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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 06:52

 

Eglise de Plourhan

Passons maintenant à un texte qui nous donne la description d'armoiries aujourd'hui complètement disparues et qui existaient dans les églises de Plourhan et de Saint-Quay. En 1731 Jean Damar, sénéchal du comté de Goëllo, en vertu d'une ordonnance rendue au siége de Lanvollon le 7 avril, faisait, le 7 mai suivant, une descente de lieux, accompagné de Yves de Moenne, peintre verrier de Saint-Brieuc, et de Yves Rolland, son greffier, à l'effet de reconnaître certaines armoiries. C'était à l'occasion d'une discussion qui s'était élevée entre Michel-Henri Méhérenc, seigneur de Saint-Pierre, et Claude-René Chrestien, seigneur de Tréveneuc. Ce dernier soutenait que les armes de la seigneurie de La Villemario étaient dix billettes : M. de Saint-Pierre prétendait que ces billettes étaient sans nombre. Le sénéchal se rendit d'abord au bourg de Saint-Quay où il trouva les deux plaideurs. Au fond il s'agissait de savoir à qui la coutume et le droit sur les grains, dit Havage, de la chapelle du Rohat en Plourhan. On commença donc par relever les armoiries qui existaient dans l'église de Saint-Quay ; ceci à la requête de M. de Saint-Pierre qui présentait un procès-verbal d'armoiries dressé le 3 juillet 1605 à la requête du trésorier de l'église et avec la permission de Mme d'Acigné. M. de Tréveneuc contestait l'utilité de cette opération et demandait que l'on se transportât aussi au château et dans la chapelle de La Villemario. Laissons ici la parole au greffier :

« Nous sommes transportés dans l'église paroissiale de Saint-Quay, et nous a fait observer ledit sieur le Moene et voir que dans la maîtresse vitre de ladite église il y a un écusson fait en bannière scittuée au haut de laditte vitre, le fond de gueule, sçavoir : est 4, 3, 2 et 1 billettes d'argent 1 ; au milieu de la même vittre, un second écusson my partit de gueule à billettes d'argent, sçavoir : deux entières en chef, ensuite une et demie, puis une entière et demie en pointe au premier (qui est DOLO), et au second de gueules à macles d'or, scavoir une et demie en chef, une et demie au milieu et une demie en pointe 2. Troisième écusson de la même vitre, au premier et second de gueule en cinq billettes d'argents posées en sautoir 8, au troisième et quatrième aussi de gueule à cinq macles d'or aussi posées en sautoir (qui est LA ROCHEJAGU). Du côté de l'Évangile, nous a fait remarquer et a vu un écusson my partit au premier de gueule à 17 billettes d'argent, et de gueule à 10 annelets d'argent. Dernier écusson dans la même vittre aussi my partit sçavoir : est d'argent, semé d'hermines et sur le tout du tout chargé de la fasce de gueule à trois fleurs de lys . Ensuitte de quoy ledit seigneur de Sainpierre a requis que ledit Le Moenne en nos présences auroit fait son rapport du tombeau élevé étant du côté de l'Evangile dans ladite église ; et y procédant ledit Le Moene auroit fait remarquer en présence des partyes desur ledit tombeau un écusson au premier d'hermines à la fasce de gueule chargée de trois fleurs de lys d'or (qui est ACIGNÉ), au second à 3 billettes d'argent ; au costé du même tombeau, un autre écusson en losange contenant 14 billettes. Nous a pareillement fait observer à vis de la porte d'entrée de ladite église dans la lisière un écusson my parti composé de 10 billettes non blasonnées. »

 

 

le fond de gueule, sçavoir : est 4, 3, 2 et 1 billettes d'argent 1 ...(qui est DOLO)

 

une entière et demie en pointe au premier (qui est DOLO), et au second de gueules à macles d'or, scavoir une et demie en chef, une et demie au milieu et une demie en pointe 2. Troisième écusson de la même vitre, au premier et second de gueule en cinq billettes d'argents posées en sautoir 8, au troisième et quatrième aussi de gueule à cinq macles d'or aussi posées en sautoir (qui est LA ROCHEJAGU)

 

un écusson my partit au premier de gueule à 17 billettes d'argent, et de gueule à 10 annelets d'argent

 

d'argent, semé d'hermines et sur le tout du tout chargé de la fasce de gueule à trois fleurs de lys (qui est ACIGNE)


 

A Notre-Dame de la Ronce, chapelle dépendant de La Villemario : « Ledit Le Moine ayant examiné lesdites armoiries et écussons en ladite chapelle nous auroit fait remarquer un écusson au Sancta Sanctorum du costé de l'Evangile, placé « au-dessus de l'arcade du mausolé, taillé en pierre y étant de gueule à 10 billettes sçavoir est 4, 3, 2 et 1 d'argent (qui est DOLO) ; et au lutrain scittué au bas de ladite chapelle les mêmes écussons que dessus en bois en quattre endroits. » Quand il s'agit de se transporterà La Villemario, M. de Saint-Pierre proteste et refuse d'y aller ; on continue néanmoins l'enquête : « Où étant ledit seigneur de Tréveneuc nous a conduit dans une chambre haute, au-dessus de la grande porte, où il nous auroit fait remarquer un écusson taillé et picqué en pierre sur une ancienne cheminée contenant dix billettes, sçavoir 4, 3, 2 et 1 ; ensuitte de quoy avons entré dans la chapelle du même château de La Villemario, où ledit Le Moene nous a fait remarquer un écusson blazonné et figuré semé d'hermines à la fasce de gueule chargée de trois fleurs de lys d'or, accompagné et accoté de deux écussons à champ de gueule et de dix billettes  d'argent, 4, 3, 2 et 1.

-Ensuite, étant dans l'église de Plourhan, en premier lieu nous a ledit Le Moene fait remarquer trois écussons, sçavoir le premier du côté de l'Evangile, de gueule à 10 billettes d'argent, et le second aussi de gueule et pareil au premier posé en bande ; et le troisième un écusson en plomb figure ronde chargé de neuf annelets, savoir 3, 3 et 3 non blasonné (qui est COËTMEN) ; aux niches et retable sont mêmes blasons et figure ; même aux piliers et différents endroits de l'église pareilles armes. Et dans l'embrasure de la chapelle du Saint-Rosaire pareilles armoiries blasonnées en pierre ; et en la chapelle du Saint-Rosaire, en la vitre est un écusson my partit et ecartelé, au premier de gueules à 7 billettes d'argent, au second d'or plein, au troisième et quatrième de gueules à trois haches d'armes de sable, deux en chef et un en pointe, et au même écusson de gueule à 9 annelets d'or, et sur le tout du tout un écusson my partit non blasonné. »

 

un écusson my partit et ecartelé, au premier de gueules à 7 billettes d'argent, au second d'or plein, au troisième et quatrième de gueules à trois haches d'armes de sable, deux en chef et un en pointe

Quittons un instant MM. de Saint-Pierre et de Tréveneuc pour voir quelles modifications furent faites dans la décoration héraldique de l'église de Plourhan quarante ans plus tard. En mai 1771 le général de la paroisse songeait à faire reconstruire l'église, et les 17 et 18 mai on dressait un état des lieux avant d'entreprendre les travaux. Nous trouvons là une description plus complète. Dans la chapelle du Rosaire nous constatons, entre les écussons notés par le peintre verrier Le Moenne, les armes des PÉAN de La Rochejagu ; des RENAUD, sieur de Beauvoir, Bringolo et la Villenyzan, de gueules à la croix patée d'or, des HABEL, d'argent à trois hures de sanglier de sable, parti avec de sinople au lion d'or. Dans la chapelle Saint-Jacques, on voyait un écu parti d'argent à dix coquilles de ... (NICOL?) et d'azur au croissant d'or (LE VICOMTE?) avec un lion et un cheval marin ailé pour supports ; d'azur au chevron brisé d'argent, accompagné de trois tètes de bélier d'or ; le même blason parti avec de sable à l'aigle éployée d'argent (HENRY) ; d'argent à trois bandes d'azur, parti avec d'argent à 5 bandes de gueules ; d'argent à trois chevrons de sable (LE LONG DE KERANROUX?) ; d'argent à la bande de gueules accompagnée de deux annelets d'azur.

 

les armes des PÉAN de La Rochejagu

 

des RENAUD, sieur de Beauvoir, Bringolo et la Villenyzan, de gueules à la croix patée d'or,

 

des HABEL, d'argent à trois hures de sanglier de sable

 

parti avec de sinople au lion d'or (du Chaffault ?)

 

 

on voyait un écu parti d'argent à dix coquilles de ... (NICOL?)

(notes personnelles) en réalité la famille Nicol disposait pour armoiries, de sable à dix coquilles d'argent

 

 

d'azur au croissant d'or (LE VICOMTE?)

 

 

d'azur au chevron brisé d'argent, accompagné de trois tètes de bélier d'or

 

 

de sable à l'aigle éployée d'argent (HENRY

 

d'argent à trois bandes d'azur

 

d'argent à 5 bandes de gueules

 

 

d'argent à trois chevrons de sable (LE LONG DE KERANROUX?) ;

 

d'argent à la bande de gueules accompagnée de deux annelets d'azur.

Le 9 juin suivant, lorsque les fabriciens s'occupaient des droits de plusieurs particuliers aux chapelles attenantes à l'église qui devaient être démolies, on constatait que la chapelle Sainte-Anne appartenait à M. Courson de la Villehélio ; la chapelle Saint-Jacques à M. Vincent Nicol de la Villeguessio; la chapelle de la Madeleine revendiquée par M. de Rosneven-Floydest déclarée ne pas lui appartenir. Revenons maintenant en l'enquête du sénéchal Damar : « En la chapelle du Rohat, scittuée en la paroisse de Plourhan, au-dessus de la principale porte, ledit Le Moenne nous a fait observer un écusson chargé de quatre fasces et fait en bannière ; ensuite de quoy avons entré en laditte chapelle où ledit Le Moene a observé avec nous dans le haut de la maîtresse vitre un écusson d'argent à quatre fasces de gueule ; dans les lisières qui sont en quelque manière effacées et biffées par le blanc qu'on y a appliqué en blanchissant les murailles de ladite chapelle, nous avons cependant remarqué avec ledit Le Moene, sçavoir au premier et principal écusson, d'azur à dix coquilles d'argent (qui est MAUGOUER), le second ecartelé de plusieurs alliances, et un petit écu en abyme chargé de dix coquilles d'argent au champ d'azur ; et entre ces deux un petit écusson my partit d'azur à dix coquilles d' argent, et dix billettes d'argent en champ d'azur. De plus, du côté de l'Evangile, un écusson de dix billettes d'argent sans en connaître le champ, attendu qu'il était biffé et non émaillé. Et le requérant, le seigneur de Tréveneuc nous a représenté un vieux pupitre, non attaché et volant, au dos duquel est un écusson en bois taillé et sculpté au champ de gueule avec neuf billettes d'argent, 4, 3, 2 et 1.

 

 

un écusson d'argent à quatre fasces de gueule

 

 

d'azur à dix coquilles d'argent (qui est MAUGOUER)

 

champ de gueule avec neuf billettes d'argent, 4, 3, 2 et 1. (Dolo)

 

Notre-Dame de la Ronce à Saint-Quay.

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 06:29

 

 

Guiscriff

 

 

 

 

Cardroc

 

 

 

 

Plounéour-Ménez

 

 

 

 

 

Abbaretz

 

 

 

Eréac

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 06:33

 

Notre-Dame de La Cour à Lantic

Nous disions dans notre précédent article que les armoiries représentées sur les monuments étaient souvent de véritables dates ; que leur étude pouvait être d'une grande utilité aux archéologues. Nous allons en donner une preuve évidente. Le blason seul, en effet, à défaut de textes, nous permettra de jeter quelque jour sur les origines d'une charmante chapelle du quinzième-siècle. Il s'agit de Notre-Dame de La Cour, située dans la commune de Lantic (Côtes-du-Nord); d'après la nouvelle édition du Dictionnaire d'Ogée, elle aurait succédé à une autre chapelle, plus ancienne, qui s'élevait à trois kilomètres plus loin, au lieu dit La Vieille-Cour, dans un bois voisin de Buhen. Aucun document d'archives ne nous révèle la date de la construction de Notre-Dame de La Cour telle qu'elle est aujourd'hui; mais de nombreux blasons peints sur la maîtresse vitre nous apprennent que cette magnifique page de verre, consacrée à l'histoire de la sainte Vierge fut exécutée au milieu du quinzième siècle. Examinons les écussons qui sont placés dans un ordre hiérarchique et dont nous donnons le dessin, grâce à l'obligeant concours que nous prête M. P. Chardin, notre ami et confrère. Au premier rang, et seul au haut du vitrail, on voit l'écu ducal de Bretagne, avec la devise A MA VIE qui était celle du duc François Ier donnée à l'ordre de l'Hermine, fondé par lui en 1450 (n° 1).

Au second rang deux écus partis : Le premier parti d'hermine et d'hermine qui est le blason de François de Bretagne et de Marguerite de Bretagne (n° 2) ; le second parti d'hermine et écartelé, palé d'or et de gueules de six pièces qui est AMBOISE, et d'or semé de fleurs de lis d'azur au franc canton de gueules qui est THOUARS (n° 3). Ce sont les armes de Pierre de Bretagne, fils du duc Jean V et frère de François Ier, qui épousa Françoise d'Amboise Thouars. -Remarquons que François et Pierre furent tous deux ducs de Bretagne mais qu'ici leurs blasons ne paraissent pas à ce titre ; en examinant avec soin les dates qui nous sont connues, nous arriverons à un résultat assez précis. François, comte d'Etampes, fils de Richard et de Marguerite d'Orléans, épousa Marguerite, fille du duc François Ier en 1455, il devint duc après Arthur III, en 1458; puisque dans la vitre que nous étudions il ne figure pas comme duc de Bretagne, ses armoiries ne peuvent y avoir été peintes qu'entre 1455 et 1458. Pierre de Bretagne, deuxième fils de. Jean V, épousa Françoise d'Amboise, en 1431 ; il devint duc en 1450 après la mort de François Ier, son frère ; mais comme ici, le rang de ses armes indique qu'elles n'y représentent pas le blason du souverain, nous devons en conclure que nous avons celui de sa veuve Françoise d'Amboise ; Pierre mourut en 1457, par conséquent la date que nous cherchons vient se placer entre le 22 septembre 1457 et le 8 décembre 1458, pendant le règne d'Arthur III qui succéda à ses neveux et à qui appartient l'écusson placé à la place la plus élevée du vitrail comme duc de Bretagne et comme seigneur du Goëllo. La paroisse de Lantic faisait en effet partie du Goëllo.

 

le second parti d'hermine et écartelé, palé d'or et de gueules de six pièces qui est AMBOISE, et d'or semé de fleurs de lis d'azur au franc canton de gueules qui est THOUARS (n° 3)

Au troisième rang deux écussons portent : l'un les armes des Rosmadec Gouarlot (n° 4) qui furent seigneurs de Lantic, mais beaucoup plus tard; l'autre celles des Geslin et des La Lande de Calan (n° 5). Ces écussons, de fabrique plus moderne que le reste du vitrail, ont été placés là postérieurement; ils ont remplacé des armoiries que, plus loin, nous essaierons de deviner.

Au quatrième rang on voit deux écus ; l'un écartelé d'argent à trois fasces de sable qui est KERIMEL COETFREC, et d'argent à la fasce de gueules qui est PENHOËT (n° 6) ; l'autre écu parti des armes précédentes est de gueules à neuf annelets d'or posés trois, trois et trois, qui est COÊTMEN (n° 7). Ce sont les armoiries de Guillaume de Penhoët, seigneur de Kerimel et de Coëtfrec et de sa femme Béatrix de Coëtmen, fille de Rolland III, vicomte de Coëtmen et de Jehanne Gaudin.

 

les armes des Rosmadec

 

écartelé d'argent à trois fasces de sable qui est KERIMEL COETFREC, et d'argent à la fasce de gueules qui est PENHOËT

 

 

de gueules à neuf annelets d'or posés trois, trois et trois, qui est COÊTMEN

Au cinquième rang sont les armes des évêques de Saint-Brieuc et de Tréguier, des abbés de Bégar et de Beauport, savoir : d'azur à la fasce d'or accompagnée de trois molettes de même, 2 et 1, qui est PRIGENT OU PRÉGENT (n° 10); Jean Prigent, chancelier de Bretagne, évêque de Léon en 1436, fut transféré à Saint-Brieuc en 1450 et inhumé dans sa cathédrale en 1472. Ces armes sont également peintes dans la chapelle de droite et sculptées au pignon extérieur (n° 22). -D'argent au sautoir de gueules accompagné en flancs et en pointe de trois quintefeuilles, et en chef d'un annelet de même qui est Coëtquis (n° 9) ; Jean de Coëtquis, d'abord évêque de Rennes, fut transféré à Tréguier en, 1453; il mourut en 1464 et fut également enterré dans sa cathédrale. -D'azur au cerf d'or qui est KERLEAU (n° 8) ; Vincent de Kerleau fut abbé de Régar de 1443 à 1467, puis de Prières en 1467, chancelier de Bretagne puis enfin évêque de Léon de 1472 à 1476. -D'argent à deux bandes engrêlées de gueules et chargées de coquilles d'argent qui est HUET (n° 11) ; Pierre Huet fut abbé de Beauport de 1450 environ à 1472 ; ce fut lui qui, le premier, obtint le privilège de porter la mitre et la crosse et de donner la bénédiction pontificale dans toutes les églises relevant de l'abbaye. Dans les rangs inférieurs plusieurs écussons manquent; parmi ceux qui sont conservés nous notons ceux-ci : d'argent à l'arbre arraché de sinople, le fût chargé d'un greslier de sable lié de gueules (n° 12). Jusqu'ici on a attribué ce blason à la famille Rougeart, de la paroisse de Plouhinec (Finistère), sans que rien ne justifiât la présence en Goëllo des armoiries d'une famille qui n'y était pas possessionnée; d'autres personnes ont voulu y retrouver les Le Roux, seigneurs de Bourgogne et Fontaine-Bouché dans les paroisses de Lantic et de Plourhan, qui portaient d'argent au houx de sinople feuille de trois pièces (n° 15) ; dans cette hypothèse il faudrait admettre que le greslier figure ici comme brisure, et que les armes primitives des Le Roux ont subi quelque modification. Je crois que le blason en question estcelui de l'archidiacre de Goëllo dans la circonscription duquel se trouvait Lantic et qui ne pouvait manquer d'accompagner l'évêque de Saint-Brieuc. A la date où nous sommes, l'archidiaconé de Goëllo était tenu par Salomon MAHAULT, seigneur de Kerangouarc'h qui avait justement les armoiries ci-dessus décrites

 

d'azur à la fasce d'or accompagnée de trois molettes de même, 2 et 1, qui est PRIGENT OU PRÉGENT

 

D'argent au sautoir de gueules accompagné en flancs et en pointe de trois quintefeuilles, et en chef d'un annelet de même

 

D'azur au cerf d'or qui est KERLEAU

 

D'argent à deux bandes engrêlées de gueules et chargées de coquilles d'argent

 

d'argent à l'arbre arraché de sinople, le fût chargé d'un greslier de sable lié de gueules

 

 

d'argent au houx de sinople feuille de trois pièces

Nous voyons encore de gueules à la croix d'or, vidée, cléchée et pommelée de même qui est BOTHEREL (n° 14) ; cette famille avait les fiefs de Perran, de Beauvoir et de la Fontaine-Saint-Père dans la paroisse de Plourhan. - D'or à six molettes de sable, trois, deux et un qui est GESLIN (n° 16). Les Geslin avaient plusieurs fiefs dans la paroisse de Lantic; vers l'époque où fut exécutée la verrière de Notre-Dame de La Cour, Guillaume Geslin avait pour femme Marguerite Botherel. Aucun des blasons que nous venons d'examiner ne contredit la date de 1457-1458 que nous proposons. Il nous reste à chercher quelles étaient les armoiries qui, dans le principe, devaient figurer au troisième rang. Après le duc et la famille ducale ; avant les Coëtmen qui tenaient une place très-considérable dans cette partie du Goëllo à cause de la châtellenie de Landegonnet en Plourhan; avant le clergé qui avait pris part à cette fondation, quel était le seigneur qui, en 1457, pouvait tenir cette place ? -Je ne vois que le sire de Pordic et le sire de La Roche-Suhart. Pordic, l'une des juveigneuries de Goëllo, passa par alliance, à la fin du XIIIe siècle, d'une branche cadette de la maison d'Avaugour aux La Jaille ; cette famille était représentée, en 1408, par Marguerite, fille de Yvon VII qui épousa Hardouin de La Porte, baron de Vézins, en Anjou. De cette union naquirentdeux fils Jean et François et une fille Marie, épouse de François d'Aubigné. Jean de La Porte, seigneur de Pordic, laissa une fille unique de sa femme, Marie de Rieux, fille de Jean, seigneur de Rieux et Rochefort, maréchal de France, et de Jeanne de Rochefort; cette fille, nommée Béatrix, fut la première femme de Gilles Tournemine, seigneur de La Hunaudaye. Dans le sommaire des actes du Parlement de Bretagne de 1451, nous voyons à deux reprises le seigneur et la dame de La Hunaudaye plaider contre messire Hardi de La Porte ; il est probable que ce procès avait pris naissance au sujet de l'héritage du père de Béatrix. Gilles Tournemine conserva Pordic jusqu'à sa mort, en 1475; ce fut en 1477 seulement que François de La Porte, oncle de sa femme, présenta le minu de la terre de Pordic tombée en rachat au profit du duc de Bretagne.

 

de gueules à la croix d'or, vidée, cléchée et pommelée de même qui est BOTHEREL

 

D'or à six molettes de sable, trois, deux et un qui est GESLIN

-En 1457-1458 les armes des seigneur et dame de Pordic étaient donc : écartelé d'or et d'azur qui est TOURNEMINE,et de gueules au croissant d'hermine, qui est LA PORTE. La Roche-Suhart était également une juveigneurie de Goëllo, s'étendant, sous le nom de comté de Plourhan, de Montafillant de Goëllo et de Chasteaubriand de Goëllo, sur un grand nombre de paroisses de ce grand fief; depuis le XIIIe siècle il était, par suite d'alliance, dans la maison de Dinan. Bertrand de Dinan seigneur de la Roche-Suhart mourut le 20 mai 1444; n'ayant pas laissé de postérité, ses biens revenaient à sa nièce Françoise de Dinan, fille de son frère Jacques, grand bouteiller de France, décédé lui-même quelques semaines auparavant, le 30 avril. Tous deux étaient issus de Charles de Dinan et de Jeanne de Beaumanoir. -Françoise était fille de Bertrand et de Catherine de Rohan qui épousa plus tard Jean d'Albret vicomte de Tartas, fils de Charles, comte de Dreux et d'Anne d'Armagnac. La Roche-Suhart étant restée à titre de douaire à Catherine de Rohan, ses armes placées dans la verrière auraient été de gueules à quatre fusées d'hermines en fasce accompagnées de six tourteaux de même,qui est DINAN, et parti de Dinan et de gueules à neuf mâcles d'or, trois, trois et trois qui est ROHAN. Je suis porté à penser que c'est plutôt la Roche-Suhart que Pordic qui figurait dans la verrière de Notre-Dame de la Cour, à cause de l'importance féodale du premier de ces fiefs. Ces deux écus, comme nous l'avons dit, ont été remplacés par deux autres blasons : l'un, d'or à trois jumelles de gueules qui est ROSMADEC GOUARLOT (n° 4) ; l'autre présente sous une couronne de marquis, deux écus accolés, l'un de GESLIN, l'autre d'azur au léopard d'argent, armé et couronné d'or, accompagné de sept macles d'argent, qui est LA LANDE DE CALAN (n° 5). Les armes de Rosmadec furent substituées à celles de La Roche-Suhart, lorsque cette famille, au commencement du XVIIe siècle, eut à son tour la seigneurie de Lantic. Les armes de Geslin furent placées dans la verrière de Notre-Dame de La Cour dans le commencement du XIXe siècle. Dans la paroisse de Plourhan, sous la seigneurie de La Roche-Suhart, existait un lieu noble appelé Buhen ; c'était un fief singulièrement déchu et diminué; la tradition voulait que Buhen ait été un partage de la maison d'Avaugour, et je ne serais pas éloigné de croire que les premiers seigneurs de Goëllo y aient eu un château. En effet, une charte donnée, en 1211, par Alain, fils du comte, en faveur de l'abbaye de Boquen, est ainsi datée : datum publice apud nemus de Buhen.

 

écartelé d'or et d'azur qui est TOURNEMINE

 

de gueules au croissant d'hermine, qui est LA PORTE

 

d'azur au léopard d'argent, armé et couronné d'or, accompagné de sept macles d'argent, qui est LA LANDE DE CALAN

A la fin du XIIIe siècle, Henri, seigneur de Goëllo et de Mayenne, donnant sa fille Jeanne en mariage à Geoffroi II, de Dinan, seigneur de Montafillant, lui constitua sa dot sur les paroisses de Plourhan et d'Etables qui furent plus tard désignées sous le nom de comté de Plourhan. C'est ainsi, très-probablement, que Buhen fut considéré longtemps après comme partage d'Avaugour. Buhen, vers 1427, est indiqué dans les Réformations comme appartenant à Jacques du Fou, en 1441 à Marie de Rufflay; en 1513 nous y trouvons établi Christophe deRosmadec Gouarlot ; il était d'une famille originaire de Cornouaille qu'il ne faut pas confondre avec les Rosmadec Molac. De 1513 à la fin du XVIe siècle on vit se succéder à Buhen : Jean de Rosmadec, Yvon, son frère qui avait aussi la seigneurie de la Villetanno, Jean de Rosmadec et Jeanne Maillart, sa femme, Etienne, sénéchal de Ploërmel, conseiller aux Grands-Jours puis au Parlement sédentaire de Bretagne en 1554, mort en 1567 : de Jeanne du Hallay il laissa plusieurs enfants parmi lesquels Guillaume de Rosmadec dont nous parlerons bientôt; Radégonde qui épousa, en 1582, Thibault de Boisgelin, seigneur de Pontrivilly. Citons encore Marguerite de Rosmadec qui, dans un aveu de la terre de Pordic et Lantic de 1551 avait une maison et un demi-journal de terre dans la clôture de la chapelle Notre-Dame de La Cour. Guillaume de Rosmadec employa la fortune considérable qui lui était advenue à devenir un grand propriétaire ; en 1584 il acheta la terre de Lantic à Marthe de La Porte, baronne de Vézins, veuve de Jean Le Porc, baron de Pordic et de Lantic, et devint ainsi fondateur et premier prééminencier de la chapelle dont nous nous occupons ; jusque-là le fief de Buhen avait relevé de Lantic. Pendant les guerres de la Ligue, Guillaume de Rosmadec tint le parti des politiques tout en faisant le possible pour ne pas être trop pillé par les Ligueurs. La paix faite, nous le retrouvons, en 1607, obtenant d'Henri IV l'érection en châtellenie de ses terres de Buhen et de Lantic, avec suppression de cette dernière dénomination. A ce moment il est qualifié vicomte de Mesneuf et de Saint-Didier, chambellan du roi et chevalier de l'ordre ; il était devenu un grand seigneur terrien, et dans les actes il ajoutait encore les qualifications de seigneur de la Villesollon et de de la Villetanou, et « commis du roi pour le service de Sa Majesté au pays armorique de Gouello. » Une fenêtre placée du côté de l'épître, à Notre-Dame de La Cour, portent trois écussons qui se rattachent aux Rosmadec ; je suis convaincu qu'ils ont été placés là avant que l'acquisition de Lantic ait conféré à cette famille le rang de fondateur. Nous n'avons pu reconstituer la généalogie des ancêtres de Guillaume, ni par conséquent déterminer leurs alliances. Je ne puis donc que donner la description héraldique des blasons qui ont été récemment détruits par un incendie. Rosmadec plein, en bannière (27) : nous constatons ici les prétentions des seigneurs de Buhen qui, avant les lettres d'Henri IV, se gratifiaient déjà de châtelains. -2. Parti de Rosmadec et fascé nébulé d'or et d'argent au chef de gueules qui est peut-être PINARD (n° 19). - 3. Ecartelé de Rosmadec et fascé d'azur et d'argent de six pièces (n° 21). -4. Ecartelé au 1er et 4e fascé d'azur et d'argent de six pièces, et de gueules à la croix d'or (n° 24).

 

fascé nébulé d'or et d'argent au chef de gueules qui est peut-être PINARD

Un autre vitrail a été offert par un personnage assez difficile à déterminer; il représente un chevalier, jeune, à genoux, portant une cote armoriée d'or à la croix engreslée d'azur ; derrière lui son patron, armé, le casque en tête : le tout est encadré par une banderole enroulée portant la devise : PARLEZ POVEZ (n° 7 bis). Il semble que l'on doive reconnaître ici un La Feillée ; or, comme dans cette maison plusieurs membres portèrent le nom d'Olivier, il est permis de penser que le patron n'est autre que saint Olivier représenté en costume militaire sur plusieurs monuments ; c'est aussi l'opinion de mon savant ami M. Pol de Courcy. Ne quittons pas la nef sans noter un écu en cartouche, penché et ecartelé de gueules à trois fleurs de lis d'or, et d'argent à l'aigle éployée de sable (n° 25). Les derniers quartiers sont aux armes des HENRY, seigneurs de La Villeguesseau, La Motte et La Grandville en Plourhan. -Deux clefs de voûte sculptées portent l'une parti de Bretagne et d'argent au chef de gueules qui est AVAUGOUR (n° 27) ; l'autre parti de France et de Bretagne (n° 26). Enfin une croix dressée sur le placître qui est devant la chapelle porte les écussons des deux derniers seigneurs de Buhen. Le premier, de Rosmadec plein (n° 18) ; le second, parti de Rosmadec, et ecartelé au 1er et 4° de gueules à la molette d'argent, au 2° et 3e d'azur plein, qui est BOISGELIN (n° 20). En résumé, le blason nous apprend que la chapelle Notre-Dame de La Cour a été édifiée dans les années 1457-1458, sous le duc Arthur III, avec le concours des prélats et des principaux seigneurs du Goëllo ; nous pouvons compléter ainsi en partie l'inscription placée au bas de la grande verrière et qui, jadis, nous avait révélé les noms des artistes verriers auxquels on doit cette oeuvre remarquable : p. Olivier Lecoq et Jehn Le Levenan vitriers de Lantreguer et fut ladicte vitre faite de l'oblacion et aumones -Attendons qu'un document d'archivé nous fasse connaître le fait même qui motiva cette fondation.


 

 

 

ecartelé de gueules à trois fleurs de lis d'or, et d'argent à l'aigle éployée de sable (n° 25). Les derniers quartiers sont aux armes des HENRY, seigneurs de La Villeguesseau

 

ecartelé au 1er et 4° de gueules à la molette d'argent, au 2° et 3e d'azur plein, qui est BOISGELIN

 

 

Notre-Dame de La Cour à Lantic

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 15:42

Nous donnerons aussi l'extrait d'un Mémoire présenté au commencement du siècle dernier, au nom du comte Du Breil de Rays, au sujet de ses prééminences dans l'église de Goudelin (canton de Plouagat, arrondissement de Guingamp, Côtes-du-Nord), contre les protestations du sieur Plancher, qui plaidait pour le duc de Penthièvre. « Dit que la dame de Gytonnière a été déboutée par sentence rendue au Présidial de tous ses droits et prétentions aux prééminences de l'église paroissialle de Goudelin, icelle sentence confirmée par arrêt de la Cour de l'an 1634, en exécution d'icelluy, M. le duc de Brissac fit par M. le commissaire faire mettre son banc hors de ladite église sur le cimetière, nonobstant l'opposition du procureur d'office de M. le duc de Vandosme, ainsi la dame de la Gitonnière, n'y ses conséquants n'y ont plus aucun intérêt, et par la même sentence et arrêt. M. le duc de Brissac a esté maintenu dans ses droits en ladite église.

 

 

L'église de Goudelin

Quant à ce que M. Plancher dit qu'il y a cette différance qu'en l'instance pendante il (ne) s'agit de décider qui doit estre reconneu pour seigneur fondateur de l'église paroissialle de Goudelin, mais (que dans) le procès qui meut en 1632, il ne s'agissoit proprement que de scavoir si le recteur de la paroisse avoit le droit de se faire inhumer au coeur de ladite église et si les prebtres pouvoient avoir un coffre à mettre leurs ornements. A quoy M. le comte de Rays dit qu'il s'agisoit aussi des prééminences et droits prohibitifs, tant de fondation que de supériorité de ladite esglise paroissialle de Goudelin, par l'intervention dudit sieur de Brissac, à cause de sa terre, seigneurie de Coatmen, formée dans l'instance pendente au Présidial de Rennes,entre les sieurs recteurs dudit Goudelin et le sieur de Rosmar, et pour le justifier, il ne faut que la seulle lecture des moyens de ladite intervention. Par lesquels il conclut à ce que faisant droit en ses dits moyens, ledit sieur de Rosmar soit condamné de réparer les inovations par luy et ses auteurs faites en ladite église de Goudelin, particulièrement d'un banc à queue du costé de l'Evangille proche le sacraire avec défanse de prendre le nom et qualité de fondateur et premier prééminencier de ladite église et chapelle de Notre-Dame-de-l'Isle, et de s'attribuer privatiff le chanseau de ladite paroisse, et pierre tomballe estante au marchepied du grand autel, et pour lesdites entreprises estre condamné aux amandes portées par la coustume.

Et respondant encore ledit sieurde Brissac à l'intervention fournie à la leur par le sieur duc de Vendosme, dit ne pas contester qu'il n'est un fieff dépendant de la Rochesuart appellé le Petit Montafilan, lequel a cour dans la paroisse de Goudelin, mais il luy dit qu'à raison de ce fieff, il ne peut prétendre ni la mouvance de la maison de Kercadiou, ni les droits de fondation ni supériorité dans ladite église de Goudelin : ce qui fait voir à clair qu'il s'agissoit de prééminances et droits honorifiques, fondation et supériorité de ladite église de Goudelin. Et par le même escrit, ledit sieur de Brissac soutient que l'arrest produit par le sieur duc de Vandosme n'est que du mois de janvier 1652, depuis l'action et le procès intanté entre les sieurs recteurs de Goudelin et ledit sieur de Rosmar, lequel ne peut faire aucun préjudice au filtre de l'an 1549 produit au procès par ledit sieur duc de Brissac. En ce que le sieur duc de Penthieuvre, à cause de sa seigneurie de la Rochesuart prétend estre premier seigneur haut justicier dans la paroisse de Goudelin : -On soustient que la Rochesuart n'avoit aucun fieff en la paroisse de Goudelin, mais bien le Petit Montafilan, qui a esté exercé dans la chappelle de Saint-Laurent, audit Goudelin, par un Cherpantier, sieur de Kergongar, sénéchal dudit Montafilan.

Au regard de ce que M. Plancher maintient que toutes les maisons, terres, et héritages, qui sont au bourg de Goudelin, et aux environs de ladite esglise et cimitière relèvent de la Rochesuart en proche et arrière-fieff, ce qui n'est pas sauff correction véritable : -car en premier lieu, l'ancienne maison presbitéralle du recteur blanc dudit Goudelin, sittuée proche le grand pignon de laditte église à l'orrient, est dans le plain fieff de la juridiction de Goudelin, relevant en arrière fieff de Goëlo, de sur laquelle maison il est deue une chefrente à ladite seigneurie de Goudelin. La maison de Laindellec ou maitairie de Goudelin, adjaçante à la maison presbitéralle, en laquelle demeurent les Morice, et les terres en dépendanttes estant en pareil plain fieff de Goudelin, suivant les aveus et services faits par les autheurs de ladite dame de la Gitonnière et de Quercadiou. -La maison des enffants de Claude Harscouët et courtils en dépendants, proche ladite maison presbitéralle, estant en pareil audit fieff dudit Goudelin, et proche ladite esglise. -L'auditoire et le patibulaire, situez audit bourg et proche ledit cimitière de ladite esglise, de vers le midy. Du costé du mort de ladite esglise et cimitière sont les convenants de Kerillis et des Floch, séparés de ladite esglise et cimitière par le chemin qui conduit de Lanvollon à Guingamp estant dans le plain fieff de Coatmen,et ainsy toutes les maisons et terres situez au bourg de Goudelin ne sont pas dans le fieff de la Rochesuart. Quant à ce que M. Plancher dit que les matières concernant la police audit bourg dudit Goudelin et affaires de ladite esglise ont estes traictées par la juridiction de Goudelin la Rochesuart, cella ne se trouvera pas que pourles affaires des domiciliaires des maisons qui sont dans un endroit dudit bourg et non pas en ce qui relleve des fieffs dudit Coatmen et Goudelin. -Et M. le comte de Rays a droit de faire par ses officiers de ladite juridiction de Goudelin rompre les quintaines de tout temps imémorial dans ledit bourg, au devant de l'entrée principalle du cimitière de ladite esglise, et de condamner les deffaillants à une livre de cire d'amende au proffit de ladite esglise, et aussi dans ledit bourg, et ce, le jour du Sacre après les vespres dites en ladite esglise ; et a aussi dans ledit bourg le droit de soulle à chaque jour de M. saint Estienne, le lendemain de Noël ; et qu'on est obligé de luy rendre la nuict de Noël un cocq blanc rendu dans ladite esglise, posé sur les ballustres, entre le coeur et sa chapelle estant du costé de l'espitre.


 

Quant aux armes du seigneur de Painthieuvre prétendus estre dans le lieu le plus esminant de la principalle vitre de ladite esglise de Goudelin ; -l'on soutient que ce sont les armes du duc de Bretagne comme souverain, qui sont d'hermines en plain, au lieu que celles du duc de Penthieuvre sont d'hermines à la bordure de gueulle formant l'escu. Celles de Montafillan par où la Rochesuart a fieff et juridiction d'une partie de ladite paroisse de Goudelin, sont de gueulle à quatre fussées d'hermine placées en face, accompaignées de six bessons ou tourteaux de mesme, trois en cheff et trois en pointe. Celles de Chateaubriant sont de gueulle aux fleurs de lys sans nombre. Les armes de Rochesuart sont de gueulle à trois faces nebullées. que d'autres disent entées d'argent, celles du cheff brisées d'une billette de sable : lesquelles armes ne sont en aucune façon dans la grande vitre de ladite esglise dudit Goudelin. Pour cest effect l'on prie M. Plancher d'examiner le plan que M. le comte de Rays luy a mis en main, lequel fut produit à la Cour lors de l'arrest de l'an 1634, et il voira qu'il n'y avoit pas d'autres escussons que ceux qui sont a présent.

 

les armes du duc de Bretagne comme souverain, qui sont d'hermines en plain

 

 

celles du duc de Penthieuvre sont d'hermines à la bordure de gueulle formant l'escu.

 

 

Celles de Montafillan par où la Rochesuart a fieff et juridiction d'une partie de ladite paroisse de Goudelin, sont de gueulle à quatre fussées d'hermine placées en face, accompaignées de six bessons ou tourteaux de mesme, trois en cheff et trois en pointe

 

 

Celles de Chateaubriant sont de gueulle aux fleurs de lys sans nombre.

 

 

les armes de Rochesuart sont de gueulle à trois faces nebullées. que d'autres disent entées d'argent

Sçavoir celles du duc de Bretagne comme on dit estantes au millieu, qui sont d'hermine en plain : aux deux costés d'icelles sont celles de Coatmen encien et nouveau, sçavoir de gueulle à sept annelets d'argent 3, 3 et 1, qui est l'ancien sceau de Coatmen et de Tonquedec ; l'autre de gueulle à neuf annelets ou besons d'argent placés en face, 3, 3 et 3, qui est le nouveau. - Ensuite et au dessous sont les armes de Portz-Trevennou ou Porte-de-Goudelin, qui est d'argent au lyon passant armé et lampassé ; et après sont les armes de La Grandville d'argent à 5 fusses de gueulle placées en bande ; et le troisième escusson est d'aliance de la maison de Porte-Goudelin. Quant aux fleurs de lys qui sont dans ladite vitre dudit Goudelin ne sert que pour l'ornement, estant dans les coings de ladite vitre, et au dessus des armes dudit duc de Bretagne et autres endroits de ladite vitre de fleurs de lys d'assur, tantost deux, trois, quatre, suivant que le terrain le permet sans former aucun escusson, mais seullement pour servir d'ornement : aussy M. le duc de Vandosme intervenant au procès au Parlement en ladite année 1634, ne dit rien sur ledit plan produit au procès le reconnaissant véritable, et ne dit rien de tout ce que l'on veut suposer le jour d'aujourd'huy.

 

 

 

de gueulle à sept annelets d'argent 3, 3 et 1, qui est l'ancien sceau de Coatmen et de Tonquedec

 

d'argent au lyon passant armé et lampassé

 

d'argent à 5 fusses de gueulle placées en bande

De plus, M. le comte de Rays fera voir que ses autheurs sont seigneurs de Goudelin depuis plus de 500 ans et que en l'an 1232 il s'appeloit sires de Goudelin en surnom, ainsy qu'il est porté par l'acte de donnaison fait par Mre Guillaume de Goudelin fils Hamon, seigneur de Goudelin en l'an 1232 des dixmes de la parroisse de Goudelin à l'abbaye de Sainte-Marie de Beauport, depuis lequel temps les ditz de Goudelin ont possédé la terre et seigneurie de Gondelin jusques à la mort de messire Guillaume de Goudelin, aussy seigneur dudit lieu, arrivée environ l'an 1422, lequel mourut sans hoirs de corps, et sa succession fut recueillie par messire Eon de Querimel qui hérita de tous ses biens de la ligne paternelle, et Janne de Quermoisan, femme de messire Jan de Trogoff hérita des biens dudit Guillaume de Goudelin en la ligne maternelle du costé de dame Catherine Poullart, depuis lequel temps ladite terre et seigneurie de Goudelin ou Porte-Trevenou a esté tousjours jouys et possédé par les seigneurs de Querimel jusques à l'an 1522. Que messire Claude de Boiséon espousademoiselle de Querimel, fille aisnée de N. et P. sire Jehan de Querimel, chevallier seigneur dudit Goudelin et de Coatnizan, et de demoiselle Marie de Kerouzeré. -La succession duquel fut recueillie par messire Pierre de Boiséon, fils aisné principal et noble desdits Claude de Boiséon et de ladite Querimel. -Lequel Pierre de Boiséon donna en partage à Guillaume de Boiséon son frère, en l'an 1568, la terre et seigneurie dudit Goudelin ou Porte-Trevennou, avecq tous droits honnorifficques, prééminances, privilleges, fieffs et juridictions en dépandans, lequel Guillaume de Boiséon espousa dame Anne de La Rocq, la succession duquel fut recueilly par autre Pierre de Boiséon, son fils aisné, lors aagé d'environ cinq ans.

Ledit Pierre de Boiséon espousa aux dame Margueritte Guegan, et eurent de leur mariage dame Claude de Boiséon, leur fille unicque, laquelle espousa messire Guy du Breil, seigneur de Rays, auxquels succéda messire Jean du Breil, seigneur de Rays, père de M. le comte de Rays d'a présant. En conséquence de tout ce que desur et de l'acte de transaction fait et passé par l'avis du duc de Bretagne entre le sieur de Coatmen, d'une part, et Jehan de Querimel, chevalier seigneur de Goudelin et de Coatnizan, lequel M. le comte de Bays représante aujourd'huy, au sujet des prééminances de ladite esglise de Goudelin, par lequel acte icelluy de Kerimel est reconnu vray fondateur de ladite esglise, et que sa lizière estoit en ce temps là, tant dedans que dehors et dans la chapelle dudit Kerimel, et en l'année 1572, elle paroissoit encorre, et que les armes des seigneurs de Goudelin estoient en bosse dans le portail de ladite esglise, ce qui sera prouvé par bons actes qui sont des marques incontestables de vray fondateur avec la possession.

Aussy M. Plancher demeure d'accord que ledit Jan de Querimel avoit prééminance en ladite esglise, on voit doncque que se sont celles de M. le comte de Rays, en représentation dudit Jan de Kerymel, et pour preuve constante que ledit acte de transaction a eu son entière exécution, il a esté produit par le sieur duc de Brissac et de Coatmen, au Présidial de Rennes, dans le procès entre les sieurs recteurs de Goudelin et de Rosmar, en l'an 1632, et inséré dans le veu de la sentence rendue au proffit dudit sieur de Brissac contre le dit sieur de Rosmar ; et il esté ausi produit à la Cour dans l'appel interjecté de la part dudit sieur de Rosmar de ladite sentence où estoit ausy intervenu ledit sieur de Vandosme. Et par l'arrest qui a esté rendu entre touttes les parties intéressez, M. de Brissac a esté maintenu dans ses droits dans ladite esglise de Goudelin, et ainsy que M. le comte de Rays a esté aussi maintenu, estant subrogé aux droits de M. de Brissac et de Coatmen, en vertu dudit acte de 1473.

De tous lesquels droits ledit sieur duc de Brissac, à cause de sa terre et seigneurie de Coatmen, a esté maintenu par sentence du 22 janvier 1683, rendue sur l'aveu que M. le duc de Villeroy, a présent seigneur de Coatmen, présenta aux commissaires députtés pour la refformation des domaines de Sa Majesté à Saint-Brieuc, conformément aux aveus et minutes des années de 1471,1497,1521, 1539, lesquels avoient esté produits lors de l'arrest de la Cour. De plus M. le comte de Rays a son banc prohibitiff dans le sacraire de ladite esglise de Goudelin sous le marchepied du grand authel sur lequel est gravé une figure de femme armoyée des armes des seigneurs de Goudelin, sous laquelle tombe est la sépulture ordinaire des seigneurs de Goudelin ou de Porte-Goudelin.»

Nous avons signalé aujourd'hui des documents constatant l'existence de blasons qui ont été détruits. Dans notre prochain article nous en ferons connaître qui existent encore en place. Notre travail sera accompagné de planches dessinées par notre confrère, M. Paul Chardin, de la Société des antiquaires de France

 

 

Chapelle Notre Dame de l'Isle à Goudelin

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 11:31

 

Eglise actuelle de Henansal

Une enquête du 4 octobre 1639, nous donne l'inventaire des armoiries qui existaient alors dans l'église paroissiale d'Hénansal (voir à travers le bourg de Hénansal)(canton de Matignon, arrondissement de Dinan, Côtes du-Nord). Cette enquête fut faite par F. Grignart, lieutenant au Présidial de Rennes, à la requête de Catherine Huby, dame douairière de Galinée, pour arrêter les innovations faites depuis vingt-cinq ans par les gentilshommes de la paroisse. Il est à remarquer que, parmi ces nombreux blasons, il y en a fort peu qui appartiennent aux familles possessionnées en Hénansal, de 1423 à 1535 : « Nous avons veu dans le chanceau au haut de la grande et maistresse vitre d'icelle, deux escussons : le premier party, la première moityé de gueulle à une face en fusée de Bretaigne, accompagnée de quattre bezans de mesme, deux en chef et deux en poincte ; l'autre de gueulle, semé de fleurs de lys d'or .Le second écusson : un escartelé d'or et d'azur.

 

 

Armoiries mi-parti : Dinan/Châteaubriant.

 

 

Le second écusson : un escartelé d'or et d'azur : armoiries Tournemine.

Le second écusson : un escartelé d'or et d'azur. Et au desou, deux autres escussons semblables à l'autre, qui sont des escartelé, au premier et dernier cartier de gueulle aux lions leopardez d'argent et les deux et troisiesme cartiers d'azur à trois quintes-feilles d'or, et un chevron brizé d'argent, portant en pointe un croissant montant de mesme.

 

premier et dernier cartier de gueulle aux lions leopardez d'argent et les deux et troisiesme cartiers d'azur à trois quintes-feilles d'or, et un chevron brizé d'argent, portant en pointe un croissant montant de mesme : armoiries Brehan et alliance méconnue

Plus trois autres escussons au-dessous : le premier de gueulle à unze bezans d'or, quatre en chef, troys en face, et quatre en pointe. Le second party en alliance, de gueulle ausdicts unze bezans d'or, la seconde moitié d'argent, à une hache de gueulle, semée derrmynes de sable. Le troisiesme du costé de l'épistre, party : la première moitye de gueulle ausdicts unze bezans d'or, l'autre moityé party, au premier cartier d'or, à trois marmittes de gueulle, le second de Bretaigne au chef de gueulle, le tout en banyère. Et n'aparoist aucun autre escussondans laditte grande vittre.

 

 

le premier de gueulle à unze bezans d'or, quatre en chef, troys en face, et quatre en pointe. Le second party en alliance, de gueulle ausdicts unze bezans d'or, la seconde moitié d'argent, à une hache de gueulle, semée derrmynes de sable

Et dans la vittre qu'est audesur d'un autel, au costé de l'Evangile, avons semblablemant veu troys escussons, le premier d'azur à un lion rempant d'argent, couronné d'or, le second, cartier d'argent au chef endanté à troys quintes feilles de gueulle, le troysiesme cartier d'argent au chef d'asur. En la vittre de la muraille et costalle de laditte esglisse du costé de l'épistre, troys escussons : le premier, de sable à dix mollettes d'esperons d'or, quattre en chef, deux en face, et quattre en pointe.  

 

 

d'azur à un lion rempant d'argent, couronné d'or

Le second escartelé, au premier et dernier cartier du précédant écusson, au second et troiziesme d'argent, à troys merlettes de gueulle et une barre ondée de gueulle. Le troiziesme aussi escartelé, au premier et dernier cartier, d'asur ausdites mollettes desperons comme dessus, le second et troyziesme cartier de gueulle à dix billettes d'or, quatre en chef, deux en face, et quattre en pointe. Le premier et dernier desdits troys escussons en banyère : Les troys acolés du collier de Sainct-Michel. Plus avons veu audict chanseau, au droict et proche le millieu du maistre autel d'icelluy un banc à queue, quy paroist ancien, au devant duquel il y a un escusson en banyère chargé d'unze bezans, quattre en chef, troys en face, et quattre en poincte. Une tombe sous ledict escabeau, chargée de troys espées, et un escusson qu'est sy usé qu'on n'en peult remarquer les armes.

Soubz l'arcade du costé de l'Evangile, aultre banc à queue chargé d'un escusson à troys couronnes, à une face ; une tombe au desou chargée d'un écusson pareil. Plus aultrebanc à queue à costé du précédant, au delà de l'arcade, fort vieil, non armoyé, audesou d'icelluy, deux tombes armoyées d'un escusson où il paraist y avoir un lion. Au desou de la vittre, du costé de l'Epistre, au dedans du balustre, il y a deux petittes tombes et deux escussons chargés de mollettes d'esprons que ledict sieur du Pleisseix, nous maintient avoir esté innové depuis l'an mil seix centz saize.

Et au desou, proche le ballustre, du mesme costé de l'Epistre deux aultres tombes à deux escussons où paraissent des lions. Plus bas, au mesme costé, deux autres tombes chargées d'escussons pareils aux précedants, accoliez du collier Saint-Michel. A costé, proche la muraille, il y a un banc à seix chesres pour servir aux prestres. Au dedans du mesme chanceau, au costé de l'autel Sainct-Sébastien, il y a un grand banc neuf à queue, clos des deux costez ou ne paroist aucunes armes, soubz lequelil y a une tombe et un escusson chargé de troys testes de loup arachées.

Et vys à vys ledict autel, soubz l'arcade, il y a aultre banc à queue, chargés de deux escussons, l'un à troys testes de loups arachées, et l'autre à troys molettes. Aultre banc à costé et hors l'arcade chargé de deux pareils écussons.


 

Et un peu audessus, dans la mesme allé du costé de l'Evangille aultre banc a queue, près la muraille, non armoyé. A costé et proche une tombe chargée d'un escusson,party en alliance,au premier party, troys quintes feilles et un chef; au second une face de huict pièces. Au banc dudict chanseau soubs le letring, aultre banc à queue sans armes. Et hors ledict chanséau dans la nef de ladicte esglisse, à vys et proche la chesre du prédicateur, il y a un banc à queue sans armes, soubz lequel il y a une tombe chargée d'un escusson à troys quintes feilles et un chef.

 

 

escussons où paraissent des lions

 

 

 

 

deux escussons où paraissent des lions

 

troys testes de loups arachées...probablement les armoiries de la famille Visdeloup,

 

troys quintes feilles et un chef.

Au costé et près dudict escabeau, il y a une autre tombe chargée d'un escusson de trois merlettes et troys rozes en chef et deux en pointe. A vis l'autel Sainct-Nycollas un banc à queue non armoyé. Du costé de l'Épistre, à vys l'autel Nostre-Dame,un grand banc clos et une arcade en forme de charnier, où ne paroist aucun escusson, fors dans la viltre à costé, où il y a quattre escussons, deux au hault et deux au bas. Le premier desdicts escussons, de gueulle à quattre fussée de Bretaigne mise en face, et seix beczans, troys en chef et troys en poincte, aussi de Bretaigne. Le second, escartelé d'or et d'asur. Le troiziesme audesou, de sable en banière, à dix mollettes d'esprons d'or, comme desur. Le quatriesme aussi en banyère, escartelé au premier et au dernier de sable, ausdittes molettes d'esprons d'or cy desur. Le second et troiziesme, d'argent à troys feilles de chesne de gueulle.

 

trois merlettes et troys rozes en chef et deux en pointe

 

de gueulle à quattre fussée de Bretaigne mise en face, et seix beczans, troys en chef et troys en poincte, aussi de Bretaigne ; Armoiries de Dinan.

 

 

escartelé au premier et au dernier de sable, ausdittes molettes d'esprons d'or cy desur. Le second et troiziesme, d'argent à troys feilles de chesne de gueulle.

Au costé dudict escabeau, au milieu de l'esglisse, une tombe sans armes. Et au desou dudict grand escabeau, un aultre banc à queue fort vieil et sans armes. Troys tombes, deux desou ledict banc, et une à costé, proche la muraille, où ne paroist aucunes armes, fors sur celle proche laditte muraille, où on void une croix en roze. A vys lautel Saincte-Margueritte,un grand banc à queue fermé au costé; au desou deux tombes où ne paraissent aucunes armes ; et c'est proche la muraille du costé de l'Évangille et un peu a costé et au desou, une tombe où ne ce remarque pareillement d'armes. Au dessus dudict autel Saincte Margueritte, se void des restes de cinq ou six escussons en peinture, quy ne se peuvent distinguer.

Et de l'aultre costé de laditte esglisse, à vys l'autel Sainct André, un grand banc à queue sans armes qu'est du costé de l'Epistre. Au desur duquel à la viltre en laditte muraille, il y a deux vieilz escussons, le premier qui paroist freté d'or et de sable. Le second d'or plain. Et estant hors laditte esglise au simetiere d'icelle,avons veu au desou de la porte dans la costalle de l'Épistre, vers le bas d'icelle esglisse, il y a une vieille arcade, et au droict une fenestre grillée proche l'autel dudict Sainct André, soubz laquelle arcade il y a une tombe eslevée, chargée d'une espée et d'un escusson à une teste de serf, accompagnée de cinq mollettes d'espron. Au desur de ladicte porte, aultre arcade vers le simetière, au droict dudict grand escabeau, devant l'autel Notre Dame, soubz laquelle arcade de dehors, il y a une tombe chargée d'une espée et un escusson à dix molettes d'espron. »

 

freté d'or et de sable ; armoiries de la Motte-Rouge.

 

une teste de serf, accompagnée de cinq mollettes d'espron

 

un escusson à dix molettes d'espron

 

Eglise de Henansal, porte XVe, avec archivolte en accolade, ornée de crochets, choux, panaches etc...

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 15:12

A cinq cent mètres à l'ouest de la ville, sur le bord de la route nationale, les restes de l'enceinte fortifiée dite la Vieille Cour. Elle avait la forme d'un demi-quadrilatère dont les deux bras s'appuyaient sur un ruisseau. La façade principale mesure environ soixante six mètres ; l'épaisseur des talus est de quatre mètres. De l'autre côté du ruisseau existe un tumulus correspondant à la partie centrale du retranchement. Des fouilles faites en 1876 on fait découvrir des vitrifications, un fer de lance et une vertèbre calcinée d'un mammifère ; cs objets ne paraissent pas se rattacher à la même époque. Découverte au commencement de juin 1867, sous un fossé bornant une lande à quatre kilomètres de Merdrignac, de nombreuses monnaies Gauloises en potin étamé ; sur les cinq cent quatre-vingt-trois qui nous ont été communiquées plus des trois quarts montrent la lyre sous le cheval (type curiosolite), les autre le sanglier sous le cheval (type osimien). Ces vases qui étaient dans un vase d'argile cuit et tourné appartiennent à M. Carré-Kerisouët ; quelques unes au musée de Saint-Germain, les autres dans ma collection. Gautier du Mottay.

 

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 19:12

 

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 15:13

Au commencement du mois d'août dernier j'ai passé quelques jours à Collinée, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Loudéac, collègue M. J.-B Colleu, pour visiter les allées couvertes, les menhirs, les camps, enceintes et mottes, et les tumulus de cette région et même pour fouiller en sa compagnie deux de ces derniers. M. Colleu possède une collection particulièrement intéressante, étant exclusivement locale; presque tous les objets qui la composent ont été trouvés par lui ou par des gens du pays dans les six communes du canton : Collinée, Langourla, Le Gouray, Saint-Gilles du-Méné, Saint-Gouéno, Saint-Jacut-du-Méné et quelques uns dans les communes limitrophes. Cette collection renferme 107 haches polies de toutes dimensions, depuis 0m045 de longueur à 0m260, en roches très variées : diorite, granit, serpentine, jadéite, quartz, schiste et autres roches, les unes du pays, les autres étrangères comme le silex. Huit très beaux casse-tête en pierres diverses dont la description a été donnée dans les Bulletins de la S. P. F, t. XII, 1915, p. 315 et 419; t. XIII, 1916, p. 230-236. Trois brunissoirs. Plusieurs poignards et autres objets en silex taillés parmi lesquels une belle lame de 0m19 de longueur.

L'âge du bronze est représenté par deux petites haches plates (Bull. S. P. F, t. IX, 1912, p. 601. fig.).Une hache à talons avec anneau latéral (Fig. 1) trouvée isolément, en 1913, dans le Cap barré de la Ville-es-Geais, en Saint-Gouéno ; elle mesure 0m136 de longueur, 0m030 de largeur au tranchant ; c'est la seule hache morgienne trouvée dans le canton, mais elle est d'un type assez fréquent en Bretagne. Une belle épée avec fragment de poignée (Bull. S P. F., t. X, 1913, p. 533, fig.). Une pointe de lance à douille (Bull. S. P. F., t. X, 1913, p. 680) Enfin deux cachettes de haches en bronze à douille : l'une trouvée, en 1891, au hameau de la Maçonnais, commune de Langourla,sur la lisière du bois de Coëlan, non loin du Vieux-Chatel, enceinte fortifiée, se composait de 44 haches semblables (Fig. 2) de 0ra135 de longueur et 0m 035 de largeur au tranchant; elles sont épaisses, le tranchant n'a été ni martelé, ni aiguisé L'autre cachette, découverte en 1898, sur les terres de la ferme de la Parentelais, commune de Saint Gouéno, ferme située de l'autre côté du ravin en face du Cap-barre de la Ville-es-Geais, Ville-es-Lieux, comprenait des haches du même type et de même dimension que celles de la cachette de la Maçonnais. On n'a pu exactement en déterminer le nombre, M. Colleu n'ayant pas recueilli la totalité des pièces dont le poids était de 4 kilog. 500.

L'âge du fer est également représenté par des poteries et divers objets. Le paléolithique n'a pas encore été trouvé dans le canton de Collinée, malgré les actives recherches de M. Colleu. Sur la route de Collinée à Loudéac, au Ca-de-Lessard, à 500 mètres environ à vol d'oiseau du Cap-barré de la Ville-es-Geais, nous avons fouillé un petit tumulus situé à une cinquantaine de mètres de la route, au tiers supérieur de la pente très raide qui la domine sur la gauche. Sur le sommet de ce tumulus, composé de terre mélangée à quelques pierres, se trouvait primitivement un bloc que probablement les bergers faisant paître leurs troupeaux dans cette lande déplacèrent et firent rouler sur la déclivité du terrain. A 0m 60 de profondeur, au centre du tumulus, nous avons rencontré une couche noire de 0m 03 d'épaisseur et environ 0m50 de diamètre formée de cendres et de très petits débris d'os et de charbon, reposant sur un lit d'argile battue déposé sur le sol naturel. Nous n'avons rencontré aucun objet en pierre ou en métal, aucun tesson de poterie, aucune trace d'oxyde de fer attestant la présence d'objets de ce métal. Nous avons fouillé, quelques jours après, le tumulus de la Ville-es-Avallées, en Saint-Vran. Ce tumulus de forme ovale a 20 mètres de longueur sur 16 mètres de largeur, sa hauteur n'est plus que de un mètre environ à la partie centrale, car il est situé dans un champ cultivé depuis plusieurs années. Nous avons trouvé, au centre, sur le sol naturel, la même couche de cendres avec débris d'os et de charbon, que dans le premier tumulus que nous avions fouillé, sans aucun objet travaillé par l'homme. Cette couche de cendres se trouvait entre deux lits d'argile battue. De très nombreux tumulus de 8 à 10 mètres de diamètre et de un à 2 mètres de hauteur se voient sur les pentes de la Motte Dolo, commune de Saint-Gouéno, où se trouvent les restes d'un camp ancien et, à l'extrémité, les traces d'une motte féodale. M. Colleu a fouillé une douzaine de ces tumulus, il a aussi fait des recherches dans un autre tumulus de très grandes dimensions, au lieu dit les Grandes pentes, commune de Collinée. Ces fouilles ont donné les mêmes résultats que celles des deux tumulus indiquées ci-dessus. Malgré l'absence complète de restes d'industrie humaine, je pense que ces tumulus datent de l'âge du fer. Le mode de sépulture et l'incinération complète des cadavres semblent l'indiquer. De plus des mines de fer existent dans ce canton, elles ont même été exploitées à Corbilan il y a quelques années, et l'on retrouve, à proximité des tumulus, des scories de fer et des restes de hauts fourneaux, aux environs des sources surtout. Grâce à notre secrétaire, mon ami Charles Géneau, M. Chablay, préparateur de chimie au P. C. N., a eu l'obligeance d'analyser des cendres provenant du tumulus fouillé au Ca-de-Lessard. Cette analyse a donné les résultats suivants : Humidité 12,3 0/0. Sur matière sèche : Cendres 81 0/0. Matière organique 19 0/0. Fer et alumine en quantité notable. Pas de Carbonates. Pas de Phosphates.

Les allées couvertes des Côtes-du-Nord, que j'ai visitées, ne diffèrent guère de celles du bassin de la Seine, mais elles sont en général plus longues et les blocs de pierre formant les supports et les tables sont beaucoup plus irréguliers, cela tient à la nature de la roche probablement. Dans les environs de Paris les monuments sont construits en grès et en calcaire, ceux de Collinée sont en granit ou en schiste. Ces sépultures violées à diverses époques sont en mauvais état et l'on ne peut plus voir actuellement la disposition de l'entrée. On n'y trouve que rarement quelques débris d'ossements humains, le terrain ne permettant pas leur conservation; le mobilier funéraire est très pauvre.Sur la commune de Saint-Gouéno se trouve l'allée couverte de la Carré, mesurant 8 mètres environ de longueur, à peu près complètement ruinée, les tables et les supports ayant été presque tous enlevés comme matériaux de construction. M. Colleu a fouillé jadis le fond du monument; il n'a trouvé ni ossements humains ni débris de poterie, mais un seul objet, une jolie pendeloque formée d'un petit galet percé d'un trou de suspension. Les recherches que nous avons faites en avant de cette première fouille ne nous ont rien donné. J'ai visité, près du village du Gouray, l'allée couverte des Meurtiaux de 20 mètres de longueur, elle n'a pas été complètement fouillée. L'allée couverte du Rocher, commune de Saint-Jacut-du-Méné avait 15 mètres de longueur, actuellement il ne reste plus que quelques supports d'un des côtés qui servent de limite entre deux propriétés. M. Colleu y a recueilli quelques débris de poteries néolithiques et d'âges plus récents. Près du village de Perfaux, commune de Saint-Vran, se trouvent trois menhirs : un renversé d'une longueur totale de 5m50 sur 2m10 de large; le second à 200 mètres environ à l'ouest mesure 5m10 de hauteur au-dessus du sol, 2m25 de largeur et lul40 d'épaisseur ; le troisième a 6m,60 de hauteur au-dessus du sol, 3m50 de large et 2m30 d'épaisseur.A 20 mètres de ce dernier menhir se trouve une grande roche plate couverte de cupules de diverses dimensions situées sur le dessus et sur les parties verticales. A Saint-Jacut-du-Méné, près du hameau de la Touche on rencontre deux menhirs, l'un debout de 4m80 de hauteur, 2m20 de largeur et 1m15 d'épaisseur, l'autre, situé à 8 mètres au Sud a été renversé, sa longueur totale est de 4m 80. Dans la même commune se trouve un bois traversé par un ruisseau qui descend en cascades au milieu des rochers. A trois mètres environ de ce petit cours d'eau une grosse roche porte d'après la légende du pays l'empreinte du pied de Gargantua. On remarque en effet sur la partie supérieure une cavité rappelant la forme d'un pied humain, mais je la considère comme naturelle et non faite par l'homme. J'ai du reste la même opinion pour la plupart des empreintes de pied qui ont été signalées et que j'ai vues sur place. Le canton de Collinée renferme d'autres monuments mégalithiques, mais je ne parle que de ceux que j'ai -pu visiter. M. Colleu les a décrits dans les Bulletins de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord, 1897. Je tiens en terminant cette courte note sur cette partie si intéressante des Côtes-du-Nord à exprimer à notre collègue M. J.-B. Colleu ma bien vive reconnaissance.

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 13:04

En 1912, alors que j'étais vicaire à Plessala, on me remit des fragments de brique trouvés dans un champ. Je ne pus les déterminer. Après une visite personnelle sur les lieux où les tuiles et les briques abondaient, je recueillis des fragments que j'expédiai après les avoir numérotés soigneusement à M. le comte René de Laigue, rédacteur en chef de la Revue de Bretagne, à Bahurel, par Redon (Ille-et-Vilaine). M. le comte de Laigue ne me laissa pas longtemps en peine. Il me répondit le 25 août 1912 : « Votre N° 1 est certainement un fragment de brique romaine. Le N° 2 doit être un enduit, du ciment romain. Le N° 3 est une brique à rebord romaine. Vous êtes donc en présence de ruines gallo-romaines, je ne dis pas païennes, car elles pourraient être celles de maisons des Ve, VIe, VIIe, VIIIe siècles. Peut-être des loges de moines. » -Quelques semaines plus tard, je présentai un petit rapport au Congrès de Moncontour. Ce rapport traitait des antiquités de Plessala ; il lut. imprimé chez M. Prudhomme avec les autres rapports présentés au même Congrès. Je ne pouvais pas alors parler de fouilles, puisque je n'en avais point fait. Ce ne fut qu'en 1913, au mois d'août, que j'entrepris d'explorer le champ des « Meurtiaux », situé près le village de la Hautière, en Plessala, champ dans lequel je supposais qu'une maison avait anciennement, existé. On se mit donc à l'oeuvre.

1° Le premier jour, nous trouvâmes deux morceaux de plomb fortement oxydés -puis un objet, de forme pyramidale, composé des mêmes éléments que les tuiles romaines, et percé d'un trou au sommet. Le curieux de l'affaire, c'est qu'une racine s'était engagée dans le trou de cet objet et avait continué sa marche plus d'un mètre au-delà. Cet objet, peut-être un poids, pèse 1 k. 800. Il (est haut de 0 m. 17. Bientôt, on découvrit une pièce de monnaie de bronze de la grandeur -d'une pièce de 0 fr. 50. Elle portait à l'avers : une tête tournée â droite avec pour exergue : IMP. C. VIC. 0... ; au revers : une femme debout, main gauche retombante -main droite élevée tenant un objet.

 

 

Un antiquaire de Bourgogne auquel je fis voir la pièce de monnaie me répondit sans hésiter « EIle est de Victorin, empereur des Gaules en 267. La première journée : s'acheva. Nous avions rencontré tuiles et briques mais point, de mur.

2° Le second jour, un cheminot, que j'avais pris à mon service, me dit après avoir abandonné sa première tranchée et en avoir pratiqué une seconde : « Cette fois, je touche, à un mur. » Et c'était vrai. Sur mes conseils, il respecta la maçonnerie et s'employa à déblayer le terrain à l'extérieur de l'édifice. Pendant ce travail, une pièce de monnaie en bronze est découverte. Elle est en état parfait de conservation. Sur la face, elle porte une tête laurée tournée à droite. -En exergue : ANTONINUS. AUG....0.... D. Au revers, on remarque un femme assise tournée à gauche, main droite élevée, tenant un objet, peut-être une corne d'abondance, avec les lettres :, S, C. (seriatu consulto). Antonin-le-Pieux régna de 138 à 161.

 

3° Le troisième jour, après avoir mis à nu une partie importante des murs, on pénètre dans la maison par une ouverture, une porte ayant pour seuil une pierre de granit plate, assez peu travaillée. Cette porte était large de 0 m. 90. Près de cette porte, à gauche en entrant, se voyait une sorte de tourelle pour escalier faisant saillie sur le dehors. Cette sorte de tourelle ouverte sur l'intérieur de lm. 40, mesurait en profondeur : 1 m. 35. La maison était aspectée au midi. Elle était carrée et avait 9 m, 20 de côté. On la visita tout entière, à l'exception d'un angle recouvert d'un talus qu'on ne voulut point démolir. Les murs bâtis en pierres du pays n'avaient que 0 m. 60 de large. Ils avaient été faits à la chaux, mais l'appareil n'avait rien.de romain. Ces murs existaient encore en 1913 sur tout le pourtour de la maison : ils avaient au dessus du niveau de la place intérieure de l'habitation, suivant les endroits, 0 m. 40, 0 m. 60, 1 m. et près du talus, 1 m. 50 et plus. La place de la maison était parfaitement droite : le béton grisâtre dont on s'était servi pour la faire était bien conservé. La couche de.béton était d'environ vingt centimètres. Un mur, ou mieux une cloison prenait sur le côté levant et allait jusqu'au milieu de la maison pour ensuite se diriger sur le nord. Dans le coin sud-ouest, la place était surélevée. C'était peut-être un foyer fait de pierres et de briques qui n'étaient plus en place. Au même endroit, on trouva beaucoup de cendres et de morceaux de bois brûlés. A l'intérieur, les tuiles et les briques se rencontraient nombreuses, les unes rouges, les autres grises, les autres noires. De même, on trouva, toujours à l'intérieur, des clous de fer dont l'un mesure encore 0 m. 10. Enfin, on trouva quantité de débris de poteries, les unes grossières, les autres très, fines et des morceaux de verre bleu-clair provenant d'un flacon bien travaillé.

On rencontra aussi quelques fragments d'enduits qui s'effritaient aisément. Outre les tuiles à rebord et autres, on mit à découvert deux magnifiques briques, dont l'une pèse 10 kilos, porte une entaille en sa partie supérieure, et mesure 0 m. 38 de long, 0 m. 26 de large et 0 m. 06 d'épaisseur. Depuis 1913, le propriétaire du champ a trouvé près de la maison explorée un objet en granit taillé en forme de coquille et pouvant contenir deux litres d'eau. Le même propriétaire croit avoir trouvé 3 encoignures de bâtiment ou d'enclos de cour ou jardin. Je veux dire en terminant que les ouvriers qui m'aidèrent à faire les fouilles dont je viens de parler, étaient unanimes à affirmer que la maison avait été détruite par le feu. La plupart des objets recueillis au cours de ces recherches sont en ma possession, et je serais heureux qu'un archéologue plus instruit que moi les vint examiner. La maison explorée par moi en 1913 a sûrement des semblables à Plessala qui attendent qu'on veuille bien les visiter. Dans les lieux que je vais indiquer, j'ai trouvé les mêmes débris qu'au champ des Meurtiaux près La Hautière :

1° Près de la Nouette, briques à rebord, morceaux de poteries.... le terrain est surélevé et tout près, chose rare, je crois, un puits ! qu'on a rouvert voilà une quinzaine d'années pour alimenter la machine à vapeur d'un scieur de bois. Mon intention était .de pratiquer des fouilles à cet endroit à l'été de 1914 ; les circonstances m'en empêchèrent.

2° A Kerdreux, il y eut une habitation romaine ou gallo romaine : tuiles et briques, fragments de poteries.. J'avais visité Kerdreux et reconnu le champ où existait cette maison quand je mis la main sur le « Répertoire archéologique de M.. Gaultier du Mottay, édit. 1885. » Dans cet ouvrage, je pus lire à l'article Plessala ce qui suit : « Epoque romaine. En novembre 1867, on trouva à Kerdreux plusieurs pièces en or du Bas Empire, parmi lesquelles un Honorius avec les légendes : -D.N.-HONORIUS -P. F. AUG.; et au revers : VICTORIA. AUG.... l'empereur passant à droite tenant une enseigne et la statue de la Victoire et foulant un captif enchaîné à ses pieds. » Honorius régna de 395 à 423.

 

 

3° Au village des Maisons, en Plessala, on a découvert quantité de briques romaines de toutes sortes. Un cultivateur du village voulant enclore un champ fut grandement gêné par les amas de tuiles qu'il rencontra. II disait : dans mon champ, il y a eu une briqueterie. Il y aurait eu plusieurs habitations gallo-romaines dans ce village.

4° J'arrive à la Truffaye. Après avoir passé le village de la Ville-Orio, sur la route de Plessala à Bel-Air, à 300 m. environ, on trouve des deux côtés de la route : tuiles, briques, fragments de poteries sur un grand espace. Avec une canne, on fait sortir des débris de tuiles romaines du talus à gauche. Dans un chemin parallèle à la route, dans l'est, on peut

voir un bout de mur d'une maison gallo-romaine coupé par les voitures. Je prie Messieurs les archéologues dès Côtes-du-Nord de ne pas recevoir avec indifférence les renseignements que je me permets de leur donner ici. Qu'ils aillent plutôt sur les lieux pour vérifier mes dires et s'ils craignent de ne pas trouver facilement les antiquités signalées par moi, qu'ils m'invitent à les accompagner : je suis leur homme. J. Le Texier, Prêtre, vicaire à Loudéac

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 08:49

 

Broons : environs de la Ville-Morel et le Fief aux Ecoliers

 

 

 

 

 

 

 

Sévignac : ruines du manoir des Granges

 

 

 

 

 

 

Tramain  : motte-castrale

 

 

 

 

 

 

 

 

Église Saint-Nicolas d'Uzel en images et quelques vues de la ville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle Sainte Élisabeth de Saint Udy à Plessala

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