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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 12:23

SIGILLUM. JOHANNIS. DVCIS. BRITTANIE.

Sceau de Jean, duc de Bretagne . Le duc de Bretagne, armé de toutes pièces, tenant de la main droite une épée nue, et portant au bras gauche un écu . Il est monté sur un cheval galopant à droite, dont le carapaçon est brodé à ses armes.

 

Contre-sceau : SIGILLUM. JOHANNIS. DVCIS….Sceau de Jean, duc de Bretagne (la légende de ce contre-sceau n'est plus lisible). -Un écusson aux armes de Dreux-Bretagne. Collection de M. le comte Auguste de Bastard.

 

 

 

 

Jean II, duc de Bretagne, comte de Richemond, pair de France, né le 4 janvier 1238, était fils de Jean Ier, duc de Bretagne, et de Blanche de Champagne ; il fut fait chevalier à Londres en 1260, par le roi Henri II, dont il avait épousé la fille, Béatrix d'Angleterre. En 1294, il se déclara contre le roi de France et entra en Gascogne à la tête de l'armée du roi d'Angleterre ; mais, l'année suivante, ayant éprouvé quelque mécontentement de la part des Anglais, il quitta leur parti pour rentrer dans celui du roi de France. En 1297, il arrêta le mariage de son petit-fils, avec Isabeau, fille aînée de Charles de Valois et nièce de Philippe-le-Bel, âgée seulement de trois ans ; c'est en considération de cette alliance que le Roi le créa pair de France et lui concéda le titre de duc de Bretagne, tandis que, jusqu'alors, il n'était gratifié que de Comte dans les lettres-royaux ; c'est le premier exemple que l'on ait de ces créations. En 1304, il contribua à la victoire de Mons-en-Puelle, et fut un des commissaires du Roi pour traiter de Paix. Ayant accompagné le Roi à Lyon en décembre 1305, pour le sacre du Pape Clément V, il fut écrasé par la chute d'une muraille. Il laissa de sa femme Béatrix, fille de Henri III d'Angleterre, Arthur II, qui lui succéda ; Jean auquel il donna le comté de Richmond ; Pierre de Bretagne, vicomte de Léon ; Blanche, qui fut dame de Conches, et deux autres filles. (voir ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 14  - Le duc Jean II de Bretagne mourut écrasé sous un mur)

 

Extrait Trésor de numismatique et de glyptique,de ou recueil général de médailles, pierres- gravées, bas-reliefs, etc.

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 07:18

 

 

 

Le Pouliguen

 

 

 

 

Hennebont

 

 

 

 

Concarneau

 

 

 

 

 

 

Roz sur Couesnon

 

 

 

 

 

La Roche-Derrien

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 06:56

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 06:37

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 21:22

 

 

 

Lannion, maison de Bretagne, qui tire son nom de la ville de Lannion. Elle a toujours été considérée en cette province comme une des plus distinguées parmi la meilleure noblesse. On voit par une transaction passée l'an 1282, avec Jean II, duc de Bretagne, que Roland de Dinan s'engage à dédommager Guiomar de Lannion, d'un retour de partage sur la terre de Léon. Il y a des titres anciens & conservés dans le prieuré de Kermaria dans la ville de Lannion, qui font foi que Guiomar étoit fils de Juhaël d'Avaugour (voir Branche des Avaugour, seigneurs de Kergrois). Il fut père de Briant Ier, qui, d'Adelise de Kergorlar, eut Briant II.

 

 

 

Celui-ci fut un de ces braves Bretons qui furent compagnons d'armes de Bertrand du Guesclin, & à la prise de Mante il fit prisonnier Logier d'Orgeffin, fils de Jean d'Orgeffin, seigneur de Sainte-Mesme, & grand véneur de France, qui s'étoit jetté dans le parti Anglois. Briant II, reçut gratifications du roi Charles V. Il fut gouverneur de Montfort & capitaine d'une compagnie d'ordonnance. Mais dans la guerre civile de Bretagne, pour la succession à ce duché, il s'attacha à Jean de Montfort contre Charles de Blois, & combattit à la journée d'Aurai, qui décida ce long différend. Il fut ensuite un des députés par les états de Bretagne au roi Charles VI, pour lui demander l'honneur de ses bonnes graces envers le nouveau duc, avec la paix ; ce qu'ils obtinrent l'an 1380. Deux ans après il passa en Angleterre en qualité d'ambassadeur, & l'an 1383 il signa à la fondation de l'église de St. Michel près d'Aurai, où est maintenant une célèbre Chartreuse. Il avoit épousé Marguerite du Cruguil, de laquelle il eut Jean l, qui épousa Anne de Languevoës, & fut père de Roland, Du mariage de Roland avec Guyonne de Grezi, vinrent Jean II ; Olivier & Yves. Ces deux derniers furent honorés par le duc d'Orléans de son ordre du Porc-Epic ou du Camail, l'an 1440 : ils furent l'un après l'autre vice-amiraux de Bretagne, & Yves fut aussi maître d'hôtel du duc de Bretagne. Leur aîné eut grande part dans la faveur de Jean V, duc de Bretagne, avec les charges de son chambellan & de maître de son hôtel : il fut aussi gouverneur des villes de Dol, de Guerrande & du Croisic. L'an 1420, il accompagnoit le duc à Château-Ceaux (voir le complot de Margot de Clisson, page n° 1), quand ce prince fut enlevé par Olivier de Penthièvre, & il fut arrêté avec lui ; après sa délivrance & sur un ordre du duc, il poursuivit jusqu'en Hainaut les Penthièvres, qui s'y étoient retirés, & prit sur eux Avesnes, dont il traita avec le duc de Baviere. Jean II de Lannion épousa Hélène de Clisson, (voir Le château de Clisson et ses possesseurs (extrait de notice sur la ville et le château de Clisson...par Jules Forest ), page n° 3 (fin) ) & en eut François ler, duquel & de Françoise Lots, naquit François II, qui s'enferma dans Mets avec le duc de Guise l'an 1552 ; & l'an 1554, il reçut ordre d'assembler & de commander la noblesse pour la défense des côtes de Bretagne. Il épousa Julienne Pinart, sœur de Jeanne Pinart, mariée dans la maison de Goulaine ; & il fut père de Claude Ier, & de Jean, seigneur des Aubraiss, dont la branche eſt tombée, & a porté de grands biens dans la maison de Poncalec. -Claude Ier épousa Renée de Quelen, dame du vieux Châtel.

Son fils Pierre Ier épousa Renée d'Aradon, fille unique & héritière de René d'Aradon, seigneur d'Aradon, Quinipili, Camor, gouverneur des villes de Vannes & d'Aurai, capitaine de cinquante hommes d'ordonnance. Ce Pierre de Lannion, baron du Vieux-Châtel, entra dans les engagements qu'a voient les seigneurs d'Aradon avec le duc de Mercœur, & rendit d'importants services à son parti : enfin il se remit à l'obéissance de Henri IV, de qui il obtint plusieurs faveurs considérables. Pierre Ier eut Claude lI, comte de Lannion, baron du Vieux-Châtel, seigneur de Cruguil, Aradon, Quinipili, Camor & autres lieux, baron de Maletroit & des états de Bretagne, gouverneur des villes de Vanne & d'Aurai, capitaine du ban & arriere-ban du diocèse de Vannes, des côtes &rades de Morbihan & de Quiberon. Claude lI épousa en premières noces Thérèse Huteau de Cadillac, d'une ancienne famille de Bretagne ; dont elle recueillit les terres, après la mort de son frère le dernier de la branche aînée. Cette famille ne subsiste plus qu'en Albigeois. De son premier mariage, eut plusieurs enfants ; Pierre II, dont il sera parlé ci-après, l'abbé de Lannion ; le chevalier de Lannion, qui, étant capitaine de vaisseau, fut tué au combat de Malaga l'an 1704, l'aînée des filles mariée au marquis de Kercado ; & cinq autres filles religieuses. Claude lI prit une seconde alliance avec Jeanne-Françoise de Beringhen, dont il eut François-Armel de Lannion, marquis de Crenan, tué avec son frère le chevalier de Lannion du même coup de canon au combat de Malaga. Pierre II, comte de Lannion, a succédé à tous les titres de son père, il a servi dès sa première jeunesse, ayant fait ſa première campagne en Hongrie sous le comte de Coligni, & depuis il s'est acquis la réputation d'un des meilleurs officiers du royaume. Après avoir été capitaine de cavalerie, il fut fait sous-lieutenant des gendarmes d'Anjou, avec un brevet de mestre de camp ; il eut ensuite la charge de capitaine lieutenant des gendarmes de la reine, l'an 1688 il fut fait brigadier des armées du roi ; l'an 1693, maréchal de camp, & l'an 1702 lieutenant-général. Entre plusieurs commandements importants dont il a été honoré, il conduisit l'arrière-garde de l'armée que le roi envoya au secours du duc de Bavière : & il se distingua dans les deux batailles d'Hochstet. Le roi le gratifia du gouvernement de S. Malo, par ses lettres du 14 février 1710. Il mourut le 26 mai 1727, âgé de 75 ans & 3 mois. son épouse étoit Françoise Echallard de la Marck, élevée fille d'honneur auprès de la reine, & morte le 27 avril 1726, dans la soixante-seizième année de son âge. Ses enfants sont Anne-Bretagne de Lannion, colonel du régiment de Xaintonge, & brigadier des armées du roi; Jean-Baptiste-Pierre-Joseph, chevalier de Malte, colonel du régiment de Lannion ; Hyacinthe-François, vicomte de Malestroit, & colonel des régiments de Bretagne ; Julie-Françoise, mariée avec Charles-Félix-Hyacinthe des Yffarts, marquis de Castelet, colonel d'un régiment d'infanterie de son nom, & brigadier des armées du roi, mort le 10 novembre 1719 ; & Eléonore, chanoinesse, comtesse de Munstrebilshem. Anne-Bretagne marquis de Lannion, a épousé Caétane de Mornai, fille unique de Louis, comte de Mon chevreuil, lieutenant-général des armées du roi, & gouverneur d'Arras.

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 07:26

 

 

 

 

 

-Les titres du couvent des Dominicains de Dinan portaient que Allain de Lanvallay, seigneur des châteaux, terres de Lanvallay, Tressaint, etc. , près Dinan, commandant un parti de soldats croisés dans le Languedoc, fut si édifié des vertus et prédications de Dominique de Cuzman, chanoine de l'église d'Osma, qui fondait alors un ordre de religieux prédicateurs, qu'il lui proposa un terrain sur un de ses héritages dans la ville de Dinan, en Bretagne, pour y fonder un couvent de son ordre. Ce couvent fut fondé en 1218, des propres deniers de Allain de Lanvallay. Il y prit l'habit de l'ordre, du temps du saint fondateur, par conséquent avant 1221, époque de la mort de celui-ci. Ayant reçu, comme par inspiration, le don de prédication, il alla prêcher dans différentes villes de France , et mourut saintement dans le couvent de son ordre à Orléans. Son corps y fut inhumé devant l'autel du Rosaire. Le couvent des Dominicains renfermait les dépouilles mortelles d'illustres personnages, et entr'autres des seigneurs de Lanvallay, de Coetquen, de Beaumanoir, qui furent ses bienfaiteurs. Ont été inhumés dans l'église du couvent des Jacobins : Simon de Cliçon, de l'ordre de Saint-Dominique, élu évêque de Saint-Malo en 1259, mort en 1285. -Raoul de Dinan, vicomte de la Bellière. mort en 1329. -Guillaume, son fils, mort en 1322. -Le cœur de Bertrand Du Guesclin, mort en 1380, fut placé dans le sanctuaire du Rosaire, du côté gauche du chœur, dans la chapelle de ses prédécesseurs. -Les seigneurs de Beaumanoir, qui avaient leur enfeu du côté droit du sanctuaire. -Les anciens seigneurs du Chastel, dont quelques-uns furent gouverneurs de Dinan. -Rolland Dubreil de Rays, sénéchal de Dinan, et ensuite président aux parlements de Bordeaux et de Rennes, mort en 1562. -Allain de Montauban, à l'enfeu mausolée des seigneurs de Roban-Montauban, mort en 1557. -Julien Dubreil de Pontbriant, capitaine de Redon, gouverneur de Dinan, mort en 1587. -Les seigneurs de Coetquen, qui avaient un caveau fort spacieux dans le sanctuaire du grand autel, et entr'autres le marquis de Coetquen, seigneur de Combourg, gouverneur de Saint-Malo, mort en 1602. -Son fils, gendre du prince de Rohan-Guemené, mort en 1602. -Le marquis de Coetquen, père de Mme de Duras, est le dernier seigneur de cette famille qui y ait été enterré. Après l'utile établissement dont nous venons de parler, vient, selon l'ordre des temps, la communauté des Frères Prêcheurs, autrement dits Dominicains, de saint Dominique, leur fondateur, et Jacobins, de ce que leur première maison, à Paris, fut dans la rue SI-Jacques. Le couvent de Dinan fut le premier de cet ordre en Bretagne, et il dut sa naissance, 1224, à Alain de Lanvallay,au retour de son expédition en 1216, contre les Albigeois. Ce seigneur érigea ce monastère sur son propre terrain, en reconnaissance des choses miraculeuses qui lui étaient arrivées, par la protection de la sainte Vierge; peu de temps après il prit lui-même l'habit de St-Dominique, sous lequel il mourut dans la ville d'Orléans. Ces merveilleuses aventures que les naïfs historiens du moyen-âge aimaient à embellir des fleurs de leur imagination, ne seront pas sans quelque analogie avec celles que nous raconterons quand nous aurons à parler du couvent des Cordeliers. Alain de Lanvallay était croisé comme Henry d'Avaugour, non contre les infidèles maîtres du tombeau de Jésus-Christ, mais contre les Albigeois, lorsqu'il fut témoin du miracle qui le décida à fonder le couvent des Dominicains à Dinan. Voici comment le P. Dupaz raconte ce fait dans son Histoire généalogique. « Alain fut un sage chevalier, non moins pieux et religieux que vaillant, hardy et courageux. C'est lui qui fut fondateur du convent des Frères Prêcheurs de Dinan. Convent dis-je qui a toujours nourry, produit et fourny des hommes excellens et renommez, tant pour l'intégrité de leur vie, que pour leur sçavoir et doctrine. Voicy la cause de la fondation dudit convent : cet Alain de Lanvallay en 1216, se croisa avec Pierre Giraud Evesque de Sainct-Malo, et alla contre les Heretiques Albigeois avec une troupe de gendarmes et de soldats du temps que saint Dominique Patriarche, auteur et fondateur de l'Ordre des Frères Prescheurs, preschoit et combatoit avec l'espée de la prédication et glaive de la parolle de Dieu (qui est plus coupant et tranchant qui n'est l'espee matérielle qui trenche des deux costez) contre lesdits Albigeois ès parties de Languedoc et de Tolose. Et contre iceux mesmes le devot Simon comte de Mont-Fort l'Amauri combatoit avec les armes matérielles. J'use du mesme discours du pere Louys de Grenade, » continue Dupaz : « Il y auoit en son armée un certain seigneur natif du pays de Bretagne près la ville de Dinan, nommé Alain de Lanvallay, lequel ayant assisté à la predication de St Dominique, qui louoit et preschoit hautement les excellences de la confrerie du Rosaire de la bienheureuse Vierge Marie, se délibéra, comme aussi il l'executa, de se faire inscrire en icelle compagnie, pour ce que desja au precedent il disoit devotement et à genoux le chapellet. S'estant donc adjoint à ceste saincte Compasgnie, et cogneut beaucoup de chose miraculeuses lui estre advenues par la vertu de ce tressain et- Rosaire et Psautier, entre autres iceluy estât une fois à la guerre accompagné de peu de soldats catholiques, et quasi comme assiégé et environné d'une très grande multitude d'Hérétiques, il se trouva tant las et pressé, qu'il ne trouvoit plus aucune esperance de pouvoir resister. Pour ce il eut son recours à la très sacrée Vierge, laquelle comme très douce dame luy donna suffisant secours combattant pour luy avec cent cinquante pierres lesquelles furent divinement jetées contre les ennemis avec une très grande impétuosité, et icelles en ayant mis plusieurs par terre estonnerent si fort le reste, que pleins de crainte ils se mirent tous à fuyr, et luy par ce moyen se veit avec tous ses soldats estre délivré. Ceste merveille fut cause qu'estant de retour en son pays très riche et grand terrien qu'il estoit, fonda le convent de Dinan de l'Ordre des Frères Prédicateurs, autrement dit de sainct Dominique. Et peu de temps après il se rendit Religieux du mesme Ordre, receut l'habit au susdit convent, et de brave soldat temporel il fut faict un genereux gendarme spirituel et excellent prédicateur. Il voyagea par toute la France, preschant ce sainct Rosaire, et enfin il alla en la ville d'Orleans au convent dudit Ordre, où passant de ceste vie en une meilleure il fut enterré devant l'autel de la très glorieuse Vierge. La bouche et les mains duquel après son trespas estoient très clairs et lucides, non autrement que du cristal et ce pour ce que par sa bouche il avoit proféré tant souvent les sainctes oraisons de ce sacré Rosaire, et que de ses doigts il avoit ordinairement manié le chapelet et touché les grains qui facilitent le moyen de dire plus commodement ce sacré Rosaire.» Le P. Albert le Grand, dans les ries et Miracles des Saints de Bretagne, ne rapporte pas le fait de la même manière que Dupaz, et nous croirions sa narration plus véridique que celle du savant Frère Prêcheur. Il se contente de dire « qu'Alain jeta son rosaire sur ses armes, qu'alors la sainte Vierge, éblouit de son éclat la troupe d'Albigeois, et qu'alors le jeune guerrier desserra sur eux cinquante pierrades dont ils furent tellement martelés, que plusieurs restèrent morts sur la place.» Le même Albert le Grand nous apprend qu'Alain fut encore, dans une autre circonstance, préservé d'un naufrage imminent. Il revenait d'un voyage de la Terre-Sainte, qu'il avait fait avec l'autorisation de ses supérieurs, lorsque le vaisseau sur lequel il était se brisa contre un rocher en haute mer ; mais la sainte Vierge le sauva ainsi que tous les passagers qui étaient sur son navire, en faisant miraculeusement paraître cent cinquante petites îles, contiguës les unes aux autres, sur lesquelles ils passèrent en terre fermé comme sur un pont. Dupaz de son côté se tait sur ce dernier fait, qui est probablement sorti tout entier de la féconde imagination d'Albert le Grand. Si aujourd'hui l'on voulait écrire la fondation des Dominicains de Dinan, on dépouillerait ces différents récits de l'exagération à laquelle étaient naturellement porté les anciens historiens, et l'on rentrerait dans la vérité en se bornant à dire que le sire de Lanvallay, préservé par l'intercession de la Mère de Dieu d'une mort qui paraissait inévitable, voulut témoigner une juste reconnaissance à sa bienfaitrice en établissant le couvent des Frères Prêcheurs. Mais il y a dans la naïveté de nos pères quelque chose qui nous intéresse et nous charme malgré les révoltes d'une ombrageuse raison. L'église de ce couvent, qui était assez belle, fut dédiée à saint Jacques en 1273, par Yves II, de Saint-Pol-de-Léon. Elle renfermait les tombeaux d'Alain de Montauban, mort en 1357 : la chapelle dans laquelle il était inhumé s'appelait la chapelle de Montauban; des Coëtquen : ces seigneurs avaient un enfeu prohibitif de toute prééminence; des Angoulvent; de plusieurs personnages illustres, entre autres, eaux de Symoll de Cliçon, évêque de Saint-Malo, mort le 3 février 1280; de Raoul de Dinan, vicomte de la Bellière, mort en décembre 1329 ; de Guillaume, son fils, mort en 1337, et comme nous l'avons dit ci-dessus, celui de Bertrand Du Guesclin. Cette église renfermait beaucoup d'autres tombeaux, entre autres ceux de Philippe de Dinan, et de la Vtesse de la Bellière, fille ainée de Guillaume, femme de Jehan Botherel, seigneur de Quintin, décédée en 1362. Nous avoas vu le testament de cette Dame. daté de 1318, confirmé en 1362. Il contient plusieurs dispositions qui paraissent bizarres, notamment celle par laquelle elle ordonne de l'inhumer dans l'église des Frères Prêcheurs de Dinan « jeuxte son defunct père, Monsieur Guillaume de Dinan, au lieu où gist Jehan du Chastelier, son cousin-germain, qui sera transporté ailleurs. Cette église n'existe plus aujourd'hui, et ce qui a été épargné des autres bâtiments est habité par des particuliers. Elle a été entièrement démolie en 1851. Sur ses fondations on a élevé un vaste bâtiment qui doit servir particulièrement de salle de spectacle. Pour notre part, nous regrettons vivement qu'un emplacement aussi vénéré ait subi une si déplorable transformation. Quant aux bâtiments et à une grande partie de l'enclos, ils sont devenus la propriété des Ursulines, qui s'y sont établies L'enclos de cette communauté était immense, les points de vue admirables. L'enclos, dans son entier, allait jusqu'au jardin de l'hôpital. Il renfermait une partie du jardin des Frères La Mennais, de celui de la Victoire & du Collége communal actuel. Ces accroissements successifs furent dus aux libéralités des sires de Coëtquen, d'Angoulvent & de Beaumanoir, héritiers des seigneurs de Lanvallay. Ces familles illustres sont éteintes depuis longtemps. Nous ajouterons au nombre de ces bienfaiteurs, Alain d'Avaugour, fils & successeur d'Henry, que nous verrons mentionné ci-après. Héritier de la piété de son père, et non moins zélé que le fondateur de ce couvent, il signa, en 1260, l'acte que nous traduisons du latin, à cause de sa brièveté, et qui prouve que déjà plusieurs dons considérables avaient été faits aux Jacobins. « A tous les fidèles chrétiens qui liront ces lettres, salut éternel dans le Seineur.-Sachent tous que nous Alain de Dinan, seigneur du Mayne et de Dinan, concédons, approuvons & confirmons toutes les donations qui ont eu & auront lieu dorénavant, tant ce qui a été et sera vendu par la suite dans notre lief, aux Frères Prêcheurs de Dinan, pour l'augmentation de leur couvent, de leur église & de leur cimetière. Et si, dans les susdites donations & ventes, il se trouvait que nous eussions droit à quelques revenus, nous en affranchissons pour toujours les Frères pour le salut de notre âme, de celle de notre épouse, & de celles de nos ancêtres. De plus, nous obligeons nos héritiers à se conformer à notre volonté : et pour que la chose soit stable à jamais, nous avons scellé les présentes lettres de notre sceau. Donné à Dinan, l'an du Seigneur MCCLX. C'est dans cet enclos que l'on a pris plusieurs des emplacements voisins, et, notamment celui du Chemin-Neuf. De cette maison célèbre sortirent les religieux qui, le 2 février 1369 (le frère Mende à leur tête), allèrent peupler le couvent de Bonnenouvelle, à Rennes, et ceux à qui fut donné le couvent de Notre-Dame de Nazareth, en Corseul, près Plancoët, fondé le 27 août 1647. Elle a aussi compté au nombre de ses membres beaucoup d'hommes illustres, notamment Mathieu Ory, élu en 1542 vicaire-général de sa congrégation en France ; Jacques Gougeon, idem en 1548 ; Maurice Jarnigon, idem en 1593, etc., etc. (Vie des Saints de l'ordre de saint Dominique, Paris, 1616, in-4°). Deux Chapitres généraux de l'ordre ont été tenus dans cette maison. Les hommes distingués qui se succédèrent dans l'administration de ce monastère, y formèrent une bibliothèque nombreuse, qui passait pour l'une des plus belles de ce pays. Elle était riche surtout en manuscrits et en belles éditions incunables. Cette précieuse collection fut en grande partie détruite, et le reste fut dispersé pendant les troubles révolutionnaires. Nous avons lu sur la première feuille de l'un de ces volumes, intitulé la Chronique de Nuremberg, par H. Séhedel, gd in.fo, et imprimée dans cette ville, en 1493, par Koberger, une inscription que nous reproduisons afin de faire connaîtrequel prix on attachait alors à la possession d'un livre : Anno domni millesimo quingentesimo quarto decimo dit vero maij XXIIa vir venerabilis amicus et benefactor singularis hujus convenlus dynanensis ordinis Fratrum predicatorum set Laurentius Hamon apolhecarius et Burgensis huius villa proprio motu libere et sponte dedit et concessit Fratri Vincentio Du lay tune Priori hujus conuentus predicti ad reponendum in librario comuni eiusdem hune librum qui CRONICA CRONICARCM nuncupatur. Et ne immemores tanti benefteii sint (ratres, sed ut pro eo deprecenlur altissimum, idem Prior, hanc notulam inscribi hoc in loco fecit die et anno quibus supra. Par suite du schisme qui désolait l'Église depuis cinquante ans, Martin V réunit tout l'ordre pour l'élection des généraux de provinces. Jean di Poggio fut reconnu pour celles de France. A la demande du duc Jean V, ce général eut pour coadjuteur dans la province de Bretagne, (l'illustre Vincent Ferrier. Ce saint évangélisa, en 1418, la ville de Dinan pendant une neuveine, dit Michel Pio, historien de l'ordre. Cet édifice, comme tant d'autres, fut aliéné en 1797 par le Domaine national, après avoir été le théàtre d'iniquités révoltantes, sous le règne si déraisonnable de la déesse de la raison. Peu de temps après, ce local fut affecté au petit commerce et servit jusqu'en 1832 : la catastrophe du 24 février 1848 étant arrivée, il fut rouvert par le club démocratique, dont l'objet était d'éclairer et de diriger l'opinion des niais

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 13:57

 

 

 

Lanvallay, est un petit bourg & Paroisse prés-la ville de Dinan de l'autre costé de la riviere de Rence, en l'evesché de Dol vers Orient. De ce costé sur lesdites riviere & Paroisse, se voyent les ruynes & masures d'un vieil & ancien Chasteau de mesme nom, qui servoit de demeure aux anciens seigneurs de Lanvallay. L'antiquité desquels j'ay remarqué de quatre cents ans & plus. Le colombier de la Croix Rolland, avec sa toiture de pierre, sans charpente (XVIIe siècle), c'est tout ce qui reste de l'ancien château de Lanvallay.

 

 

 

Du temps d'Alain Vicomte de Dinan, qui vint à ceste seigneurie l’an 1182. la tint 14 ans, & mourut l'an 1196 vivoit un Yvon de Lanvallay Chevalier expressement denommé en un acte dudit Alain Vicomte de Dinan, avec Robert Baron de Vitré, son frere, Raoul d’Aubigné, & Bernard Prieur de Lehon.

 

 

 

 

De cest Yvon de Lanvallay vint autre seigneur de Lanvallay nommé Alain de Lanvallay, qui fut un sage Chevalier non moins pieux & religieux que vaillant, hardy & courageux. C'est-luy qui fut fondateur du Couvent des freres Prescheurs de Dinan. Couvent dis-je qui a toujours nourry, produit,& fourny des hommes excellens 8c renommez, tant pour lintegrité de leur vie, que pour leur sçavoir & doctrine. Voicy la cause de la fondation dudit Couvent cet Alain de Lanvalay en l'an 1216. se croisa avec Pierre Giraud Evesque de S. Malo, & alla contre les Heretiques Albigeois avec une troupe de gendarmes & soldats, du temps que sainct Dominique Patriarche, Autheur & fondateur de l'Ordre des freres Prescheurs, preschoit & combaroit avec l'espee de la predication & glaive de la parolle de Dieu (qui est plus coupant & tranchant que n'est l'espée materielle qui trenche des deux costez) contre lesdits Albigeois es parties de Languedoc & de Tolose, & contre iceux mesmes le devot Simon Comte de Mont-fort l’Amauri combatoit auec les armes materielles. l'use du mesme discours du pere Louys de Grenade en son livre qu'il a fait du Sainct Rosaire de la Vierge Marie. Il y avoit en son armee un certain seigneur natif du pays de Bretagne prés la ville de Dinan, nomé Alain de la Vallée ou du Val-Coloote (il y a ainsi, mais à la verite il faut lire de Lanvallay) lequel ayant assisté à la predication de Sainct Dominique, qui loüoit & preschoit hautement les excellentes de la Confrairie du Rosaire de la bien-heureuse Vierge Marie, se delibera, comme aussi il l'executa, de se faire inscrire en icelle compagnie, pource que desja au precedent il disait devotement & à genoux le Chapellet. S’estant donc adjoint ceste saincte compagnie, il cogneut beaucoup de choses miraculeuses luy estre advenuës par la vertu de ce tressainct Rosaire & Pseautier, entte autres iceluy estät une fois â la guerre accompagné de peu de soldats Catholiques, & quasi comme assiegé, environné d’une tres-grande multitude d'Heretiques,il se trouva tant las & pressé, qui ne trouvoit plus aucune esperance de pouvoir resister. Pour ceil eut son recours à lattes sacrée Vierge laquelle comme tres-douce Dame luy donna suffisant secours, combatant pour luy avec cent cinquante pierres, lesquelles furent divinement jettées contre les ennemis avec une tres -grarnde impetuosité, & icelles en ayant mis plusieurs par terre estonnerent si fort le reste, que pleins de crainte ils se mirent tous à fuyr, & luy parce moyense veit avec tous ses soldats estre delivré….

 


 

L'an 1215. 8c 1226. vivoit un autre seigneur de cest maison appellé Guillaumme de Lanvallay, Chevalier, mentionné en une enqueste par nous alleguée. Par mes recherches ie trouve que environ l'an 1300.

 

 

Messire Raoul de Lanvallay, Chevalier, estoit seigneur de Tressainct, & qu'il eut un fils nommé Guillaume de Lanvallay. Cy devant au traitté de Bertrand du Guesclin Connestable de France. Laquelle maison de Lanvallay entra depuis en celle.de Coequen, soit par alliance ou par acquest, & y est encore puisnez dicelle ont long-temps possedé & esté seigneurs de la terre & seigneurie de Tressainct, sise & s’estendant en une paroisse de mesme nom & és voisine, Evesché de Dol.

 

 

Guillaume de Lanvallay, aussi Chevalier, & sieur de Tressainct, qui vivoit l’an1335 comme il conste par acte daté dudit an, & par autre datté du I0, de Decembre l'an 1374.il est porté qu'il estoit ayeul de Robin de Lanvallay, parce qu'il eut un fils appelle

 

 

Raoul de Lanvallay, second du nom, seigneur de Tressainct, Chevalier, qui print en mariage Tiefaine Raguenel, fille de noble & puissant Guillaume Raguenel, Vicomte de Dinan seigneur du Chastel Oger & de Jeanne de Montfort, fille de Raoul VII du nom, Sieur de Montfort & de Gael & d’Ysabeau de Loheac Dame dudit lieu & de la Roche-Bernard (voir les défenses des sires de Gaël, page n° 7), de Brecilian, de Plelan, de Neant, de Campzillon,& de la Roche en North. De ce mariage sortit un fils susmentionné, appellé

 

 

Robert & Robin, come on disoit lors de Lanvallay, Chevalier, sieur de Tressainct, & de Clerc-fontaine, qui vivoit és an 1363. 1375. 1381 & 1397 espousa Marguerite Tournemine (voir Le château de la Hunaudaye à Plédéliac et ses possesseurs, page n° 1) , fille du second fils de la Hunaudaye et en eut un ſils & trois filles, sçavoir

 

 

 

Charles duquel sera parlé cy-après.

 

 

Marguerite de Lanvallay, Femme d'Escuyer Pierre Milon, seigneur de la Ville Morel (voir Histoire de Broons : le manoir de la Ville Morel) , duquel mariage vint Bertand Milon seigneur de la Ville Morel (voir La Ville-Morel à Broons), President & juge universel de Bretagne, & autres enfans ; ‘

 

 

Thyphaine de Lanvallay, femme d’Escuyer Robert de Linet, seigneur du dit lieu, &

 

 

Marie de Lanvallay, femme de Nesmes de Pleguen, sieur de Couraude, duquel elle eut deux filles, sçavoir Marguerite de Pleguen femme de noble homme Raoul Boutier, sieur de la Haye Boutier, -dont elle eut Jean Boutier, qui espousa Ysabeau de Montauban, fille d'Olivier seigneur de Montauban, & Yvonne de Pleguen, femme de noble homme Robin Baudoin, duquel elle eut une fille nommée Marguerite Baudoin, heritiere principale & noble, mariée avec noble homme Roland Berthelemer.

 

 

Messire Charles de Lanvallay Chevalier, seigneur de Tressaint, & de Clerefonteine de la parroisse de Treffumel, fils de Raoul susdit, & de Marguerite Tournemine, espousa Ysabeau du Parc dame de Sainct Mirel. Il vivoit l’an 1400, le 5. de May, & l’an 1448. le 6. d’Aoust. Son tesament est daté du 28. d’Avril l’an 1449. indiction 12.par lequel il choisit sa sepulture en l'Eglise de Tressainct institué son fils Raoul son heritier principale, donne à Ia quette sa fille cinquante livres de rente de bonne assiette à en jouyr par heritage, & deux cents reaulx en outre, ou dix livres de rente lequel qu'il plaira à son' hoir principal, fonde deux Messes perpetuelles en l'église de Treſſainct, l’une au Vendredy, & l'autre au Samedy, & veut que sa femme joüisse de son manoir & seigneurie de Clere-fontaine en Treffemel. Il laissa un ſils & deux filles de sadite femme, sçavoir -Raoul, Gillette & Jacquette de Lanvallay.

 

 

 

Messire Raoul de Lanvallay, dit aussi Raoullet, seigneur de Tressainct, de Sainct Mirel, puis de Clerc-fontaine, apres la mort de sa mere qu le tenoit en doüaire, fut Chevalier fort renommé, & feit de bons services a ses seigneurs souverains les Ducs Jean VI, François Ier, Pierre Ier & François II. Du temps du Duc Jean VI, il fut Capitaine & garde du chasteau, ville, & forteresse de Dinan, (ci-dessous)

 

 

 

 

mais François Ier ayant succedé audit Jean son pere l'an 1442 l'en deschargea pour y substituer & mettre en sa place Messire Jean Hingant seigneur du Hac son favori (voir Le château du Hac au Quiou). Le Duc François Il, l'an 1467 luy donna permission & pouvoir de faire lever & avoir des fourches de justice patibulaire à trois posts. Auquel an le 7. Avril le mesme Duc luy donne commission de tenir les monstres des Nobles de l’Archidiaconé de Porhoet à Ploarmel & par lettres donnees à Nantes le 21 de May, l'an 1468 ; ledit Duc. François l'institue Capitaine de garde du Chastel de Landal, (ci-dessous)

 

 

 

 

& luy donne & ordonne cinquante combatans à cheval pour la defence de la place, & du pays d'alentour. Il mourut l’an 1472 & ce devant le 9. Decembre dudit an. Et estoit riche de mil livres de rente, qui estoit beaucoup pour ce temps là, & de dix mil francs en meubles. II avoit espousé Jeanne de la Houssaye, fille de Messire Eustache de la Houssaye (voir la Houssaye en Saint Maden et ses possesseurs), Chevalier de renom & de proüesse, seigneur du dit lieu,& de Janne de Rostrenan (voir Le château de Rostrenen et ses possesseurs par M. Habasque extrait de l'Annuaire des Côtes du Nord)  de laquelle il ne laissa aucuns enfans. Ladite Janne de la Houssaye se remaria avec Lancelot Madeuc (voir Maison de Guémadeuc par Jean Le Laboureur - Quelques notes sur les possesseurs du Vaumadeuc à Pléven.), escuyer, sieur de Vaumadeuc puis avec, noble homme Henry Cohu, sieur de la Marre-souris, & de la Motte-Geraud.

 

 

Gillette de Lanvallay, fille de Charles de Lanvallay,& d’Ysabeau du Parc, fut la premiere femme de Messire Simon de Lorgeril, seigneur dudit lieu & du Bodou,comme dit a esté cy-devant, & mourut avant son frere Raoul, laissant un ſils à sondit mary mommé

 

 

Jean de Lorgeril (voir Généalogie de la famille de Lorgeril) seigneur de Repentigné, ayeul de ladite Guyonne de Lorgeril, premiere femme de Jean de Rohan, Seigneur de Landal.

 

 

Jacquette de Lanvallay, seconde fille de Charles & Ysabeau du Parc, fut mariee avec noble homme Jan Chesnel, seigneur de Malechat.

 

(extrait de Histoire généalogique de plusieurs Maisons illustres de Bretagne par F. Augustin du Paz)

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 11:17

La Famille Guéhéneuc, origines et anciennes alliances.


 

 

 

Le nom de Guéhéneuc ou Guihéneuc, Guihenocus dans les anciennes chartes en latin, est un vieux nom de forme celtique encore très répandu dans la partie orientale de la Bretagne, francisée pourtant depuis le Xe siècle. Ce fut sans doute à l'origine un nom de baptême, plus tard il devint le nom patronymique d'une famille noble de la région. Dès les XIe et XIIe siècles les historiens bretons Dom Morice et Dom Lobineau mentionnent dans les pays de Dol et de Dinan des seigneurs portant ce nom. Un titre de l'abbaye de Boquen de 1278 est relatif à une donation faite par Etienne Guihéneuc, fils d'Etienne, de la paroisse de Sévignac -1271 Donation d'Etienne Guehenneuc, de Sévignac Universis, etc., Guillermus, decanus de Plomaudan, canocinus Macloviensis, salutem in Domnio. Noveritis quod, in nostra presencia constituti, Stephanus, filius Stephani Guehenoc spontaneus non coacus, nec ad hoc aliqua si vire dolo inductus, delit et concessit in puram elemonisam monestario beate Marie de Boquiam, Cyst. ord., Brioc dyoc et monachis ibidem Deo servientibus, cum auctoritate et assensu dicti Stephani patris ejusden, tutoris sui, pro remedio anime, sue e pro remedio animarum antecessorum et successorum suorum quicquid juris proprietatis, possessionis, sesine et proximatis habebat et habere poterat, et debebat totum pro toto in feodo de Laboere, cum pertinenciis suis, sito in parrochia de Sevignac, sub dominio de Oliverii de Coitlan, armigeri, nichil sibi, aut suis heredibus in dicta donationes retinences nisi tantummodo divinam retribucionem; et insuper dictum monasterium, quod premissa, constituit universalem heredem suum, et de omnibus predictis racione donacionis predcite seu institutionis, sevisit et investivit coram nobis idem Stephanus dictos monachos ; nomine suo et monasterii sui, per presentes litteras, et heredes suos universos et singulos ad omnia predicta fideliter teneda et inviolabiliter observanda specialiter et expresse obligavit, etc. Datum Actum die mercurii proxima post Purificacionem beate Marie virginis, anno Domini M° CC° LXX° octavio. (Arch. des C.-du.-N) . Le souvenir de cette famille subsiste encore dans cette paroisse où se trouve une localité qui s'appelle la Guihénochais (voir Quelques manoirs et leurs possesseurs, page n° 3). Il ne serait pas possible de rattacher par des documents authentiques les Guéhéneuc actuellement existants à ces anciens seigneurs bien qu'il ne soit pas téméraire de penser qu'il en sont issus. D'après les titres qui se trouvent actuellement entre les mains de la famille Guéhéneuc son premier établissement connu était à Gomené dans la paroisse de Plouguenast (voir à travers la ville de Plouguenast), chef-lieu de canton de l'arrondissement de Loudéac. Gomené paraît avoir été une seigneurie importante et fort ancienne. Elle possédait de temps immémorial haute, basse et moyenne justice et sa juridiction s'étendait surtout le territoire qui forme actuellement celui de la grosse paroisse de Plouguenast. On ne saurait dire de quelle époque date cette seigneurie qui remonte vraisemblablement aux premiers âges de la féodalité. Un titre authentique nous apprend qu'au commencement du XIVe siècle elle avait pour seigneur Rolland qui ne laissa qu'une fille mariée à Jean Allain de Carmené, qui était en 1388 maître d'hôtel du connétable Olivier de Clisson. Elle lui porta, suivant l'usage du temps, avec tous les biens de son père, le nom et même les armes de ses ancêtres. Aussi nous voyons que du vivant de sa femme, Jean de Carmené portait le nom de Guéhéneuc, mais, après la mort de celle-ci, ses descendants l'abandonnèrent et conservèrent seulement le nom de Carmené qui était aussi celui d'une famille ancienne et d'une certaine importance puisqu'ils étaient seigneurs de St-Gouëno. Ils conservèrent toutefois la juridiction de Gomené qui passa en 1620 à la famille Le Mintier par le mariage d'un de ses membres avec l'héritière de Carmené. Si la branche aînée des Guéhéneuc était éteinte, la famille continuait à exister. Plusieurs rameaux sortis du tronc principal contribuaient à la perpétuer, mais, comme les usages du temps dépouillaient à peu près complètement les cadets, leur situation était bien plus modeste que celle de leurs aînés. De ces rameaux issus du tronc de Gomené le plus ancien était celui de la Touche. La Touche était une terre située tout près de Gomené dont elle paraît avoir été un démembrement, probablement à la suite d'un partage. Or, il convient de remarquer que le partage n'aurait pu avoir lieu qu'avant 1185, car à partir de cette date, en vertu de l'assise du Comte Geffroy, les terres nobles de l'importance de celle de Gomené ne purent plus être divisées, aussi les cadets étaient-ils réduits à s'expatrier pour chercher fortune. Nous en verrons ci-dessous un exemple. Une autre branche de la famille dite de la Roncière du lieu qu'elle habitait dans la paroisse de Ploeuc a subsisté très longtemps et ne s'est éteinte que dans le milieu du XVIIIe siècle. Il semble que c'est à cette famille qu'appartenait le sénateur Guéhéneuc du Premier Empire dont la fille épousa le Maréchal Lannes et est l'aïeule des Montebello (voir illustration ci-dessous). Enfin il existait à Erquy une troisième branche qui ne comparut pas à la réformation de 1668 comme les autres, car elle était éteinte. Sa situation paraît avoir été très modeste. Il y a lieu de remarquer que d'après les titres, en 1350, tous les chefs de ces branches, portaient le nom de Rolland, comme leur chef le seigneur de Gomené. Ce nom de Rolland était sans doute celui d'un ancêtre qui faisait l'orgueil de sa famille. Cette similitude prouve aussi qu'ils n'étaient pas frères et appartenaient à des rameaux successivement détachés du tronc principal, ce qui implique forcément une assez longue suite de générations. Nous ne nous occuperons plus de ces diverses branches toutes éteintes aujourd'hui. Nous dirons seulement qu'à la réformation de 1668 la branche de la Touche qui s'appelait alors de Garnouët par suite du mariage d'Olivier Guéhéneuc avec Catherine, héritière de Garnouët, fut reconnue branche aînée et déclarée d'ancienne extraction. Toutefois si la seigneurie de Gomené n'appartenait plus aux Guéhéneuc, et si Catherine avait porté aux Carmené les titres et les biens de ses ancêtres, il restait encore des membres de cette famille et ce sont eux qui l'ont perpétuée jusqu'à nos jours. Rolland Guéhéneuc, le père de Catherine avait, en effet, un frère puîné nommé Robert. Complètement dépouillé de tout bien territorial par la coutume du temps, ce Robert, quitta le pays et alla chercher fortune probablement dans la capitale du Duché. On ne sait ni ce qu'il y fit ni qui il épousa. On sait seulement qu'il eut un fils appelé Thomas qui épousa Perrine Hervé dont on ne connaît pas non plus la famille. Ils eurent un fil Nous le trouvons, en effet, en 1420 Trésorier des guerres et receveur des Revenus du Duc Jean V. Il était aussi Membre de son Conseil. Il possédait à la porte de Rennes une seigneurie avec fiefs du nom de Villeneuve et il était fondateur de l'Eglise de Toussaint où il possédait droit d'armoiries et d'enfeu immédiatement après le vicomte de Rennes. Bien que ce descendant de seigneurs habitant une région plutôt sauvage fût devenu un citadin et un homme de Cour, il n'avait pas perdu le souvenir de ses origines et il eut l'heureuse inspiration d'en conserver la trace qui sans cela serait perdue puisque sa cousine Catherine avait apporté aux Kermené avec les biens tous les titres des Guéhéneuc. Il s'entendit donc avec son cousin de Kermené et de concert avec lui fit établir l'acte de notoriété conservé jusqu'à ce jour et que nous reproduisons en entier à cause de son importance.

 

 

« Sachent tous que en notre Cour de Rennes s'est comparu en personne noble Louis Allain de Kermené, Seigneur de Gomené,fils de Louis Jehan de Kermené et fils et héritier principal et noble de Catherine Guyhéneuc, dame dudit lieu de Gomené, en ancien temps femme du dit Jean de Kermené, auctorisé celui Allain suffisamment de son dit père à tout ce qui suit : Lequel est confessant et cognaissant et nous dit et affirma en la présence de Raoul Guihéneuc fils et heoir principal de défunt Thomas Guihenneuc qu'il est savant et accertaine que deffunt Roland Guihéneuc, seigneur du dit lieu de Gomené lequel fût père de la dite Catherine et duquel elle fût héritière, et de laquelle Catherine le dit Allain est héritier ainsi que dessus et feu Robert Guihéneuc qui fût père du dit Thomas Guihéneuc, douquel le dit Raoul est heoir principal étaient et furent prouches parens et consanguins partis et crus d'une lignée savoir est des Guihéneuc, seigneurs de Gomené, et doudit lieu de Goumené, desquels le dit Roland était le chief et le dit Robert en était le Juveigneur et tels sus et réputés étaient aux parties et que celui Robert et Thomas son fils et chacun d'eux en son temps prirent et devaient prendre les armes de Gomené et des prédécesseurs de la dite Catherine Guihéneuc, seigneurs du dit lieu de Gomené à différence, quelles armes sont écu d'azur à un Léon d'argent passant à deux fleurs de lis de même de sur celui Léon aux cornières du chef du dit écu et que si celui Raoul Guihéneuc même et les enfants doudit feu Thomas Guihéneuc et chacun pareillement prirent et devaient porteries dites armes à différence et en jouir et user parquoy et parce que celui Raoul cognût que ainsi était, celui Allain pour lui et ses heoirs et successeurs partis et qui partirons et systront d'elx et de leur lignée et de l'exue d'elx et de chacun aient et portègent et puissent avoir et porter, jouir et user ès temps à venir des dites armes à différence du dit Gomené leur chieff, savoir est celle différence d'un tressant de gueules en l'épaule du dit Léon, telle comme bon semblera au dit Raoul Guyhéneuc et à la dite Jehanne sa soeur, leurs heoirs et successeurs partis et qui partiront et systront d'elx et de chacun, sans que jamais au temps à venir celui Allain, ses heoirs successeurs et cause ayant et l'un d'elx le puissent empêcher et débattre en aucune manière. Ainsi y remercie et remercie de fait à se tenir sans jamais venir en contre en aucune manière ; fût et est celui Allain de son plaisir et assentiment et par son serment sur ce fait condamné et condamnons. Donné témoins, le seau établi aux contrats de notre dite Court avec les seaux de Jehan de Partenay et de Amaury de la Motte et de chacun pour maire et graigneur fermeté et fût fait le vingt septième jour de l'an mil quatre cent et seize. DE LA BINTYNAIE passe»


 

Il résulte de ce document que la filiation de la famille y est établie jusqu'aux environs de 1300. En effet, Raoul Guéhéneuc était Trésorier des guerres en 1420. Ce devait donc être un homme d'âge mûr, né sans doute vers 1380. Nous connaissons son père, son grand-père, et si le nom de son bïsaieul ne nous est pas connu son existence n'en est pas moins certaine. En comptant seulement 80 ans pour les trois générations nous sommes certainement plutôt au dessous de la vérité. Il est même assez probable, d'après ce document, que les origines de la famille étaient des plus lointaines, car il y est question de la lignée de Gomené et des prédécesseurs de Catherine. Or, il est peu vraisemblable que ces prédécesseurs et cette lignée se bornassent à son père et à son grand-père. L'existence des trois autres branches contemporaines de Catherine établit au contraire que dès le milieu du XIVe siècle la famille comptait déjà de nombreuses générations. Raoul Guéhéneuc était, avons nous dit, un important personnage et grâce à lui la branche à laquelle il appartenait devint, quoiqu'elle fût la plus récente, celle qui donna à la famille son principal relief. Il fit faire à sa soeur un brillant mariage, au moins en ce qui est de la naissance, puisqu'elle épousa en premières noces un cadet de la famille d'Acigné. Il épousa lui-même successivement Lucasse Déeslin et Phelipote Le Sénéchal, l'une et l'autre appartenant à la meilleure noblesse de leur temps. Il eut de sa dernière femme un fils appelé Jean qui fut connétable de Rennes. Les connétables choisis parmi les notables de la cité étaient des fonctionnaires à la fois municipaux et militaires adjoints au Gouverneur. Jean Guéhéneuc épousa Marie de Beaucé dont la famille possédait la seigneurie de ce nom près de Fougères dès le XIIe siècle. Sa belle-mère,Jeanne Boterel, était aussi d'illustre maison. Le fils de Jean Guéhéneuc, Jean II épousa Jeanne Hagomaz. Le père de celle-ci était un riche financier qui eut dans son temps une certaine célébrité. Il fut membre du conseil ducal, anobli pour ses services et créé seigneur de la Rivière. Jean II fut comme son père connétable de Rennes. Jean III, fils de Jean II et de Jeanne Hagomaz, épousa en 1523 Jehanne Salliou, fille de Guillaume et de Jeanne Ruiner. Les Salliou, seigneurs du Pin en Plerguer, étaient de vieille souche et possédaient dans la même paroisse d'importants domaines. Par suite de ce mariage Jean Guéhéneuc, dont les parens avaient aliéné leur terre de Villeneuve, vint se fixer à la Barre en Plerguer sur les biens de sa femme. Bertrand Guéhéneuc, fils des précédents, épousa, en 1550, Hélène de la Bouéxière, fille de Gilles et de Catherine de Rochefort. Les la Bouéxière, seigneurs de la Fosse au Loup, comparurent aux montres de 1427. Jean IV, fils de Bertrand, contracta mariage en 1578 avec Jeanne du Breil, fille de François, sieur de la Roche Colombière, et de Jeanne de Tréal. C'est la première alliance entre les Guéhéneuc et la vieille famille des du Breil si répandue dans la Haute-Bretagne qu'elle est, on peut dire, le lien commun entre les familles nobles de cette région qui lui sont presque toutes alliées. Le fils de Jeanne du Breil et de Jean IV épousa Renée Tircoq d'une famille importante qui lui apporta entr'autres biens une terre considérable appelée le Boishue dans la paroisse de Lanhélin (voir à travers le bourg de Lanhelin), voisine de Plerguer, où résidaient les Guéhéneuc. Ces derniers joignirent à leur nom celui du Boishue qui devint l'appellation des aînés de la famille. De Pierre et de Renée Tircoq naquit Georges qui contracta mariage avec Marie de Talhouët appartenant à une branche de cette famille bien connue, alliée d'assez près aux Rieux, une des plus grandes familles de Bretagne. C'est même cette parenté qui permit aux Boishue et aux Gouvello, descendants de la seconde fille des Talhouët, de racheter par retrait lignager la terre de la Hunandays après la mort du dernier Rieux. Georges Guéhéneuc en considération de ses services militaires devint lieutenant du gouverneur de la ville de St-Malo. Il eut de sa femme plusieurs enfants décédés sans postérité à l'exception de l'aîné Henri qui avait épousé Charlotte Séré, riche héritière de St-Malo. Les Séré dont la noblesse avait été reconnue par les Etats de Bretagne prétendaient descendre d'une vieille famille de Poitou. Il est à croire cependant que c'est au commerce que les Séré, comme la plupart des malouins, devaient leur situation. D'Henri et de Charlotte Séré fut issu Henri deuxième du nom qui épousa en 1720 Madeleine-Perrine-Thérèse du Breil du Chalonge, fille de Jean et de Marie-Thérèse de Ferron de la famille des Ferron du Chesne de St-Carné (voir La seigneurie du Chêne-Ferron en Saint-Carné) . Henri de Guéhéneuc était commandant de la noblesse de l'Evêché de Dol et Gouverneur pour le Roi du château de Combourg. Ils eurent deux fils, Jean-Baptiste l'aîné qui épousa la fille aînée du marquis de Bruc, chef de cette famille, une des plus illustres de Bretagne et aussi des plus anciennes (voir Généalogie de la Maison de Bruc.), puisque l'un de ses membres était à la Croisade de Philippe-Auguste. Sylvie du Breil de Pontbriand épouse du marquis de Bruc avait aussi de très hautes alliances ( voir Généalogie de la Maison du Breil, par Ludovic de Magny, page n° 1) . Sa mère, en effet, était fille unique de Gabriel d'Epinay (voir La Maison de la famille d'Espinay, présentée par du-Paz, page n° 2), dernier de cette illustre maison et d'Anne d'Hautefort, sœur de Marie d'Hautefort, duchesse de Schomberg, célèbre par ses vertus et l'attachement que lui portait Louis XIII. Sylvie de Bruc, comme aînée de sa famille, apporta à son mari une fortune très considérable et plusieurs terres titrées. Sa soeur cadette épousa dans la suite Henri, frère cadet de Jean-Baptiste. Depuis, la famille Guéhéneuc est divisée en deux branches. La branche aînée qui continue à porter le nom de Boishue et la branche cadette qui porte sans addition le nom patronymique.

 

Pièces justificatives.

 

Quelques années avant la Révolution, le duc de Penthièvre prescrivit une révision de la Noblesse de son Duché. A cette occasion il fut extrait des titres des châtellenies de Lamballe et de Montcontour une quantité d'actes concernant les diverses branches de la famille Guéhéneuc et dont les copies certifiées conformes sont en la possession de son représentant actuel. Le plus ancien de ces titres ne remonte toutefois qu'à 1385, les archives du duché de Penthièvre n'ayant été constituées qu'à partir de cette époque et après que l'ordre, si profondément troublé par une guerre étrangère et civile de plus de cent années, eut été rétabli complètement en Bretagne. Le premier de ces actes en date de 1385 contient la mention suivante : Rolland Guéhéneuc et plusieurs autres étaigiers du tènement de Tieuroc, paroisse d'Erquy.


 

2. En 1412, d'après un autre acte, Jehan Guéhéneuc, fils et héritier de Rolland, rend foi et hommage au duc pour cause des héritages à lui échus du chef de son auteur décédé au mois de mai. Puisque Rolland était mort en 1412, laissant un fils majeur, il est probable qu'il était né vers 1350. -Ce Rolland était le chef de la branche de la Touche.


 

3. En 1416, acte de rachat de Jehan Guéhéneuc à l'occasion du décès de Rolland, son père, seigneur de la Roncière, contemporain ou à peu près de celui de la Touche. Dans le même compte de la châtellenie de Lamballe on lit au folio 27 : Ce recepveur a par lettres de Guéhéneuc de Kermenéhy, maître d'hôtel de Monseigneurle Connétable (de Clisson) payé somme de, etc. Il s'agit évidemment ici du mari de Catherine Guéhéneuc, dernière châtelaine de Gomené et épouse de Jean Allain de Carmené ou Kermené. Le suffixe hy ajouté au nom de Kermené est une corruption du mot ty, qui en breton veut dire maison.

 

 

Plougenast et Lanhelain, berceaux de la famille Guéheneuc de Boishue

Louise de Guéheneuc, duchesse de Montebello  

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 17:25

 

 

Saint-Méloir-des-Bois

 

 

Goméné

 

 

Médréac

 

 

Languenan

 

 

Coëtmieux

 

 

Lescouët-Jugon

 

 

Saint-Trimoël

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 17:02

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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