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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 07:58

Les enfants étaient en principe scolarisés dès l'âge de 5 ans, toutefois, selon les saisons, et selon les besoins des services à la maison et avant que l'école ne soir rendue obligatoire, l'effectif d'une classe pouvait diminuer de cinquante pour cent. Certains n'allaient à l'école que pour apprendre les prières et leur catéchisme. En dehors de ces deux matières, l'école devenait presque du luxe. Toutefois il était fréquent d'entendre des paysans illettrés dire : « Etait-on diot de mon temps, de ne pas apprendre à lire ». Ou encore : « Je veux que mon petit gars aille à l'école pour qu'il ne soit pas diot comme moi ». Il était assez rare de voir à l'école des enfants âgés de plus de quatorze ans. Ceux qui habitaient loin du bourg emportaient dans un panier des provisions pour le repas du midi. Souvent, ils faisaient avec d'autres enfants le chemin, mais durant la saison des nids, ces enfants s'attardaient quelque peu le long dudit chemin. En l'absence de montre ou d'horloge. Ils consultaient des espèces d'augures et disaient ; « Je sé matin assez, mon p'tit dé me l'a dit ». Ou bien ils observaient les pies sur la route ; s'ils voyaient le blanc : «Nous seront à l'heure ».  Si au contraire ils voyaient le noir ils concluaient ; «  Nous serons en retard ».

 

 

Autre astuce pour connaître l'heure, en consultant les graines du pissenlit et en soufflant dessus. Ils regardaient aussi les cônilles (corbeaux) partir ou revenir. Les corbeaux étaient exacts dans leurs déplacements. Quand les enfants manquaient l'école, ils faisaient le renard. Les jeux étaient divers, les enfants tiraient des graines qui se trouvent dans les baies d'églantier et les fourraient brusquement entre la peau et la chemise de leurs camarades afin de les faire se gratter. Un autre prenait deux tiges de fétuque et les croisait l'une sur l'autre, puis es introduisait dans la bouche de ses camarades en disant ; « Je vais t'apprendre un joli jeu, ne serre pas trop les dents ». Et le naïf se laissait faire, c'est alors que l'autre enfant tirait et les graines restaient dans la bouche ! Cela s'appelait « tirer la jument » ou « passer le sas » . D'autres enfants invitaient les naïfs à voir le lièvre danser, ils leur frottait les yeux avec du suc blanc d'une espèce d'euphorbe, dite flangoué ou flanga, très corrosif, la vue se troublant, les victimes voyaient alors leur vue se troubler et les lièvres danser. 

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Published by poudouvre
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