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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 13:23

Jacques Ferré, aussi désigné Charles releva en partie, ainsi que nous l'avons vu le manoir de la Ville-es-Blancs. Toutefois, sur les arrières, au croisement de deux corps de bâtiment, on distingue clairement une partie antérieure. Jacques Ferré épousa en 1583 à Rennes Louise Bonnier, descendante de cette très-ancienne famille de la province de Bretagne qui occupa, dès une époque très reculée, un rang élevé et remplit de hautes charges dans l'armée et dans l'État. Elle a été plusieurs fois maintenue dans la noblesse de Bretagne et déclarée noble d'ancienne extraction Jean Bonnier, Seigneur de la Gaudinaye, qui vivait au XVIe siècle, est regardé comme aieul de cette maison, même si un autre Jean Bonnier, de l'Évêché de Nantes, fut maintenu dans la Noblesse de Bretagne par l'ancienne Réformation, en 1426. Jacques Ferré et Louise Bonnier eurent entre autres enfants :

 

Elie Ferré (VII a) qui fut un temps seigneur de la Ville-es-Blancs et s'éteignit sans postérite ;

 

René Ferré (VII b), qui suit & Françoise Ferré unie à Julien d'Yvignac (voir les possesseurs de la seigneurie d'Yvignac). 

 

Daniel Ferré (VII c), seigneur de la Villes-Blancs, de la Vayrie en Saint Solen épousa Renée de Champagné, fille de René de Champagné et Thomasse de la Lungraie, sieur et dame du Feil et du Coudrai. Le dit René de Champagné manifestement descendait des comtes de Suze, seigneurs de Belfort, sans doute d'une branche cadette, était également issue de cette maison Damoiselle Catherine de Champagné, épouse d'Amaury Gouyon, quatrième du nom, Marquis de la Moussaye (voir Généalogie de la famille de Champagné, page n° 1) . Trois enfants sont connus au sein de leur postérité :

 

Pierre Ferré (VIII a), dont nous reparlerons à la fin de cette étude ;

 

René Ferré (VIII b) qui succéda à son ainé à la tête de la seigneurie à laquelle étaient rattachés les baillages de Persil en Plénée-Jugon et Trémaudan en Plestan -relevant de la sénéchaussée de Jugon

 

Françoise Ferré (VIIIc). 

 

(VIII b) Messire René Ferré contracta alliance le 14 février 1658 avec Anne Descartes fille de Joachim Descartes, Sieur de Chavagne, Conseiller au Parlement de Bretagne et de Marguerite Dupont. La famille Descartes était originaire de Touraine, et comptait parmi ses membres, outre le grand mathématicien et philisophe René Descartes, une des branches de cette Maison illustre, arrivée en Bretagne, formait une véritable dynastie de Robins :  six d'entre eux siègèrent en tant que Conseillers au Parlement de Bretagne de 1585 à 1734 -d'après une étude de Xavier d' Aucourt. Joachim Descartes, grand-père de Anne Descartes épouse de Messire René Ferré, fut du nombre. Ci-dessous à droite, son portrait et celui d'un parent, le physicien René Descartes (à gauche).

 

 

Messire René Ferré, sieur de la Viilèblancs (Sévignac), de Galet et de la Noe-Grignon (voir Le manoir de la Noë Grignon à Plénée & La famille Grignon de Plénée), devait lui même siéger au Parlement jusqu'au 19 août 1686, sur sa propre renonciation : le 19 août 1686, Nicolas Deschamps Sieur de Mirebeau, Conseiller du Roi, Lieutenant General au Bailliage de Mont-Luçon, fut reçû en l'office de Conseil, ler Secretaire du Roi, Maison, Couronne de France & de ses Finances, au lieu de feu Guy Bouchard. Le même jour Nicolas Palet fut pourvû de l'office de Conseiller Secretaire du Roi, Maison, Couronne de France en la Chancelerie de Bretagne, sur la resignation de René Ferré Sieur de la Villes-blancs. René Ferré s'éteignit à la Ville-es-Blancs et fut inhumé le 27 septembre 1687, il avait 70 ans.  De son union avec Anne Descartes, le sire Ferré de la Villes-es-Blancs laissait plusieurs enfants :

 

Anne-Louis Ferré (IX a) cité le 6 mai 1689 au Parlement de Bretagne -ci après ;

 

Marguerite Ferré (IX b) née en 1660 épousa Jean-Baptiste Le Vicomte, Sgr de Bonamour ;

 

Guy Ferré (IX c), né en 1661, titré seigneur de la Salle Villesblancs de la Vigne épousa Marie Anne Guihart, ce sont les parents de Joachim-Angélique Ferré lui même titré seigneur de la Salle Villesblancs lors du mariage de sa parente Marie-Louise Ferré avec Jean-François Le Vicomte. Joachim Ferré était décédé en 1741 et fut marié à Marie-Françoise du Pré de Pellan et père de Perrine-Guyonne Ferré, décédée l'an XII et de Anne-Marie-Louise Ferré, décédée en 1820. A Rennes, le dit Joachim-Angélique Ferré disposait de la Maison de la Coqueterie, ainsi mentionnée : "Au sud-ouest des bâtiments actuels de l'hospice, entre eux et le boulevard de Strasbourg, se trouvait autrefois la maison de la Coqueterie. Cette maison, après avoir appartenu aux Coquet, passa par succession aux Gensier  de la Brosse qui la vendirent en 1619 aux Poulart. En 1654, elle était passée par alliance aux Pré de Pélan, qui l'avaient encore en 1717, était passée par alliance dès 1729 à Joachim-Angélique Ferré de la Villesblanc et fut détruite par un incendie en 1748. Les Ferré en vendirent les ruines en 1749 à Nicolas Audran, libraire imprimeur"  ;

 

Pierre-Joachim Ferré (IX d), naquit à Rennes en 1663, devint religieux Jésuite (chanoine) et mourut également à Rennes. Une notice intéressante nous donne le lieu de sa sépulture : A l'endroit (ancienne cathédrale de Rennes) est intervenu Me Christophe Mahé, avocat au Parlement, faisant pour messire Charles-François-René D'Andigné, chevalier, seigneur de La Châsse, conseiller au Parlement de Bretagne, mary et procureur de droit de dame Anne-Jeanne-Louise-HeIeinne Ferré de La Villesblanc, qui a requis que vérification soit faite de ce que les armes de la famille des Ferré, qui sont d'argent à une face d'azur, accompagné de trois molettes de gueules, sont rélevées en bosse dans la voûte de la ditte église, qui est dans le collatéral droit de la nef, et qu'il y a une tombe d'un Ferré, chanoyne, qui est à l'entrée, dans les recherches du choeur, du côté droit ou de l'Épître. Et a signé Mahé 

 

Anne-Renée Ferré (IX e), née en 1664 à la Ville-es-Blancs, entra également dans les Ordres et devint Religieuse professe en l'abbaye Saint-Sulpice de Rennes. Voici les notes laissées par l'Abbé Guillotin dans le Pouillé de l'évêché de Rennes :  dans les débrits du cloître qui environnait l'ancienne cour du monastère, nous avons encore retrouvé plusieurs pierres tombales des deux siècles derniers, ce sont ceux de Mmes Bouvron de St-Germain (1691), Ferré de la Villes-Blancs (1699), Saliou de Chef du Bois (1700), Mellet (1702), Berthin (1778), et de Quillieux du Plessix. Et l'Abbé Guillotin de conclure : ce sont toutes des religieuses ;

 

Prudence Ferré (IX f), née vers 1667 épousa François des Rondiers.

 

 

(VIIIc) Françoise Ferré, soeur de Messire René Ferré épousa Alain de Lesquen le 17 Février 1630. Alain, Chevalier, Seigneur de Lesquen, de la Villemeneust, du Vaumorvan, de la Duchays, la Ville-Auvray, la Ferté & la Ville-Geoffoy, était Chevalier de l'Ordre du Roi, Maître-d'Hôtel ordinaire de Sa Majesté, en considération de ses services, depuis 10 ans, dans les armées & dans les Etats de la Province. Fils de Gilles de Lesquen et de sa première épouse Bertranne Collet, lui même devint veuf de Françoise Ferré. Le 11 février 1640 Alain de Lesquen épousait en seconde noce Marie de Ploeuc. Issue du premier lit, Renée de Lesquen fut unie à Eustache Ferron, seigneur du Chesne (voir La seigneurie du Chêne-Ferron en Saint-Carné)

 

(IX a) Anne-Louis Ferré, seigneur de la Ville-es-Blancs, épousa Louise d'Epinose (voir Etude de la généalogie d'une famille Espagnole établie en Bretagne : la famille d'Espinose par Aubert de La Chesnaye Des Bois, François-Alexandre (1699-1783), il fut tout comme son père et son grand-père maternel, Conseiller au Parlement. Poste dont il fut pourvu le 7 janvier 1689, au lieu de Thierry résignant (n° 1149), et dispensé, par lettres du 28 mai 1688, de parenté avec son oncle Descartes (n° 386). C'est à Notre-Dame Nantes, le 4 septembre 1694 qu'eut lieu le mariage de Chevalier Anne-Louis Ferré et de Louise d'Espinoze, le jeune homme, Conseiller au Parlement de Bretagne, était agé de 39 ans, il avait vu le jour  au quartier Saint-Georges à Rennes, la jeune femme agée de 24 ans, avait vu le jour à Saint-Vincent de Nantes. Parmis les enfants qui naquirent au sein de leur foyer il faut citer

 

Anne-Louise-Renaude Ferré (X a) -épousa, en 1715 Jean Baptiste du Breil, chevalier, seigneur du Chalonge, la Gibonnaye et le Pontruffier, dit le comte du Chalonge, capitaine de cavalerie, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, né en 1679. Jean-Baptiste du Breil mourut au château du Chalonge en 1739, Anne Ferré lui survécut et mourut elle-même au Chalonge,

 

François-Louis-Joachim Ferré (X b)

 

un enfant anonyme (X c)

 

Marie-Louise Ferré (X d) qui transporta le domaine de la Villes-es-Blancs  dans la famille Le Vicomte (page suivante).

 

Anne-Louis Ferré siégea au Parlement de Bretagne de 1689 à 1723.  il s'éteignit le 17 avril 1735 à la Ville-es-Blancs. Son épouse mourut aussi à la Ville-es-Blancs le 9 décembre 1739, actes ci-dessous.

 

 

Ils laissèrent pour héritier

 

(X b) François-Louis-Joachim Ferré, Chevalier, Seigneur de la Ville-es-Blancs, né à Rennes en avril 1700. Il fut également Conseiller au Parlement de Bretagne de  1722 à 1730, date de son trépas survenu à Alençon. En 1709 il avait épousé Marie-Hélène des Rondiers. Leur fille, Anne-Jeanne-Louise-Hélène Ferré, née à Rennes en 1730 et décédée en cette même ville en 1785 fut dame de la Ville-es-Blancs, elle avait épousé Messire Charles-René-François d'Acigné attaché également au Parlement de Bretagne. Leur union fut sans postérité. Messire Charles François René d'Andigné et dame Anne Jeanne Françoise Helenne Feré son épouse, Seigneur et dame de la Chasse et de la Ville-es-Blanc, tiennent noblement un pré sittué près la maison noble du Bignon, contenant cinq journaux appellé le pré Gueroüif, joignant d'orient au ruisseau qui conduit du pont de la Maladrie à la Ville-Marie, du midy au chemin qui conduit de celuy cy après à la mare au Pasoüer, d'occident au chemin qui conduit de la Maladrie au Bignon, et du nord au pré du Bignon de Julien Huquet, sur lequel pré est deub dix sols monnois.

 

 

Le Bignon à Sévignac

 

Quelques actes émanant de la juridiction de la Ville-es-Blancs évoquent les possesseurs du lieu : 1777-1789. -Audiences tenues au bourg de Sévignac par maîtres Goudelin et Rebours, avocats postulants, vu la vacance de la charge de sénéchal. - Mandements de notaire et procureur accordés : au sieur Leclerc par messire Charles d'Andigné de La Chasse, mari et procureur d'Anne Ferré, dame de La Ville-ès-Blancs; au sieur Derouillac par messire Jean-Baptiste Le Vicomte, chevalier, seigneur de La Houssaye et de La Ville-ès-Blancs.-Adhésion des officiers de la juridiction, le 6 juin 1788, aux protestations du procureur-général-syndic des États, aux délibérations de la Commission intermédiaire, aux réquisitoires du procureur-général du Parlement et aux arrêts de la Cour concernant les enregistrements faits par autorité royale.-Émancipation de Laurence Hamonic.- Mainlevée de la succession de Laurent Paumier au profit de Guillaume Berhaut, etc.

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Published by poudouvre
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