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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 15:12

Les culs de lampe se voient à Banac'h, en Louannec, à Beaumanoir, en Le Leslay, au Besso (pl. VIII), en Saint-André-des-Eaux, La Brousse, en Notre-Dame-du-Guildo, Coadelan (pl. I), en Prat, Coatredrez (pl. I), en Tredrez, Craffault (pl. VI), en Plédran, Crenan (pl. II), en Le Foeil, La Demiville, en Plélo, La Ferronnays (pl. VII), en Carloguen, La Garaye, et La Grandcour (pl. III), en Taden, Guernanchanay, en Plouaret, Le Hac (pl. I), en Le Quiou, Keralouanst, en Callac, Kerdu, en Ploumilliau, Kerauzern, Kergrist, (pl. III) et Kerguéréon (pl. VIII), en Ploubezre, Kermatheman (pl. VI), en Pédernec, Kermerzit (pl. II), en Trémel, Kerroue (pl. VIII), en Loguivy-Plougras, au Médic, en Plésidy, à Menehorre, en Pabu, La Vallée, en Plumaudan, La Vieille-Vallée, en Quintenic, au Vaurouault, en Pléhérel, à La Ville-Daniel (pl. II), en Plaine-Haute, La Villethéard (pl. III), en La Bouillie. Des échauguettes se remarquent à La Ferronnays (pl. VII), en Calorguen, Guernanchanay, en Plouaret, Kerlévenet (pl. II), en Saint-Nicolas-du-Pélem, Rosvillio, en Duault, La Villeneuve, en Lanmodez. Les toitures des tours affectent généralement la forme de leur partie supérieure, rarement elles sont en bâtière. Nous ne trouvons de très élevées à Beaumont, en Guitté, Bienassis, en Erquy, au Cloître, en Saint-Clet, au Colombier, en Hénon, à La Coninais, en Taden, à Crenan (pl.III), avant son incendie, à Grésouard, en Quessoy, aux Fossés, en Plélan-le-Petit, à La Godésière (pl. IV), en Plumaugat, au Gollodic, en Lanrivain, au Gué-de-l'Isle (pl. V), en Saint-Etienne-du-Gué-de-L'Isle, au château du Hac (pl. I) en Le Quiou, à La Haye, en Plouaret, avant l'arasement de sa tour, à Keralio, en Plouguiel, à Keranlouët, en Plévin, Kerbourdon, en Plestin, Kergré, en Ploumagoar, Kergrist (pl. III), et Kerguéréon (pl. VIII), en Ploubezre, à Kermerzit (pl. II), en Trémel, à La Lande-ès-Glémets, en Maroué, à Lezmoës et Lezormel, en Plestin, à Ménéhorre, en Pabu, La Noë-Sèche, en Le Foeil, Le Rochay, en Langast, Trémiliac, en Maroué, avant sa ruine, Troas, en Pleudaniel, La Ville-Balin, en Plélo, La Ville-Théart (pl. III), en La Bouillie. Mais le plus souvent elles dépassent peu la toiture principale du manoir, comme le montre notre croquis de Kergroat, en Plounérin (pl. IV). Des toitures en dômes ou coupoles se voient à L'Aublette en Quévert, Bogard, en Quessoy, Compostel, en Rostrenen, Correc, en Saint-Gelven, Le Haut-Eclair, en Léhon, La Coudrais, en Ploubalay, Pont-Guennec, en Perros-Guirec, La Touche-Trébry, en Trébry (pl. VII), Vaucouleurs, en Trélivan, Vauvert, en Lescouët-Jugon, La Ville-Audrin, en Loudéac, Beaumanoir, en Evran, Le Bois-de-La-Motte, en Trigavou, Le Bois-Roullier, en Eréac, Keravel, en Grâces près Guigamp, Lymoëlan, en Sévignac, Le Reste, en Boquého, Le Vaurouault, en Pléhérel offrent des exemples de toitures en carènes. Des ouvertures échancrées aux angles des bâtiments se remarquent à Brélidy, au Quelambert (pl. III), en Trégueux, à La Haye, en Plouaret, à Kertanguy, en Squiffiec, à Treveznou, en Langoat, à La Ville-Daniel (pl. II), en Plaine-Haute. Des remises ou galeries couvertes avec arcades ou colonnades se voient au Bot, en Saint-Martin-des-Prés, au Cambout, à La Garde, en Evran, à Guernabacon, à Louannec, à Guernanchanay, à Plouaret, à Kerham, en Camlez, à Lezildry, en Plouguiel, à Mezaubran, en Le Minihy-Tréguier, à La Ville-Boutier, en Saint-Donan, à La Ville-Ruault, en Saint-Martin-des-Prés.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 08:57

Du XVIe au XVIIIe siècle, de grands châteaux se construisent : La Moussaye, en Plénée-Jugon,vers 1572, Craffaut (pl. VI), en Plédran, La Roche-Rousse, en Quessoy, vers la même époque Le Parc, en Saint-Jacut du Méné, vers 1620, Lesléac'h, en Plestin, La Touche-Trébry (pl. VII), en Trébry, Bienassis, en Erquy, commencé vers 1620, Beaumanoir, en Evran, daté en 1626, commencé en 1645 sur un plan grandiose, resté inachevé, par ordre du Roi en 1662, Kerham, en Camlez, construit vers 1650, Couëllan, en Guitté, vers 1672, Le Helloc'h, en Bourbriac, vers 1680, Lorge, en Lhermitage-Lorge, en 1721, Coëtlogon, reconstruit en 1728, incendié en 1795, La Coudraye, en Ploublay, vers 1728, La Rivière-Bitinaye, en Tréfumel, vers 1750, La Houssaye, en Quessoy, Catuélan, en Hénon, vers 1770, Caradeuc, en Plouasne, vers 1776, Robien, en Le Foeil, vers 1780, Le Tertre-Rogon, en Morieux, et Le Châlonge-Lorgeril, en Trébédan, inachevés en 1789. A partir du XVIIIe siècle, l'influence française devient plus sensible. Une série de demeures moins remarquables mais intéressantes s'élevaient aussi aux mêmes époques : La Mare et La Villeneuve-Largentaye, en Hénon, La Gravelle, en Les Champs-Géraux, vers 1604, Guernabacon, en Louannec, Le Maupas, en Hénansal, en 1632, Toulbarzo, en Saint-Péver, en 1637, Le Quengo, en Brusvily, vers 1647, le pavillon de La Ville- Aubry, en Trégueux, vers 1649, Les Hayes, en Les Champs-Géraux, vers 1650, Kerpaul, en Grâce-près-Guingamp, en 1660, Les Loges, en Saint-Igneuc, en 1668, Kercoz, en Vieux-Marché, en 1671, La Coste, en Ploeuc, vers 1691, Lisandré, en Plouha, vers 1720, La Motte-Basse, en Le Gouray, vers 1723, Bocenit, en Saint-Gilles-du-Méné, en 1725, Le Kerdreux, en Plouha, vers 1730, Keranno, en Grâce-près-Guingamp, en 1750, Locmaria, en Ploumagoar, qui semble être du même architecte, Le Lattay, en Guenroc, vers 1750, La Hautière-Rousse, en Saint-Juvat, en 1777, La Villeneuve-Geslin, en Plélo, de la même année, La Villeblanche, en Canihuel, La Ville-Ruault, en Saint-Martin-des-Prés, La Plaineville, en Ploufragan, etc....types intéressants d'architecture manale en Côtes-du-Nord. Une autre caractéristique des manoirs de la région réside dans leurs tours. Nous en trouvons de polygonales à Beaumanoir, en Le Leslay, en Guitté, Le Besso (pl. VIII), en Saint-André-des-Eaux, Coatrédrez (pl. I), en Trédrez, au Colombier, en Hénon, aux Fossés, en Plélan-le-Petit, au Gué-de-L'Isle (pl. V), en Saint-Etienne-du- Gué-de-L'Isle, à Galinée, en Notre-Dame-du Guildo, à La Garaye, en Taden, à Guernaham, au Vieux-Marché, à La Haye, en Plouaret, Keranlouët, en Plévin, Kergrée, en Ploumagoar, Kergrist (pl.III), au Merzer, Kermérote, en Coatréven, Lanascol, en Ploumilliau, au Traou (pl III) au Merzer, à La Vallée, en Plumaudan, et la Ville-Balin, en Plélo, la plupart du XVe siècle. Celles de la Bellière (pl.I), en La Vicomté-sur-Rance, de La Godésière (pl. V), en Plumaugat, du Helloc'h, en Bourbriac, de Quemby (pl. VI), en Bréhand-Moncontour, polygonales à leur base, sont cylindriques en leurs parties supérieure. Celle de Fornebulo (pl. IV), en Plouagat, carrée à la base, est polygonale au-dessus du rez-de-chaussée, celles de la chapelle de Beaumont, en Guitté, et du Chastelier, en Saint-Samson, ont un sommet rectangulaire sur une base à pans coupés. Ailleurs les tours sont généralement rondes du XVe au XVIe siècle, les premières tours carrées apparaissent vers et deviennent les plus nombreuses au XVIIe et XVIIIe siècle. Elles sont placées tantôt sur la façade, au centre ou aux angles intérieurs des bâtiments, tantôt au centre ou aux angles saillants des façades extérieures. Les tours principales, rondes ou rectangulaires, sont accostées de tourillons cylindriques d'escaliers allant de la base au faît, à La Bégassière, en Trébry, Bienassis, en Erquy, la Conninais, en Taden, La Cornillière, en Maroué, récemment détruite, La Coudraye, en Ploubalay, Kericuff, en Ploézal, Pont-Guennec, en Perros-Guirec, La Touche-Trébry (pl. VII), en Trébry.

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 09:23

Le fronton triangulaire, mais avec un accompagnement plus sobre, se retrouve au XVIIe siècle aux Aulnais, en Gommené, au Bois-Roullier, en Eréac, à Cargouët, en Meslin, au Vieux-Carheil, en Saint-Samson, à Carna, en Saint-Igneuc, au Helloc'h, en Bourbriac, à Kergroas, daté de 1603, en Saint-Fiacre, à Lanrelas (Touche-Mesléart), à La Rocherousse, en Quessoy, à Saint-Leau, daté de 1651, en Plumieux, à La Touche, en Trévé, aux Touches, en Plénée-Jugon, à La Vigne, en Matignon, et encore au XVIIIe siècle, en 1754, à La Ville-Gé, en Pleudihen. Vers la fin du XVIe siècle ou le début du XVIIe siècle, apparaissent en Bretagne une architecture nouvelle, porches avec guérites à dômes et en culs de lampe que nous trouvons dans les Côtes-du-Nord, à Barach, en Louannet, et à Guernanchanay (pl. VIII), en Plouaret.Le même motif se retrouve après 1700 dans le grand pavillon de Kerroué (pl. IV et VIII), en Loguivy-Plougras. A la même époque remontent les hautes gerbières à étages, avec accolades et frontons de Boisriou-Labbé, en Cavan, de Guernanchanay, en Plouaret, La Houssaye, en Saint-Maden, Keralio, en Plouguiel, Kerauzern, en Ploubezre, Kerbridou (pl. V), en Plouaret, Kergaër, daté de 1671, en Plougonver, de la partie de Kerroué (pl. IV et VIII), construit vers1680, de Lampoul-Izille, en Trémargat, Pont-Guénnec, en Perros-Guirec, du Réchou, en Bégard, type assez répandu en Finistère, dans le pays de Léon. Des portes contemporaines se voient au Grad-Couvran, en Plérin, à Kerauzern, en Ploubezre, à Kermenguy, à Pleumeur-Gautier, aux Salles, en Guingamp. Le fronton des portes devient semi-circulaire au XVIIe siècle avec pilastres plats sans colonnes. Nous le trouvons à l'état rudimentaire à la Touche-Mesléart, daté de 1639, en Lanrelas. Il est plus accentué au Bol, en Trédarzec, au Châlonge (pl. VIII), en Trévron, au Chesne-Ferron, en Saint-Carné, à Kereoz (pl. VII), daté de 1671, en Vieux-Marché, au Médic, en Plésidy, à La Touche, en Trévré, à La Touche-Trébry (pl. VII), en Trébry, à La Villeneuve, en Lanmodez, et souvent éclairé par un œil-de-boeuf au centre. Dès le XVIe siècle nous trouvons des linteaux droits ornés de feuillage et de sculpture, à Dieudy, en Saint-Pôtan, à La Morinais, en Plédéliac, au Portail, en Plouasne, au Reposoir, en Hénanbihen, à La Ville-Tua, en Matignon, Nous en trouvons ornés d'un écusson à La Garde, en Evran, aux Hayes, daté de 1757, en Maroué, de Kerinan, en Languédias. En 1612, le linteau droit des Fosses en Eréac, est orné d'encadrements d'écussons et d'inscriptions. A La Garaye, en Taden, Kertanguy, en Squiffiec, au château d'Yvignac, les linteaux droits sont de style classique.

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 09:30

Dans la plupart des manoirs des XVe et XVIe siècles l'escalier se trouve dans une tour et est à vis, à Correc, en Saint-Gelven, à Gardisseul, en Plestan, il est à palier et monte dans le corps même du manoir. A Folleville, en Saint-Donan, à Leshildry, en Plouguiel, il est aussi à l'intérieur mais dans l'angle formé par deux corps de logis bâtis en équerre, dont la toiture seule indique du dehors cette disposition particulière. Leshildry fut construit vers 1580. Des pavillons d'escaliers rectangulaires surélevés au milieu des corps de logis, mais sans saillie extérieure sur la façade, se rencontrent au Bois-Roullier, en Eréac, à Bonabry, en Hillion, au Bot, en Trédarzec, à Buhard, en Trégomeur, Guernanchanay (pl. VII), en Plouaret, Kerauzern, en Ploubezre, Kermarquer, en Ploézal, Nantois, en Pléneuf, Saint-Georges, en Plouha, Saint-Ilan en Langueux, la Ville-Ernault (pl. VIII), en Saint-Brieuc, la Villeneuve, en Lanmodez, datant pour la plupart du XVIIe siècle. Des portes et fenêtres de la Renaissance se remarquent à Beauchamp, en Plélo, Ourxigné, en Meslin, et le portail de Saint-Meleuc, en Pleudihen, semble dater de la même époque. Elle s'étale dans la magnifique porte à médaillons, colonnes et bustes, de Kerurien, en Grâce, près Guingamp et le riche portail de Roudourou en Plouisy. Le Guermain (pl. VI), en Le Foeil, conserve les gerbières aiguës et à crochets de la période ogivale, mais à décoration frustre, sauf sa magnifique porte à fronton triangulaire, pots à feu, colonnes cannelées, chapiteaux ornés de bustes et de volutes apparaissant dans la région vers le dernier tiers du XVIe siècle ; l'écusson de cette porte Renaissance a coservé un cartouche de style ogival. Comme la Ferronnays (pl. I et VII), c'est un édifice de transition. Des portes de même style se retrouvent au Chêne, en Bréhand-Moncontour, à Crenan, en Le Foeil, dans la parte datant des environs de 1600, à Coardernault, en Plouguernével, au Coar, en Kergrist-Moëlou, à Coatnevenez, en Pommery-Jaudy, à Galinée, en Notre-Dame-du-Guido, au Groschêne, en Le Gouray, construit vers 1560, au Guillieu, en Saint-Postan, à Kermarquer, en Ploézal, à Langar, en Trédarzec, à Lestrézec, en Runan, au Miroir, en Saint-Méloir, construit vers 1508, aux Portes-Bouilly, en La Poterie, construit vers 1590, au Précréhant, en Pordic, à La Ville-Morhen, (pl. VI), en Bréhand-Moncontour, daté de 1571.

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 10:51

Nous en avons relevé de nombreux exemples à la Boëssière (pl.I), en Plusquellec, au portail du Bois-Yvon (pl. VII), en Penvénan, aux logis de la Chaponnais, en Lancieux, au Chemin-Caussée, en La Bouillie, à la Coninais, en Taden, au Colombier, en Hénon, à Correc, en Saint-Gelven, à Crenan (pl.II), en Le Foeil, à Fornebulo (pl.IV), en Plouagat, à Gardisseul, en Plestan, à Goarmel, en Plougrescant, au Groësquer, en Moustéru, à la Hasaie, en Planguenoual, à L'Hostellerie-Héliguen, en Saint-Alban, à Kergrist (pl.III), en Ploubezre, à Kermatheman (pl.IV), en Pédernec, à Kermerzit (pl.II), en Trémel, à Lesmaës, en Plestin, au Port-Crossard, en Saint-Aaron, au Prédayy, en Plouvara, à la Roncière, en Ploeuc, à Saint-Renaud, en Le Minihy-Tréguier, à Toul-an-Gollet (pl. IV), en Plésidy, au Vau-Besnard, daté de 1557, en Saint-Méloir, au Vau-Madeuc, en Pléven, à La Villeneuve, en Hénon, et à la Ville-Jagu, en Le Cambout, et nous verrons cette décoration continuée au XVIIe siècle au Châtelet, en Notre-Dame-du-Guildo, à La Garaye, en Taden, à la Tandourie, en Corseul, à la Ville-Varet, en Pluduno, etc. Le manoir de La Ferronnais (pl. I et VII), en Calorguen, construit en 1569, est un monument de transition des plus intéressant. Il offre encore les grandes lignes de l'architecture du siècle précédent, mais ses gerbières à frontons semi-circulaires finement dentelés, ses cheminées à couronnements triangulaires ou arrondis annoncent un style nouveau. Les Ferron et leurs alliés élèveront bientôt dans les mêmes parages les châteaux du Chalonge (pl.VIII), en Trévron, aux gerbières et cheminées cannelées, et Le Chesne-Ferron, aux tours pavillonnées qui annoncent le XVIIe siècle.

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 13:46

Nous possédons des manoirs fort anciens, contemporains des forteresses si leurs défenses étaient plus réduites. Les porches des Fontaines, en Plouagat, des Fossés (pl.I), en Plélan-le-Petit, de la Métrie en Saint-Juvat, de la Villebasse (pl.I), en Troguéry, accusent le XIVe siècle, La Bellière (pl.I), en la Vicomté-sur-Rance, est aussi ancienne dans son corps de logis mais a été remaniée. Trolong, en Hengoat, nous fait hésiter entre le XIVe et le XVe siècle. Le Port-Hamonet, en Gommenec'h, la Ville-Mereuc, en Quessoy, ont des parties non moins anciennes malgré la pauvreté de leur architecture. Le XVe siècle nous a laissé de nombreux édifices d'une grande pureté de lignes : Cariguet (pl.II), en Plorec, Carjégu, en Yffiniac, Coatcouraval (pl.III), en Glomel, Coatrédez, en Trédez, la Godésière (pl. IV) en Plumaugat, la Grandcour (pl.III), en Taden, le Gué-de-l'Isle (pl. V), en Saint-Etienne-du-Gué-de-l'Isle, Hac, (pl.I), en le Quiou, Kerdu, en Ploumilliau, Kergouanton, en Trélévern, Kerguéréon (pl. VIII), en Ploubezre, Leurven, en Ploumilliau, Troas, en Pleudaniel, le Vauclair (pl. V), en Plémy, les Vergers, en Hillion, sont parmi les plus remarquables. Cette sobre élégance se prolongera jusqu'au XVIe siècle à Coadelan (pl.I), en Prat,construit vers 1500, au Miroir, (pl.IV), en Saint-Méloir, daté de 1508, à Beaumanoir, au Leslay, au Besso (pl.VIII.) en Saint-André-des-Eaux, à Farnebulo (pl.IV), en Plouagat, à Gardisseul, en Plestan, Guernaham, en Vieux-Marché,  Kerbescont, en Rostrenen, Quimby (pl.VI), en Bréhand-Moncontour, la Roche-Huon, en Bégard, la Touche-Brondineuf (pl. III), en  Plouguenast, et au Traou (pl.III), au Merzer. Dès la fin du XVe siècle s'unit  aussi à cette pureté de lignés une fine décoration de rinceaux et de grotesques, brodant d'une dentelle de pierre portes, fenêtres, corniches, rampes de toitures,  gerbières et cheminées. Les feuillages stylisés y domine mais on voit apparaître des lions, des lévriers, des personnages humains, des anges et des êtres fantastiques, des sirènes, des dragons, des licornes, des oiseaux, des lièvres, des écureuils, toute une flore ou faune où s'est jouée l'imagination des artistes.   

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 14:38

Le nom de manoir, dont la traduction littérale est résidence, fut primitivement attribué à celles des gentilshommes, mais en Bretagne, où le servage était inconnu, existait une bourgeoisie rural aisée, vivant, sauf l'assujettissement aux charges roturières à peu de chose près la vie des nobles, souvent plus riches qu'eux, s'alliant avec eux et dont la demeure rivalisait de luxe avec celle des gens d'épée. C'est le cas de Kercoz en Vieux-Marché, Kergaër en Plougonver, Convenand-Briand, en Plouaret, la Hautière-Rousse, en Saint-Juvat, etc...Si elle ne couvrait pas ses façades ses cheminées d'emblèmes héraldiques héréditaires, quelquefois cependant elle usait d'armoiries ou leur substituait des monogrammes, marques ou inscriptions et, chose plus intéressante pour notre histoire architecturale, les datait, alors qu'il plane souvent une incertitude sur l'âge exact de la maison noble, portant le blason seul ,de la famille qui l'a construit ou, plus rarement un écu d'alliance ne donnant qu'approximativement la date de sa fondation. Les manoirs, parfois appelés dans nos campagnes noblesse ou maisons de pierre ou maisons de pierre verte à cause de leur toits de schiste, abondant dans les Côtes-du-Nord et leurs pignons aigus, leurs tours élevées, leurs toitures considérables les signalent souvent de loin à l'attention du touriste. D'autres se cachent au creux des vallons et les plus nciens sont placés près des sources ou au bord des rivières dont les eaux étaient précieuses pour l'alimentation et parfois même pour la défense de ces maisons. Riches d'art, quelquefois ils étaient de belles façades, des tours et  pavillons harmonieux, de curieux jeux de toitures. Même de moindre apparence ils offrent des portes et fenêtres ornées, des gerbières, des cheminées sur lesquelles s'est concentré tout leur luxe. L'âtre de la salle commune, âme du logis, coeur de la vie manale, autour duquel se pressaient aux longues veillées, maîtres et domestiques, tous les gens de la maison, attirait particulièrement les soins du constructeur. Sa décoration principale était le blason du seigneur, l'emblème de la race qui l'avait fondé. Aussi les cadets ajoutaient-ils à leur nom patronymique celui de leur maison d'origine  dont le chef de famille  ou l'auteur commun était seigneur. On spécifie, dans les généalogies anciennes, que l'on avait épousé une fille de telle maison. 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 13:51

Nous avons étudié en 1933, à la Société d’Émulation des Côtes-du-Nord, des forteresses de terre du département (voir Extraits -De l'âge probable des châteaux de terre des Côtes du Nord par le vicomte Frottier de la Messelière, page n° 1), depuis les camps retranchés jalonnant les étapes des voies préromaines et romaines jusqu'aux mottes castrales autour desquelles se sont constituées les seigneuries les plus anciennes du pays. Rasées pour la plupart au cours des guerres, souvent bâties en bois, les constructions qui les couronnaient donnent peu d'indications sur leurs aménagement intérieur plutôt rudimentaire, rappelant les cases nègres ou les huttes de sabotiers. En 1934, au Congrès de l'Association Bretonne, nous avons étudié les fortifications de pierre de la même région et donné les plans des enceintes des villes et de châteaux-forts de : Beaumont, en Guitté, le Bois-de-la-Motte en Trigavou, Cabiche, en Hillion, la Chèze-Porhoët, Coatfrec, en Ploubezre, Coatmen, en Tréméven, Coëtquen, en Saint-Hélen (voir Le château de Coëtquen à Saint-Hélen), le Gué-de-l'isle, en Saint-Etienne-Gué-de-l'isle, le Guémadeuc, en Pléneuf, le Guildo, en Créhen (voir château de Gilles de Bretagne au Guildo & l'abbaye de Saint Jacut de la Mer), Guingamp, la Hardouinaye, en Saint-Launeuc (voir La forêt de la Hardouinais), la Hunaudaye, en Plédéliac (voir le château de la Hunaudaye en images), Keralio, en Plouguiel, Lamballe, Léhon (voir Le château de Léhon), Montafilant, en Corseul (voir Le château de Montafilan en images), Montbran, en Pléboulle, Moncontour, la Moussaye, en Plénée-Jugon (voir Balade touristique 2013 : la Moussaye à Plénée-Jugon), le Quélennec, en Saint-Gildas-du-Chaneau, Quintin, Rostrenen, Runefau, en Ploubezre, Tonquédec, la Touche-à-la-Vache, en Créhen, et Uzel. La plupart, sauf Dinan, s'ils ne sont pas maintenant complètement détruits, sont en ruines dans leurs parties médiévales et n'offrent que les cases vides de l'habitation d'autrefois. Seuls, Beaumont, le Bois-de-la-Motte, Coëtquen, le Gué-de-l'isle (pl .V), Keralio, la Moussaye, Quintin, la Roche-Jagu (pl.I), en Ploézal (voir Le château de la Roche Jagu en Ploëzal), mêlent encore aux défenses militaires des documents d'architecture civile faisant la transition entre la forteresse et le manoir. Aux périodes de guerres fréquentes du Xe au XVe siècle, succéda depuis 1488, en Bretagne, une paix relative, troublée seulement par la Ligue, les insurrections paysannes et quelques descentes d'Anglais au XVIIe et XVIIIe siècle, la France ayant par deux fois, scellé son alliance définitive avec la Bretagne. La paix créée la prospérité qui développe le bien être. Une des manifestations les plus caractéristiques du bien être est le luxe de l'habitation. Il se manifesta dès le XVe siècle dans le duché uni à la plus grande Patrie par le mariage de leurs souverains. Le séjour des rudes Bretons aux châteaux royaux de Blois et de Touraine ne fut pas sans agir sur cette transformation, mais, si l'influence architecturale française a pu s'exercer en Bretagne dès cette époque, cela eut lieu de telle sorte que, le bâtisseur breton, interprétant à sa manière et selon ses matériaux moins malléables de son terroir, sut donner à son oeuvre un caractère particulier qui fait l'originalité des constructions régionales.

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 08:03

Voici les notes laissées par le vicomte Frotier de la Messelière au sujet des manoirs. Le manoir ou résidence noble ressemble beaucoup aux maisons de paysans mais s'en distingue généralement par sa cour fermée, où l'on entre généralement par une grande porte cochère à laquelle est accolé un portillon. A droite et à gauche des écuries et remises, une boulangerie, une laiterie, des granges et pressoirs à cidre, un colombier et souvent une chapelle. Au fond de la cour le logis noble où se trouvent répétées au-dessus des portes et fenêtres, comme d'ailleurs sur la porte extérieure de l'enclos, des sculptures héraldiques avec blasons ou écussons frustres. Dans le pays de Rennes beaucoup des logis-porches qui subsistent sont bâtis en moëllon, en terre ou même en simple torchis ; dans les endroits ou la pierre est moins rare, en pierres échantillonnées souvent taillées avec art. Si l'on pénètre à l'intérieur de la demeure, le rez-de-chaussée ne comprend ordinairement que deux grandes salles, quelquefois séparées par un couloir ou vestibule dans lequel s'ouvre l'entrée de l'escalier de pierre ou de bois qui conduit aux étages supérieurs. Le long des murs des salles basses sont rangés, comme dans les fermes de nos jours les armoires et les lit clos ou à baldaquins. Au fond, vis-à-vis de la principale porte, une immense cheminée en pierre de taille, à manteau armorié ; de rares ouvertures grillées laissent pénétrer une lumière tamisée dans la chambre à demi obscure. Près de la plus grande fenêtre une massive table en chêne avec des bans ou des sièges rustiques. De pieuses images, des portraits de famille le plus souvent sans mérite artistique mais naïfs, de vieilles armes de guerre et des équipements de chasse, des rouets avec leurs blondes quenouilles, des dressoirs chargés de faïence du pays ou de vases d'étain normand complètent cet intérieur qui, sauf les insignes nobiliaires que l'on voit ici, comme dans les églises des villages, briller un peu partout, ne diffère guère de celui des paysans. L'une des salles sert d'habitation au seigneur et à sa famille, l'autre à la domesticité, mais tous se réunissent le soir sous le manteau de la grande cheminée pour entendre lire par le chapelain la vie des Saints de Bretagne ou redire par la vieille châtelaine les histoires du temps jadis, où les anciens guerriers raconter leurs campagnes militaires et leurs prouesses cynégétiques. Les chambres hautes, quelquefois habitées, car les familles nobles de Bretagne sont en général très nombreuses, servent le plus souvent de magasins où l'on entasse le lin ou autres redevances en nature. Derrière la maison le jardin ou courtil avec un mail ou une charmille, le tout enclos d'un fossé bourbeux et défendu par des meurtrières du haut en bas de l'escalier du manoir, dont la cage fait saillie, et aux angles sortant des murs qui entourent la cour, car il faut toujours, aux époques troublées de la Ligue ou des révoltes paysannes, être à l'abri d'un coup de main. Le haut-justicier a, de plus droit à un pont-levis et aux travaux proprement dits de défense. Souvent un étang aux eaux poissonneuses vient baigner les murs du castel et tout auprès un bois ou garenne qui, par son étendue, ne saurait prétendre au nom de forêt, permet au noble habitant du manoir de se livrer, près de sa porte, à la chasse, son plaisir favori. Bien qu'à cette époque nous n'ayons encore étudié qu'un nombre limité de manoirs bretons, la série de nos albums débutant vers 1892, cette synthèse demeure assez exacte, les douves vaseuses se comblent, les murs de clôture s'ébrèchent, les voûtes des portails et les hautes toitures s'effondrent, le mobilier se modernise, mais, surtout, dans les manoirs transformés en fermes, ce vieux tableau se retrouve presque intact. Nous venons d'étudier aujourd'hui ce qui nous reste de ces anciennes demeures dans le territoire des Côtes-du-Nord et leurs caractéristiques locales même depuis l'avènement dans cette région de Bretagne de l'influence architecturale française. Ces documents ne sont-ils pas, dans leurs cadres rustiques, les figurations les plus typiques, avec nos vieilles églises de la mentalité particulière des générations passées de notre terroir. Il y a eu plus de 1.700 manoirs dans les Côtes-du-Nord, sans compter les plus anciennement disparus. Nous en avons visité environ 1.300 de 1892 à maintenant (1941), et relevé sur eux 125 dates de constructions certaines, par chiffres, ou approximative, par les blasons des constructeurs. Environ 375 autres nous ont été connus par leurs plans au cadatre, plusieurs d'entre eux sont disparus depuis un siècle. 

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 06:18

 

En 1435, François épousa Marguerite fille de François Ier, que son père avait, comme nous l'avons dit, exclue du trône; mais que son mariage avec son cousin François II allait y ramener. Dans les conventions matrimoniales approuvées par les États, il n'est pas question de douaire. Peut-être à ce moment François n'aurait-il pu, sans quelque témérité, promettre un douaire digne d'une future duchesse de Bretagne ?Au contraire, dans le traité de son second mariage, en 1471, François désormais duc assigne à Marguerite de Foix un douaire de 6.000 livres (de 180.000 à 240.000 francs), assis sur une seule châtellenie ou sur plusieurs voisines l'une de l'autre ; il lui donne la moitié de ses meubles et acquêts, plus une maison forte à la campagne. Cette convention restera sans effet, la duchesse étant décédée, le 15 mai 1486. Il nous reste à dire en finissant comment furent exécutés par François II les douaires des veuves de ses trois prédécesseurs. A la mort d'Arthur IIl, il y avait trois duchesses douairières en Bretagne: Isabeau d’Écosse dont la fille aînée Marguerite était femme de François II, Françoise d'Amboise et Catherine de Luxembourg. Ces trois douaires étaient une lourde charge pour le trésor ducal. Le duc François n'hésita pas à accepter cette charge. Au mois de juillet 1459, il ratifia le douaire de Catherine ; et, le 2 septembre, en ratifiant le douaire de la duchesse Françoise, il le porta de 6.000 à 7.000 livres, à raison de la part de la duchesse dans les acquêts de sa communauté avec Pierre II. Il augmentait ainsi de 30.000, 35.000 ou 40,000 la rente annuelle de Françoise, Remarquons que, dans l'acte du 20 septembre, le duc modifie la liste des seigneuries sur lesquelles Pierre II avait assis la rente de 6.000 livres. Preuve nouvelle que la constitution de douaire fait par un duc de Bretagne n'avait rien de définitif. Françoise d'Amboise allait vivre jusqu'au 4 novembre 1485, Catherine de Luxembourg jusqu'en 1492, Isabeau d’Écosse survivait, nous l'avons vu, en 1494. L'acquittement des deux derniers douaires loyalement ratifiés par François II ne subit-il jamais de retard dans les dernières années de son règne ? Ici il n'est plus question du douaire de Françoise d'Amboise éteint en 1485 : le douaire d’Isabeau d’Écosse semble avoir été régulièrement payé ; nous pouvons croire qu'il en a été de même de celui de Catherine, et que le reliquat acquitté dix ans plus tard, comme nous allons voir, n'est que le terme non encore échu à la mort de la duchesse en mars 1492, Un peu avant septembre 1502, la reine Anne payait à Marie de Luxembourg, comtesse de Vendôme, petite nièce de Catherine et son héritière, la somme de 2383 livres (environ 80,000 francs). C'était presque la moitié de la dernière année du douaire. Ce retard à s'acquitter nous étonne plus qu'il n'étonnait aux temps où nous reporte cette étude. Le paiement du douaire avait d'autant plus d'intérêt pour Catherine que, au moins pendant plusieurs années, son frère ne payait pas sa pension dotale. Nous avons vu que le connétable et Catherine avaient été contraints (en 1458) de prendre arrêt contre le comte de Saint-Pol. Celui-ci profita-t-il de la leçon pendant la vie du connétable devenu duc de Bretagne ? On peut le présumer. Mais, après la mort du duc en 1458, il semble bien que la dot fut très irrégulièrement payée.

Le comte avait succédé au duc Arthur III comme connétable en 1458; depuis dix années, il recevait les émoluments de cette charge, lorsque, en 1468, le roi Louis XI brouillé avec François II prétendit punir Catherine de Luxembourg de sa résidence en Bretagne « à cause de la rébellion du duc ». Il déclara tous ses biens confisqués. Il ne pouvait atteindre ce qu'elle possédait en Bretagne; mais il confisqua sa dot de 3.000 livres, et il en fit don au comte de Saint-Pol, qui l'accepta. Il crut apparemment avoir une juste cause de ne plus rien payer par obéissance au roi. L'obéissance au roi, le connétable l'avait plus d'une fois oubliée en de plus graves circonstances. Sept ans après la confiscation dont nous venons de parler, les Anglais entraient en France, à l'appel du duc de Bourgogne Charles-le-Téméraire. Louis XI s'humiliant devant le roi d'Angleterre achetait de lui à Pecquigny, une trêve de neuf ans, c'est-à-dire la paix; et le roi Édouard lui remettait des lettres compromettantes du comte de Saint-Pol. Huit jours après, Louis XI et le duc de Bourgogne concluaient une trêve de neuf ans; et une des conditions de cet accord c'était la mort du connétable. Le duc le livra traîtreusement au roi qui le fit juger pour crime de haute trahison. Il fut décapité à Paris le 19 décembre 1475. Son fils Pierre hérita le comté de Saint-Pol et les seigneuries de son père; et à sa mort, en 1482, sa fille Marie, femme de Jacques de Savoie, fut son unique héritière. En 1492,devenue femme de François de Bourbon ; comte de Vendôme, elle hérita de sa grande tante Catherine, duchesse douairière de Bretagne. Dans cette succession, elle recueillit un reliquat du douaire de Catherine, et des meubles parmi lesquels une tapisserie dite de Formigny qu'Anne de Bretagne acheta.. La reine s'empressa d'en orner « la salle du château de Blois où se tenait le roi Louis XII ». Le compte du trésorier de Bretagne de l'année 1502 nous apprend que la tapisserie fut payée la somme de 1.400 écus, 2.310 livres, environ 62.000 a 69.000 francs. La duchesse Catherine possédait des meubles d'une valeur considérable. Le 28 juin 1457, son mari, encore comte de Richemont, et Catherine s'étaient donné réciproquement, au survivant d'eux, leurs meubles évalues 60.000 écus, 81.000 livres, soit 2.430.000, 2.835.000, 3.240.000 francs. Parmi tous ces meubles, un des plus précieux aux yeux de Catherine devait être la tapisserie de Formigny : c'était une suite de neuf ou dix tableaux représentant divers épisodes de la bataille. Cette tapisserie, commandée selon toute apparence par la duchesse Catherine, était pour elle, ce qu'elle devint pour la reine Anne, un monument à la gloire du vainqueur de Formigny. Pour finir, nous donnerons quelques renseignements sur les douaires de nos deux duchesses Anne et Claude, en même temps reines de France.

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