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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 13:16

Le département du Morbihan, ne présente pas le panachage, qu'on rencontre dans le Finistère. Cependant la partie qui va de Hennebont à Pontivy, en passant par Auray, Baud, Pluvigner offre des modèles féminins fort gracieux. Ils rappellent les robes à la bretonne, affectionnées d'Anne de Bretagne. A Sainte-Anne d'Auray, un jour de pardon, on se croirait plus que partout ailleurs revenu au XVIe siècle. La robe est généralement d'une seule pièce, avec le corsage décolleté en carré, aux manches, larges. Une guimpe brodée et des manchettes de dentelles rapportées soulignent le rapprochement avec la tenue des dames, nobles d'il y a quatre siècles. Si les vêtements diffèrent ici surtout dans leurs détails, les coiffes, en revanche, ont plus de fantaisie. De grande richesse et de type fort ancien dans la région de Baud, elles ne se composent plus que d'un béguin de nansouk aux alentours de Lorient, pour devenir une sorte de chaperon en lingerie ou en filet à Auray et Vannes. Du côté de Pontivy et vers Le Faouët, se voient les capots de diap, garnis, de bandes et de velours, doublés de serge rouge. La seconde zone de costumes morbihannais est celle de Vannes, et du golfe du Morbihan : robes froncées à la taille et corsages séparés, ceux-ci plus amples que du côté d'Auray, châles élégants, souvent garnis de dentelles, dégageant la nuque, laissant, voir la gorgerette brodée et dont les pointes sont cachées par le devantier du tablier de couleur. Dans les îles, surtout dans l'Ile-aux-Moines, la coiffe rappelle le chaperon du XVe siècle. Du côté de Guéméné-sur-Scorff et dans tout l'espace compris, entre les hauts cours du Blavet de l'EIlé, jusqu'à la limite du premier, dans la direction de sa vallée de l'ouest à l'est se voit une filiation qui tient tout à la fois des régions pontivyennes et. alréennes pour la jupe, et de la région carhaisienne pour le corsage, qui est cependant ici plus élégant, plus ajusté, avec une série de petits boutons de cuivre disposés en lignes parallèles et verticales sur îe devant. La coiffe est originale, en dentelle ou en filet de manière à laisser voir le ruban de couleur assortie à;celle du tablier sans devantier, toujours léger, soyeux, de nuance claire et quelquefois tout en dentelle. A l'est de Vannes, vers Ploërmel, Josselin et les confins de l'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Inférieure, les vêtements apparaissent moins originaux. Ils rappellent ceux du nord de la Bretagne, d'apparence plus moderne: pour la robe et le corsage. Le fichu est de tissu généralement noir, avec des pointes cachées par la taille du tablier qui est avec ou sans devantier. La coiffe devient de plus en plus petite, à mesure que l'on avance dans la direction de Rennes ou de Loudéac. C'est dans toute cette partie du Morbihan, où les costumes d'hommes après s'être modifiés tendent à disparaître, qu'a régné au début du siècle actuel l'habit des « moutons » avec bragoubraz moins large, guêtres blanches également et veste parfois soutachée de ganses noires, qui vraiment avait grande allure, bien qu'il ne date que du début du XIXe siècle, en face du costume dit à « mille boutons » qui, lui, n'a pas même un siècle d'existence. Ci-dessous, illustrations d'après V. Lhuer.

 

 

 

 

 

Pontivy

 

 

Auray

 

 

Vannes

 

 

Pluvigner

 

 

Guéméné-sur-Scorff

 

 

Guéméné-sur-Scorff

 

 

Carhaix

 

 

Ploërmel

 

 

Rennes

 

 

Brignogan

 

 

Rochefort en Terre

 

 

Pleyber Christ

 

 

Saint Allouestre

 

 

Plounéour Trez

 

 

Fouesnant

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Published by poudouvre
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