Bataille, en Bretagne (M. de Courcelles). Cette maison paraît ancienne dans cette province, où elle subsistait encore en 1488. Geoffroi Bataille, écuyer, servait dans les guerres de son temps contre les Anglais, en la compagnie de Pierre de la Roche-Rousse, qui fit montre à Avranches, le 10 octobre1380, et à Nantes et à la Guerche, les 7 décembre et 7 janvier suivants. Il servait en la même qualité sous la charge du sire de Derval, chevalier banneret, dont la compagnie fut reçue à Thérouanne, le 28 septembre 1383. La maison de Bataille, en Bretagne, a produit dans la personne de Guillaume Bataille un chevalier banneret, qui illustra son nom par plusieurs beaux faits d'armes. Monstrelet et le moine de Saint-Denis rapportent qu'il combattit et blessa en champ clos un chevalier anglais, nommé Jean Carmien, qui lui avait manqué de fidélité. Il combattait en Guienne, dés l'an 1404 étant alors sénéchal d'Angoulême et commandant une compagnie de 6 écuyers, le 1er septembre 1488; servait sous le dauphin, la même année, commandant une compagnie d'un écuyer banneret et de 17 écuyers qui firent montre à Saint-Sauveur de Charros, en Guionne. Il était conseiller et chambellan de ce prince, qu'il accompagna en Angoumois, l'an 1421. Il avait peut-être pour soeur Marguerite Bataille, à laquelle le dauphin régent du royaume, fit don de 200 livres tournois, le 28 février 1420, tant en considération de bons services de feu Pierre Esparris, son mari, que pour l'aider à soutenir son état. Le sceau des armes de Guillanme Bataille, chevalier banneret, apposées à une quittance qu'il donna le 16 Février 1404 représente trois coquilles avec un lambel à trois pendants.
/http%3A%2F%2Fi.skyrock.net%2F6284%2F91056284%2Fpics%2F3267550244_1_3_WJrng3Fa.jpg)
Le dernier mai 1451, Guillaume de Quengo, Jamet d'Yvignac et Jean de !a Polissonière plaidaient au parlement de Bretagne, au sujet du manoir du Roscoet, provenant de la succession de Guillaume Bataille. Ce dernier, avait pour contemporain peut être pour très-proche-parent, Charlot Bataille, écuyer, qui commandait une compagnie de 16 ecuyers pour la défense du pays de Touraine, compagnie qui fit montre à Chinon le 12 décembre 1418. Le dernier qu'on trouve de cette famille en Bretagne est Antonin Bataille, l'un des archers de la compagnie de Gilbert de Bourbon, seigneur de Montpensier, qui comparut à Saint-Aubin du Cormier, le 22 mars 1488. Il paraît avoir péri à la bataille de ce nom, qui eut lieu le 28 juillet de la même année. (voir aussi la seigneurie du Plessix Gautron à Sévignac)