La famille Hersart de la Villemarqué dont l'histoire a été relatée sur la précédente page comptait parmi ses membres Guillaume Hersart, l'un des participants à la septième croisade en 1249 et semble-t-il un architecte qui aurait conçu le plan de la forteresse de la Hunaudays en la même paroisse de Plédéliac. La famille Hersart dont l'histoire a été relatée sur la page précédente  (voir Généalogie Hersart de la Villemarquéconserva la Hersardais jusqu'au XVIIIe siècle ; il passa ensuite par alliance dans la famille la Fayette, cependant, le marquis de la Fayette le vendit pour subvenir aux dépenses destinées à soutenir les insurgés d'Amérique. Au XIXe siècle, les familles du Breil de Buron, Ricouard d'Herouville  et les Hersart se succédèrent à la tête de la Hersardais.  En 1943, la terre de la Hersardais fut vendue par le vicomte Hervé Hersart de la Villemarqué, à M. Jean de Pontavice. Suite au décés de ce dernier, en 1949, le domaine fut revendu aux fermiers qui exploitaient la terre. C'est en la seconde partie des années quatre-vingt, qu'un membre de la famille Hersard de la Villemarqué fit l'acquisition du lieu qui avait été le berceau de ses aïeux.

 

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15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 19:21
 Généalogie Hersart de la Villemarqué

Armes «  : D'or, à la herse de sable ».

 

La famille Hersart est originaire d'Angleterre. Le chef de cette famille passa d'Angleterre en Bretagne, avec beaucoup d'autres seigneurs anglais et vint aider le duc Conan IV à reconquérir ses états en 1156. Il en obtint pour prix de ses services la charge de forestier de Lamballe, et une concession de terre en Plédéliac près cette ville, ou il bâtit le château de la Hersadaye (voir Quelques notes sur la seigneurie de la Hersardais à Plédéliac.).

 

Geoffroi Hersart, seigneur de la Hersadaye, petit-fils du fondateur de ce château de ce nom et forestier de Lamballe, vivait en 1250. Ce seigneur, par son testament, abandonna aux religieux de l'abbaye de Saint-Aubin le droit d'usage qui lui appartenait dans tous leurs bois. Geoffroi Hersard eut pour fils Guillaume, Ier du nom, qui suit

 

 

Guillaume Hersard, Ier du nom, seigneur de la Hersardaye, forestier de Lamballe, confirma, en 1294, la donation que son père avait faite à l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois. Il parait s'être marié dans un âge mûr, et a laissé :

 

 

1° Geoffroi Hersart, qu'on croit avoir été seigneur de la Hersardaye. Il ratifia à Lamballe, le 28 avril 1381, le traité de Guerrande, conclu entre Jean V, duc de Bretagne, et Charlesle Sage, roi de France

 

2.° Alain Hersart, écuyer de la compagnie de Pierre de Tournemine se trouva au siège de Brest le 1er juin 1374 ;

 

3.° Guillaume Hersart, écuyer de la compagnie de Bertrand Du Guesclin, reçue à Pontorson le 1er mai 1371. Il a fondé la branche de la Villemarqué ci après

 

4.° Jehan Hersart seigneur du Val-Couronné, dont l'article suit.

Branche du Val- Couronné.

 

III. Jehan Hersart, seigneur du Val-Couronné, ratifia à Lamballe, le 28 août 1380, le traité de Guerrande. Il avait épousé, vers 1340, Jeanne Du Cambout, soeur de Gilbert Du Cambout, auteur de la maison de Coislin. De leur mariage vint :

 

IV. Roland Hersart, seigneur du Val-Couronné, fut un des écuyers de la compagnie du sire de la Hunaudaye, reçue à Thérouanne, le 28 septembre i383. De lui vinrent

 

1° Guillaume, dont l'article suit

 

2.° Jehan Hersart, seigneur de Guerrisays, employé au rang des nobles de l'évêché de Saint-Brieuc en 1426 ;

 

3.° Catherine Hersart, dame de la chapelle, nommée aussi en cette réformation.

 

Guillaume Hersart, II du nom, seigneur du Val Couronné, commanda dans sa jeunesse une compagnie d'écuyers dont la montre se fit à Croisse-les-Bourges,le 24 juin 1418 se trouve compris au rang des nobles de Saint-Brieuc, paroisse de Quintenic, en 1426. Il épousa vers 1422, Marie de Teille. De leur mariage vinrent

 

 

1° Gilles Hersart, dont l'article viendra

 

2° Pierre Hersart, qui comparut aux montres générales de l'évêché de Saint-Brieuc en 1479

 

3.° Marie Hersart, qui épousa, vers 1480, le seigneur de Robien.

 

Gilles Hersart, seigneur du Val-Couronné, est nommé ainsi que son père dans un acte du 4. mai 1470. Il épousa Jeanne Rouxel de Coaillé. De ce mariage vinrent :

 

1°Gilles, IIe du nom, dont l'article viendra

 

2°°Jehan Hersart ;

 

3.° Louise Hersart

4.° François Hersart

 

Gilles Hersart IIe du nom, seigneur du Val-Couronné, épousa, par contrat du y juin 1508, Marguerite Le Felle de Guébrian. De ce mariage vint

 

VI II. Jehan Hersart, IIe du nom, seigneur du Val-Couronné. Il épousa, par contrat du 16 octobre 1527, Gillette Goyon de Matignon, sous l'autorité de Geoffroi de Saint Meleuc son tuteur. Il fit, le 26 juillet 1519, désignation de son douaire à sa mère. De ce mariage vinrent

 

1° Jehan Hersart, seigneur du Val-Couronne, mort sans postérité

 

 

2° Gabriel, seigneur de la Ville-Gicquel, mort sans postérité;

 

 

3.° Michelle Hersart, héritière des biens de sa maison par le décès de ses frères, dame du Val-Couronné, de l'IIe-Avat, etc., épousa Jehan Bernard, seigneur de Béluvien, dont les descendants actuels sont messieurs de La Rivière, de Luzignan, de La Fayette, de La Tour-Maubourg, etc. Michelle Hersart obtint, le y août 1583, une sauve-garde du marquis de Coëtquen, commandant en Bretagne pour le roi, pendant la ligue. Elle était veuve en 1585.

 

 

Branche de la Villemarqué.

 

III Guillaume Hersart, IIe du nom, seigneur de la Villemarqué, suivant d'anciens mémoires de famille, se trouve au nombre des écuyers de la compagnie de Bertrand Du Guesçlin,dontIa montre se fit à Pontorson le 1er mai 1371 et dans celle de Jean de Tournemine, sire de la Hunaudaye, reçue à Dinan le 24 août 1378. De son mariage vint IV. Jean Hersart, seigneur de la Villemarqué, est porté au rôle des écuyers de la compagnie de Guillaume de la Goublaye, reçue à Saint-Cloud le t3 novembre 1415, et de celle d'Olivier Guehenneuc, reçue à Croisses-les-Bourges le 25 juin 1418. Il fut maintenu au rang des nobles de l'evêche de Saint-Brieuc, paroisse de Henau-Biheu en 1427. De son mariage vint

 

IV Robert Hersart, seigneur de la Villemarqué, suivant les registres de la chambre des comptes de Bretagne, existait en 1450. De son mariage vinrent

 

1.° Bertrand Hersart dont l'article viendra

 

2.° Olivier Hersart.

 

Bertrand Hersart, seigneur de la Villemarqué, maintenu au rang des nobles à la rétormation de 1476, parut aux montres générales l'an 1483 en Bricaudine, Salade, épée, Rouge-cheval. De son mariage vinrent :

 

1.° Jehan, IIe du nom, dont l'article viendra ;

 

2.° Geoffroi Hersart, nommé dans un aveu de i53i, avec ses filles Isabeau et Louise.

 

VII Jehan Hersart, IIe du nom, seigneur de la Villemarqué, est employé dans la réformation de l'an 1535 le 2 mars maison et personne nobles, susdite paroisse de Henau-Biheu (Hénanbihen). Il fournit aveu à la juridiction de Plancoët le 20 août 1572. Il avait épousé Louise Collas de la Baronnaye. De leur mariage vinrent Jehan Hersart, seigneur de la Villemarqué, partagea ses cadets le 30 décembre 1559, et fit son testament le 19 mars 1603 ;

 

2° Pierre Hersart, sieur des Préaux, né le 13 mars 1546,

3.° Charles Hersart, sieur de Saint-Briac, capitaine du château de Verdelayen 1560 ;

 

4.° Olivier Hersart, prêtre-recteur d'Erquy, fonda une messe à Henau-Biheu, par son testament le 23 septembre 1613

 

5.° Gilles Hersart, seigneurde Long-Champ,dont l'article suit ;

 

6.° Françoise Hersart, dame de Saint-Briac.

 

VIII Gilles Hersart, seigneur de Long-Champ, et puis de la Villemarqué, par le décès de ses aînés, épousa en 1605 Marguerite Bertho de Trémiliac, et fournit en 1621 aveu à la seigneurie de Saint-Dénoual. De ce mariage vinrent

 

 

1.° François Hersart, dont l'article viendra

 

2.° Marie Hersart, née en 1600. Elle épousa Alain Ouyer, seigneur de Carsugal

 

3.° Louise Hersart, dame Du Ronceray, inhumée à Henau, dans l'enfeu de Villemarqué, le 5 septembre 1680,

 

4° Adrien Hersart, né en 1620

 

5.° Jacques Hersart, né en 1622

 

 

IX François Hersart, seigneur de la Villemarqtié,. est porté dans la réformation au rang des nobles, par arrêt de la chambre du 2~. mai 1669. Il avait épousé, par contrat du 13 juin 1637, Jeanne de Châteaubriand, dame de la VilleAudré. De ce mariage vinrent

 

1° Jean Hersart. dont l'article viendra ;

 

2.° François Hersart,seigneur Des Préaux. Il épousa, par contrat du 22 août 1667, Elisabeth Main, veuve de Jacques le Normand,seigneur de la Ville-Heleuc, morte sans postérité

 

3.° Marguerite Hersart. Elle épousa Philippe-leCorgne, seigneur de Launay.

X Jean Hersart, Ier du nom, seigneur de Saint-Briac et de la Villemarqué, épousa, 1.° par contrat du 13 novembre 1668, Marie-Pétronille du Dresnay de Kerbolle ; 2.° le 29 mai 1680 Raoulette le Bouteiller de la Gaultraye, dame de la Villemour, morte sans postérité. De ce premier -mariage vinrent

 

1° Toussaint-François, dont l'article viendra ;

 

2.° Godefroi Hersart, né en 1675

 

3.° Jeanne Hersart, dame du Tertre-Charbonnet. Elle épousa, en 1697, Toussaint de la Goublaye, sieur de Créhen et de Nantois.

 

XI Toussaint-François Hersart, seigneur de la Villemarqué, né en 1670 épousa, par contrat du 21 avril 1703, Emmanuelle-Jacquemine Lesné de Belleville, veuve de Claude-Joseph-Séraphin Chertier seigneur de la Vieuxville. De ce mariage vinrent

 

1° Louis-Jacques-Toussaint-Emmanuel, dontl'article viendra

 

2 ° François Hersart, gendarme de la garde du roi

 

3.° Jean Hersart, officier au régiment de Souvré, tué en Italie en 1750

 

4° Pierre Hersart, officier au régiment d'Eu, mort au Sénégal, commandant d'un fort

 

5.° Mathurin Hersart, officier de marine, mort en 1755, au Cap français, ile Saint-Domingue ;

 

6.° Marie-Françoise Hersart, religieuse Ursuline, à Lamballe,morte en 1779,

 

7.° Anne-Marie Hersart, dame du Marchais, morte en 1780.

XII Louis-Jacques-Toussaint-Emmanuel Hersart, seigneur de Kerbolle et de la Villemarqué, né à Lamballe le 9 février 1704, épousa, par contrat du 2 mai 1724, Jeanne-Françoise Gascher de la Béguinaye. De ce mariage vinrent

 

1° Toussaint-Jean, dont l'article suit ;

 

2.° Allain, dit le chevalier Hersart, capitaine au régiment de Ségur, tué à la bataille de Lawfeld en 1747.

 

. Toussaint-Jean Hersart, seigneur de la Villemarqué, né à Lamballe en 1725, capitaine des grenadiers au régiment de la Tour-du-Pin, en 1761, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, commandant pour le r~ au château du Taureau, avait épousé, 1° en 1771, Claude-Perrine-Thérèse Salaün-du-Mesquéau ;

 

2.° Elisabeth-Philippe de Penhoadic, dame de Villamont, morte sans postérité. Du premier mariage vinrent :

 

i." Catherine, morte au berceau

 

2.° Thérèse, morte en bas âge.

 

3." Pierre-Michel-Francois-Marie-Toussaint,dont l'article viendra ;

 

4.° Jean-Baptiste-Marie Hersart, né en 1776. Il épousa 1° en 1797, Eulalie-Louise-Marie-Théresede Kergariou, qui avait été tenue sur lesfonts baptismaux par le duc d'Orléans et la princesse de Lamballe, etmourutsans postérité ; 2.° en 1805, Sophie-Marie du Breil du Buron;

 

5.° Charles-Jacques-Toussaint Hersart, capitaine d'un corps de volontaires royaux. Il épousa, en 1800, Henriette François du Breil du Buron. De ce mariage sont issus

a. Charles-Henri Hersart, né Nantes le 7 décembre 1814;.

b. Anatolie-Jeanne-Henriette Hersart, née à Nantes.

 

6° Toussaint-René Hersart, lieutenant-colonel au corps du génie, chevalier de l'ordre d'Henri IV, né à Morlaix en 1780.

XIV Pierre-Michel-Francois-Marie-Toussaint Hersart, seigneur de la Villemarqué, né à Morlaix le 15 mai 1775 nomme en 1815, membre de la chambre des députés par le département du Finistère, avait épousé le 6 novembre 1778, à Hennebond, Marie-Ursule-Claude-Henriette Feydeau de Vaugien, dame du PlessIs-Nizon. De ce mariage sont issus

 

1° Cyprien-Pierre-Hyppolite, dont l'article viendra

 

2.° Théodore-Claude-Henri, né en 1815 (voir  La musique bretonne, page n° 3 - Deux grandes figures bretonnes et leurs demeures)

 

 

3.° Pauline-Henriette-Marie-Thérèse,née en 1799

 

4.° Sidonie-Aline-Constance, née en 1801

 

5.° Camille-Marie-Charlotte,née en 1803

 

6.° Ermine-Renée-Sainte, née en 1805

 

7.° Hortense-Claire-Armande. née en 1808 ;

 

8.° Justine-Thérèse-Marie, née en 1810

 

XV. Cyprien-Pierre-Hyppolite Hersart, né à Quimperlé le 26 septembre 1812

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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 16:31
En Bretagne, au Pays Nantais

The château, Nantes par Turner

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Les ramasseuses de sel à Guérande par Mathurin Méheut

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Le Croisic, le port par Edouard Le Saout

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Le pont de Saint-Nazaire par Lebreton Hays

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Donjon de Châteaubriant par Bertrand Domin

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La baie de la Baule par Marius Vasselon

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Plage à Pornic par Pierre Auguste Renoir

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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 16:02
Bigoudènes vues par les peintres.

Bigoudène par Jean Chapin

Bigoudènes vues par les peintres.

Trois Bigoudène par Eric Floch

Bigoudènes vues par les peintres.

Famille bigoudène par Marcel Jacquier

Bigoudènes vues par les peintres.

Famille bigoudène par Jacques Simon

Bigoudènes vues par les peintres.

Bretagne par Bengoua Aibout

Bigoudènes vues par les peintres.

Conversation bigoudène par Philippe Desangle

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La vision après le sermon par Paul Gauguin

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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 14:46
L'Abbaye Notre-Dame du Tronchet en Plerguer.

L'Abbaye Notre-Dame du Tronchet.

Abbatia Beatæ Mariæ de Troncheto.

 

Ce monastère, situé près de la ville de Dol, et fondé pour quatre religieux, reconnaissait pour son fondateur Alain, fils de Jourdain, sénéchal de Dol, qui fit don à l'abbaye de Tiron de la terre du Tronchet et de ses dépendances. Cette abbaye dépendait de l'ordre de Saint Benoît, en la paroisse de Plerguer, sur le Bied-Jean, à une lieue et demie vers le S.-S.-O. de Dol son ci-devant évêché (voir Le diocèse de Dol et la juridiction de saint Samson.). Cette donation fut confirmée par une bulle du pape Alexandre III, donnée à Bénévent vers l'an 1170. L'abbé de Tiron y mit quelques-uns de ses religieux, auxquels il donna un abbé pour les conduire. Depuis cet établissement, les religieux du Tronchet vécurent dans la dépendance des abbés de Tiron jusqu'aux commendes. L'abbé de cette maison avait un revenu annuel de deux mille denx cents francs. Un abbé de Tyron fit ériger ce couvent en abbaye vers l'an 1170. Le 22 juillet 1478, son abbé François de Beauchêne obtint le droit de porter l'anneau, la mitre, et les autres ornements pontificaux; et la réforme de Saint-Maury fut introduite dans l'intervalle de 1640 à 1648. Le 1er mai 1152, Guillaume Ier, sire de Montfort (voir les défenses des sires de Gaël), jeta les fondements de celle de Saint-Jacques, près de Montfort même, mais en la paroisse de Bédée, au ci-devant diocèse de Saint-Malo. On y mit la règle d'Aroaise, au pays d'Artois, qui était la plus austère de toutes celles alors connues. Dom Martène a donné au public cette observance, sous le nom de Coutume des chanoines-réguliers de Saint-Jacques-de-Montfort (voir Abbaye St-Jacques de Montfort)Jean de Belleville et Raoul-le-Molnier, ses abbés, firent restaurer l'église et le monastère, dans l'intervalle des années 1296 et 1332. Robert Hubert, mort le 23 novembre 1463, obtint du pape Calixte III, pour lui et ses successeurs abbés, l'usage des habits pontificaux : et Jean de Tanouarn, mort le 17 septembre 1663, y introduisit la réforme de Sainte-Geneviève. Le fondateur y était décédé sous l'habit religieux.

1160 -Don de l'église de Plerguer au prieuré du Tronchet.

« Religiosorum locorum utilitatibus et amplificationiquantumsancte ecclesic prelatos oporteat invibilare, quo in eis summo regi militantes cjuietius liberiusque proposito suo valeant insistera. nullumqui rationis capax existât credimus ibnorare. Hac igitur consideratione, ego Goffredus, Dolensis decanus, precentorque, Guillelmus etiam de Dinan, Gervasiusque frater meus, atque Guillelmus de Spiniac, quin etiam ceteri omnes Dolensis capituli canonici inducti, concessimus Deo et ecclesie Sancte-Marie de Tronchera, per manumStephani, Tyronensis abbatis, ecclesiam de Ploagal cum omnibus suis pertinentiis. Que nostra concessio ut rata in posterum permaneat, lianc per presensscriptum tam presentibus quam fuluris notificari voluimus, et Dolensis capituli sigillo, Dolensi sede archiepiscopo vacante, munitam reddidimus. »

1164-1172, 11 déc. Confirmation du don de l'église du Tronchet fait par Alain, sénéchal de Dol.

« Alexander episcopus,servus servorum Dei, dilectis flliis Stephano abbati et fratribus Tyronensibus salutemet apostolicambenedictionem Summi apostolatus officium quod licet immeriti, disponente Domino, gerimus, nos ammonet attentius et inducit ut piis et religiosis desideriis assensum debeamus facilem adhibere et effectum congruum justa petentibus irrogare., Ex tenore siquidem cujusdam autentici scripti cognovimus quod nobilis vir Alanus, filius quondam Jordani, Dolensis senescalcus, vobis et ecelesie vestre locum de Troncheto cum omnibus pertinentssuis, et quicquid in ecclesia de Troncheto habebat, coram capitulo Saneti-Sansonis. in elemosinam contulit, et quecumque in ecclesia de Ploagat, et ea que in quatuor ecclesiis Ang-lie, videlicet Tophor, Boresignas, Garsop et Serretona habebat, cum omnibus decimis bonorum suorum quas ad manus proprias detinebat eidem ecelesie de Troncheto nichilominuspia largitione concessit. Quum itaque concessio ista ab eodem senescalco rationabiliter facta est et seripto autentico roborata, firmam et ratam habemus, eam vobis et per vos ecelesie vestre auctor itate apostolica confirmamuset presentisscripti patrocinio communimus, statuentes ut nulli omnino hominum liceat hanc paginam nostre confirmationisinfringere vel ei aliquatenus contraire. Si quis autem hoc attemptare presumpserit, indignationem omnipotentis Dei et beatorum Petri et Pauli apostolorumejus se noverit incursurum. Datum Beneventi, m idus decembris. »

 

En 1251 il en est fait mention à propos d'une donation faite au Tronchet Jeanne, veuve de Robert Barbe et remariée à Hamon Le Roux, donna, en effet, à cette époque aux Bénédictins du Tronchet sa dime des Touches, sise en la paroisse de Plesder, « decinam de Toschis in parrochia de Pléeder ».

L'Abbaye Notre-Dame du Tronchet en Plerguer.

-Raoul fut le premier abbé du Tronchet ; il était contemporain d'Étienne de Fougères, évêque de Rennes, mort en 1178, et d'Albert, évêque de Saint-Malo, mort en 1184

 

-Guillaume fut commis par le pape pour juger avec Pierre, évêque de Saint-Malo, le différend que les religieux de la Vieuxville (voir Abbaye de Vieuville) avaient avec Guillaume Jourdan et Ruellon Beaudoin dans la paroisse de Baguar

 

-Gaultier II reconnut solennellement, le 16 août 1207, que la petite communauté de Notre-Dame du Tronchet, « pusillus grex Beatœ Mariœ de Truncheto », était dès son origine une dépendance de Tyron, et que l'abbé de Tyron l'avait érigée en abbaye soumise à sa juridiction
 

-Jean Ier devint abbé vers 1228, dit-on ; il l'était certainement en 1232, suivant une charte de Saint-Florent. Au mois d'août 1234, il fit un accord avec les religieux de Marmoutiers au sujet d'un domaine voisin de Combourg (voir La seigneurie de Combourg.) ; en juillet 1244, il céda au Chapitre de Dol les dîmes d'Epiniac, que lui avait données Mathilde, dame de Landal, en échange de celles de Pleudihen ; enfin, en 1246, il abandonna à Thomas de Rochefort la terre du Val-Hervelin pour quelques dîmes en Saint-Suliac
 

-Nicolas fit preuve d'une sainte humilité et d'un grand amour de la justice. L'archidiacre de Dol, appelé Nicolas comme lui, avait obtenu de Rome une bulle pontificale en faveur de l'abbaye du Tronchet, et il y avait fait insérer, sans la participation des religieux de ce monastère, le droit pour eux d'élire eux-mêmes leurs abbés.

 

-Martin contracta une société de prières avec les religieux de Saint-Melaine de Rennes, au mois de janvier 1259. On ne sait pas l'année de sa mort, qui arriva le 14 mai, d'après l'Obituaire des Cordeliers d'Angers.

 

-Pierre Mahé succéda au précédent et fut confirmé abbé par Jean Mahé, évêque de Dol, son parent. Ce prélat fonda en 1273 un anniversaire pour sa famille dans l'église du Tronchet. L'année suivante, Pierre fit une société de prières avec Simon, abbé de Saint-Jacut (voir L'abbaye de Saint Jacut de la Mer). On voit par cet acte que ces deux abbés s'engagèrent mutuellement à ce qui suit : l'abbé étranger serait reçu dans le monastère associé avec les mêmes honneurs que dans son propre couvent ; les religieux jouiraient d'un privilège semblable ; si un moine venait même à être en désaccord avec son abbé, il serait reçu dans le couvent étranger et entretenu jusqu'à ce que la paix fût réglée entre lui et son supérieur ; cette association ne serait pas rompue par la mort, et les prières se feraient dans chaque monastère pour les confrères étrangers défunts comme pour les moines du lieu. Cet abbé mourut le 26 août, d'après le Nécrologe de Saint-Florent.

 

-Thomas reçut, le jeudi après la Saint-Martin d'hiver 1282, la visite de Jean, abbé de Tyron, et reconnut le droit qu'avait ce dernier de corriger les abus qui pourraient s'introduire au Tronchet. Cette visite se renouvela le 9 juillet 1294, et Thomas y prêta avec ses religieux serment d'obéissance à l'abbé de Tyron. Enfin, il est encore fait mention de cet abbé du Tronchet en 1297.

 

-Josse ou Jocet alias Josserand reçut en 1301, le jeudi après la Nativité de Notre-Dame, la visite de Simon, abbé de Tyron, et le traita avec les sentiments d'un respect filial. Mais, l'année suivante, il s'excusa de ne pouvoir se rendre au chapitre de Tyron. En 1303, il adhéra, ainsi que son monastère, au procès fait au pape Boniface VIII. Il mourut en 1309, et les religieux du Tronchet écrivirent à l'abbé de Tyron, le samedi avant le dimanche Invocabit me, tant pour lui annoncer la mort de leur abbé que pour le prier de leur en donner un autre.

 

-Mathieu écrivit à l'abbé de Tyron le lundi de la Pentecôte 1334, pour s'excuser de ne pouvoir assister au prochain chapitre général. En 1337, il assigna à ses religieux les dîmes qu'il avait dans la paroisse de Plerguer et le trait du Bourg-Beillac, en celle de Miniac-Morvan, pour subvenir à leurs dépenses d'ornements, vêtements et chaussures. Mathieu vivait encore en 1340.  

-Guillaume Pépin s'excusa en 1343 de ne pouvoir, à cause des guerres civiles de Bretagne, se rendre au chapitre général de Tyron, indiqué pour le lundi de la Trinité ; il renouvela les mêmes excuses en 1353 et mourut au mois de décembre de l'année suivante, comme le prouve une lettre des religieux du Tronchet, demandant, le 9 décembre 1354, un nouvel abbé à celui de Tyron.

 

-Guillaume Hutier  fut nommé par le pape Innocent VI au mois de décembre 1356 ; il est fait mention de lui à la même époque dans les chartes de Tyron. Il mourut en 1367, comme le prouve la lettre écrite par les religieux du Tronchet à l'abbé de Tyron, le 3 décembre de cette année-là, pour lui demander un abbé en place de Guillaume, décédé.

 

-Guillaume Galiot, élu par l'abbé de Tyron, reçut des lettres confirmant son élection de la part du pape Urbain V, datées de décembre 1369. Il mourut le 3 juin 1374, et les religieux du Tronchet écrivirent le lendemain à Tyron pour demander un nouvel abbé.

 

-Jean Belin, religieux du Tronchet, fut sommé le 12 juin 1374 par Jean, abbé de Tyron, d'accepter la charge d'abbé du Tronchet ; on ne sait s'il l'accepta.  

 

-Robert Pépin reconnut le 7 juin 1378 que le monastère du Tronchet était anciennement une celle de l'abbaye de Tyron, qu'il avait été érigé en abbaye par un abbé de Tyron, et que ce dernier abbé avait droit de visite et de correction tant sur l'abbé que sur les religieux du Tronchet. En novembre 1383, Robert Pépin fit un acte de société de prières avec les religieux de Saint-Gildas-des-Bois (voir Abbaye de Saint Gildas-des-Bois).

 

-Raoul Tournevache fut élu par les religieux du Tronchet eux-mêmes, sans l'assentiment de l'abbé de Tyron, contre lequel il plaidait en 1399 et 1402. Jusqu'alors l'abbaye du Tronchet s'était volontiers soumise à celle de Tyron, mais à partir de cette époque on voit qu'elle cherche à se soustraire à cette juridiction ; il paraît que les évêques de Dol soutinrent les religieux du Tronchet dans ces idées d'indépendance, qui aboutirent, contre leur gré, à la destruction de l'esprit religieux dans l'abbaye.

 

-Guillaume Le Roux, déjà abbé de Saint-Méen (voir histoire de l'abbaye de Saint Meen), fut choisi par l'abbé de Tyron pour s'opposer aux prétentions de Raoul Tournevache ; mais il mourut dès le mois de mars 1400, suivant le Nécrologe de Saint-Méen.  

 

-Jean II mourut en 1420, d'après les annales du Tronchet.

 

-Thibaud de Baulon obtint des provisions de Rome sur une prétendue démission faite en sa faveur par le précédent ; mais cette démission fut déclarée fausse par Etienne, évêque de Dol, auquel le Pape avait écrit de prendre des informations à ce sujet.  

 

-Alain Costard fut élu en 1422 par les religieux du Tronchet, mais l'abbé de Tyron s'opposa à son élection et le cita à comparaître devant lui. Alain appela de cette citation au Pape, qui renvoya l'affaire à l'évêque de Dol ; ce dernier la jugea en sa faveur et déclara qu'il suffisait que l'abbé du Tronchet fût élu par sa communauté et confirmé par l'évêque diocésain. Alain Costard demeura tranquille par suite, et en 1432 il s'intitulait « abbé du Tronchet par la grâce de Dieu ».


 

-Gilles Raguenel appartenait, semble-t-il, à l'illustre famille des vicomtes de la Bellière (voir le château de la Bellière à la Vicomté sur Rance). Il fut élu par les religieux du Tronchet sans la participation de l'abbé de Tyron ; l'évêque de Dol le confirma et le bénit, dans son manoir des Ormes, en 1436. Il soutint un gros procès contre le sire de Coëtquen, souscrivit en 1452 au concordat passé entre l'archevêque de Tours et l'évêque de Dol, et mourut en 1473.

 

-Alain fut élu en 1473 et mourut dès 1478.


 

-François de Beauchesne obtint ses bulles en 1478 et fut mis en possession de son abbaye par le sire de Coëtquen, commissaire du duc de Bretagne à cet effet. Le 22 juillet de l'année suivante, Jean, cardinal d'Angers et légat du Saint-Siège, accorda à l'abbé du Tronchet le droit de porter l'anneau, la mitre et les autres ornements pontificaux. En 1484, François de Beauchesne obtint encore de Jean, évêque d'Albano, le droit d'avoir un autel portatif.


 

-Jean du Chastellier, élu par les moines du Tronchet en 1485, fut cité par l'abbé de Tyron à venir justifier son élection ; il est probable qu'il ne répondit point à cette citation. L'année suivante, Guillaume obtint des lettres de sauvegarde pour son monastère. Il mourut le 6 octobre 1496 et fut le dernier abbé régulier du Tronchet. Comme il y a beaucoup de familles du Chastellier en Bretagne, nous ne savons à laquelle appartenait cet abbé. Après la mort de Guillaume du Chastellier, l'abbé de Tyron nomma abbé du Tronchet Hugues de Malezier, moine de Marmoutiers et régent du collège de cette abbaye à Paris ; mais les moines du Tronchet refusèrent de le recevoir. Hugues de Malezier essaya de se faire maintenir par une sentence juridique du 12 avril 1499 ; ce fut en vain, son élection fut définitivement annulée.

L'Abbaye Notre-Dame du Tronchet en Plerguer.

Charles d'Espinay

L'Abbaye Notre-Dame du Tronchet en Plerguer.

Charles de Bourbon

L'Abbaye Notre-Dame du Tronchet en Plerguer.

Charles de Rosmadec

-Raphaël cardinal-diacre du titre de Saint-Georges ad Velum aureum, fut sur les entrefaites nommé abbé commendataire du Tronchet par le Pape, que fatiguait la dissension survenue entre Tyron et Le Tronchet. Mais, avant d'avoir reçu ses bulles, le cardinal Raphaël céda tous ses droits au suivant.
 

-Hugues de Malezier, religieux de Marmoutier et régent de cette abbaye établie à Paris, fut élu en 1496 par l'abbé de Tiron. Il paraît que par une procédure cette abbaye lui fut disputée ; mais il fut maintenu par une sentence datée du 12 avril 1499.

 

-Tristan de Vandel, issu des seigneurs de Vendel, évêché de Rennes, docteur en droit, protonotaire apostolique, chanoine de Dol, trésorier de la Magdeleine de Vitré, combattit vigoureusement les prétentions d'Hugues de Malezier, qui continuait de se dire abbé du Tronchet ; grâce à la faveur dont il jouissait à Rome, il fut maintenu en possession de son abbaye le 23 septembre 1508, malgré les efforts de l'abbé de Tyron. Il reçut au Tronchet, l'année suivante, les religieux de Saint-Melaine, que la peste avait forcés d'abandonner Rennes. En témoignage de reconnaissance, le cardinal Robert Guibé, abbé commendataire de Saint-Melaine, accorda à l'abbé et aux moines du Tronchet des lettres de confraternité et d'association de prières fort étendues. Tristan de Vendel ménagea beaucoup sa communauté du Tronchet, il fit en son église abbatiale quelques fondations assises sur ses terres patrimoniales de Lessonnière et de Coëtuhan, et mourut regretté de ses religieux en 1533.
 

-François de Laval, fils bâtard de Guy XVI, comte de Laval, et d'Anne d'Espinay, déjà évêque de Dol, trésorier de la Magdeleine de Vitré et abbé de Paimpont, fut encore nommé abbé commendataire du Tronchet en 1534. Il mourut le 2 juillet 1554 et fut inhumé dans sa cathédrale de Dol.

 

-Charles de Bourbon, fils de Charles de Bourbon, duc de Vendôme, et de Françoise d'Alençon, né en 1523, cardinal, archevêque de Rouen, évêque de Beauvais, légat d'Avignon et abbé de Saint-Denis, de Saint-Germain et de Saint-Ouen, reçut également en commende l'abbaye du Tronchet. Il y fit faire d'importantes ventes de bois, sous prétexte de réparations aux édifices claustraux qui ne furent point exécutées. Il céda toutefois cette abbaye au suivant, et après avoir joué un certain rôle politique comme roi des ligueurs sous le nom de Charles X, il mourut le 9 mai 1590.


 

-Louis d'Espinay, fils de Guy, seigneur d'Espinay, et de Louise de Goulaine (voir La Maison de la famille d'Espinay, présentée par M. de la Chesnaye Desbois), protonotaire apostolique, chantre et chanoine de Rennes, prieur de Notre-Dame de Vitré, obtint l'abbaye du Tronchet par la faveur dont il jouissait près du cardinal de Bourbon, à la maison duquel il était attaché. Il siégea en qualité d'abbé dès 1558 ; mais comme le cardinal fit encore acte d'autorité au Tronchet en 1560, on ne sait pas au juste quand et à quelles conditions se fit la cession de l'abbaye entre ces deux personnages. Toujours est-il que Louis d'Espinay quitta l'état ecclésiastique, rentra dans le monde et s'y maria trois fois.

 

-René Masse alias de la Masse, était abbé du Tronchet en 1567 et 1584, d'après les annales de ce monastère.
 

-Charles d'Espinay, fils de Guy, seigneur d'Espinay, et de Louise de Goulaine, évêque de Dol, chantre de Rennes, abbé de Saint-Gildas-des-Bois, prieur de Gahart et de Bécherel, obtint l'abbaye du Tronchet en 1586, après la mort du précédent. Il mourut lui-même le 12 septembre 1591 et fut inhumé dans son église cathédrale.
 

-Pierre Lebouteiller, fils de Léonard Le Bouteiller et de Mathée Chauvin, chanoine et scholastique de Dol, embrassa le parti de la Ligue et obtint l'abbaye du Tronchet par la faveur du duc de Mercœur ; il reçut ses bulles en novembre 1592. Mais le roi nomma, de son côté, abbé du Tronchet Daniel Plumereau, qui fut maintenu par arrêt du Parlement de Bretagne. Toutefois, Pierre Le Bouteiller prêta serment à la Chambre des Comptes de Bretagne en 1596, puis il disparut, aussi bien que son concurrent.  

 

-François Le Prévost, trésorier ; chanoine et vicaire général de Rennes, fut nommé abbé du Tronchet, en 1597, par Henri IV ; le pape Clément VIII confirma sa nomination en 1598, et il prêta la même année serment de fidélité au roi. Il est à remarquer que cet abbé reçut ses bulles comme successeur de Charles d'Espinay, sans qu'il fût fait mention de Pierre Le Bouteiller. François Le Prévost assista aux Etats de Bretagne en 1598, 1599, 1600 et 1602. Il mourut au Tronchet en 1603 et fut inhumé dans son église abbatiale.

 

-Jean Le Prévost, frère du précédent, et comme lui trésorier, chanoine et vicaire général de Rennes, et de plus aumônier du roi, devint abbé du Tronchet en 1603. Il avait vécu longtemps dans le monde, avait été marié, et devenu veuf s'était fait prêtre. Il siégea aux Etats de Bretagne en 1604 et 1605, et ne prêta serment au roi qu'en 1607. Il réforma son monastère en y introduisant, avec l'assentiment de l'évêque de Dol, la Congrégation de Bretagne le 9 octobre 1607. Jean Le Prévost mourut à Rennes, à son hôtel de la Trésorerie, en 1608, et fut inhumé dans la cathé­drale de cette ville
 

-François de Montmorency, fils d'Anne de Montmorency, marquis de Thury, et de Marie de Beaune, n'avait que vingt-quatre ans quand le roi le nomma abbé du Tronchet, le 18 mars 1608. Il maintint en son abbaye les Pères de la Société de Bretagne, qui y tinrent leur chapitre général en 1622. Toutefois, en 1640, François de Montmorency renonça à l'état ecclésiastique, résigna l'abbaye du Tronchet et celle de Molesmes, au diocèse de Limoges, dont il était également pourvu, et épousa Catherine Roger
 

-Charles de Rosmadec, fils de Mathurin de Rosmadec, seigneur de Saint-Jouan, et de Jeanne de Trogo, pourvu sur la résignation du précédent, prit possession du Tronchet le 26 septembre 1640. Il siégea en qualité d'abbé aux Etats de Bretagne en 1640, 1643 et 1645. Continuant l'oeuvre de la réforme de son monastère, il appela au Tronchet les Pères de la Congrégation de Saint-Maur pour y remplacer ceux de la Société de Bretagne, alors dissoute. Mais ayant été nommé évêque de Vannes en 1647, il résigna son abbaye pour prendre possession de son siège. Devenu plus tard abbé de Paimpont et archevêque de Tours, il mourut aux Eaux-Bonnes en août 1672

 

-Antoine Denis Cohon, prévôt et chanoine de Chartres, prédicateur et conseiller du roi, enfin évêque de Nîmes, puis de Dol, prit possession de l'abbaye du Tronchet le 23 avril 1649. L'année suivante, il devint doyen du Folgoët et finit par remonter sur le siège épiscopal de Nîmes, où il mourut le 7 novembre 1670.
 

-Louis Berrier, chanoine et archidiacre de Paris, obtint l'abbaye du Tronchet en 1671, n'étant âgé que de seize ans. Il fit beaucoup de bien à son monastère, dont il acheva l'église abbatiale, commencée par ses prédécesseurs. Mais, le 13 janvier 1679, il permuta avec le suivant l'abbaye du Tronchet contre l'abbaye de Lonlay, au diocèse du Mans.

 

-Jules de Goth de Roillac d'Epernon, fils de Louis duc d'Epernon et d'Anne Vialart, conseiller et aumônier du roi, prit possession du Tronchet le lundi après la Pentecôte 1680

 

-Claude de Gournay devint abbé du Tronchet en 1701 et mourut en 1712.

 

-Claude Fyot de Vaugimois  naquit à Dijon, en 1689, d'Anselme Fyot, seigneur de Vaugimois, conseiller au Parlement de Bourgogne, et d'Anne de Valon, et fut nommé abbé du Tronchet le 14 mai 1712 ; il n'était que sous-diacre et étudiant au Séminaire de Saint-Sulpice à Paris lorsqu'il prit possession, par procureur, de son abbaye le 28 septembre de la même année. « Ce fut un modèle de piété, et il remplit avec édification, pendant longtemps, la place de supérieur du Séminaire de Saint-Irénée, à Lyon ; on a de lui plusieurs ouvrages scientifiques ». Il conserva le Tronchet jusqu'en 1753, époque à laquelle il donna sa démission, et mourut peu après.

 

-Jean Hyacinthe Collin de la Biochaye, fils de François Collin, seigneur de la Biochaye, président au Parlement de Bretagne, et de Jeanne-Louise Charpentier, était chanoine et archidiacre de Dol lorsqu'il fut nommé par le roi abbé du Tronchet le 26 août 1753 ; il prit possession le 19 septembre suivant et devint ensuite successivement chantre et vicaire général de Dol, chanoine de Saint-Malo et archidiacre de Portion, etc. ; il résigna le Tron­chet en 1776 pour devenir abbé de Bonrepos (voir Abbaye de Bonrepos en la paroisse de Saint-Gelven.)  

 

-Jean-Jacques Provost de la Boissière de Boisbily, d'abord chanoine, puis vicaire général de Rennes et de Quimper, obtint l'abbaye du Tronchet, dont il prit possession le 15 juin 1776 ; il mourut à Quimper, âgé de cinquante ans, en 1786.

 

-Alexandre Bernardin Jourdain de St Sauveur, vicaire général du diocèse de Vannes, chantre et chanoine de la Sainte-Chapelle de Vincennes, devint en 1786 abbé du Tronchet et en prit possession le 17 juillet ; il conserva ce bénéfice jusqu'au moment de la Révolution.

 

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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 09:34
Quelques notes sur la famille de Cadaran
Quelques notes sur la famille de Cadaran

Plessis-Tison

Origine : Nom d'une ancienne famille de l'évêché de Nantes qui figure quatre fois à l'Armorial général de messire d'Hozier, qui a donné son nom à la terre de la Callarannaye en Carquefou, et qui fut déclarée de noblesse d'extraclion par arrêt des commissaires de la Réformation en date du 23 octobre 1668. La famille de Cadaran de Saint-Mars, originaire du diocèse de Nantes en Bretagne, y a été maintenue comme noble d'extraction lors de la réformation de 1668. Sr dudit lieu et des Yonnières, paroisse de Saint-Mars-du-Désert, du Plessis-Tison, paroisse Saint-Donatien, de la Ferrière, paroisse de Moisdon, de l’Epinay, paroisse de Carquefou, de la Ville-Hévin. Principales alliances : -La maison de Cadaran s'est alliée aux familles de Maubreil, Simon, de Lescouët, Le Bel, Levesque, de Carheil, du Châtellier, de Vaucouleurs, Le Petit de la Ville-Hévin, de Charbonneau de l'Echasserie, Macé, Brillays, Guérin de la Garillère, Péan de Pontfilly, Debaye, de Fleuriot, de Boussineau, Ertaud de Boismellet, etc., etc. Armes : -D'azur à trois cylindres d'or.


 

Macé de Cadaran, épouse vers 1440 Geoffroyne de Marbreil ; un conseiller au parlement en 1786. Les archives de la Loire-Inférieure. citent un arrentement de maison à Macé de Cadaran, seigneur du Plessis-Tizon, par le prieuré de Sainte-Croix de Nantes en 1425 ; un aveu de la Cadarannière on Carquefou, appartenant à Georges de Caradan petit-fils du précédent, en 1540 ; un hommage de la Bouvardière en Rezé, par Prégent de Cadaran, des déclarations pour le Plessis-Tizon en St-Donatien, par François de Cadaran , fils de Georges qui précède, et pour l'Epinay en Carquefou, par Barthélemy de Cadaran, petit-fils de Georges, au XVIIe siecle, et tout le dossier du procès de la succession de Gabriel de Cadaran, chevalier, sieur de Saint-Mars, produit par Gabrielle de Cadaran, et Marie-Thérèse de Cadaran, femme de Joseph de Carheil, demanderesses, contre Pierre de Cadaran. de Saint-Mars et Louis Aimé de Cadaran, lieutenant-colonel d'infanterie Hevin cite un de Cadaran. avocat à Rennes en 1664, et un autre en 1691. Du Bois de la Patellière, aux Paroisses de la Loire-Inférieure, cite François de Cadaran du Plessis-Tizon, fils de Georges, héritier par sa femme N. Le Bel de la seigneurie de Villehouin en Bouvron et Campbon en 1547 ; Guillaume de Cadaran, fils du precédent, mari de Françoise du Chastellier on 1585 ; Esther de Cadaran, femme de Julien des Ormeaux à St-Herblain en 1591, Barthelemy de Cadaran, fils de Guillaume qui précède, baptisé à Bouvron en 1592, Prégent en 1594 et Jeanne en 1595 ; Anne de Cadaran, fille de Prégent qui pré ède et de Michelle Cassard, épousant Antoine de Melliant å Bouvron en 1634, Francoise, fille de François de Cadaran et d'Antoinette Biré, baptisée à Bouvron en 1613 ; - Louis, fils des mêmes en 1647 ; Isabelle, fille des memes en 1648 ; Pierre de Cadaran de Saint-Mars en 1720 ; Louis-Annede Cadaran, lieutenant-colonel d'infanterie en 1732, etc.Gabriel de Cadaran de Saint-Mars conseiller au Parlement de Bretagne, né en la paroisse du Pellerin , au diocèse de Nantes, le 10 mars 1795. Son mariage fut célébré par Messire Jean-Marie du Chastel, chanoine honoraire du Chapitre de Metz, ex-aumônier ordinaire de la reine, de Messire Gabriel-Louis-Pierre de Cadaran de Saint-Mars, conseiller au Parlement de Bretagne, né en la paroisse du Pellerin, au diocèse de Nantes, le 18 novembre 1757, fils majeur de Gabriel de Cadaran. Il mourut dans sa terre des Yonnières, en Saint-Mars-du-Désert, le 30 décembre 1853. Il épousa d'abord demoiselle Claire Péan de Pontálly, puis en secondes noces, à Saint-Mars-du-Désert, le 31 nivôse an XII, demoiselle Agathe-Scolastique Debaye, veuve de François-Yves Toublanc du Ponceau, née à Lavau (Loire-Inférieure), le 22 mai 1771, fille de Pierre Toublanc du Ponceau et de Magdeleine-Louise Saint-Aubin

Quelques notes sur la famille de Cadaran

Les Yonnières

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 14:35
Une dynastie d'orfèvres Rennais : la famille Buchet.

Voici ce qu'écrivait M. Armand Rébillon dans ses Recherches sur les anciennes corporations ouvrières et marchandes de la ville de Rennes : «  Un mémoire inédit sur les corporations bretonnes, rédigé par M. de la Bigne-Villeneuve en 1851 ; ce mémoire ne contient que Vindicalion de quelques documents que nous avons retrouvés aux archives de la ville de Rennes ; le fonds de la Bigne-Villeneuve aux archives départementales d'Ille-etVilaine, contient, en outre, deux cahiers où sont copiés divers documents concernant les corporations rennaises ; nous y avons découvert la seule copie que nous possédions des statuts de la communauté des orfèvres. »

 

Les bannières et armoiries des communautés d'orfèvres sont également signalées d'après l'ouvrage précité par M. Aussant ; ainsi, celles des orfèvres d'Ancenis, de Brest, de Fougères, de Landerneau, de Morlaix, de Nantes, de Quimper, de Rennes, de Saint-Brieuc, de Saint-Malo et de Vannes. Les orfèvres de Rennes, en particulier, qui nous intéressent plus spécialement, portaient de gueules à une crois dentelée d'argent, chargée en coeur d'une mouchelure d'hermines, cantonnée aux 1 et 4 d'un ciboire, aux 2 et 3 d'une couronne, et un chef cousu d'azur semé de fleurs de lys, le tout d'or. L'honorable membre termine en recommandant l'étude et les recherches sur nos vieilles confréries et corporations de métiers, en Bretagne, comme une riche mine à exploiter (voir Quelques pièces d'orfèvrerie de Bretagne)

     

Une dynastie d'orfèvres Rennais : la famille Buchet.

Dix sept familles Rennaises exerçaient dans l'orfèvrerie, parmi elles, la famille Buchet. Cette famille nous dit Philippe Jarnoux était présente dans tous les rôles sauf celui de 1726, en 1739 trois exercent dans la même famille, le père et ses deux fils. Michel Buchet fils de maître Jean Buchet, notaire royal et de Jeanne Lebel, épousa le premier janvier 1644 à Rennes épousa Antoinette Hauboit ; il exerçait la profession de marchand orfèvre. Onze enfants naquirent de leur union, Quatre allaient devenir orfèvres : Gilles, Jean, Jacques et Pierre Buchet. Gilles Buchet, fut orfèvre à Rennes, il épousa à Saint-Germain de Rennes, le premier juillet 1673, Thérèse Boullemer, fille de Mathurin, orfèvre, en présence de ses trois frères, orfèvres, et de son beau-frère G. Le Tailleur, également orfèvre. Il exécuta, entre autres, divers travaux pour l'église de Loudéac en janvier 1699. Jacques Buchet, orfèvre à Rennes épousa le 3 mai 1713 Marguerite Doussin fille de maître Gilles Doussin, sieur de la Guyardière, notaire et procureur et de Andrée Coupé, dame de la Fouchardière. Jean Buchet orfèvre à Rennes épousa Marie-Louise Galpin ; Pierre Buchet épousa Jacquette Révol.

 

Jean-Baptiste Buchet, fils de Nicolas Buchet fut orfèvre à Rennes. Son poinçon, insculpé le 17 octobre 1724, porte un J et un B séparés par une hermine portant en chef une fleur de lys couronnée. Il exécuta, en 1748, la vierge en argent de Bulat, moyennant 591 livres; et, en 1751, une croix en argent pour La Chapelle-Blanche.

 

On cite en 1680 Pierre Buchet, Maître orfèvre, rue royale à Rennes, ayant comparu devant le Général provincial des monnaies pour la caution de dix marcs d'argent, de1735 à 1738, la Communauté fut abonnée à Rennes, avec Pierre Buchet, Maître orfèvre. Elle résilia son abonnement en 1738. Jean Buchet marchand orfèvre en 1686, son poinçon, non décrit, est déformé et jeté à la ferraille, en conséquence d'une sentence du 22 juin 1700, transporte son domicile à Vannes et y demeura jusqu'en 1709. Jacques Buchet, maître orfèvre à Vannes en 1704.

Une dynastie d'orfèvres Rennais : la famille Buchet.
Une dynastie d'orfèvres Rennais : la famille Buchet.

Saint Launeuc : calice et patène, œuvre de Jacques Buchet (d'après Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne)

 

Une dynastie d'orfèvres Rennais : la famille Buchet.

Saint M'Hervé : calice et patène, œuvre de Jacques Buchet (d'après Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne)

Une dynastie d'orfèvres Rennais : la famille Buchet.

Rennes Ecuelle couverte en argent, œuvre de Pierre-Julien Buchet (d'après Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne) 

Une dynastie d'orfèvres Rennais : la famille Buchet.

Bulat Pestivien statue de Notre-Dame-de Notre Dame de Bulat, œuvre de Jean Baptiste Buchet (d'après Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne)

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 14:49
Notre Dame du Roncier à Josselin.

D'après un auteur, se faisant l'écho d'une créance populaire, une chapelle dédiée à S. Léger ou Léodégar, évêque d'Autun, existait dans les premiers siècles de notre histoire, à l'endroit même où fut trouvé la statue de Marie. L'acte de fondation du château de Josselin, que le cartulaire de Redon nous a conservé, le fait connaître avec cette foi simple et grande dont notre histoire offre des exemples si nombreux. Fils cadet du comte de Rennes, il se nommait Guéthenoc et habitait le manoir de Château-Tro (voir Le comté de Rennes - Eudon II de Porhoët, duc de Bretagne.), dans la paroisse de Guilliers.

Un jour, confondu avec les paysans, ses vassaux, Guéthenoc de Porhoët, fils cadet des comtes de Rennes et seigneur du château de Thro, gravissait la colline de l'Oust, humble pèlerin de N. D. du Roncier. « A la vue de ce pays pittoresque, de la masse imposante des rochers, sur laquelle il pouvait asseoir une demeure seigneuriale, il résolut de choisir cet emplacement pour la construction qu'il révait. » Mais avant d'élever sa forteresse, Guéthenoc, touché de l'état où il voyait la chapelle de Notre-Dame, résolut de la rebâtir à ses frais. On voit encore dans les murs de l'église actuelle quelques vestiges de la construction du dixième siècle. Peu après, Guéthenoc de Porhoët mourut, laissant à son fils Josselin le soin de terminer son château et de commencer la ville qui devait porter le nom de ce dernier. Ainsi se rattache à un acte de piété la fortune de ce coin de terre aujourd'hui célèbre ; l'humble oratoire de Notre Dame a fait naitre le château, le château va susciter une ville importante (voir Le château de Josselin) N. D. du Roncier, reconstruite par Guéthenoc, vit grandir à ses pieds la cité nouvelle et tout autour étendait sa douce influence.

Notre Dame du Roncier à Josselin.

A la fin du XIVe siècle le château de Josselin appartenail au guerrier fameuxMessire Olivier de Clisson (voir L'immense fortune d'Olivier V, sire de Clisson.). C'est lui qui accompli l'oeuvre de la reconstruction. La première chapelle était romane -il en reste quelques piliers, aux chapiteaux fantaisistes, un peu lourds sans doute mais précieux comme souvenirs du monument primitif. Depuis le XIIIe siècle, l'architecture gothique, offrant dans l'élancement de ses Ogives et la variété de ses lignes un gracieux symbole à la piété chrétienne, avait orné de ses dentelles de pierre les murs des chapelles et des cathédrales. A Josselin, ce style expressif et riche fut naturellement adopté. En 1400, le généreux connétable fit restaurer le cheur et le carré central de l'église, qui prit dès lors un nouvel aspect. Du côté du château, s'élevait la chapelle Sainte-Marguerite communiquant avec le sanctuaire par une grille de granit divisée en deux compar timents que séparait une élégante colonne. La forme rayonnante du premier de ces compartiments, surmonté d'un M, ne laisse aucun doute sur l'intention d'imiter la disposition des pétales d'une paquerette, par allusion au nom de Marguerite. Nous avons vu que Marguerite de Rohan, veuve de Beaumanoir, avait épousé Olivier de Clisson. Le deuxième, formé de lobes diversement agencés et surmonté d'une fleur de lys, devait correspondre au siège du connétable. Le banc seigneurial, creusé dans le massif de la muraille, se trouvait en face de la grille de pierre, par où l'on avait vue dans le choeur . A gauche, près d'une petite porte par laquelle entraient les nobles châtelains, une élégante crédence avait été disposée pour recevoir leurs livres de prières.

Notre Dame du Roncier à Josselin.

Clisson n'épargna rien pour orner magnifiquement cette chapelle. D'habiles artistes en couvrirent les parois de peintures en détrempe presque effacées aujourd'hui. Ils y avaient représenté la Nativité de Notre Seigneur, l'Adoration des Mages, la Flagellation, le triomphe de sainte Marguerite sur le dragon infernal. Après ces grandes scènes religieuses, venaient des peintures profanes, représentant, si nous ne nous trompons, le château de Josselin tel qu'il était au commencement du XVe siècle et le paysage qui l'entourait. Trois tours attenant au principal corps de logis et reposant sur d'immenses blocs de rochers formaient un ensemble imposant. Une fière couronne de créneaux existait alors au-dessous des toits ent poivrière qui recouvraient les tours, et courait également sur les murs et autour des remparts. Une sentinelle, armée d'une lance et drapée dans un manteau rouge, garde le passage du pont qui réunit les deux rives de l'Oust, tandis qu'un homme, au vêtement ótroit, chaussé de souliers à la poulaine, s'avance au devant d'un autre personnage semblablement costumé et d'une dame vêtue d'une robe à longue traîne : l'habitant du château semble recevoir des hôtes attendus. Au-dessus des peintures murales de la chapelle, règne une bande rouge chargée d'M couronnés, reposant sur des phylactères qui portent la fière devise de Clisson : Pour ce qu'il me plest, et dans les enroulements des quels se cachent de gracieuses paquerettes. La chapelle existe toujours ; mais on dirait une ruine : une boiserie massive sépare le choeur de la grille de pierre si délicatement ajourée, la crédence est vide, le banc seigneurial a disparu et les antiques peintures tranchent à peine sur la teinte poussiéreuse de la muraille. Il est vrai que quatre siècles se sont écoulés depuis Olivier de Clisson. Le connétable voulut avoir satombedans le sanctuaire qu'il avait transformé. Il n'oublia pas d'exprimer ce désir dans le testament dont nous avons cité le début si pieusement naïſ. Après avoir recommandé son âme à Dieu nostre père et Créateur, à la benoiste et glorieuse Vierge Marie, à monsieur saint Michel et à toute la dévote compagnie.

Notre Dame du Roncier à Josselin.
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