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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 12:15

 

Prégent de Coëtivy,seigneur de Taillebourg et de Lesparre, amiral de France, n'eut pas d'enfants de Marie de Laval. Il fut tué au siège de Cherbourg, en 1450. Sa veuve conserva tous les biens qui provenaient de la maison de Laval. Elle les porta en dot, avec le titre de baron de Retz, à son second mari qui fut :

 

André de Laval -ci-dessous, sire de Lohéac, amiral, puis maréchal de France. Il vécut jusqu'en 1486. Marie de Laval mourut le 1er novembre 1458, sans avoir eu d'enfants d'aucun de ses deux maris. Ses biens, qui lui restèrent malgré l'ordonnance de Charles VII, qui les avait confisqués et attribués exclusivement à l'amiral de Coëtivy, passèrent, aussitôt après sa mort, à son oncle René de Laval, frère puîné du fameux Gilles. XIII.

 

 

René de Laval, prit les titres de seigneur de Retz, Lasuze, Blazon, etc ; il mourut en 1474, ne laissant d'Anne de Champagne, sa femme, qu'une fille nommée Jeanne, qui avait épousé, le 11 avril 1446, François de Chauvigny. Maison de Chauvigny.

 

François de Chauvigny, prince de Deols, comte de Châteauroux, vicomte de Brosse, prit le titre de baron de Retz en 1474, du chef de sa femme, par la mort de son beau-père. Il habita presque constamment ses terres du Berry , et mourut en sa vicomte de Brosse , le 25 mai 1490, laissant de sa femme , Jeanne de Laval, un fils unique, qui fut :

 

André de Chauvigny, prince de Deols, comte de Chàteauroux, baron de Retz. Il mourut en 1502 sans laisser d'enfants. Après sa mort, les biens provenants de la maison de Retz furent revendiqués par plusieurs prétendants et donnèrent lieu à de longs procès. Mais c'est ici le lieu de faire observer que l'auteur de l'article Gilles de Betz, dans la biographie de Michaud, a commis une grave erreur quand il a avancé que la succession de Gilles de Laval, après avoir passé à sa fille Marie, et de celle-ci à Jeanne de Laval, épouse de François de Chauvigny, fut léguée par celle-ci à François II, duc deRretagne, par testament en date de 1481. Cette singulière assertion a eu vraisemblablement pour motif ce passage de d'Argentré : Mais finalement Dieu, le créateur, se déplut de cette maison qui était fort grande, tellement qu'il n'en sortit point d'enfants et s'en alla en dissipation, dont il sortit mille et mille procès qui ont duré de notre vivant. Il se trouve, aux Chartres, que cette Jeanne, soeur dudit Gilles, faisait de grandes dissipations, ayant donné le tiers de son bien de ladite baronnie de Raix au duc, bâillant le reste en échange pour les terres de Châteaulin, de Fouesnant et de Rospreden : mais cela ne sortit pas à effet ; ledit Gilles de Raix eut un frère, nommé René de Raix, qui prit part en cette terre, duquel il sortit une fille qui fut mariée au sieur de Chauvigny et mourut sans hoirs. Le respectable d'Argentré commet ici beaucoup d'erreurs en peu de mots. Gilles de Laval eut un frère unique, René, et point de soeur. Cette Jeanne de Retz, ici mentionnée, ne peut être soeur de Gilles de Laval; c'est évidemment Jeanne Chabot, qui, ainsi que nousl'avons vu, échangea au duc de Bretagne, Jean IV, la baronnie de Retz contre les terres de Rosporden , Fouesnant, et Châteaulin-sur-Trieux. Ce que d'Argentré a vu aux Chartres ne peut donc être que ce titre d'échange daté du 17 août 1381 , plus de vingt-cinq ans avant la naissance de Gilles de Laval ; donc ce n'était pas la succession de celui-ci que l'on dissipait ou aliénait par cet échange. Aussi, cette date ayant un peu embarrassé l'auteur de l'article Gilles de Betz, ce critique malencontreux a eu l'idée, pour tout concilier, de la rajeunir d'un siècle et d'écrire 1481 au lieu de 1381. Or, comme François II était le duc régnant en 1481, c'est lui qu'on a déclaré l'heureux légataire de Jeanne, dame de Retz. Enfin, Jeanne de Laval, épouse de François de Chauvigny, n'est point morte sans hoirs, puisqu'elle laissa un fils, André de Chauvigny, qui vécut jusqu'en 1502, c'est-à-dire plus longtemps que François II. La succession ouverte par la mort d'Andréde Chauvigny donna carrièreà de grands procès ; mais, finalement, parmi les biens de la maison de Retz, ceux qui provenaient de la famille de Craon retournèrent aux héritiers de cette famille, et la baronnie de Retz échut en partage à Georges Tournemine. liaison de Tournemine. 

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Published by poudouvre
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