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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 12:33

Gilles Ferré et Françoise du Breil laissèrent au moins deux enfants : Bertrand Ferré (Va) -qui suit et Charlotte Ferré (Vb) qui épousa Jean de Beaucé (d'après les notes laissées par M. Gérard de Mellon). Jean de Beaucé, seigneur dud. lieu et de Chevillé fils de autre Jean et de Michelle de la Bouexière.

 

(Vb) Charlotte Ferré est donnée fille ainée de Gilles Ferré et Françoise du Breil, dans l'acte de la Réformation en 1668 propre à la famille de Beaucé, ce qui suppose qu'elle avait au moins une sœur cadette, voir plusieurs.

 

(Va) Bertrand Ferré, chevalier, seigneur de la Garaye, la Villèsblanc, le Pin, Launay-Quinart, Plumaugat, baron souverain de Grimaud en Suisse, épousa d'abord Catherine de Quédillac, fille de messire Bertrand de Quédillac et de dame Catherine de Chateaubriand. Devenu veuf, Bertrand Ferré épousa vers 1529 Péronnelle du Guémadeuc, fille de Jacques et de Françoise de Trélivan. La première alliance fut sans postérité, la seconde vit naitre au moins cinq enfants, à savoir : Charles Ferré (VI a), Jacques Ferré (VI b), Bertrand Ferré (VI c), Bertranne Ferré (VI d) et Marie Ferré (VI e)

 

(VI a) Charles, ainé de la fratrie épousa en février 1548 Bonaventure de Téhillac, fille de Haut et Puissant Jacques de Téhillac et de Christine du Houx. Converti au calvinisme, il fut condamné à comparaître devant le Parlement de Bretagne accusé d’avoir brûlé les images pieuses en sa chapelle de la Ville-es-Blancs, il était aussi impliqué dans un autre fait relaté dans les Mémoires de Charles Gouyon : Un advocat, apellé la Motte-Roux, poussé de Satan et du sr du Vaudoré mon parent, entreprint de nous mettre en mauvais mesnage et commença à me flagorner que ma femme aimoit mieux une de ses damoiselles que moy ; il dit d'autre moy du tiers de son bien qu'il avoit obligé en faveur de mon mariage. Somme, ce mechant estoit marry de nous voir sy bien ensemble; et ledit sr du Vaudoré à pareil. Ce mechant avocat print querelle avec le sr de la Ville-Aussant, frere du sr de la Ville-es Blanc, où ils tuerent un fauconnier apellé Mazure ; lequel auparavant avoit aussy tué le frere du segretaire de mon pere….Henri II donna «au capitaine Breil, gouverneur de Mariembourg, les confiscations et amendes en quoi pourront être condamnés Charles Ferré, sieur de la Garaye, et son frère, ainsi que Jean, sieur de Canquoy, son beau-frère, pour être atteints du faict d'hérésie» ; puis, le 6 janvier 1556, il lui confia le gouvernement d'Abbeville, une des places les plus menacées, par les Espagnols. Charles Ferré préféra s’exiler en Suisse, non sans avoir prit soin auparavant de procéder à un échange de terre avec Claude du Chatel dame de la Moussaye et de la Rivière Moussaye (voir Le protestantisme, page n° 1)De ce fait une partie de l’héritage paternel fut troqué contre des terres en Poitou. Messire Charles Ferré époux de Bonaventure de Téhillac ne comparut jamais devant le Parlement, afin de rendre compte des sacrilèges dont on l'accusait, avec son épouse, il vivait dans l'aisance, là-bas au bord du Lac Léman et jouissait d'un statut social, ayant été reçu bourgeois de Genève le 8 avril 1557. René Ferré, fils de Charles et de Bonaventure de Téhillac mourut semble-t-il sans postérité. 

 

 

Péronnelle du Guémadeuc et ses deux jeunes fils Charles et Bertrand -alias Brient parvinrent à récupérer la Ville-es-Blancs. Précisément, Bertrand Ferré (VI c) fut l'auteur d'une branche cadette dite de la Villaussant dont descendait assurément Guillaume De la Villlaussans marié à Delle Gillette Lorant. Qualifiés Sieur & dame des Granges, ils vivaient au début du XVIIe siècle, et un document daté du 21 novembre 1604 évoque Gilette Rolland, qualifiée de dame des Granges (voir Le manoir des Granges à Sévignac). Les troupes de Saint-Lorent, l'un des lieutenants du duc de Mercoeur assiègea la Ville-es-Blancs au cours des guerres de la Ligue comme en témoigne cet acte émanant de la juridiction de Limoëlan : « …les possesseurs (de la la Ville-es-Blancs ) ayant pendant les guerres civiles de cette province était du party du roy reignant contre le seigneur duc de Mercoeur, sa maison fut assiégée en l’année 1591 par le sieur de St-Lorent qui après plusieurs coups de canon fait tirer contre la dite maison de la la Ville-es-Blancs et tous les actes et papiers furent brûlés, comme il se voit par le procès verbal qui en fut fait  d’autorité de la juridiction de Beaumanoir, de laquelle relève ladite maison. Le 27ème. 9. 1591. On attribue à Jacques Ferré (VI b), frère puiné de Charles, la reconstruction de la Ville-es-Blancs, sans nul doute dès le début du XVIIe siècle. Ses armoiries en alliances avec celles de son épouse Louise Bonnier, ornent l'une des cheminées de l'endroit. La Ville-es-Bllancs disposait d'un colombier selon les actes émanant de la seigneurie du lieu, et grâce aux renseignements fournis par ce précieux document, M. de Mellon propriétaire actuel du lieu, est parvenu à identifier avec précision l'endroit où se dressait ce colombier. De surcroit, un chatelet permettait l'accès à l'endroit. 

Outre Charles, Jacques et Bertrand Ferré, ainsi que nous l'avons vu, la fratrie comptait également Bertranne & Marie Ferré.

 

Bertranne Ferré (VI d) épousa Julien Ferron, fils de Simon Ferron et de Catherine Dauly, il vivait l'an 1540 (voir La famille Ferron de La Ferronnays, page n° 1). A travers les notices fournies par  le Vicomte du Breil de Pontbriand, on découvre le contrat de mariage de Marie Ferré et  de Julien du Breil de Pontbriand  : Contrat de mariage de Julien du Breil, écuyer, seigneur de la Marre et des Jaunais (Aulnais), capitaine de Redon, accordé le 20e de mars 1551 avec demoiselle Marie Ferré, fille aînée de feu noble et puissant Bertrand Ferré, seigneur de la Garaie, du Pin, de la Villèsblanc, et de noble et puissante demoiselle Péronnelle de Guémadeuc, sa femme, dame du Pin, de Langevinaie, de la Rigoumain et de la Roberdaye, assistée de noble et puissant Charles Ferré, seigneur desdits lieux de la Garaie, de Launay et de la Villèsblanc, fils aîné et héritier principal et noble dudit Bertrand Ferré et de ladite dame du Pin. Les conditions de ce mariage sont, entre autres, que ledit sieur du Breil seroit payé d'une somme de 6,400 livres due à ladite future espouse par noble et puissant Pierre de Plouër, sr de la Bastardière et de Boisrouault, pour l'acquittement d'une rente de 320 livres à laquelle ledit de Plouër étoit engagé envers elle par acte du 29e septembre 1550, reçu par Robert Chaudron, notaire à Nantes ; et, après que ladite future eût reconnu que ses père et mère étoient nobles personnes et qu'elle ne prétendoit rien dans leurs successions que suivant ce qu'elle devoit avoir par rapport à leur gouvernement noble et avantageux suivant l'assise du comte Geffroy, ledit seigneur de la Garaie promet de donner à sadite soeur aînée la somme de cent vingt livres de rente, sur laquelle il retiendroit celle de quarante livres jusqu'au décès de ladite dame du Pin, leur mère. Ce contrat passé devant Julien Ferron et Thomas Baron, notaires royaux au ressort de la cour de Dinan, en présence de révérend père en Dieu frère Georges de Guémadeuc, abbé de St-Jacut ; noble et puissant François du Breil, chevalier, seigneur du Breil, de Lergay et des Hommeaux, gouverneur et lieutenant pour le Roy aux iles de Serq et de Chausé et capitaine de cinq cents hommes de guerre ; noble et puissant François de Guémadeuc, sr de Séréac, d'Arzal, de Kernoyal et de Mesgnies ; Jean du Breil, chevalier, sr de la Tousche, capitaine de Serq; Charles Ferré, écuyer, seigr de la Villèsblanc, frère puisné dudit sieur de la Garaie ; Georges de la Moussaye, seigr de Saint-Derrien ; noble et puissant François de Guémadeuc, seigneur dudit lieu, vicomte de Rezay, seigr de Beaulieu et de Creons quinolles; noble et puissant Briand de Tréal et demoiselle Françoise de Vendel, sa femme, seigneur et dame de l'Adventure, de Beaubois, de Lanrigan, de Sumette et de Varennes; nobles homs Olivier de Lanvaux, tant pour lui que pour delle Anne de Guémadeuc sa femme, seigneur et dame du Matz, de la Chapentrais et de Beaulieu ; François du Breil, seigr de la Roche, capitaine de Chausé; nobles homs Gilles Ferré, seigr de la Barbillonnière, des Coutures et de la Bérardaie, et de nobles homs Jean du Breil, seigneur de Gouillon et du Chalonge. Julien du Breil était fils de Guyon du Breil et de Marie Le Dos (voir Généalogie de la Maison du Breil, par Ludovic de Magny, page n° 1).  

 

Messire Julien du Breil, chevalier de l'ordre du Roi, épousa avec dispense, le 2 mai 1551, Marie Ferré (VI e), dame du Pin, sa cousine, fille de Bertrand Ferré, et de Perronelle de Guemadeuc ; Il transigea sur partages avec messire Ferré, seigneur de la Garaye et de la Villesblancs, par l'avis de plusieurs parents, les 17 juin 1553, et 21 août 1556. Quant à Perronnelle du Guémadeuc, elle mourut dans la religion catholique et la cérémonie de ses funérailles eut lieu le 15 aout 1573 en l'église Saint-Malo de Dinan, son gendre Messire Julien du Breil Sieur de Pont-Briand y était présent. Acte ci-dessous.

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Published by poudouvre
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