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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 10:38

Le matin du mariage, les joueurs de vielles et de violons se rendaient d'abord chez le jeune homme, et celui-ci accompagné alors de son garçon d'honneur, de ses parents et amis se dirigeait chez la mariée. A l'arrivée du jeune homme, jadis sa promise devait se cacher, en principe derrière une armoire. Et alors seulement elle commençait à s'habiller. A Landéhen, en sortant de la cour de la ferme pour se rendre au bourg, les femmes portaient les bandes de leur coiffe rabattues, comme si elles se rendaient à un enterrement, leur bras donné à leur cavalier, pendait comme mort !

 

 

A Plouasne, la mariée ne s'habillait qu'une fois son promis arrivé. La tête était alors parée d'une couronne de fleurs d'oranger, les invités d'un ruban violet pour les hommes et rose pour les femmes. Son père ou un proche parent accompagnait en tête du cortège la jeune fille, tandis que le père de son fiancé la raccompagnait, la mère de la mariée donnant le bras à son gendre. Au départ du cortège, on tirait des coups de fusils et ces salves se répétaient plusieurs fois dans la journée, notamment au retour de la noce à la maison où avait lieu le repas. En cours de route, la mariée devait s'enfuir par le premier chemin creux qu'elle apercevait et c'est le garçon d'honneur qui était chargé de la rattraper. On appelait cette coutume la happerie ; et il y en avait plusieurs avant d'arriver au bourg. Si le garçon d'honneur échouait à rattraper la mariée alors il passait pour un failli chien ! Cette coutume avait cours à Saint-Gouéno et dans tout le Mené. 

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Published by poudouvre
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