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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 19:36

Pour évoquer l'émergence de la cite de Concarneau, on évoque ce roi mythique arrivé d'Outre Manche et connu sous le nom de Conan Mériadec. Selon Geoffroy de Monmouth, le dit Conan aurait accompagné son parent le Gouverneur de l'Île de Bretagne, un dénommé Magnus Maximus, quand celui ci déploya sur la Gaule, une légion composée exclusivement de Bretons, ceci afin d'être associé au pouvoir romain, ce qu'il obtint l'an 384 Dans son Histoire de la Petite-Bretagne ou Bretagne Armoricaine, François Manet considère que Conan mourut en 421 après un règne de onze ans comme Monarque et un séjour de trente-huit ans dans la contrée. Il fut enterré à Occismor, dit depuis Saint-Pol-de-Léon où l'on prétend qu'on voyait encore son tombeau dans l'avant-dernier siècle avec cette inscription: Hic jacet Conanus Britonum Rex (ci-gît Conan, Roi des Bretons). Il avait épousé en secondes noces Darerera dernière sœur de saint Patrice, dont il eut 17 garçons et filles, presque tous honorés comme saints dans l'église d'Hybernie. C'est à Cunkar ou Congar l'un d'entr'eux que M. Taslé rapporte la fondation de Concarneau.

 

 

C'est cependant à travers le Cartulaire de Landevennec vers la moitié du XIe siècle qu'il est fait mention de l'îlot rocheux, et ledit Cartulaire mentionne comment le souverain de Cornouaille, Gradlon donna à Saint-Guénolé cinq maisons. Le seul prieuré que l'abbaye de Landévennec ait eu en cette paroisse est celui de Conc, et notre auteur de poursuivre : Conq-Kerné, ou Conkernos, et par corruption Concarneau, Conquerneau, ou Con-Kerneau. Cette petite place forte est bâtie sur un îlot rocailleux, à l'entrée d'un havre profond... A mer basse, on peut en approcher du côté de l'Ouest. On s'y rend au moyen d'un bac, en traversant le chenal de l'Est. Elle ne renferme que 200 toises dans toute sa longueur, sous une forme tout-à-fait irrégulière, et ne compte que 1843 habitants, compris ceux de ses faubourgs. Elle n'a véritablement que trois rues, formées par deux grandes rangées de mat ions; et lors dos fortes marées, il quelquefois jusqu'à trois pieds d'eau dans la rue principale. Son mur d'enceinte est en pierres de taille très-épais et flanqué de grosses tours, qui devaient en faire une bonne pièce de défense avant l'usage du canon. Il n'a qu'une seule porte, avec fossé et pont-levis, Au dehors de ce rempart, sont les faubourgs, et plusieurs villages qui couvrent toute l'anse. Son château passe pour avoir été construit par la reine Anne. Le port est très-beau et tient la place par une jetée en pierres, laquelle il une entrée pour les barques et les vaisseaux. Le mouillage en est bon mais difficile pour les navigateurs étrangers qui ne connaissent pas les roches de Pcnro, dont la Roche-Plate est la plus dangereuse. Ce port peut contenir 3oo barques et quelques bâtiments de 600 tonneaux. Les. navires sont fort l'abri de la tempête, cause des montagnes, environnantes qui le dominent: mais les frégates ne pourraient mouiller qu'au-dessus desdites roches de Penro. Concarneau n'a point de fontaines et n'a qu'une seule paroisse, qui était autrefois trêve de celle de Beuzec-Conq. On voyait jadis deux églises réputées paroissiales : savoir, Notre-Dame-du-Portail et Saint-Guignolé (prieuré dépendant de l'abbaye de Landevenech). La. maîtresse vitre surtout de la première est remarquable par la légèreté et la multiplicité de ses ornements. Cette ville, dès l'an 1373, était bien défendue; et elle soutenu plusieurs sièges. Elle a spécialement joué un certain rôle durant les troubles de la Ligue, dont elle était un des postes de sûreté. Elle était aussi en ce temps-là la quatrième place forte de la Bretagne. A l'époque de la Révolution, sa juridiction était assez étendue. Elle avait alors un gouvernement, un siège royal, une subdélégation, une poste aux lettres et aux chevaux, un hôpital, un marché par semaine, un petit arsenal le droit de députer aux Etats, etc. La pêche en est la principale ressource.

 

 

Manifestement, dès le XIIe siècle Concarneau disposait d'une défense, mais c'est cependant sous le duc Pierre II au cours du XVe siècle que les remparts de la cité furent réaménagés. En 1576, Jean de Baud, seigneur de la Vigne, et Kermassonnet, son beau-frère, s'emparèrent en pleine paix de Concarneau et ils s'y fortifièrent, comptant sur les secours demandés par eux aux protestants de la Roche!le. Sans perdre un moment, Guillaume de Coetanezre rassembla une troupe dont il prit le commandement, et il reprit Concarneau. 

 

 

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Published by poudouvre
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