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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 10:45

 

Comme rectification au Répertoire archéologique des Côtes-du-Nord (commune de Saint-Glen), M. Berthelot du Chesnay dépose, sur le bureau, un plan du monument dit La Haye-aux-Lions. Dressé en 1907, sur la demande de M. le Dr Guébhard, Président de la Commission des « Enceintes », à la Société Préhistorique de France, ce plan montre qu'à la place des deux tumuli, signalés par l'auteur du répertoire, il faut voir deux « mottes » entourées de talus élevés et de douves profondes. De plus, le déboisement du terrain qui les avoisine, a permis de reconnaître que ces deux « mottes » font partie d'un Camp retranché, ou château, entouré comme elles de talus et de fossés, remplis d'eau. Des fouilles, pratiquées à diverses époques par MM. Le Commandant Martin et Berthelot du Chesnay, dans les deux mottes dites, à tort, le Grand et le Petit tumulus, ne semblent laisser aucun' doute sur l'origine médiévale de cette fortification. Le « Petit tumulus », tout en argile plastique, n'a donné que des poteries modernes, quelques traces de foyers, et des ossements d'animaux en nombre. Le « Grand tumulus », formé comme le petit, de l'argile sortie des douves, a été exploré l'an dernier seulement et moins complètement. Il a fourni quelques poteries sans intérêt archéologique ; quelques morceaux de fer, déformés par la rouille, et une indication plus précieuse, qui faisait entièrement défaut dans le premier, A 0 m. 60 en dessous du sommet, et paraissant occuper la plate-forme sur tonte sa largeur, on a rencontré, en effet, une couche horizontale de grandes ardoises, ou mieux de lames de schistes talqueux, non taillées, mais percées d'un trou. D'autre part, aucune trace de soubassements en pierre, bien que la fouille ait. été descendue à deux mètres en dessous du sommet. Il y a donc présomption que cette motte portait, à l'origine, une tour en bois, recouverte des ardoises dont nous venons de parler, seuls vestiges qui en restent aujourd'hui. La Haye-aux-Lions » doit donc être classée comme « Enceinte anhistorique », car si nous avons des données sur son âge, nous n'en avons aucune, ni sur ses constructeurs, ni sur l'usage qu'ils en ont fait. M. le Dr Guébhard, en s'associant à ces conclusions, écrit qu'il serait heureux de trouver, parmi les membres de la Société, des adhérents et des collaborateurs pour l'étude des enceintes préhistoriques ou anhistoriques, si nombreuses dans notre pays. Saint-Brieuc, 25 lévrier 1908 C. Berhelot du Chesnay

 

 

Editions Le Flohic

 

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Published by poudouvre
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