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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 13:34

 

 

Le Kemenet-Héboï était le fief le plus occidental et le plus indépendant du Broérec ou comté de Vannes. Il s'étendait de l'Ellé au Blavet et confinait du côté nord vers Prisiac et vers Meslan, avec le Kemenet-Guigan, plus tard Guémené. Il comprenait en outre l'île de Groix. Le château de ce grand fief était situé à Hennebont, où il dominait la Vieille-Ville, et de ce fait les sires du Kememet-Héboï portaient plus couramment le titre de seigneurs d'Hennebont. Leur lignée s'éteignit au cours du XIIIe siècle, leur château fut démoli et leurs possessions démembrées. Une partie d'entre elles passa dans la famille de Léon : ce furent les Fiefs de Léon. L'autre partie, sous le nom de Seigneurie de la Roche-Moisan, comprit les territoires de Ploemeur, Guide], Quéven, Gestel, Lesbin-Pont-Scorff, Redené, Guiligomarch, Meslan et Arzano. Ce fut Charles Ier de Rohan, seigneur de Guémené, qui reconstitua à son profit l'unité du Kemenet-Héboï, à la fin du XIVe siècle. En 1482, son petit-fils Louis II de Rohan-Guémené, fortifia le manoir de Tréfaven que le duc François II de Bretagne érigea en châtel et châtellenie, mais la juridiction de la Roche-Moisan-Tréfaven s'exerça à Pont-Scorff. Tandis que la rive droite du Blavet échappait ainsi à l'autorité directe des ducs, la Châlellenie de Nostang ou Laustenc, sur la rive gauche, leur appartenait depuis un temps immémorial. Elle groupait les grandes paroisses de Nostang, Kervignac, Merlevenez, Plouhinec et Riantec (soit l'actuel canton du Port-Louis), auxquelles fut joint au XIIIe siècle le territoire de Languidic

 

 

Le duc Jean aménagea la ville close dans la seconde partie du XIIIe siècle

 

Entre 1264 et 1278, fut fondée la Ville-Close d'Hennebont qui devint le chef-lieu de la châtellenie. La place-forte était bonne et l'on connaît par les récits détaillés de Proissart le rôle qu'elle joua pendant les luttes des Blois et des Montfort. Au cours du XVe et du XVIe siècle elle fut le siège d'une capitainerie, mais perdit de son importance à l'époque des guerres de la Ligue, où la citadelle du Port-Louis, alors appelée Blavet, devint le « boulevard » de la Basse-Bretagne. Blavet servit d'abord de retranchement aux Huguenots, partisans de Henri IV. Assiégé à plusieurs reprises par îles troupes ligueuses et emporté d'assaut, le 11 juin 1590, par le duc de Mercœur, il fut remis par lui à Philippe II d'Espagne, qui y fit construire une forteresse sous la direction de Juan del Aguila (1590-1592). En 1598, la ville fut remise au maréchal de Brissac, Charles II de Gossé, qui n'exécuta qu'en partie l'ordre de démolition donné par Henri IV. En juillet 1611, son fils, François de Cossé-Brissac, acheta la citadelle au marquis de Marigny, Alexandre de Rohan, qui venait de succéder à son père, Louis VI de Rohan, prince de Guémené, dans la charge de gouverneur de la place. (H. Buffet)

 

 

La famille d'Hennebont

 

Bérenger, père de Huélin qui suit ;

 

Huélin d'Hennebont, épousa Avan, sœur de Alain Canhiart, comte de Cornouaille, dont il eut deux fils : Guégon qui lui succéda et Tanguy. En 1037, il donna à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé l'île Tanguethen (qu'on croît être l'île Saint-Michel dans la rade de Lorient), l'église de Saint-Gunthiern et celle de Saint-Meloir dans l'île de Groix avec toutes les terres qui en dépendaient. Sa femme et ses deux fils sont nommés dans cette charte. Huélin figure aussi comme témoin dans la donation dans l'île de Locoal à l'abbaye de Redon. Le Nécrologe de Quimperlé le fait mourir le 29 juillet, sans dire l'année

 

Guégon d'Hennebont, fils du précédent. De son temps, un moine de Quimperlé découvrit dans l'île de Groix une certaine quantité de reliques de saints bretons, entre autres, de saint Gunthiern,, de saint Guennolé, de saint Guénaël...Dans la relation de ce fait, Guégon est formellement qualifié fils de Huélin, du château d'Hennebont. Il mourut peu après l'an 1069.

 

Tangui d'Hennebont, fils du précédent, figure comme témoin dans plusieurs chartes d'Alain Fergent, duc de Bretagne et de sa femme Constance, entre autres, dans une donation considérable faite par cette princesse, à l'abbaye de Quimperlé en 1088. Tangui eut deux fils, Guillaume, qui était l'aîné et lui succéda et Riwallon, qui donna au prieuré de Saint-Michel « une mine de froment à prendre sur le village de Treizfaven »

 

Guillaume d'Hennebont, fils du précédent, est connu pour avoir en sa qualité de seigneur supérieur, approuvé le don fait à Saint Croix de Quimperlé, d'un tiers du village de Kermadiou en la paroisse de Cléguer. Il eut aussi avec cette abbaye un différend, à raison des droits qu'il prétendait comme fondateur d'un de ses prieurés (Saint-Michel-des-Montagnes) ; à la suite d'une enquête édifiée au château même d'Hennebont, il fut reconnu que tous ses droits ne consistaient qu'en un dîner ou souper qu'il pouvait prendre avec toute sa suite chez le prieur en question quand il passait dans l'île de Groix, et en une somme de pain que ledit prieur devait lui fournir, quand il allait à l'armée du Duc, rendue sur un cheval au village de Kerancroës, aujourd'hui Kergrois près de Lorient.

 

Solim an d'Hennebont, fils ou petit-fils du précédent, renouvela contre l'abbaye de Quimperlé la chicane relative au prieuré Saint-Michel, sur quoi, l'acte passé précédemment sur ce sujet entre Guillaume d'Hennebont et l'abbé Gurhand ayant été lu en présence des gentilhommes du Quéménet-Héboi assemblés à Pontscorff, ceux-ci s'écrièrent tous d'une voix « Ce témoignage est véritable, nous certifions que nos pères ont été justes en ce point ! » Ce qui mit fin à l'affaire. Ce fait est de 1164 d'après D. Leduc.

 

Henri d'Hennebont, fils du précédent, confirma en 1200, aux moines Saint-Melaine de Rennes tout ce qu'ils avaient à Hennebont, dépendant de la chapelle Notre-Dame et grâce aux nouveaux bienfaits qu'il leur accorda, il peut être considéré comme le fondateur de Notre-Dame d'Hennebont, dit aussi Notre-Dame de Kerguelen, établi pour deux moines. Il n'y a d'ailleurs nul rapport entre Notre-Dame et la belle chapelle de Notre-Dame du Paradis, qui sert aujourd'hui de paroisse à la ville d'Hennebont. Le prieuré Notre-Dame de Kerguelen était situé de l'autre côté du Blavet, sur la rive droite ; il se transforma au XVIIe siècle en un couvent de religieuses Ursullines, dont on voit encore l'enclos à gauche et sur le bord de la route d'Hennebont à Lorient, au pied de la colline, jadis couronnée par le très antique château d'Hennebont... Henri d'Hennebont eut au moins un fils et une fille, l'un et l'autre désigné chacun par leurs initiales dans la charte de fondation du susdit prieuré, le fils par H, et la fille par A. Celle-ci fut mariée comme on le verra plus loin à Hervé de Léon mais on ignore si le fils H. succéda à son père ; car après Henri fils de Soliman, le premier seigneur d'Hennebont mentionné dans les actes qui nous restent est :

 

Eon ou Eudon d'Hennebont, qui en 1223 attribua à l'église Notre-Dame de Pontscorff, sise au Bas Pontscorff, en la paroisse de Clerguer une donation suffisante pour y entretenir un prêtre, ou chapelain en titre d'office, chargé de la desservir régulièrement. Quoi qu'on ne sache si cet Eon était un second fils ou bien un petit-fils de Henri qui précède, on ne peut guère douter qu'il en descend en ligne directe. Mais il paraît qu'il n'eut pas lui-même d'enfants et se vit forcer d'appeler à sa succession le fils d'un collatéral ou peut être simplement d'un ami.

 

Geoffroi Ier, fils d'Olivier de Lanvaux, lequel Geoffroi prit le nom d'Hennebont, sous lequel on le trouve mentionné dans plusieurs chartes des années 1264, 1265, 1270. De sa femme Catherine de Rohan, il eut une fille appelée Alice, qui paraît avoir été sa seule héritière.

 

 

Alice d'Hennebont, fille du précédent, épousa avant le mis d'août 1261, Eon Picaut, chevalier et en eut en dot, du vivant même de son père, la terre de Tihenri, d'où vient qu'on la trouve souvent appelée la dame de Tihenri. Elle est mentionnée avec son mari dans divers chartes des années 1261, 1270, 1271, 1274, et avec son fils aîné dans une pièce de 1281. Ce fils s'appelait Geoffroi comme son aïeul, et laissa le nom de Picaut pour celui d'Hennebont. Du reste avant d'épouser Alice, Eon Picaut avait eu, d'un premier lit, un fils aîné, appelé Guillaume Picaut, et mentionné dans une charte de 1278, la dernière de celles où l'on voit figurer son père.

 

Geoffroi d'Hennebont, fils de Alice d'Hennebont et de Eon Picaut, est mentionné avec sa mère dans des actes de 1274 et de 1281, et seul dans une autre pièce de 1288. Après cette date, les actes venus jusqu'à nous ne font plus mention ni de lui, ni d'aucun autre seigneur, du nom d'Hennebont.

 

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Published by poudouvre
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