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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 06:55

 

 

 

Eglise Saint-Sauveur

 

De 1667 a 1749, les habitants de Recouvrance n'avaient pour célébrer le culte divin qu'une humble chapelle dédiée à Saint-Sauveur, qui dès l'année 1719 demandait de grandes et promptes réparations. Lorsque l'église actuelle de Saint-Sauveur fut terminée de 1749 à 1750, elle fut érigée en cure et église paroissiale. A la Révolution, quand cette église fut fermée, on procéda à l'enlèvement des statues qu'elle possédait. Elle n'offre rien de très remarquable à signaler à l'attention des visiteurs

 

 

Eglise de Saint Martin

 

Cette église dédiée à Saint-Martin, l'apôtre de la Touraine, est de construction récente, puisque c'est en 1864 qu'elle a été érigée en paroisse de Brest. Comme une belle et svelte adolescente qui n'a encore pour toute parure que sa jeunesse et sa fraîcheur, l'église de Saint-Martin, à peu près dépourvue des ornements ordinaires qui font la richesse et la splendeur de nos temples chrétiens, attend les tableaux, les statues, les peintures qui doivent l'embellir à l'intérieur et relever l'élégance de son architecture. Cela viendra avec le temps. En attendant, c'est une belle, vaste, magnifique, imposante église, dans la construction de laquelle le granit n'a pas été épargné, Il convient toutefois de citer les beaux vitraux coloriés des bas-côtés de l'église qui représentent les scènes des quatorze stations du Chemin de la Croix, ainsi que les vitraux de ses autels et deux belles grandes rosaces.

 

 

Eglise Saint Louis

 

Cet édifice fut commencé en 1692 ; on y célébra le service divin longtemps avant son achèvement. C'est en 1740, le 30 avril, que là ville de Brest prit possession définitive de l'église paroissiale de Saint-Louis, pour la somme de cinquante mille livres, payée aux Jésuites qui lui en disputaient la propriété depuis quarante quatre ans. L'emplacement de l'église Saint-Louis, la place du marché, et les petites places au pain et au beurre, jusqu'à la Grand Rue, était anciennement une métairie nommée Troncjoly, qui appartenait au sieur Thomas Le Mayer qui la céda au Gouvernement en 1685.(Lettres patentes du Roi Louis XIV des 15 mars et 18 avril de la même année.) En 1689, Seignelay avait fait prendre en Afrique parmi les belles ruines antiques dispersées sur la plage de Lebedah! plusieurs colonnes de marbre cippolin; Le 13 avril 1742, M Bigot de la Mothe, intendant, demanda au .ministre Maurepas et obtint que la gabarre la Colombe apportât de Honfleur, sans frais pour la ville de Brest, où elles arrivèrent le 24 mai suivant, quatre de ces colonnes. Elles étaient destinées au maître-autel de l'église Saint-Louis. Ces colonnes d'une pierre dont les carrières se trouvaient en Egypte et qui n'y sont plus connues, sont susceptibles du plus beau poli ; d'une seule pièce, et ayant 7 mètres 14 do ^hauteur, elles reposent sur des piédestaux, également en marbre, et sont décorées de chapiteaux en bois doré. Elles soutiennent une riche corniche semi-circulaire supportant elle-même une belle gloire surmontée d'un gracieux baldaquin. C'est en 1758 que furent placés le maître-autel, les fonts baptismaux et les colonnes apportées de Honneur, L'autel de marbre rose, tiré comme celui des fonts baptismaux des carrières de la Sarthe, est à la Romaine et fort élégant. Des deux côtés du choeur se dressent les statues de Charlemagne et de St-Louis. Informé du désir qu'avaient des personnes pieuses de Brest de placer dans l'église les statues de ces deux rois, le ministre des cultes Portalis fit savoir le 13 mai 1805, que l'empereur avait autorisé l'exécution de ce projet. « S, M, -disait-il, -en autorise l'accomplissement ; elle a décidé quant à ce qui concerne la statue de Charlemagne, qu'afin qu'elle soit digne de son objet, et autant perfectionnée que possible, on emploierait pour cette statue les fonds nécessaires pour les deux ; qu'à l'égard de la statue, de Saint-Louis, S. -M, s'en chargerait elle-même et donnerait des ordres pour la faire élever à ses frais. Vers la même époque, la concession à l'église Saint-Louis de divers objets ayant appartenu à d'autres temples chrétiens, vint augmenter ses richesses. Tel fut le tableau (le Bounieu, représentant le martyre de Sainte-Félicité et de ses sept enfants, qui ornait autrefois le maître-autel de l'église des Sept-Saints ; les stalles du choeur, en chêne sculpté, provenant, dit-on, de l'abbaye de Landévennec; l'autel de la seconde chapelle, à gauche du choeur (celle de Saint-Corentin), qui appartenait à la chapelle du couvent des Dames de l'Union.Chrétienne ; enfin, le baldaquin qui surmontait le maître-autel de cette chapelle et qui est aujourd'hui placé au dessus des fonts baptismaux. Voici ce que représente le tableau peint par Bounieu : Sainte-Félicité, fut comme on le sait, martyrisée dans une des villes de la Mauritanie, sous le règne d'Alexandre Sévère. Elle exhorte ses fils à mourir chrétiennement; sa foi la rend courageuse mais sa tendresse maternelle donne à son visage l'expression de la douleur. Elle occupe le centre de la composition. Autour d'elle sont ses enfants, les uns déjà morts, d'autres succombant sous les Coups, ceux-ci enfin attendent le supplice. Les bourreaux et les soldats romains relient entre elles ces diverses figures. A gauche de la toile, un peu plus loin que le principal personnage, s'élève une estrade d'où le préfet de la ville, Publius, assis entre ses deux assesseurs, préside à cette cruelle exécution. Une colonnade d'ordre ionique, représentant la face latérale d'un temple, forme le fond de la droite du tableau; au delà et vers le milieu, un pont à plusieurs arches est jeté sur un cours d'eau, puis, en arrière, une haute muraille couronnée de peupliers. Le lointain, très indécis, laisse deviner une agglomération d'édifices. Sur le pilier plus bas du même côté, se voit la Sainte-Famille, d'après Raphaël. En face : La naissance de Saint-Jean-Baptiste. Deux autels se trouvent dans les bas-côtés de l'église ; l'autel de la Vierge et l'autel des Saints Anges. Autels à la romaine, le premier d'ordre ionique, le second d'ordre dorique. De beaux vitraux coloriés représentant l'histoire de St-Louis, ont été fabriqués dans les ateliers de la maison Lobin, de Tours. On remarque aussi dans l'église, d'élégants confessionnaux en chêne, sculptés par MM. Lapierre et Tritschler. Derrière le choeur, à droite et à gauche, sont deux monuments funéraires, consacrés l'un à la mémoire de du Couëdic, l'autre à Mgr Graveran, évoque de Quimper et de Léon, mort à Quimper le 1er février 1855. La table de marbre noir, commémorative de l'héroïque commandant de la Surveillante n'est point le monument qui lui avait été élevé lorsqu'il mourut, le 7 janvier 1780. Son corps fut alors déposé dans un caveau derrière et au pied du pilier de droite du maître-autel, Le roi pour perpétuer la mémoire de ce brave officier, ordonna qu'on érigeât sur sa tombe un monument dont M. Trouille, ingénieur, traça le plan. Il se composait d'un tombeau de marbre noir, surmonté d'une pyramide dont les inscriptions et les ornements étaient en bronze doré. Ce monument qui avait cinq pieds trois pouces de hauteur, sur trois pieds trois pouces de largeur, fut appliqué contre le pilier au dessus du caveau. Une inscription, éloquente de simplicité, mentionnait le combat de la Surveillance, A la base de la pyramide était un écusson aux armes de du Couëdic, Louis XVI, afin que ce monument fut à la fois un honneur pour la marine et un enseignement pour ceux qui s'y destinaient, fit graver sur la face de la pyramide ces mots : Jeunes élèves de la marine, imitez l'exemple du brave du Couëdic, premier lieutenant des gardes de la marine, » Malgré la sainteté du lieu où avait été élevé ce monument national, des forcenés osèrent le mutiler en 1793. Les habitants, protestant contre cette profanation, s'unirent au corps de la marine, pour demander à plusieurs reprises la permission de le remplacer à leurs frais. Le gouvernement ayant accédé à leurs voeux, M. le préfet maritime Caffarelli fit appliquer en grande pompe une table de marbre noir, surmontée d'une pyramide et portant l'inscription suivante : « Ici repose le corps de M. Charles du Couëdic de Kergoualer, militaire décoré, capitaine de vaisseau, mort le 7 janvier 1780, des blessures qu'il avait reçues dans le combat mémorable qu'il a rendu, le 6 octobre 1779, commandant la frégate de l'Etat la Surveillante, contre la frégate anglaise le Québec, Ce monument, posé pour honorer un brave guerrier, fut mutilé dans des temps malheureux; les habitants du Finistère, pleins de respect pour l'armée navale et pour la mémoire de du Couëdic, l'ont fait restaurer en l'an XIII. » En 1814, sur la demande de M. de Marigny, cette inscription a été remplacée par l'inscription primitive ainsi conçue : « Ici repose le corps de messire Charles-Louis du Couëdic do Kergoualer, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, capitaine des vaisseaux du roi, né au château de Kerguélenen, paroisse de Pouldregat, diocèse de Quimper, le 17 juillet 1740, mort le 7 janvier 1780, des suites des blessures qu'il avait reçues dans le combat mémorable qu'il avait rendu, le 6 octobre 1779, commandant la frégate de Sa Majesté la Surveillante, contre la frégate anglaise le Québec, «Ce monument a été posé par ordre du roi pour perpétuer la mémoire de ce brave officier. » L'autre monument érigé en l'honneur de Mgr Graveran est en marbre blanc et de style Renaissance. Il est dû au ciseau de M, Poilleu, aîné, et se compose d'un stylobate orné des armes du défunt, entourées des insignes de sa dignité, avec cette devise: Verbum crucis Dei virtus. Il est soutenu par un cul-de-lampe en feuilles d'acanthe, et surmonté d'un obélisque sur la face duquel se voit en bas-relief le portrait du vénérable prélat vu de profil. Au dessus de ce portrait on lit : D, O, M, Et au dessous : Hic ad suos redux quiescit amans cor Illustriss, et reverendiss. Domini Jhi Mie Graveran, Corisop. et Léon, Episcopi. Hanc pie pastor bonus annis XIV rexit ecclesiam In finem dilexit redamantes in finem, Congenito, Crozone genitus, parochus erexit. Une simple croix termine l'obélisque, Le monument couvre une petite niche pratiquée dans le mur et renfermant une boîte en plomb, laquelle contient le coeur du prélat, concédé d'après le voeu exprimé par lui à l'église qu'il avait gouvernée pendant quatorze ans avant son élévation à l'épiscopat. Cette concession a donné lieu, le 15 janvier 1855, à un service solennel suivi du dépôt du coeur de Mgr Graveran, que M, Mercier, son neveu et son successeur, avait rapporté de Quimper. Commencée en 1692, l'église Saint-Louis vit élever son portai' jusqu'au dessous des voûtes qui supportent le buffet d'orgues, en 1758, par les soins de l'entrepreneur Jaffrey, sur les plans et sous la direction de M. Frézier. La façade de cette église, avec la tour qui la surmonte, présente un aspect bizarre. A gauche et à droite de la principale porte d'entrée, se lisent deux inscriptions commémoratives du commencement et de l'achèvement de l'église. Celle de gauche est ainsi concile : Ludov. XIV et urbis Bresti munificentià Inceptum hoc aedificum anno M. D. CXCVII Stetit imperfectum per multos annos. Voici l'inscription de droite Régnante Ludovico Napoleone III Peractum opus anno MDCCCLXI magistratum habente Hte Bizet, parocho Jho Mia Mercier, archip. Ces deux inscriptions sont surmontées des armes de la ville, Les armes de Brest adoptées en 1683, par délibération du 15 juillet, rappellent l'union de la Bretagne à la France ; mi partie de France à trois fleurs de lis d'or, mi-partie de Bretagne, d'argent semé de mouchetures d'hermines de sable. Entre les deux tables qui portent les inscriptions, est un cartouche en tulïeau,-sculpté par M. Poilleu, d'après un dessin de Frézicr et contenant ces mots : Domtis Dei et Porta Coeli. - Dans le tympan, le monogramme formé des lettres S L entrelacées, tient la place qu'occupaient avant la Révolution, les armes .de la maison de Bourbon, Deux grandes statues en tufïeau, l'une de Saint Pierre, l'autre de Saint-Paul occupent les niches pratiquées dans la façade, à gauche et à droite du portail. Des quatre cloches que possède l'église Saint-Louis, la plus grosse, ou bourdon, pesant 3.500 kilogrammes, se nomme Marie-Alexandrine, et porte pour inscription: Vox Domini in magnificentià. La seconde, du poids de 850 kilogrammes se nomme Marie-Emma, et porte la même inscription. La troisième, pesant 600 kilogrammes, nommée Joséphine, porte pour inscription : Laudate eum in tympano. La quatrième enfin, du nom de Félicité, porte pour inscription : In tympano psallant ei, Elle pèse 500 kilogrammes. Les orgues de Saint-Louis possèdent un magnifique buffet digne d'être remarqué. Ces orgues sont dues au frère Florentin, Carme. Elles coûtèrent à la fabrique 80.000 livres en argent, plus une rente de 250 livres qui fut constituée au profit de ce carme. Elles viennent d'être récemment restaurées en 1887, par MM. Stoltz, frères, de Paris, L'instrument, dont le magnifique buffet a été seulement conservé, se compose de 45 jeux réels, trois claviers à mains, un pédalier complet, seize pédales de combinaisons, 2.672 tuyaux, Le 10 nivôse (30 décembre 1793) la fête de la déesse de la Raison fut célébrée à Brest ; or, ce jour-là l'église St-Louis fut transformée en Temple de la Raison. Jean-Bon-St-André député à la Convention, alors en mission à Brest, monta dans la chaire et y peignit les prêtres comme des apôtres de la superstition se jouant de la crédulité du peuple. L'effet de son discours fut instantané, à peine l'orateur étàit-il descendu de la chaire qu'une foule frénétique lacérait les tableaux et brisait la chaire elle-même, oeuvre d'art justement estimée.

 

 

Eglise des Carmes ou Notre-Dame du Montcarmel

 

Dès le commencement du XVIe siècle, on voyait dans le faubourg de la'ville de Brest, une petite église dédiée à St-Yves. St-Yves est un saint breton. Ornement de son siècle, il était avocat, père des pauvres veuves et des orphelins, le patron universel de la-Bretagne-Armorique, mais spécialement de l'évêché de Trèguier, dans le diocèse duquel il naquit au manoir de Ker-Martin, en la paroisse de Menehi, le 17 octobre 1253. On suppose que la petite église de St-Yves qui s'élevait dans la rue qui portait ce nom, nom qu'elle a conservé jusqu'à présent, avait été bâtie à la fin du XIVe siècle, ou au commencement du XV. Elle existait donc depuis plus de deux siècles, lorsque en 1650, des religieux de l'ordre des Carmes sollicitèrent l'autorisation de venir à Brest établir un couvent de leur ordre. Cette autorisation leur fut accordée par délibération du 17 août 1651,à condition qu'ils bâtiraient une Chambre, proche le couvent, pour servir d'Hôpital pour les pauvres nécessiteux de la ville. On appela d'abord ces Carmes, Carmes barrés, parce qu'ils portaient des manteaux rayés de noir ; plus tard, ils prirent le nom de Carmes déchaussés. Fort ancienne et presque en ruines, l'église de St Yves fut rebâtie en 1718, sur les dessins de M. Robelin, directeur des fortifications de Bretagne, et on prit l'habitude de l'appeler l'église des Carmes. L'emplacement où s'élève maintenant la halle était à cette époque un superbe jardin à terrasses, avec un puits au milieu. Ce jardin appartenait aux Carmes. Dans son architecture, l'église des Carmes n'offre rien de remarquable. Une seule chose mérite une mention particulière à cause de son ancienneté: c'est un petit monument placé jadis au dessus de la porte d'entrée, et maintenant descendu dans un des bas-côtés, dans la travée à droite en entrant. Ce monument, beaucoup plus ancien que l'église actuelle (il date du XVIe siècle), et qui provient sans aucun doute de l'antique chapelle de Saint-Yves, démolie en 1718, est une petite statue en pierre de Kersanton, représentant un saint assis dans un fauteuil. Il est vêtu d'une large robe à capuchon et à grandes manches serrée à la taille sur ses genoux se voit une bourse dont il tient en mains les cordons. La tête est coiffée d'un bonnet de docteur. Malheureusement, cette tête est moderne. La statue ayant été décapitée à la Révolution, un sculpteur du pays en a refait, il y a quelques années, une en tuffeau, à peu près sans doute, car il ne reste aucune tradition sur cette statue. Sur les côtés du fauteuil se voient des écussons armoriés, portant un croissant surmonté d'une molette à six branches. La statue et le fauteuil sont supportés sur un cube de Kersanton. Au dessous est une espèce de cul-de-lampc sculpté, couvert d'ornements, sur le devant duquel, dans un cartouche, est gravée en creux l'inscription suivante : P. : QVILBIGNON MIL: V: XXX IlII FlST: FAIRE: LIMAGE. P, Quilbignon mil cinq cent trente-quatre fit faire l'image. Cette statue représente très probablement Saint-Yves, l'avocat des pauvres et toujours si charitable envers eux, car ainsi que le dit un hymne, fort ancien, conservé à sa gloire : Sancfus Yvo erat Brito Advocatus et non latro, Ros miranda populo ! Saint-Yves était breton, Avocat et pas larron Chose rare, se dit-on ! La malice populaire perce bien dans cette strophe. Depuis 1718, l'église des Carmes a éprouvé peu de changements. Avant la Révolution, on y voyait deux autels, placés, celui de gauche, sous l'invocation de N-D des Grâces, patronne de la confrêrie de Notre-Dame du Mont-Carmel ; celui de droite, dédié à Saint-Crépin. Le premier est toujours dédié à Notre-Dame, mais le second a maintenant pour patron St-Joseph, Le couvent des Carmes devint une caserne en En 1857, l'église des Carmes fut érigée en cure et prit le nom de Notre-Dame du Mont-Carmel

 

 

 

Brest, son château, son port, sa rade et ses environs : guide du touriste par O. Pradère

 

 

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Published by poudouvre
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