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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 13:21

 

En 1793, Broons Lamballe et Rostrenen furent sur le point d'être forcés mais le vingt-neuvième jour de L'an II Moncontour envoya Broons 70 gardes nationaux pour s'y organiser eu compagnie avec les gardes nationaux de Jugon. Les Républicains de Lamballe volèrent aussi leur secours en mars de la même année et l'on parvint ainsi contenir là formidable insurrection dont on était menacé. Le lendemain de l'entrée des Royalistes à Quintin, c'est à dire le 5 thermidor an III, l'adjudant-général Chain peaux reçut du général Chabot l'ordre d'aller avec ses 1.800 hommes occuper le camp établi Saint-Brieuc., et que l'invasion des chouans dans les Côtes-du-Nord avait fait lever ; mais Hoche qui était arrivé Saint-Brieuc le six thermidor, chargea cet ordre et intima à Champeaux celui de retourner Vannes et de renvoyer ses grenadiers dans les cantonnements qu'ils occupaient avant leur expédition. l'adjudant-général Champeaux reçut du général Chabot l'ordre d'aller avec ses 1,800 hommes occuper le camp établi à Saint-Brieuc., et que l'invasion des chouans dans les Côtes-du-Nord avait fait lever ; mais Hoche qui était arrivé Saint-Brieuc le six thermidor en changea cet ordre et intima à Champeaux celui de retourner Vannes et de renvoyer ses grenadiers dans les cantonnements qu'ils occupaient avant leur expédition. Champeaux obéit et peu de temps après Hoche lui confia le commandement de l'arrondissement de Broons et de toute la ligne de défense des départements d'Ille-et-Vilaine, Côtes-du-Nord et du Morbihan. Cette partie de la Bretague était infestée par les chouans qui pullulaient. Champeaux les atteignit et les maltraita dans plusieurs rencontres partielles mais, les ayant trouvés réunis près de Caulnes sur la route de Saint-Jouan à Dinan il eut avec ces chouans qui avaient rassemblé sur ce point l'élite de leurs bandes, une action qui dura près de quatre heures. Forcés au pas de charge dans leurs retranchements, ils prirent enfin la fuite laissant le champ de bataille jonché de morts. Le capitaine Cardon, commandant les grenadiers du 2e bataillon de l'Ain, le fourrier Sibuet du même bataillon, et Durand, gendarme Broons s'y distinguèrent par leur bravoure. En vendémiaire an IV la place de Broons, fut de nouveau menacée par les royalistes et des rassemblements considérables eurent lieu peu de distance de la ville mais l'énergie des patriotes parvint de rechef faire avorter leurs projets. La municipalité de Broons contient assure-t-on des documents précieux pour l'histoire de cette guerre civile, que l'on doit déplorer, sous quelque drapeau qu'on ait combattu. Le bourg de Caulnes, jusqu'à l'an de l'ère républicaine, fut le chef-lieu canto nal. Sous la révolution, il devint le théâtre de deux combats sanglants entre les chouans et les bleus. Le général Champeaux en 1795, livra aux royalistes une terrible bataille, qui ne dura pas moins de quatre heures, tant les partis étaient acharnés dans ces luttes fatricides et jamais déplorables. Les troupes régulières de la république demeurèrent victorieuses. Caulnes fut le théâtre d'importants combats entre les royalistes mené par MM J. de Saint-Pern et Crepel, et des soldats républicains casernés au château de Coëlan De chaque côté il y eut un grand nombre de morts, une quinzaine dans un champ qui borde la grande route, vis à vis le bois de la Haie Deux autres rencontres eurent lieu vers la même période au village de la Perchais et des environs. Pendant les Cent jours, une colonne royaliste, commandée par M. du Bois-Hamon, livra au pont de l'Isle un combat très-vif à un détachement de fédérés de Brest, appartenant aux 15e et 86e de ligne et à l'artillerie de marine, et fit prisonnier le major du 86e, 18 officier et 96 soldats. Forcés de prendre la fuite, les royalistes laissèrent sur le terrain un grand nombre de morts.

 

 

 

 

Charles de Boishamon

 

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Published by poudouvre
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