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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 17:04

 

En 1841, parut le mémoire de Ch. Lyell. L'auteur décrit les faluns de Dinan, du Quiou, du Pas du Hac et de Saint-Juvat. Il a recueilli dans ces localités des fossiles appartenant pour la plupart aux faluns de Touraine. L'auteur avait remarqué qu'au Quiou, à Saint-Juvat et dans d'autres localités, on n'avait pas essayé de faire de la chaux avec les faluns qui s'y rencontrent, à cause de leur trop grande friabilité. C'est pour obvier à cet inconvénient qu'il a inventé un nouveau four pour réduire en chaux les faluns et les sables calcaires à millepores, etc (voir La Mer des Faluns - La Maison des Faluns à Tréfumel). C'est un entrepreneur de travaux publics Médréacais, J.-M. Bougeard, qui édifia ces quatre fours à chaux, profitant en 1892, de l'ouverture de la ligne de chemin de fer entre La Brohinière et Dinan. Précisément, cette dernière ville comptait deux fours à chaux comme l'évoque en 1851 Paul Pierre Dehérain à travers ses écrits publiés dans les Annales agronomiques, cependant, comme il le précise, ces fours à chaux ne servaient qu'aux constructions, l'un à fournée, l'autre à cuisson continue et à la houille. Cependant ces fours étaient ignorés des agriculteurs. Le calcaire utilisé est extrait d'une carrière située tout près du site chaufournier, au sud-ouest. Le sablon calcaire des communes du Quiou et d'Evran est identique; il est généralement de couleur jaune assez prononcée, renferme beaucoup de coquillages fossiles, dont les principaux sont les huîtres, les peignes, les cadrans, les oursins, des dents de poisson , analogues à celles des requins, et quelques os de mammifères. Traité par l'acide hydrochlorique, il donne un résidu de 8 à 10 pour 100, composé presque uniquement de graviers quartzeux, mêlés à très-peu de silice. Le mètre cube de sabion pèse environ 1,200 kilos. Il se présente tantôt sous une forme pulvérulente, tantôt en morceaux plus ou moins compactes, et assez résistants quelquefois pour être employés aux constructions. Les minières sont toutes à ciel ouvert. Les charrettes y chargent le sable tant que la profondeur est peu considérable ; quand elle est trop grande, on le monte à fleur de sol au moyen de paniers, dont la corde s'enroule autour d'un treuil horizontal surplombant au-dessus de la fouille. Marina Gasnier fournit aussi des détails intéressants sur cette exploitation du Quiou : L'établissement ne fonctionnera réellement qu'avec trois des quatre fours puisque l'un d'entre eux a été rapidement endommagé par une infiltration d'eau qui le rend très vite hors d'usage. Une lettre de la mairie du Quiou, datée du 18 janvier 1892, confirme la disposition actuelle des fours à savoir que : les fondements de l'établissement sont situés à 7 m et les bouches des fours à chaux à 5 m au moins au-dessous du niveau du sol. Mais les deux guerres mondiales eurent un effet désastreux sur la destinée de l'usine. C'est d'ailleurs à la veille de la seconde guerre mondiale que le lieu changera de propriétaire, ce dernier se diversifia en ouvrant une fabrique de parpaings. Réouverte au cours de la moitié des années ciinquante, elle fermera définitivement ses portes vingt ans plus tard. 

 

 

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Published by poudouvre
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