Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 14:26

 

Les Anglais menaçant encore la Bretagne d'une descente, le duc ordonna au sire de Châteaugiron d'assembler la noblesse en armes à Rennes, pour la porter de là sur le point menacé. Ce soin fut inutile, et l'Angleterre subit elle-même la descente qu'elle méditait en  Bretagne. (1406). Ce siècle, qui n'était pas mûr pour l'unité d'où naît  la force, faisait cependant des efforts isolés pour arriver un jour à ce  but qu'il entrevoyait dans ses moments lucides. Ainsi un synode  prescrit aux curés, sous l'inspection de l'évêque, la tenue de  registres des baptêmes.C'était un commencement d'état civil, un germe que l'avenir encore éloigné devait féconder, à l'aide du parlement. Rennes ne fut pas plus heureuse sans doute que le reste du pays, et rien n'atteste que cette garantie sociale y fut mieux comprise qu'ailleurs. Aucun registre de cette époque ne nous est parvenu. (1409). Ce fut dans ces circonstances que Rennes vit démolir son château  qui tombait en ruines. Cette opération, peu opportune sans doute, nous est apprise par une lettre ducale du 1er juillet 1409, qui déchargeait Amaury de Fontenoy de la capitainerie. L'espace qu'il occupait près de la porte Châtelière, depuis Saint-Saint-Michel, à gauche de ladite porte dans l'intérieur de la ville, fut sans doute doute afféagé, et vit dans la suite s'élever l'hôtel de la Rivière. Le manoir épiscopal offrit souvent depuis l'hospitalité. Le manoir épiscopal offrit souvent depuis l'hospitalité aux ducs pendant leurs séjours dans leur bonne ville de Rennes.

 

 

« Jehan. A touz ceulx. salut. Savoir faisons que nous avons fait  certain appointement sur la fortificacion et closture de l'abbaye et ville de St-Mahé, entre nous, noz successeurs ducs de Bretaigne, d'une part, et religieux homs et honnestes les abbé et couvent du moustier dud. lieu de St Mahé, d'autre part, contenant la forme qui ensuist. » Les moines accordent notamment que lad. ville de St Mahé; soit closce et fortifiée de murs et autrement, ou nom de nous, et que lu garde en soit nostre. que nous y mectons et ordennons de par nous cappitaine et garde tcl comme nous plaira, et quant nous verrons l'avoir affaire. et de présent avons ordonné messire Alain de Penhoet. Et de cc tous ont lesd. ab et convent baillé lettres scellées de leurs scaulx, parmy ce que nous leur avons promis a maintenir leurs franchises et libertés. Et furent à ce presens, en conseil, le chancelier,l'evesque de Cornouaille, l'amiral, messire Pierres Eder et Tritan de la Lande, le premier jour de juitiet l'an mil IIIe et neuf à Rennes. J. Mauleon »/

 

1409. 1er juillet. Lettres de décharge de la garde de Rennes, sur sa  demande, en faveur d'Amaury de Fontenay, capitaine de cette ville. Le duc reconnaît qu'il n'a eu qu'à se louer des services de son « bien amé et fcal chevalier et chambellan dans ses fonctions de capitaine. Et pour ce que, par l'assentement de nous et de nostre conseil, fist abatre et dilacerer nostre chastel dud. lieu de Rennes, qui estoit chu en grande ruine, et n'estoit en estat d'aucune deffense, et les matieres de nostred. chastel tist vendre, et mettre les deniers en la fortiffication de nostre d . ville en l'endroit de nostre chastel, nous reconnoissons qu'il l'a bien et loyaument fait à nostre honneur et proffit. En témoin de quoy, nous avons fait mettre nostre scel aux présentes, avec le passement de nostre propre main. Par le duc, en son grand conseil, présents: Vous, l'evesque de Cornouaille, le president, messire Jehan de la Thieule, les seneschaux de Rennes et de Dinan, me Bertrand de Rosmadeuc, Jehan de Bruc, le procureur général et autres. Eon de la Fosse, »

 

Partager cet article

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article

commentaires