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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 07:18

 

 

L'origine de la famille de Mauny est fort ancienne. Une charte de l'abbaye de Léhon, en date de 1197, attribue les fonctions de Sénéchal de Dinan à Jarnigon de Mauny qui l'est aussi en 1210, de Bécherel. Gautier, son fils, occupe ensuite cette charge. Rodolphe, son descendant, ne laisse aucune trace dans l'histoire.Tous ces seigneurs sont parents ou alliés et ont pris femme dans la maison de Dinan, la plus puissante du pays, descendante des anciens ducs bretons. L'armée victorieuse à Hastings comprend un tiers de Bretons dont l'un des chefs est le Seigneur de Dinan. Son fils est à la 1re Croisade. Alain abat Richard Coeur de Lion. En 1320, Pierre, cadet de Dinan, prend le nom de sa terre, suivant l'usage, pour s'appeler Pierre de Coetquen, l'un de ses descendants épousera Blanche du Guesclin. Les Mauny sont ainsi parents de la Duchesse de Penthièvre. des Dinan, Duguesclin, Coetquen, etc. La vie d'Hervé de Mauny, qui porte écusson d'argent au croissant de gueules, s'écoule à batailler l'Anglais. Aux rares heures d'accalmie, il revient à Lesnen ou de nombreux enfants lui naissent. En 1350, Jeanne de Malemains, mère de Bertrand Duguesclin, dicte son testament et choisit Hervé pour son exécuteur testamentaire. Les jeunes de Mauny sent élevés au manoir de Lesnen avec les petits villageois ; puis ils deviennent pages : dans les châteaux voisins, Tinténiac, Québriac, Coetquen, Broons, Dinan. Hervé eut pour mère une dame de Lesnen, toute petite Seigneurie, située à Saint-Tual, sous Bécherel, à laquelle étaient attachées de charmantes redevances. Le Samedi saint, les Vassaux de Trésoleil apportaient à Lesnen le chevreau pascal et une poignée de vinette, ou oseille sauvage, pour l'assaisonner ; le Samedi de Pentecôte, un chapeau de roses vermeilles Hervé porte le titre de Chevalier et épouse la fille de Guillaume Du Guesclin, Seigneur voisin, oncle du futur Connétable. Havoise de Mauny, soeur d'Hervé, se marie à Bertrand de Saint-Pern, autre Seigneur voisin : celui-ci tiendra Bertrand Du Guesclin sur les fonts baptismaux en lui donnant son prénom.


 

Olivier de Mauny

L'homme de guerre 


 

Les six fils du Seigneur de Lesnen, Olivier, Hervé, Alain, Yvon, Eustache, Henry embrassent la carrière des armes, et suivent leur cousin Bertrand en toutes les guerres de Bretagne, France et Espagne. De simple écuyer comme lui, d'abord ; Olivier et Hervé de Mauny s'élèveront par leur vaillance au grade de Banneret, sommet de la chevalerie. L'écuyer ou homme d'armes est assisté de soldats et valets, ses vassaux ; le chevalier commande vingt cinq écuyers ; le Banneret mène sous ses ordres, à la bataille, plusieurs chevaliers,l'un porte l'étendard carré, ou bannière ; d'où il a tiré son nom. Il passe fréquemment la revue oumontre de sa troupe. Le duc le solde vingt sous par jour, le chevalier bachelier et l'écuyer perçoivent seulement dix sous. Puis Olivier se placera au premier rang des capitaines de son temps, aussitôt après le connétable ; leur amitié rappellera la touchante liaison des deux paladins de Charlemagne ; Roland, préfet de la marche de Bretagne, et Olivier. Du Guesclin combat toujours avec les gens de son hostel et compagnie, ses gas. tous bretons ; des environs de Dinan pour la plupart ; dont beaucoup tiennent à lui par des liens de parenté ou d'alliance Pendant la guerre de Cent ans, d'ailleurs, l'armée française sera en majorité composée de Bretons : bien qu'ils formassent un peuple indépendant de la France. En 1357, Olivier défend, avec Bertrand, Rennes ; assiégé par le Duc de Lancastre. Il y est le héros d'une joute. Apercevant au sommet d'une tour, le chevalier anglais Bolton, revenant de la chasse avec six perdrix, il lui demande ironiquement s'il va vendre son gibier ou l'offrir aux dames. L'anglais de jargonner : (Si vous l'osiez marchander de plus près et vous battre avec moi, vous avez trouvé marchand). Piqué, Olivier sort aussitôt, traverse le fossé plein d'eau, terrasse Bolton, le blesse grièvement et rentre en ville avec son prisonnier et les perdrix. Les dames le reçurent joyeusement et l'honorèrent grandement, Mauny, blessé lui-même, sollicita du Duc un sauf-conduit pour chercher des simples à la campagne. Lancastre, railla fort Bolton, s'égaya des perdrix ; fit soigner Mauny par son propre chirurgien et le renvoya guéri. Savourons ces passages imagés de la vieille chronique rimée qui rendent si bien les héroïques combats du temps


 

Olivier de Mauny, hardi combattant,

Et Hervé, le sien frère, vint à lui accourant

Et Alain de Mauny avec li maint Sergent.


 

Bertrand en appela Olivier de Mauny

Si en cousin germain, chevalier hardi

Et ses frères aussi.


 

Olivier de Mauny a Bertrand appelé

« Sire cousin, dit-il, j'en ai grande volonté ».

C'est l'époque où les généraux montent à l'assaut

à la tête de leurs troupes. Les cousins sont les

premiers.


 

Bertrand monte en l'échelle une targe sur li

En l'autre échelle fut Olivier de Mauny

Et d'autre part, Alain et son frère Henry

Englais jettent sur eux vive chaux en mi.


 


 

A Auray

Là fut Beaumanoir chevalier puissant

Olivier de Mauny qui fut bon combattant

Et Yvon de Mauny qui lui fut attenant

Et Charles de Dinan où bons chevaliers a

Contre Robert Knolles sa bataille guida.

Olivier de Mauny une hache porta.

A loi de chevalier moult bien se gouverna

Il s'écrie : « MAUNY ! » Par la bataille Va.


 

A Pontvallains


 

Et en mangeant leur pain, li anciens bonnement

L'ont signé et béni à Jor commencement

Et l'ont pris et usé pour leur communiement.

L'un l'autre a confessé bien et dévotement

Dit mainte oraison en priant Dieu souvent

Qui les veuille garder de mal et de tourment

Puis montent à chevaux...


 

En Espagne


 

Olivier de Mauny s'y prouve vaillamment

Au maître de St-Jacques s'assembla simplement

Olivier de Mauny le frappa tellement,

D'une épée.à mains qui tranchait roidement ;

Sur le col du cheval l'épée li descend,

Tellement l'asséna que la tête lui fend.

Le cheval est chu et le maître s'étend

Là endroit fut occis à deuil et tourment

Olivier de Mauny lui cria hautement

« A St-Jacques allez : offrez lui ce présent ».

Le 7 avril 1364, Bertrand du Guesclin divise ses Bretons en deux corps d'armée : dans la nuit le premier, commandé par Olivier de Mauny. s'empare de la ville de Mantes, le second, commandé par Jacques de la Houssaye, du fort de Vetheil. Le 13 Mai, c'est la grande victoire de Cocherel ; la bannière de du Guesclin, portée par le Sire de Matignon, plusieurs fois renversée, y fut relevée par Olivier. Hervé de Mauny, Saint Pern, Tournemine, Coetquen, Québriac, s'y couvrent de gloire. Puis Olivier s'empare de Cherbourg, Carentan, etc.. A la bataille d'Auray, il charpentait terriblement avec sa hache, enthousiasmant ses compagnons par son terrible cri de guerre « Mauny, Mauny » ; effrayant tellement te Comte de Montfort qu'il cru la bataille perdue. Il est fait prisonnier avec Du Guesclin et Beaumanoir. Lors de leur délivrance, ils prennent la croix, projetant d'emmener les grandes compagnies à une nouvelle croisade contre les Turcs. Charles V les dissuade de ce grandiose projet et les dirige sur l'Espagne. Ils y pénètrent la croix blanche sur l'épaule et se battent au cri de « Par Dieu et par Saint-Yves ». En 1366, le Connétable revient en France solliciter des renforts du Roi. Avant son départ, il remet, à Burgos, le commandement de l'armée française à Olivier de Mauny. Celui-ci a sous ses ordres ses frères Alain, Eustache et les frères de Bertrand, Olivier et Guillaume. De Bordeaux, le Prince Noir se porte vers l'Espagne avec trente-cinq mille hommes ; Olivier court à sa rencontre avec 8.000 soldats pour l'empêcher de passer les Pyrénées, mais trahi par Charles le Mauvais il arrive trop tard et l'Anglais affranchi les défilés, Olivier se retourne alors contre le félon, le défait en bataille rangée à Pampelune, s'empare de sa personne, et de plusieurs citadelles navarraises. Après la bataille de Navarette, à laquelle il n'assista pas, Olivier, resté dans le comté de Borgia, y reçut Dom Henry, Roi de Castille, fugitif, et lui facilita le passage en France. Jugeant qu'il ne pourrait garder son prisonnier le Roi de Navarre, il convint de lui accorder la liberté, moyennant trois mille livres de rente, une rançon en argent, et une terre en Normandie. Charles fut donc délivré. Mais étant allé ensuite à Tudelle pour ratifier le traité, Olivier y fut déloyalement arrêté par le Roi ; son frère Eustache tué : et il n'obtint qu'à grand peine la vie sauve. Adieu terre et rançon ! Mais Dom Henry le dédommagea en lui donnant le titre de Comte d'Agrida en Castille avec le domaine de ce nom. C'était l'époque des Châteaux en Espagne. Les hostilités reprirent bientôt de plus belle. Au siège de Tolède, Olivier Du Guesclin commande l'avant-garde, Bertrand le corps de bataille, Olivier de Mauny l'arrière-garde. A la grande victoire de Montiel sur les Maures, mêmes commandements, cependant Hervé de Mauny est à la tête de l'avant-garde. Au siège de Soria, Bertrand de Mauny, fils d'Olivier et filleul de Du Guesclin, monté le premier sur le rempart, y plante l'enseigne de son parrain en criant : « Notre Dame Guesclin ! ». Les Bretons s'emparèrent dans cette campagne d'immenses butins et se distribuèrent les pierreries, joyaux, or, argent, cadeaux du Roi d'Espagne. Puis c'est le retour en France et la reprise de la chasse à l'Anglais, la délivrance de la Normandie, de l'Aunis, du Poitou. A Pontvallain, les chevaliers Bretons montent sur leurs chevaux, se disent adieu l'un à l'autre, frappant leurs poitrines dans le souvenir de leurs dérèglements passés,et recommandant le soin de leurs âmes à leur Créateur qu'ils espéraient voir bénir leurs armes. Ces hommes sont des colosses, témoins les prouesses d'Olivier décapitant d'un coup de hache têtes d'hommes et de chevaux. Bertrand ne va jamais à la bataille sans avoir mangé, trois soupes au vin. La soupe au vin est encore usitée à Rennes. Olivier ne déteste pas les goguenardises. Après avoir tranché, en bataille, la tête du grand maître de l'Ordre de Saint Jacques de Compostelle, il le raille : «,Va porter ta tête à Saint Jacques comme présent ». En 1371 Olivier et son frère Hervé, seigneur de Torigny, en Normandie, sont bannerets. Le Connétable donne à Alain sa terre d'Anneville, près Coutances. Les trois mille lances qui en 1372 font la campagne du Poitou ont pour chefs Mauny, Beaumanoir, Tournemine, Québriac, Coetquen. En 1373, Mauny se sépare cependant du Connétable pour soutenir le parti de Jean, duc de Bretagne, et il s'enferme dans la forteresse de Montmuran qu'il commande au nom de ce dernier. Du Guesclin l'y assiège, mais au moment de donner l'assaut, Olivier se rend à son frère d'armes. Il commande Dinan et y garde sa cousine la comtesse de Penthièvre, veuve de Charles de Blois qui, sollicitée de se rendre auprès du Roi de France, avait résolu d'entreprendre ce voyage. Puis c'est le mariage de Bertrand et de Jeanne de Laval, dame de Tinténiac et Montmuran. Et les immortelles chevauchées continuent. En 1379, Charles V résolut d'annexer la Bretagne. Duguesclin paraît dans le duché à la tête d'une Compagnie de cent lances et de quatre mille archers. Mais les Bretons ont formé une ligue sous les ordres du Sire de Beaumanoir, fils du combattant des Trente, et les compagnons de Du Guesclin, ses vieux gas l'abandonnent. Il s'enferme dans Saint-Malo, et se retire ensuite à Pontorson où il retourne au Roi son épée de Connétable. Le peuple manifeste une telle douleur que Charles la lui renvoie. Il part alors en Guyenne et ce fut sa dernière campagne. Les Bretons, se méfiant du Roi, refusèrent de l'y suivre. Cinquante-deux chevaliers et écuyers bretons lui restèrent seuls fidèles : et parmi eux les de Maunyet Québriac. A Châteauneuf de Randon l'armée française est partagée : en trois corps : Olivier de Mauny commande la gauche, Olivier de Clisson le centre. Le 14 août 1380, Bertrand Dugue'sclin dicte son testament en présence d'Hervé de Mauny et de Jean le Bouteiller de Maupertuis, ses deux témoins. Il reconnaît devoir à Hervé mille livres en or et le désigne pour son exécuteur testamentaire avec son aimée compagne et Messire Olivier de Mauny. La mort de Bertrand plonge l'armée dans une indicible douleur. Sous le commandement d'Olivier de Mauny, les chevaliers bretons mènent le convoi funèbre de leur chef, traversent une partie de la France, déposent ses entrailles dans l'église de Notre-Dame du Puy et arrivent au Mans. Là, les envoyés de Charles V ordonnèrent de le transporter à la basilique de St-Denis où il fut enterré. Olivier porte enfin le coeur de son illustre Cousin en l'Eglise des Jacobins de Dinan. La glorieuse épopée est terminée. Charles VI nomme Olivier son Chambellan, capitaine de DoI et de 50 hommes d'armes en 1381. Puis les hostilités l'engagent avec les Flamands, Le nouveau Connétable de France, Olivier de Clisson à sous ses ordres, Olivier Duguesclin, Olivier de Mauny, Rohan, Malestroit, Combourg, Tinténiac, Beaumanoir. Il défait Philippe d'Actevied à Rosebecque en 1382. Hervé de Mauny est à Courtrai. Jean de Tournemine à Thérouanne. Dès que le chievalier qui portait la bannière la déploya, la brume épaisse se découvrit et le ciel se fit aussi pur et aussi clair qu'on ne l'avait vu de l'année, dont les seigneurs furent moult réjouis : « Miracle ! » crièrent-ils, et les bannières ; les bassinets, les armures, les fers de lances, les pennons et les armoiries d'étinceler -27 Novembre Bretons et Français de tuer les Flamands en fossés, bruyères, par 10, 20, 30... » Ce fut ensuite le pillage de cette riche contrée, remplie d'hôtels, pleins de draps d'or et d'argent. Les pauvres Bretons, éblouis, chargeaient sur des chars, draps, nappes, toiles, coutil, or et argent, vaisselle et plats, et l'envoyaient chez eux par leurs varlets. Le 7 mai 1389, Charles VI fait célébrer en la Basilique de St-Denis un service funèbre en l'honneur de Duguesclin. Olivier de Mauny et Beaumanoir y portèrent les escus.

 

Le seigneur


 

La vie publique du héros breton est terminée, le fameux capitaine se retire à Lesnen et y dicte ses dernières volontés. Ce précieux document, mieux que toutes les histoires officielles, fruit trop souvent de l'imagination ou de l'esprit de parti, nous révèle l'existence d'un seigneur féodal et de son entourage. La paroisse de St-Tbual n'est séparée de celle de Québriac que par Tinténiac. Les Seigneurs de Québriac se croisèrent ; Morvan, l'un d'eux, fut le premier Maréchal de Bretagne. Olivier de Mauny avait contracté mariage avec Marguerite de Québriac qui lui apporta en dot la Seigneurie de Miniac-Morvan, des terres de Pleudihen, Châteauneuf, Saint-Père, Plouasne. Plusieurs enfants, étaient nés de cette union qui semble s'être écoulée aux châteaux de Lesnen et Miniac-Morvan. L'un de leurs fils a pour parrain Charles V, un autre Bertrand du Guesclin. Le 22 janvier 1390, à Lesnen, Olivier dicte son testament à Bertrand de Quoatranhec, tabellion de la Cour de Rennes, devant Guillaume Moison, tabellion de la cour de Dol, évêché dont dépendait St-Thual. Le testateur invoque la Sainte Trinité, met son œuvre sous sa protection et se recommande à la cour du Paradis. Assurer sa sépulture est sa première pensée. Son corps sera déposé en la chapelle de l'église de St-Thual, auprès de Monseigneur son Père et le coeur de Jehan, son fils, prédécédé, placé dans sa châsse avec lui : trait touchant d'amour paternel. Cette chapelle du XIVe siècle, aux deux élégantes arcades de granit sculpté, et fenêtres à meneaux, constituait un bijou gothique. Les tombeaux des seigneurs de Mauny étaient en marbre. Les exécuteurs testamentaires comprennent Alain et Hervé ses frères, Olivier et Charles ses fils, Etienne de Rochefort, son compagnon d'armes. Le grand capitaine songe ensuite aux déshérités et aux institutions charitables. Il lègue aux pauvres, à la condition d'être chrétiens, soixante cottes en drap, trente paires de draps, trente chemises de femme, soixante paires de souliers. Toutes les églises où il a terre, recevront cinq sols. La même libéralité est allouée à l'hôpital, aux églises Saint-Malo, Saint-Sauveur, à Dinan, à celle d'Establéhon de Jouvente-sur-Rance, à l'église Saint-Michel au péril de la mer. Les exécuteurs testamentaires reçoivent mission de veiller à l'acquit des dettes, prouvées par lettres ou encore par serment de tierces personnes : dedans dispositions signifient qu'en Bretagne la preuve par témoins n'était admise que pour les créances ne dépassant pas cinq sous. Tous les siècles se méfient du témoignage humain et cette appréciation n'est point imméritée. L'Evêque de Dol qui prêta à Olivier six cent sols, au temps de son gouvernement de cette place forte sera remboursé. Il ordonne l'exécution du testament de sa femme, passé à quelques mois de là. Doit-on en conclure que le consentement du mari était indispensable ? Détail frappant, Olivier ne s'attendrit pas en parlant de sa noble compagne et il n'emploie aucune expression d'amour voire d'affection ou de simple amitié. Ce chevalier a le coeur dur, Olivier le fils aîné, est intitulé principal héritier ; la baronnie de Marçé en Normandie, toutes les terres en Bretagne et ces domaines étaient considérables à en juger par le lot des autres enfants, lui adviendront. Tout l'or et tout l'argent, sont laissés à Olivier, aussi l'argent dû par Charles VI, si celui ci peut payer, ce dont doute le testateur qui n'a guère confiance dans les finances royales. Mgr Alain de Mauny, frère du grand capitaine, connaît au surplus, ses débiteurs. L'institution du fils aine est grevée des charges suivantes : Le Seigneur de Lesnen songe que Jehanne de Mauny, femme de Colin de Pontbriand, sa soeur, ne fut pas assez appartie à son mariage ; pour réparer cette injustice, Olivier lui versera les cent vingt livres de rente qu'il doit à son père. Il pense ensuite A ses vieux et obscurs serviteurs, héroïques survivants de cent combats ; les coups ont été le partage de ces humbles. « Je donne, dit le testateur, à Hennequin, Erussard, Robinet, pour les bons services qu'ils m'ont rendus, tous mes habits de drap ; à chacun vingt francs. Je veux qu'ils soient à mon fils Olivier qui leur donnera leur vie en l'un de mes Hostels. La mort ne délie pas le lien, le serviteur passe au fils du maître qui lui assurera l'existence jusqu'à son dernier jour. Que ce monde est lointain ! Le père de famille règle ensuite le sort de ses autres enfants. Détachant de ses terres de Bretagne, les trois domaines de Campeneuc, la Saudrais, en Tinténiac ; la Béréchère, en la Baussaine, il les attribue à Charles et Bertrand, ses deux autres fils. Charles héritera encore de la terre de La Haye-Pesnel, en Normandie, de la terre de Blangie. Est-ce Blangie-sous-Arras ? Si Charles n'a lignée de son corps tous ces biens passeront à Bertrand qui jusque-là n'aura rien en perpétuel, mais jouira en simple usufruitier de Campeneuc, la Saudrais et la Béréchère. Les filles ne sont pas oubliées. Marie : «ma fille mariée, aura la terre de Mouazon. Elle me reviendra à moi ou à hoirs au cas où elle n'aurait héritier de son corps ou défaillirait » : décide le testateur. Alaine, ma fille mariée, héritera de la terre en Marcé qui fut acquise de Jehan de Çaville. Elle me reviendra au cas de décès sans postérité. Marguerite, ma fille, recevra en mariant cent livres de rente qui lui seront baillées, à elle ou à son Seigneur le jour de ses noces : 50 livres sur la terre de Blangie, 50 livres sur la terre de la Haye-Pesnel ». Ainsi, au cas de décès des enfants et même des petits enfants, le bien de famille revient toujours à l'héritier principal. C'est l'apogée de la famille, du pouvoir absolu et unique du père. Expéditions longues et lointaines, fêtes et tournois, vie des camps, comment la fragilité humaine n'aurait-elle pas succombé ? Enguerrant, un bâtard, est né d'Olivier au cours de son existence batailleuse, il le dote de dix livres de rente sur Blangie, de dix livres sur la Haye-Pesnel jusqu'à ce qu'il soit bénéficié car il sera d'Eglise. « Je donne, finit-il, au Seigneur de Nottot et à Jean de Vassel pour leurs bons services, trente livres, si Olivier touche mon argent du Roi et je veux que tous ceux qui m'ont servi gentilshommes, chapelains, vicomtes, écuyers, varlets, soient payés ». Quelle était la valeur de l'argent en 1390 ? Une ligne testamentaire, précédée et suivie d'un blanc dans la copie, est ainsi conçue : « Un journal de la métairie de Craon ou vingt francs ». Le Seigneur de Lesnen possédait une métairie à Craon, dans le Maine, et un journal de cette terre, ou demi hectare, valait vingt francs. Olivier de Mauny s'était montré généreux vis-à-vis de ses serviteurs. « Toutes mes lettres tant d'héritages que d'autres choses sont à présent à Mon arche à Miniac », ajoute-t-il. Le Château de Miniac possédait donc ses archives, ou chartriers renfermant les contrats, correspondance et papiers d'Olivier. Et il scelle de son sceau le testament sur lequel les tabellions des cours de Dol et Rennes apposent leurs seings. Nous avons la bonne fortune de posséder également l'acte des dernières volontés de Marguerite de Québriac qui ne présente pas moins d'intérêt en soi et qui complète celui de son mari

 

Marguerite de Québriac


 

La noble dame prend ses dispositions le 9 juillet 1389 et après avoir tracé le signe de la croix elle s'exprime ainsi : « Je, Marguerite de Québriac, dame de Lesnen, infirme de mon corps.et en ferme propos, attendant chaque jour la mort au plaisir de Dieu, de laquelle n'est chacun plus certain ni de l'heure plus incertain, voulant disposer de tout, de dernière volonté, du consentement et autorité de Monseigneur de Lesnen ; mon très cher Seigneur et aimé compagnon, bien délibérée, saine en pensée, et vive dévotion, fais par donne mon testament sur tous les biens que Notre Seigneur m'a donnés ; en la présence de Bertrand de Quoatranhec, tabellion de la cour de Montfort, et de Pierre de Messy, prêtre, recteur de Miniac, mon curé, lesquels à plus grande fermeté, j'ai fait venir et appeler devant moi ». Lignes profondément chrétiennes. Notre Seigneur est le Souverain Maître et dispensateur de tous biens. Sans illusions sur leur importance. Marguerite de Quebriac les quittera sans regrets. Parfaitement résignée, elle attend quotidiennement l'heure où Dieu la détachera du monde. Elle écrit avec la permission et l'approbation préalable de son mari, se plaçant sous l'égide de son autorité. Ne se souvenant plus que des heureuses années, elle a oublié et pardonné les infidélités de ce compagnon dont elle parle avec une respectueuse et touchante tendresse. Ce préambule, tout rempli d'un charme mélancolique, épuisé ; la dame de Lesnen songe à son éternité et à sa sépulture : « ce Je recommande à Dieu, mon créateur, à la glorieuse Vierge Marie, à toute la cour du Paradis, l'âme de moi, quand elle partira de mon corps. Je veux et ordonne que mon corps soit mis en l'Eglise des Frères prédicants de Dinan, Je veux et ordonne que cette chapelle que Mgr mon Père ordonna être fondée pour le salut de son âme et de celle de ses enfants, issus de sa chair et de son sang, soit exécutée et fondée de la somme de 25 livres qu'il a assignée au Chapelain sur une dîmeque j'ai en la paroisse de Plouasne ». La mère de Duguesclin désira être ramenée à Sens, son église natale ; la dame de Lesnen, de même, rejoindra ses Pères dans leur enfeu aux Dominicains de Dinan : C'est là que reposaient les illustres familles du pays : Raguenel, Coëtquen, etc Toutes .... les dettes seront payées par la main des exécuteurs testamentaires, cela va de soi ; et la testatrice pousse la délicatesse et le scrupule en recommandant d'amender même ses torts. Elle comble de cadeaux ses proches. « Je donne et laisse à ma filleule, la tille de Mgr Guillaume Le Bouteiller cent francs, à Jehanne Tournemine, fille du Seigneur de la Hunaudaye, ma chappe et mon mantel long, fourré de menu vair et 7 francs, je lui donne une de mes haquenées et la selle qui plaira. Je donne à Robine de Saint-Meleuc dix francs ; à la demoiselle de Tressaint, mon mantel ; à ma Filleule de Tressaint mes pendants neufs. Je donne à Jehan de Bretagne, que je fis ordonner prêtre, six livres pour son titre de céricature. Je dois à Guillaume Gautier, pelletier à Dinan, la somme de vingt francs, il a lettre de moi ; à Collin Denis dix francs ; à Guillaume Le Chevalier de Dinan, vingt francs. Je veux que ce qui a été levé sur mes hommes leur soit remis.», Le page, Guillaume de Québriac n'est pas oublié, il reçoit, par chacun an de rente à son service, vingt francs. Alain de Québriac ; la femme d'Etienne Le Roux de la Rinaudais percevront leur remboursement de dix francs et de trente sous dix deniers. Suit une distribution d'abondantes aumônes. La chapelle des Jacobins à Dinan héritera de la houppelande de drap d'or ; l'église de Miniac de celle de drap de Damas. Chaque prêtre de Pleudihen, Dinan, Jouvente, recevra vingt sols ; la paroisse de Miniac soixante sols. Les pauvres chrétiens de toutes les paroisses où la dame de Lesnen a des vassaux sont gratifiés de 50 cottes, 50 chemises, 50 paires de souliers : la Fabrique, de cinq sols. Et le testament se termine par cette disposition : Je veux que pour moi soit envoyé en pèlerinage à St-James en Galicie, à Notre-Dame de Rochamadour, à St-Eutrope de Saintes, à St-Fiacre en Brie, à Notre-Dame de Chartres à chaque pèlerinage un pèlerin. Les exécuteurs testamentaires s'appellent Mgr de Lesnen, son mari, Mgr de Coëtquen son parent, Mgr Alain de Mauny, enfin Alain et Guillaume de Québriac seigneur de la Boissière. Puis l'écrit est enfin scellé du sceau de la cour de Rochefort et de l'église de Miniac. Nulle trace des biens de Marguerite de Québriac, nulle distribution à ses enfants. Elle se borne à pourvoir à son salut éternel, à payer des dettes insignifiantes, à laisser des souvenirs aux êtres qu'elle chérit, des largesses aux pauvres et aux églises. C'est que le Seigneur de Lesnen seul pouvait les attribuer aux enfants issus de' son mariage ; ce qu'il fit par son testament. Le fils du modeste baron de Lesnen avait acquis une fortune considérable, comme beaucoup de guerriers de cette époque. Olivier de Clisson notamment. Il vivait entouré d'une petite cour composée d'écuyers, et de dames nobles du pays. Tournemine, Tressaint, Saint Meleuc, Québriac ; et de chapelains et d'officiers de justice : Résidant tantôt à Miniac, tantôt à Lesnen, peut-être à Marcé-sous-Avranches, à son hôtel à Dinan aussi. La dame de Lesnen, fort pieuse, pousse la délicatesse des sentiments, jusqu'à rembourser les vassaux, des aides prélevées légitimement sur eux, d'après le droit féodal, à l'occasion du mariage de ses filles. Jehan, un enfant trouvé, sans doute, lui doit l'éducation et l'accession aux fonctions sacerdotales. Elle est élégante aussi, comme dame de son rang et les pelletiers de Dinan n'ont pas de meilleure cliente. Olivier de Mauny et sa femme ne sont point illettrés, ni sans instruction : « il a lettre de moi, répètent leurs testaments. Dans la grande Salle de Lesnen, pavée de carreaux coloriés et historiés, éclairée de fenêtres ogivales à vitraux peints, meublée de guéridons à bas reliefs, d'armoires sculptées, de bahuts ferrés, de coffres rouges, Olivier raconte ses chevauchées de France et d'Espagne, parle avec admiration et amour du bon Connétable, des Rois de France et d'Angleterre, du Prince Noir, du Roi de Castille, de Charles de Blois et de la duchesse de Penthièvre ; il conte les actions d'éclat, les voyages d'outre mer, décrit les belles cathédrales, les vitraux éblouissants, les aventures des pèlerins, St Jacques de Compostelle, etc.. La dame de Lesnen, coiffée d'un hennin étincelant de pierreries, vêtue d'une robe de cérémonie, composée de 300 martres, de 600 petits gris, de 200 ventres de menus vairs préside la Cour d'Amour. Les éperons d'or des chevaliers résonnent sous les voûtes. Par coquetterie, les dames se découvrent la gorge, les jambes, même le côté. Le paon règne sur la table, couverte de vaisselle d'or et d'argent. Le jongleur joue du tambourin et le trouvère prélude de la harpe la vie de Tristan et Yseut. « Seigneurs, vous plaît-il d'entendre un beau conte d'amour et de mort ? C'est de Tristan et d'Yseut la Reine. Ecoutez comment à grand' joie, à grand deuil,, ils s'aimèrent puis en moururent un même jour, lui par elle, elle par lui. » Le trouvère chante encore les exploits des preux du temps passé, les paladins Roland et Olivier. Rêveurs, les chevaliers revivent leurs propres faits d'armes ou regrettent les lointaines Castillanes, au charmant accueil : on joute, et on tournoie en mai sur l'herbe, les jardins enchantés s'appellent encore : -Le Clos du Roi -L'oeil d'Amour -Les d'Amour -Reine d'Amour.

 

Descendance -vestiges


 

La descendance du glorieux capitaine, en continuant de jouir de la faveur royale, de servir la France, resta fidèle au sol natal. Le 28 décembre 1446, Jehanne de Mauny tient, sur les saints fonts, à Montils-lez-Tours, Charles de France, duc de Guyenne, fils de Charles VII. Compagnons de Jeanne d'Arc, les Mauny, sous les ordres du Connétable de Richemond, bataillent à Patay, Formigny, Castillon, boutant l'Anglais, pour toujours, hors France. A Formigny, Olivier de Mauny engage impétueusement l'action, à la tête du corps d'archers français. Il doit plier sous la supériorité numérique des envahisseurs lorsque l'arrivée des Bretons du Connétable change la défaite en triomphe. Au XVIe siècle, vivent à Lesnen, Campeneuc, la Béréchère, Guillaume, Jehan, Charles, Symon de Mauny. En 1568, Bertranne de Mauny est Dame de Trimer, le Fournet, Pontharrouard. Le 1er août 1610, à Campeneuc, les deux Damoiselles du lieu soulignent fièrement, en leur partage, « issues d'antique chevalerie ». Bâties par Olivier, les tours de la Béréchère, portent les trous de l'arbalète. Son calvaire de granit figure Jésus en croix, la Vierge douloureuse, l'apôtre Jean attentif à la divine parole : « Voici votre Mère ». Au-dessous les quatre évangélistes. A une distance de cette croix, égale à la longueur de St-Pierre de Rome, calvaire identique. Accomplissant ce chemin de croix, le pieux pénitent gagnait ainsi l'indulgence attachée à la visite du sanctuaire de la Ville éternelle, église-Mère de la chrétienté. La croix de Tourdelen, en Saint-Tual, offre à sa base l'écusson d'argent au croissant de gueules, blason du vaillant chevalier. Mais ces dernières années, le temps a fini par avoir raison de l'église gothique de Saint-Tual et de l'enfeu où dormait le cousin de Du Guesclin, son frère d'armes. En 1746, le manoir féodal de Lesnen a cédé la place à une gentilhommière ; le descendant de Marguerite de Québriac a rebâti religieusement, sur les anciens fondements, l'oratoire où sa pieuse aïeule entendait dévotement, à l'aube, la messe de Jehan de Bretagne. La descendance existe encore, dispersée, le nom subsiste : cependant, au pays, il n'est plus porté que par le laboureur, à la fois ancêtre et fils de la Chevalerie. Notes laissées par M. V. Bellenger, Avocat à la Cour de Rennes

 

 

 

 

La Béréchère à la Baussaine (cliché Ouest-France), écussons aux armes de Mauny visibles à Saint Tual (cliché Le Flohic)

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 13:18

 

La maison de Lambilly, d'ancienne chevalerie du duché de Bretagne, réunit tous les avantages qui constituent la noblesse la plus pure, et a toujours compté parmi les principales maisons de cette province si féconde en antiques races nobles. Elle a paru dans les plus vieilles réformations de cette province, et a fait de toute ancienneté, ses partages suivant l'assise du comte Geoffroy, c'est-à-dire l'ordonnance de Geoffroy, duc de Bretagne, de l'an née 1185, sur celui des enfants des barons et autres nobles de son duché.  (Chérin, Preuves de cour de la maison de Lambilly.) Cette coutume ne regardait que les maisons des anciens barons et chevaliers, et, selon d'Argentré, « ne s'étendit sur toutes les familles nobles de Bretagne qu'en 1452 ou 1456. » (Armoriai de d'Hozier, IIe registre, Généalogie de Lambilly.) Enfin, comme dernière consécration de l'antiquité de sa noblesse, elle a fait ses preuves de cour, en vertu desquelles deux de ses membres ont eu l'honneur de monter dans les carrosses du roi, en 1780 et 1786, et dont le manuscrit est conservé au cabinet des titres de la Bibliothèque impériale. La maison de Lambilly, en latin de Lembileio, tire son nom de la seigneurie de Lambilly, près Ploërmel, dont la possession remonte à un temps immémorial, et qui dès l'an 1600 avait le droit de haute, moyenne et basse justice ; elle relevait directement des ducs de Bretagne et en suite des rois de France (depuis la réunion de la Bretagne à la couronne), ainsi que l'attestent les aveux rendus à diverses époques par les seigneurs de Lambilly. Elle a en outre possédé successivement les vicomtés de Kervéno et du Broutay, et la baronnie de Kergroix, terres qui se trouvaient encore dans sa possession en 1789. Le nom de Lambilly s'est écrit aussi dans les anciens titres Lembili, Lambilli, etc.; mais depuis longtemps l'orthographe actuelle a prévalu. Cette ancienne famille s'est alliée en Bretagne à celles de Beaumanoir, la Motte, la Soraye, Castel. Boisjagu, Quélen la Vauguyon, Giffart, Saint-Brieuc, du Houx, Rogier, Magon, Ruellant du Tiercent, la Forest d'Armaillé, Rosily, de Langle, Perron du Quengo, Robiou de Troguindy, Roquefeuil, Harscouët de Saint-Georges, la Motte-Rouge, des Grées, Martel, Rosnyvinen de Piré, Sesmaisons, etc.

 
 

-Payen de Lambilly, premier auteur connu de sa maison, vivait en 1180; il figure comme témoin dans une charte de donation faite par Alain de Kergariou, trésorier de Fougères à l'église de Rennes du temps de Philippe, évêque de Rennes, qui occupa ce siège de 1179 à 1181 : « Teslibus Pagano de Lembileio, Galtero de Brolio et aliis pluribus. » (Original aux archives de la maison de Kergariou.)


 

-Un autre seigneur de Lambilly se trouvait au nombre des croisés bretons qui suivirent saint Louis en Palestine en 1248. (Nobiliaire de Bretagne, par de Courcy.)


 

-Guillaume, seigneur de Lambilly, auquel remonte la filiation des preuves de cour, vivait en 1360 ; il était qualifié Monseignour, et fut père de Jean, qui suit, et d'Olivier de Lambilly, seigneur de la Motte, un des gentilshommes qui accompagnèrent en 1419 Richard de Bretagne, frère du duc Jean V, dans son expédition à Saint-Aubin du Cormier, et dans son voyage en France. (Dom Lobineau, Histoire de Bretagne.)

 

-Jean, seigneur de Lambilly, de Cresmenant et de la Soraye, fils aîné de Guillaume, et qualifié Monseignour comme son père, prit part aux guerres de la succession du duché de Bretagne entre les Penthièvre et les Montfort ; il suivit le parti de ces derniers, et le duc Jean V l'honora de la dignité de « grand chamberlan et l'ung des premiers gentilshommes de sa chambre et messon, » par lettres patentes du 16 décembre 1415, « pour les louables plaisirs et honneurs qu'il lui avait faits dans les dernières guerres et pour plusieurs actions dignes de mémoire. » (Arrêt de la réformation de 1668, et d'Hozier, tome II.) Il est mentionné dans la réformation de 1426, la plus ancienne de toutes, et avait épousé Olive de la Soraye, d'une des plus anciennes maisons de Bretagne, fondue depuis dans celle de Malestroit.


 

-Jean, son fils, seigneur de Lambilly, de Cresmenant, de la Soraye et de la Ville des Nachés, avait épousé Isabeau de Castel, petite-fille par Jeanne de Bernéan, sa mère, de Marie Raguenel, de la même famille que Tiphaine Raguenel, femme du célèbre connétable Bertrand du Guesclin (voir le château de la Bellière à la Vicomté sur Rance). Il transigea le 28 avril 1452 avec Geoffroy de Beaumanoir, son beau-frère, au sujet du partage des biens de son père, encore vivant. Il fit le 30 mars 1475, avec ses frères Guillaume et Philippe de Lambilly, le partage des biens de ses père et mère, pour lequel Guillaume de Coëtlogon fut choisi pour arbitre.

 

 

-Robert, seigneur de Lambilly, de la Ville des Nachés et de la Soraye, fils aîné de Jean qui précède, fut capitaine général des francs archers de l'évêché de Vannes (1484) et des arbalétriers à cheval du même évêché (1489), comme on le voit par diverses lettres du duc Français II et de la duchesse Anne à ce seigneur ; par l'une d'elles, en date du 28 mai 1484, le duc lui ordonne d'aller abattre les châteaux des révoltés. Il fut nommé également par le duc pour faire la montre des nobles de l'évêché de Vannes, en 1487, (Dom Morice, Histoire de Bretagne.) Il avait épousé : 1° Catherine du Boisjagu, dont il n'eut pas d'enfants ; 2° Hélène de Quélen du Broutay, dont le frère Jean de Quélen fut la tige des ducs de la Vauguyon, princes de Carency, marquis de Saint-Mégrin.


 

-Jacques, frère de Robert, faisait partie de la garde du duc François II sous les ordres du sire de Rieux, maréchal de Bretagne ; il fut, ainsi que ce dernier, du nombre des seigneurs bretons qui, mécontents des excès de Pierrè Landais (voir Pierre Landais trésorier général de Bretagne), trésorier et ministre du duc François II, se liguèrent contre ce personnage (Dom Morice, t. III, p. 434.) ; il fut tué au siège de Brest en 1489, et inhumé dans l'église de Notre-Dame du Folgoët.


 

-Yves, fils de Robert et d'Hélène de Quélen, épousa en 1509 Jeanne Giffart (voir Le château de la Roche-Giffart), de la maison des marquis de la Marzelière, vicomtes du Fretay, l'une des plus illustres familles de Bretagne. Yves et Jean son frère avaient eu pour tuteur Pierre de la Marzelière, leur parent, qui rendit hommage au roi en leur nom.


 

-Pierre, fils d'Yves et Seigneur de Lambilly, de la Ville de Nachés, du Bois-Héliot et de la Soraye, fournit au roi François Ier en 1540 l'aveu et dénombrement de ses biens. Il fit réduire le nombre des notaires de ses juridictions parles commissions des états et du parlement, le 1er août 1540, à trois notaires pour les terres de Lambilly et de la Ville des Nachés, et à deux pour la Soraye.


 

-Guillaume de Lambilly, seigneur dudit lieu et de la Ville des Nachés, baron de Kergroix, épousa, le 1er juin 1644, Suzanne Rogier, fille de Pierre Rogier du Crévy et de Jeanne des Cartes, de la famille du célèbre philosophe des Cartes. Le roi lui accorda la permission d établir au bourg de Remungol , évêché de Vannes, relevant de sa baronnie de Kergroix, un marché tous les mardis et deux foires par an. Quelque temps après les peuples de la Bretagne s'étant soulevés, Guillaume sut « conserver ses paroisses dans la fidélité, » ce dont le remercia, au nom du roi, le duc de Chaulnes, gouverneur de la Bretagne, par une lettre du 15 octobre 1687 (d'Hozier). Guillaume fut élu par la noblesse pour présider les États de Bretagne à Saint-Brieuc (1687), en l'absence du duc de Rohan, président de droit comme, baron de Léon (Toussaint de Saint-Luc). Un des frères de Guillaume qui servait dans la maison du roi fut tué devant Pavie en 1655, comme l'apprend à sa famille une lettre du chevalier de Quélen du Broutay, son cousin. Il avait été, ainsi que Pierre son fils, déclare issu d'ancienne extraction noble, par arrêt de la chambre de la réformation de Bretagne du 17 novembre 1668.

 

-Pierre-Joseph, comte de Lambilly, seigneur de Kergroix et du Broutay, page de la grande écurie du roi en 1695, puis conseiller au parlement de Bretagne, s'y distingua par la fermeté avec laquelle il défendit les anciens privilèges de la province contre le régent, qui le punit de son énergie par un exil momentané (1718). Il reçut à son retour une députation des États officiellement, chargée de le complimenter au nom des trois ordres. Une portion de la noblesse bretonne ayant fini par en appeler aux armes, elle mit à sa tête MM. de Pontcallec, de Rohan-Poulduc, de Lambilly, de Talhouet, etc (voir Les troubles en Bretagne sous la Régence, page n° 1 - Les troubles en Bretagne sous la Régence, page n° 2 - Les troubles en Bretagne sous la Régence, page n° 3 - Les troubles en Bretagne sous la Régence, page n° 4 - Les troubles en Bretagne sous la Régence, page n° 5 - Les troubles en Bretagne sous la Régence, page n° 6). Le comte de Lambilly, sous le surnom de maître Pierre, en était le chef dans l'évêché de Saint-Malo (Lemontey, Hist. de la Régence). La conjuration ayant été découverte, il parvint à s'échapper et se retira à la cour du roi d'Espagne, qui le chargea de plusieurs missions importantes et lui donna le brevet de gentilhomme de sa chambre en mars 1720. Condamné par contumace, il fut décapité en effigie, avec 15 autres gentilshommes bretons également en fuite, sur la place du Bouffay, à Nantes, le 26 mars 1720, le jour même où étaient exécutés le marquis de Pontcallec, MM. de Montlouis, du Couédic et Lemoyne de Talhouet, qui avaient été arrêtés. Deux de ses fils, pages de la grande écurie du roi, puis officiers aux gardes-françaises, furent tués, l'un à la bataille de Dettingen et l'autre à celle de Fontenoy. Pierre-Laurent, son fils aîné, marquis de Lambilly, seigneur de Kergroix et du Broutay, avait épousé Laurence-Thérèse Magon de la Ballue, et fut inhumé, ainsi que sa mère Hélène-Céleste Magon de la Lande, dans le choeur de l'église Toussaint de Rennes.


 

-Pierre-Laurent-Marie, son fils, marquis de Lambilly, seigneur de Kergroix, Kervéno, le Manéguen, Keraron, la Rivière Brehaut et Morgan, épousa le 28 avril 1753 Françoise-Thérèse-Jacquette de la Forest-d'Armaillé, fille de René-Gabriel de la Forest, comte d'Armaillé, et de Françoise Huart; il eut de ce mariage :


 

1° Pierre-Gabriel-François, marquis de Lambilly, officier au régiment des gardes françaises, qui a monté dans les carrosses du roi le 8 juin 1780 (manuscrits de la Bibliothèque impériale, archives de l'Empire), et qui épousa, le 14 mai 1786, au château de Versailles. Anne-Henriette-Françoise de Rosily, fille du marquis de Rosily et d'Alme-Henriette-Perrine de Becdelièvre, dont il a laissé quatre filles et un fils : Thomas- Hippolyte, chef actuel de la famille ;


 

2° Laurence-Gabrielle de Lambilly, mariée le 23 avril 1773 au comte le Vallois de Séréac ;


 

3° Laurent-Xavier-Martin de Lambilly, dit le chevalier de Lambilly, officier aux gardes- françaises, admis aux honneurs de la cour le 24 mars 1786, qui épousa en Angleterre, pendant l'émigration, Marie Fifield. et fut la tige de la branche cadette ;


 

4° Robert-Joseph-Guillaume de Lambilly, dit le chevalier du Broutay, officier aux gardes-françaises, qui, d'Émilie Feudé remariée depuis au comte de Martel, n'a laissé qu'une fille Laure de Lambilly ;


 

5° Auguste-Pierre-François de Lambilly, dit le chevalier de Kervéno, officier au régiment du roi, infanterie, tué dans les guerres des chouans ;


 

6° Félicité-Marie de Lambilly ;


 

7° Marie-Victoire de Lambilly, mariée le 9 juin 1787 au comte Moisan de la Villeirôuet ;


 

8° Marie-Euphrosine de Lambilly, mariée au comte de la Vigne-Dampierre.

 

 

 

En consultant les Registres paroissiaux de Sévignac, manifestement des cadets de cette maison s'y étaient fixés, toutefois, ils étaient déjà tombés dans la roture comme nombre de puînés. Du reste en cette même localité, les de Lambily ont laissé leur emprunte toponymique à travers ce lieu, connu dès le XVe siècle et mentionné à travers les réformations nobiliaires : la Ville-Billy, lieu à présent disparu situé au sud ouest du Bois Raullet, ce fief était possédé en 1428 par Olivier Le Berruyer et en 1475 par le même Ollivier Le Berruyer.  En 1628, Un représentant robin, maître Allain Mallet est donné sieur de la Ville-Billy. Document ci-après. A en croire deux dictons locaux, l'endroit devait être riche :


 

- «  A la fontaine de la Ville-Billy, aux vêpres des Rameaux, l'or y remonte à flots »


 

-Une Ville-Billy, une Ville-Baron, une Ville Durant, valent plus chers que cent Dinan. »


 

Une représentante de cette famille de Lambily, Mme Berhault, native de Rouillac -jadis quartier de Sévignac, était vulgairement désignée par les anciens « la Bily », en réalité elle était née Delambily, elle s'éteignit à la Vallée-Blosse à la fin du XXe siècle ; d'autres représentant de cette famille ont un temps vécus à la Fosselière.

LE COURTIL Briand ou Pirault (sic) conten.t trois quart de journal, joignant du bout vers orient au chemin qui conduit de la Ville Bily à Saint Trilac, du midy au Clos de la Croix, de François Gesret, d'occident au Fresche de la Ville Bily. DEUX quantités dans le clos de la Croix de la Ville-Baron celle dudit Pierre Gesret entre, contenant un journal, trente cordes joignant du costé d'orient et du bout vers midy au chemin qui conduit de la Ville Baron à la Ville Bily, d'occident au clos de devant du dit François Gesret du bout du nord au dit courtil Briand, sur lesquels héritages est deub un quart seigle et trois sols deniers monnois. Extrait d'un rentier de 1756 

 

 

 

 

Mention de Maître Allain Mallet, sieur de la Ville-Billy

 

 

 

Armoiries Le Berruyer et Mallet. Le lieu disparu de la Ville-Billy apparaît sur la carte ainsi qu'à travers ce parcellaire

 

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 08:11

 

 

 

 

 

Sur l'aire à battre :

 Fourches, balais éparpillés

Bruit, vacarme, hommes saouls.

Le tas de paille menace de s'écrouler

Étayé par deux ou trois échelles.

 

Dans la cour :

 Claquant des ailes

Le coq chante sur le tas de balle

Les poules accourent à tire-d'aile

Étonnées du repas qu'on leur sert.

 

Au grenier   :

Cette année la moisson est abondante

Les tas sont hauts. Du travail pour mélanger

L'escalier est jonché de blé roux

L'homme au grain a-t-il crevé un sac ?

 

A la maison :

Les hommes remplissent deux tables

Sus aux cuisinières

Le grand chien d'Anton. Le petit chien de Paol

Rongent des os sous la table.

 

En chemin :

Le champ de Kerdrubuilh est nettoyé

Les hommes chantent sur le chemin

Chapeau de paille couvert de poussičre

Barbes jaunes dans leurs cheveux roux.

 

Sur le seuil  :

Fini le bruit, tout le monde est parti

Allons faire la vaisselle

Il faut laver. Il faut essuyer

Il faut nettoyer. Il faut balayer.

 

A mi-voix :

 Finie la moisson, fini le battage

Demain dimanche, repos 


 

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 07:43

 

 

 

 

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 07:36
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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 18:09

 

 

 

Armoiries de Quédillac, gisant à l'église de Quédillac et ancien manoir de la Grand-Cour, jadis, propriété de la famille de Quédillac. A proximité de l'église Saint-Pierre de Taden, se dresse le manoir de la Grandcour, il a fier allure. Remontant au XIVe siècle, ce logis porche présente une splendide tour qui abrite un escalier de pierre en colimaçon, il desservait dit-on trois salles, et la plus haute était pourvue d'une tribune d'où le seigneur du lieu s'adressait à ses convives alors en contrebas. Au sommet de cette tour nous dit Mahurin Monier, on découvre « la plaine de Taden. »

 

De Quédillac : Maison de vieille race, qui a donné ou emprunté son nom à la terre seigneuriale de Quédillac, évêché de Saint-Malo. -Sur un sceau de 1390 : d'argent à trois fasces de gueules ; Guy le Borgne lui donne : de gueules à trois bandes d'argent, suivant M. de Molac. qui marque (que) dans l'esglise paroichialle de Taden, près Dinan,en la grande vitre. est représente un homme à genouil, qui a lesdites armes, et est escrit Geffroy de Quédillac, fondateur de cette église l'an 1287 Les anciennes réformations mentionnent les seigneurs de Quédillac comme étant d'ancienne noblesse. Ils figurent à celle de 1427 avec les gentilshommes de la paroisse de Taden, même évêché. S'ils sont éteints depuis longtemps, leur nom vit encore et vivra longtemps dans l'histoire ecclésiastique et militaire de Bretagne. En effet, ils ont fourni :

 

I. A l'Église :

 

-Amitte ou Jamette de Quédillac, consacrée abbesse de Saint-Georges de Rennes en 1270, morte en 1274 ou 1275 ; Jamette transigea en 1274, avec les chanoines de Dol, pour les dîmes de la paroisse de Sainl-Georges-de-Gubaingné au même diocèse.

 

-Jeanne de Quédillac, abbesse de Saint-Sulpice en 1450, morte en 1461 ; Jeanne de Quedillac rendit en 1450 aveu à la comtesse de Laval, dame de Vitré, pour les biens de son monastère dépendants de cette dame. Elle mourut le 15 avril 1461.

 

-Jean de Quédillac, abbé de Beaugerais  & de Saint-Julien, évêché de Tours ; il en fut abbé de 1482 à 1515


 

II. A la profession des armes :


En 1248, Macé -alias Mathieu de Quédillac s'associa à Geoffroy du Plessis de Mauron, Hervé le Clerc et Guillaume du Chatellier pour le fret d'un navire qui les transportât de Chypre à Damiette. (Charte de Nymoc.)

 

Alain de Quédillac, alloué  de Rohan en 1293

 

Alain de Quédillac, l'un des quatorze seigneurs bretons exécutés à Paris avec -Olivier de Clisson, en 1343, par ordre de Philippe VI de Valois (D. Mor., liv. VI, p. 269) eust la teste tranchée, suivant l'histoire de le Baud : En ce mesme an aussi furent prins jusques à dix Chevaliers, & autres nobles hommes de Bretagne,qui avoient servie la Comtesse de Montfort en sa guerre, contre Monsieur Charles de Blois, durant la prinson du Comte de Montfort son mary : C'est à sçavoir, Missire Geffroy de Malestroict , 8c Miſſire Jean de Malestroict son fils, Missire Jean de Montaulban, Missire Allain de Quidillac, Missire Denys du Plesseix, Guillaume des Brieux & ses deux freres, Jean Malart & Jean de Senedavy, tous lesquels furent menez à Paris, & leur fut imposé qu'ils avoient faites rapines & occisions, & avoient porté conseil, faveur & aide au Roy d'Angleterre, & à Missire Robert d’Artois, quand ils vindrent en Bretagne. Pour lesquelles choses, ou, mois de Novembre, la vigille de Sainct André, ils furent mis hors du Chastellet de Paris, & trainez jusques aux Halles, où ils eurent les testes couppees ; puis apres furent leurs corps trainez au gibet,& là pendus….Quand Edouard le Roy d'Angleterre entendit la mort dudit Comte de Montſort,il en fut moult dolent: Et lors, combien qu'il procedast à la guerre contre Philippes Roy de France pour la trieve qu'il avoit rompuë, & la deffiance qu'il luy avoit faite pour cause de la mort de onze Gentils-Hommes Bretons, que ledit Philippes avoit fait decapiter à Paris ,(voir Guerre de Succession de Bretagne.)

 

1381 Jehan de Quédillac et Jehanne, sa femme, et Olivier de Liniac. chevalier, et Agathe, sa femme, donnèrent a l'abbaye de Prières un moulin et des rentes qui estoient à leurs femmes.

 

1390, Robin de Quédillac. Sceau ~Fascé de 8 pièces, il apparaît en qualité d'écuyer à la montre nobiliaire de du-Guesclin, le premier jour d'octobre l'an 1271, et en 1399, Robin de Quédillac, était capitaine du chasteau et ville de Dol pour le Duc.

 

 

 

Décembre 1407, mandement du duc Jean V :

Mandement de poier à Rolland de Quedillac et à Bertran Boetart, à chascun 15 l , à valloir sur leurs gages.

 

-En 1440, Geffroy de Quedillac est donné sieur de Taden

 

-Robert de Quédillac assista au mariage du connétable Arthur de Richemont avec Jeanne d'Albret, en 1442 : En l'an 1442.. au mois d’Aoust, espousa Monseigneur le Comte de Richemont Connestable de France, Jeanne fille de Monsieur de Labret, niepce du Comte de la Marche ; & en furent les nopces à Nerac. Et en celuy propre mois, le vingt-huictiesme jour, trespassa de ce siecle le Duc Jean de Bretaigne, ou manoir dela Tousche, prés la cité de Nantes (voir Gilles de Bretagne, page n° 1)


 

1458, Guillaume de Quédillac aîant este tué, Guillaume le Voter eust ordre de demeurer en arrest en la maison du Vauclerc, & Rennes, jusqu'à la fin du procès.

 

1458, Mre Robert de Quédillac et sa compagne eurent une sauvegarde.

 

-Bertrand. de Quédillac, l'un des guerriers bretons renfermés dans Dinan, lorsque la Trémoille en fit le siége en 1488 (D. Taill., liv. xv , p. 185). Cy ensuivent les points & articles parlés & divisés par l'appointé & traitté entre tres-redouté & tres-puissant Sire le Sire de Rohan d’une partie, & Messire Amaury de la Mouss aye sieur dudit lieu, Maistre Rolland du Breil] sieur de Raye Seneschal de Rennes, Thomas de Webzine sieur dudit lieu, Jehan Chesnel sieur de Maillechat Lieutenant du Capitaine de la ville de Dinan, Maiſtre Guillaume de la Vallée Alloüé, & Charles du Breil Procureur dudit lieu, Messire Bertrand de Quedilac sieur de Taden, Messire Gilles Ferré sieur de la Garaye, Guion de Vandel sieur dudit lieu, Pierre de Plouer sieur dudit lieu, Guillaume de la Bouexiere sieur de Montfort, Hervé Pastau, Jehan d’Yvignac sieur dudit lieu, Auffroi de la Motte, Pierre d’Espinay sieur de la Ville-Gillouart, Guillaume le Gac sieur du Plesseix, Guillaume de la Bouexiere sieur de Lannoy Baudoin, Gilles Hingant, Jehan Ruffier du Coban, Henri de Launay, Geoffroy le Sage, Jehan le Reboux, Jehan Gerard, Guillaume, & Jehan de Villermaye, Robert Coupliere, Maistre Bertrand de Porcon, Jehan de Tremigon, René Avaleuc, Alain du Bois-Adam, Olivier de Pelineuc, Briand de Plumaugat, Bertrand de la Vallée, Nobles, Capitaines & Gens d'armes estans à. present à la garde & garnison de ladite Ville, Guillaume Chollet, Guillaume Lambert, François Mucet, Jehan Fontenay, &c. Bourgeois, mamans & habitans de ladite ville de Dinan, representans la maire & plus saine partie d’iceux Bourgeois, manans & habitans dudit lieu, d'autre partie, touchant la composition des Ville & Adiaconé de Dinan.

 

XXVII juillet 1517, nobles homs messire Bertrand de Quédillac en son vivant seigneur de Taden, décéda; laissa veuve dame Catherine de Chasteaubriand, sa femme,et eust son herittere principale et noble, damoiselle Catherine de Quédillac, femme de noble escuyer Bertrand Ferré, seigneur de la Garaye. Son rachapt payé à Dinan. Bertrand de Quédillac en son vivant sieur de Taden 200 livres de revenu) : excusé, car appartenant à une compagnie d'ordonnance ; Bertrand de Quédillac, chevalier seigneur de Tadain a deux métairies nobles de toute ancienneté et y a deux métayers plus un emplacement et quelques terres nobles aqcuises de Jean Guillaume y demeure (Réformation de 1513)

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 20:10

 

 

 

 

Le manoir de Boutron autre possession des seigneurs de Langevinaye, l'emplacement du manoir et de la chapelle disparus de Langevinaye. (Le coureur cycliste Bernard Hinault disposa un temps de la ferme de la Lanjuinais, et il y demeure encore, en réalité, c'est Langevinaye). Armoiries de Beaumanoir, d'Yvignac, du Breil, de Boiséon,de la Bourdonnaye-Montluc, Ferron.

Située à environ 1.000 mètres à l'Ouest du Bourg de Calorguen, la seigneurie aujourd'hui disparue de l'Angevinaye disposait du droit de haute, de moyenne et de basse justice. C'est au sein de la Maison de Beaumanoir (voir La famille de Beaumanoir) qu'il faut rechercher les premiers possesseurs de cette terre du XIIIe au XVe siècle : Guillaume de Beaumanoir, par lequel il commence cette branche, étoit le second fils de Robert de Beaumanoir & de Thiennette du Besso. L'hist. des grands officiers ne fait que copier Augustin du Paz. Dans ce syſtème, on ne comprend point pourquoi led. Guillaume est qualifié sr de Boisbilly, de Langevinaye & de Kalorgon, qui n'ont appartenu, ni au Beaumanoir, ni à la Besso, au lieu que ces difficultés disparoissent, en suivant le fil des preuves produites, lorsque Jean IV de Beaumanoir, marquis de Lavardin, maréchal de France, fut fait chev. des ordres du roi. Robert de Beaumanoir, auteur des sgrs de Lavardin, étoit probablement fils de Robert I, sire de Beaumanoir. Il fut chev. fr de Kalorgon & autres lieux ; comme il appert par un acte de l'an 1270 ; par un contrat de vente à son profit, de l'an 1278 : par un autre contrat de la même année ; & par un acte de 1284. La généalogie manuscrite des Beaumanoir, le qualifie chev. sr de Langevinaye, près de Becherel, maréchal de Bretagne ; & ajoute qu'il vivoit en 1278, & qu'il épousa une fille du sr de Rochefort. Il appert par les dénomb. servis à Guillaume de Beaumanoir, son arriere petit-fils, qu'il eut pour fils le suivant Robin de Beaumanoir, écuyer, qui succéda au susd. Robert son pere, en la sgrie de Kalorgon (Calorguen) ; comme il appert par plusieurs titres d'obéissance à lui faite ès années 1312 & suivantes. Il est qualifié chev. dans trois actes. Il vivoit en 1316, & épousa dlle Marguerite Griffier. La généalogie manuscrite des Beaumanoir le qualifie sieur de Langevinaye, & nomme son épouse Marie de Greffier. Il appert par les dénombremens servis à 1326 1341.

 

Lors de la Réformation de 1513, deux familles se partageaient cette seigneurie, d'une part la famille d'Yvignac, alors nommée d'Evignac, et la famille du Breil. Olivier d'Ivignac, sr de Langevinaye, y a bois et met. Charles du Breil, sr de Langevinaye, de Beaumanoir, y a bois et metairie. Julien d'Yvignac époux de Françoise Ferré (voir Les possesseurs de la Ville-es-Blancs en Sévignac, page n° 3). Ils eurent entre autres enfants Jeanne & Gillesd'Yvignac.


 

-Damoiselle Jeanne d'Evignac, de la Maison de l'Angevinais épousa, en 1596 René Ferron de la Ferronnay (voir La famille Ferron de La Ferronnays, page n° 1)


 

-Gilles d'Yvignac, ensépulturé dans l'église de Calorguen, le « vingt et cinquième du jour de mars mil & six centz dix neuf » -acte ci dessous.

 

 

 

 

Uni avec Damoiselle Jeanne Gouyon, il laissait pour héritier Esprit-Pierre d'Yvignac, seigneur de Lanjevinais et de la Motte-Beaumanoir. Hyacinthe d'Yvignac, seigneur de Langevinais, lieu de sa résidence, ainsi que du manoir de Boutron, et de la Motte-Beaumanoir, en même temps que propriétaire de la métairie de la Ville-ès-Rays, et de trois bailliages, l'ensemble valant 400 livres de rente. Hyacinthe d'Yvignac fut marié avec Damoiselle Françoise Ferron, qui fut la dernière représentante de la branche de Boutron, aînée de celle du Chesne. François d'Yvignac, apparaît au sein de la juridiction de Langevinais, comme demeurant au Bois-Frouger, en Pleudihen, et propriétaire de la prairie de la Saudraie et du petit moulin de Boutron, le tout valant 100 livres de rente. La très ancienne maison d'Yvignac, s'est éteinte au XVIIe siècle en la personne de Charles, comte d'Yvignac, seigneur de Langevinais en Calorguen, marié à une soeur du président de Montbourcher. En 1727, la famille de Boiséon était présente à Langevinaie, puis s'y succédèrent les familles de la Bourdonnaye-Montluc et par acquêt en 1735, la famille Ferron.


 

Actes émanant de la juridiction de Langevinaye :

 

1551-1745. Fief., vente d'une pièce de terre en la paroisse de Plouasne, sur les vallées du Néal et relevant de la seigneurie de Langevinais, en la paroisse de Calorguen, qui appartient au sieur d'Yvignac (1551). Aveu fourni à Hyacinthe-Anne d'Yvignac, à cause de ses seigneuries de Langevinais et de Boutron sises en la paroisse de Calorguen, par René Fouéré, sieur de Cambeuf, pour une maison avec ses dépendances au baillage de la Giraudais en 1703 ; autre aveu rendu en 1740 à Estienne Lesquen-Largentais, et à Jeanne Bordeaux, sa femme, seigneur et dame de Langevinais et de Boutron, pour deux seillons de terre situés dans le Bois-au-Clair, etc. (en 1790, la terre de Langevinais appartient à Etienne Ferron, sieur du Chesne).

 

1744-1789 -Audiences de plaids généraux tenus aux bourgs de Calorguen et de Saint-Juvat, au village de Beaumanour etc, par maîtres Nogues et Samson du Gage, sénéchaux. Mandement de la charge de notaire et procureur accordés à Mathurin Biffard et Jean-Marie Leclerc, par messire Etienne Ferron, chevalier, seigneur du Chêne-Ferron et de Langevinais. Réception de maître Philippe Alberge en qualité de procureur-fiscal. -Adjudication à Guillaume Ramard, pour la somme de 435 livres des biens dépendants de la succession de messire René Gallée -Déclaration du décès de Pierre Lesvier et renonciation faite par son frère à ses droits dans la succession. Dépôt fait au greffe de la Cour par maître Lorre, greffier de Langevinais, de plusieurs registres d'audiences de ladite juridiction, etc.


 

1773-1789- La succession abandonnée de messire René Gallet, décédé recteur de Ros-sur-Couesnon, et possédant des biens sous les fiefs de la Ferronnais et de Langevinais.


 

1775-1789- Procédures concernant un droit de passage sur deux pièces de terre situées en la paroisse de Saint-Juvat, et conduisant au Clos des Petits-Champs ; la séparation de corps et de biens prononcée entre Jeanne Plancher et Louis de Cargouët, écuyer ; la succession abandonnée de missire Jean Gallée, décédé recteur de Roz sur Couesnon, et possédait des biens sous les fiefs de la Ferronnais et Langevinais.


 

Transaction faite le 7e de may de l'an 1587, entre nobles homs Jean du Breil, seigr de Pontbriand, demeurant au lieu et manoir du Pontbriand, dans la paroisse de Pleurtuit, d'une part, et Julien du Breil, escr, son frère puisné, sr du Boisruffier, demeurant au lieu de Langevinaie, paroisse de Calorguen, par laquelle transaction lesdits srs du Pontbriand et du Boisruffier terminent les.difficultés qu'ils avoient entre eux sur ceque ledit Julien du Breil, escr, vouloit poursuivre ledit nobles homs Jean du Breil, seigr de Pontbriand, son frère aîné et héritier principal et noble de feus nobles et puissants Mre Julien du Breil, chevalier de l'ordre du Roy, et dame Marie Ferré, sa femme, seigr et dame dudit lieu de Pontbriand, du Pin et du Boisruffier, lesquels estaient morts, sçavoir ladite dame Marie Ferré il y avoit environ sept ans, et ledit Julien de Pontbriand il y avoit aussi trois mois, et avoient laissé des maisons, terres et seigneuries et autres biens en valeur de 2,000 escus de rente et des meubles pour 4,000 escus, desquels biens et meubles ledit Julien du Breil soutenoit que sondit frère aîné s'estait emparé sans lui en avoir donné la part qui lui appartenoit suivant la coutume et qui consistait dans la septième partie du tiers des mêmes biens, eu égard au nombre des juveigneurs de ladite maison de Pontbriand, et que lesdites successions estaient nobles et avantageuses ; à quoi ledit Jean du Breil répliquoit qu'il ne disputait point que sondit frère ne dût avoir la septième partie dans un tiers de la succession de leurdit feu père, mais qu'à l'égard de celle de leur dite feue mère, il ne pouvoit y prétendre qu'une huitième partie dans un tiers, parce que, depuis le décès de ladite dame et avant celui de leurdit père, Louis du Breil, aussi l'un de leurs frères, estait aussi mort et que sa succession appartenoit à lui ledit Jean du Breil, comme succession collatérale ; qu'au surplus les biens dont il s'agissoit n'estoient pas d'une aussi grande valeur que ledit Julien du Breil le prétendoit, d'autant qu'outre les ruines des bâtiments, ils étaient encore chargés du douaire de dame Julienne de la Villéon, veuve dudit feu sr de Pontbriand, qui l'avoit espousée en secondes noces, et de la somme de 300 l. de rente que ledit feu sr du Breil en mariant ledit Jean du Breil, son fils aîné, avec feu demoiselle Claude de Brullon fille de la maison de la Muce, avoit promis d'assigner à ladite demoiselle pour les deniers qu'elle avoit apportés en mariage audit Jean du Breil, etc... Sur toutes lesquelles contestations lesdits frères s'estant conciliés, après avoir reconnu que les successions dont il s'agissoit étoient nobles et de gouvernement noble et avantageux et que leurs prédécesseurs s'estoient, de tout temps immémorial, régis et gouvernés au fait de leurs partages selon l'assise et constitution du comte Geoffroy, ledit Jean du Breil, sr du Pontbriand, fils aîné et héritier principal de sesdits père et mère, pour demeurer quitte envers sondit frère du droit qui lui appartenoit dans leurs successions,promet de lui donner la somme de 233 l. 6s 8d de rente, rachetable par celle 2,333 escus 1/2, sur laquelle il lui paie comptant la somme de 233 escus 1/3, et s'oblige de payer le surplus dans un an ; au moyen de quoi ledit Julien du Breil se départ de tous ses droits sur les successions de sesdits père et mère et déclare estre deuement partagé eu égard au nombre des juveigneurs qui étoient : Georges du Breil, sr de la Garde, premier puisné, Claude du Breil, escr, sr de la Marche Tangui du Breil, escr, les enfants et héritiers de feue demoiselle Françoise du Breil, et Julienne et Guillemette du Breil. Cet acte pour l'exécution duquel lesdites parties élisent leur domicile dans la ville de Dinan chez Me Nicolas Banier et Me Maurice Raoul, fut passé au lieu de la Saudraye, paroisse de Calorguen, dans la maison de Geoffroi Blanchette, et reçu par Jean le Roy, qui en retint la minute, notaire royal de la cour de Rennes établi a Dinan, et Geoffroi Briot, aussi notaire royal de la cour de Rennes. -Preuves de Jean-Baptiste-Tanguy du Breil de Pontbriand. Original en parchemin.


 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 07:39

 

 

 

 

Cheminée à Miliac -lieu à présent nommé Sumilia à Sévignac, et l'Abbaye en Trémeur. Armoiries de la famille Badoul et mentions de cette famille.

Cette famille disposait pour armoiries « D'argent au limier de sable accompagné de trois molettes d'éperon de gueules, deux & un ».


 

Au cours du mois d'août l'an 1475, Henry de Quelen, auditeur des Comptes et Bertrand Duval, Me des Requêtes, furent dépêchés en la paroisses de Sévignac, afin de procéder à la Réformation nobiliaire pour l'évêché de Saint-Malo. Bertrand Bardoul est cité comme témoin noble de la paroisse de Sévignac en 1475, il est âgé de 32 ans. Il est qualifié de noble homme demeurant à Milliac, « fait labourer par ses serviteurs ». Il ne comparu pas sous la bannière de la Hunaudais au cours du mois de mai 1472, ni en 1480, il s'en fit excuser. Amaury Bardoul cité dans un acte en 1514 est dit seigneur de Milliac, il est père de Thomas Bardoul lequel épousa damoiselle Damoiselle Guillemette Guillaume. Jehan Bardoul, fils de Thomas et Guillemette Guillaume est cité dans un aveu le 10 mars 1591, est donné Sieur de la Ville es Rousseaux, il est aussi le père de Charles. Charles Bardoul né le 6 octobre 1551 était marié à Louise Martin. Ils auront un fille Gilette Bardoul mariée avec Christophe Leborgne, Sieur de la Maison Neuve, et un fils Louis Bardoul ; en 1648 Louis Bardoul Sieur de Launay-Miliac parait dans un aveu rendu au marquis de la Moussaye avec prééminences et disposaient de droits d'enfeus en la dite église de Sévignac (voir La vieille église de Sévignac). Louis Bardoul épousera Julienne du Margaro et leur postérité sera présente à Milia jusqu’en 1660.

 

 

 

 

Acte de baptême de Charles Bardoul fils de noble homme Louis sieur de Launay et Damoiselle Julienne du Margaro. Avril 1630

 


 

L'an 1475 pour la paroisse de Trémeur sont cités parmi les nobles que compte l'endroit : Ollivier Bardoul -Ollivier Bardoul, par termoin Bermond Bardoul, archer en brigandine -Olivier Bardoul, représenté par Estienne son fils, il percevait 40 livres de revenu, était porteur d'une brigandine et comparaîssait en archer ; Tristan Bardoul et Jehan Bardoul -Tristan Bardoul, comparaît en 1472 sous la bannière de Coësquen, pour Hubert Lemarié. archer en brigandine, injonction d'épée et d'archer ; en 1480 Tristan Bardoul était donné défaillant et percevait 15 livres de revenu ; Jehan Bardoul comparaît en 1472 sous la bannière de Coësquen -en 1480 Jehan Bardoul était représenté par Pierre son fils, il percevait 70 livres de revenu, porteur d'une brigandine, il comparaissait en archer. Certes, aucune mention des terres détenues par ces aristocrates, toutefois,on y remarquait un blason à présent effacé. Il était gravé au dessus de la porte d'entrée, on y distinguait deux animaux, des léopards ou des lévriers. Le portail, l'escalier à vis, le puits et la tourelle de pierre, tout à disparu ! L'ensemble remonte au XVe siècle. En réalité ce blason pourrait être celui de la famille Bardoul très liée à l'endroit.


 

Eréac 1513 -Robert Bardoul, noble et « estoit de gens nobles ». Demeurant au bourg (d'Eréac) a une maison qui fut audit Thomas Felin qui tient partie de la succession dudit feu Thomas Felin et partie de celle de Thomas Chevré père de sa femme qui étoit noble et se tient le dit Bardoul exempt à cause de sa noblesse.


 

Dans la liste des feudataires de la paroisse de Lanrelas ressortant de l'évêché de Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de huit nobles de Lanrelas, parmi lesquels Pierre Bardoul qui percevait alors 20 livres de revenu, au mois de mai 1472 il comparaissait sous la bannière de Coesquen, comme archer en brigandine, mais huit ans plus tad il était donné défaillant.


 

Mathurin Bardoul cité comme comparant de la paroisse de Migrit (Mégrit) au cours du mois de mai 1472, revêtu d'une robe et percevant cinq livres de revenu.


 

Rolland Bardoul, archer eu paltoc est cité pour la paroisse d'Yvignac, il comparaît sous la bannière de Coesquen.


 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 08:18

 

 

Saint-Glen

 

 

Penguily

 

 

Saint-Trimoël

 

 

Bréhand-Moncontour

 

 

Maroué

 

 

Landéhen

 

 

La Malhoure

 

 

 

Trébry

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 11:22

 

 

 

 

 

 

La Bretagne comptait une petite noblesse nombreuse, qui selon certaine source puisait ses origines dans l'entourage des machtierns. Les cadets de certaines maisons vivotaient avec quelques lopins de terre, d'autres se voyaient pointé du doigt par les autres paroissiens qui remettaient en doute leur véritable noblesse.


 

Quand on évoque les fouages, il faut savoir qu'ici en Bretagne, ainsi que chez notre voisine la Normandie, cet impôt prélevé sur les terres non nobles et rôturières, permettait au duc de financer ses expéditions combatives ; il révèle une grande disparité au sein des couches sociales. La première réformation du fouage en Bretagne fut entreprise dès l'an 1365 afin de permettre au nouveau duc Jean IV de remflouer les caisses du Trésor, particulièrement affectées après 25 ans de guerre civile, la fameuse guerre de Succession de Bretagne. La Noblesse pouvait ainsi prélever taxes et financer ses troupes, parfois certaines paroisses donnaient pareil droit au curé sur le fouage. En 1426 l'un des premiers recensements fut entrepris dans l'ensemble de la Bretagne, afin de connaître au sein des feux ceux qui étaient imposables, mais ce fut aussi une occasion de connaître la situation de la noblesse. C'est le 10 juilet 1427 que la vaste paroisse de Plénée, attachée à l'évêché de Saint-Brieuc fut consultée. Les officiers de la sénéchaussée de Jugon se déployèrent ainsi que le sénéchal de Lamballe et divers alloués. On mentionne quelques unes des familles nobles ainsi que leurs métayers, aucun d'entre eux n'étaient soumis au droit de fouage. Pour la seule paroisse de Plénée, lors de la Réformation de 1427, on comptait quatre cent vingt sept feux répartis dans plus de soixante villages. Un certain nombre d'entre eux étaient attachés au service de seigneurs locaux ; ainsi relève-t-on :

 

 

-au Quatrevaulx : Geffroy Fessart, sergent de Jehan du Parc ;

-au Breil : Roland Floury, sergent de la Tousche ;

-au Breil : Olivier Regnouart, sergent du Châlonge ;

-au Lorrin : Johan Heusel, sergent de Caesder ;

-à la Vile-Hervy : Johan Brien, sergent de Jehan Cadier ;

-à Langouhèdre : Guillaume Botherel, sergent de messire Alain de La Soraye

-à Langouhèdre : Guillaume Le Quiet, sergent Margaro

-à Langouhèdre : Guillaume Hercondeaulx, sergent d'Ollivier de la Bouesse

-à la Ville-es-Meheulx : Guillaume Tardivel, sergent d'Eon Le Moine

-à Mauny : Guillaumet Mouesan, sergent de mons(ieur) Berthelot de Plouer

-à Ponstoma : Roland Plemeit, sergent de Catherine du Margaro

-au Cran : Perot Guegueur, sergent de Guillaume Le Viconte

-à Brohenan : Raoul Vetel, sergent de Jéhan du Bude

-à la Ville-Boisnart : Jamet Hercouet, sergent d'Eon Labbé

-à la Ville-Boisnart : Guillaume Hercouet, sergent de Richard Le Pelle

-à la Brenaye : Hamon Marec, sergent de Jehan le Berruyer

-à la Brenaye : Robert Hamel, sergent de Pierre du Parc

-à la Ville-Robeu : Johan Rebours, forestier du duc

-à la Ville-Robeu : Guillaume Rebours, sergent de la Praye

 

 

Enfin, la situation de certains foyers, de certains individus permet de deviner une situation de pauvreté, donc de non imposition. Voici la liste pour Plénée Jugon :


 

-Ledit Roland Floury, sergent de la Tousche « ancien et pauvre » ; Eon Lechier de la Chesnaye « mendiant et pauvre » ; Noël Le Breton de la Ville-Effroy « vagabon sans mansion » (maison) ; la déguerpie (veuve) Thomas Prignaut et son fils « elle pain quérante » ; Jehan Beseamy des Rothouers « moulnier, vagabond » (meunier) ; la déguerpie Olivier Costard et sa dame du bourg de Plenest « elle pain quérante », Olivier du Cran au Crant « ancien & pauvre » ; Guillaume Beart et ses enfants de la Manfarière « pain quérant » ; Guillaume Chefdevier et sa femme de la Guibedière « mendiante » ; la déguerpie Geffroy Chotaust de la Ville-Quenier « pain quérante » ; Jamet Gueheneuc de la Roulle « il n'a rien et est très pauvre » ; Margot Le Bigot de la Ville-Boisnart « vagabonde qui n'a rien » ; la déguerpie Olivier Piron de Saint-Meleuc « pain quérante » ; Perrine Coquant et son père de la Ville-Helladie « aveugle et ancien ».

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