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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 20:24

Pierre Ferré (VIII a) fils de Daniel Ferré, seigneur de la Ville-es-Blancs et de Catherine de Champagné naquit le deux août 1615 à Rennes. Manifestement c'est lui qui est à quatre reprises mentionné comme étant le père illégitime de ces jeunes filles nées respectivement en 1649, 1652, 1654 et 1655. En feuilletant les pages des registres paroissiaux de Sévignac, on découvre un acte faisant mention de la première de ces naissance. La mère de l'enfant s'appelait Maurye Régnault et selon toute vraisemblance, celle ci avait été baptisée le 27 février 1611 à Sévignac. Acte ci-dessous : Amaurye fille Pierre Regnault & barbe Rouvrays sa femme fut baptisée le vingt septième jour de février (1611) parain Louis Guérin qui la tenue sur fonts marainne Jullienne Piot. La jeune femme rentra très certainement au service de la famille Ferré de la Ville-es-Blancs, 

 

 

 

 

C'est en 1649, le premier juin que la jeune Julienne fille illégitime de Maurye Regnault advouée au Sieur de la Vayrie fut baptizée par missire Moysan, avec pour parrain Jan Aubin et pour marraine Julienne Letexier. Acte ci-dessous.   

 

 

C'est également Missire Moysan, qui laissait ces notes dans le registre paroissial de Sévignac à la date du 29 janvier 1652 : "Claude fille illégitime de Maurye Regnault advouée à Escuyer Pierre Ferré de la Villesblanc, fut née le treiziesme de juillet 1651, tenue sur fonts par Richard Bezard le 29 janvier 1652, présente Claude Caruel qui luy donna son prénom.  Acte ci-dessous.

 

 

Deux ans plus tard, Missire Lemercier, de sa plume, mentionnait le baptême de Perrine fille illégitime de Maurye Regnault, advouée à escuyer Pierre Ferré seigneur de la Villesblanc fut baptizée le 4e Mars tenue sur fonts par Pierre  Bezard Gillette Lemercier. Acte ci-dessous

 

 

Missire Moysan mentionne le quatrième enfant illégitime de Maurye Régnault en 1655 : Mathurine fille illégitime de Maurye Regnalt advouée à Escuyer Pierre Ferré, Sr de la Villesblanc, fut baptizée le 28e jour d'octobre, Tenue sur fonts par escuyer Mathurin Lemintier Sr de St André et h(onorable) fe(mme) Françoise Bezard Marainne.

 

 

A l'exception de Julienne qui atteignit la maturité, les trois autres fillettes moururent probablement en bas-âge, sans que l'on en connaisse la date exacte, en effet, les premiers actes de décès ne furent enregistrés à Sévignac qu'à partir du premier janvier 1669 par Missire Christophe Tronnel. Julienne épousa Maître Toussaint Durand, lui-même attaché à la juridiction de la Ville-es-Blancs en tant que notaire. Maître Toussaint Durand et Julienne eurent cinq enfants. C'est sous l'identité de Julienne du Manoir que la jeune femme est mentionnée, lors du décès de sa mère Maurye Régnault. Décès survenu le 8e janvier 1691 au Bignon, lieu évoqué dans ce rentier datant de 1756, et cité à l'article touchant Anne-Louise Ferré Dame de la Ville-es-Blancs et épouse de Charles d'Acigné. Voici l'acte de décès mentionné par missire Jan Hamonic  : Maurie Regnault du Bignon aagée d'environ soixante-dix-sept ans et Mauricette Grignon du village de l'Echalay décédèrent le huitiesme janvier Mil sept cent quatre vingt onze après avoir reçu les derniers sacrements pendant leur maladie & furent inhumées, sçavoir ladite  Regnault dans l'église de Sévignac soubz l'une des tombes de la Villesblanc par moy, soubz signé recteur et ladite Grignon aagée de quarante cinq ans dans la chapelle de St Cado par moy soubz signé Missire Jan Lemercier le neufviesme dud. Moy & an, assistèrent à la sépulture de ladite Regnault Julienne et Françoise Du manoir ses filles Laurent Le Collinet son gendre Allain Leclerc & autres... Ainsi apparaît une cinquième fille de Maurye Régnault, Françoise, qui, comme sa soeur Julienne, porte le nom patronymique de du Manoir. C'est elle, Françoise du Manoir qui épousa le dit Laurent Le Collinet, donné ici comme gendre de Maurye Régnault.

 

 

Le mariage de Françoise Du Manoir et de Laurent Le Collinet se déroula en la chapelle de la Villesblanc, comme on le voit ci-dessous à  travers cet acte rédigé par Missire Jean Hamounic  : Jay soubz signé Missire Jan Hamounic certifie avoir administré la bénédiction nuptialle à Laurent Le Collinet et Françoise du Manoir dans la chapelle de la Villesblanc en presence d'Escuyer René Ferré sieur de la Villesblanc et dame Anne-Louise Descartes dame de la Villesblanc François Le Collinet, Maistre Mathurin Derouillac et plusieurs autres, le mardy troisiesme jour du Moy de mars 1666. A foy de quoy jay signé le presant. Hamounic. Douze enfants naquirent au sein du foyer du couple.

 

 

Ci dessous l'acte de décès de Françoise du Manoir, âgée de 57 ans et inhumée le 9 mars 1704. Elle serait donc née vers 1647 et semblerait l'aînée de la fratrie. Rien n'exclu qu'elle ait vu le jour ailleurs qu'à Sévignac, l'hypothèse que sa mère eût été domestique à Rennes chez le dit Sieur Pierre Ferré peut être plausible, et en ce cas, Françoise aurait pu naître à Rennes.

 

 

Ci-dessous l'acte de décès de Julienne du Manoir, âgée de 55 ans, inhumée le 12 juillet 1706. 

 

 

 

Nous savons que la famille Ferré disposait comme indiqué dans la montre nobiliaire datée de 1475 évoquée page n° 1 au sujet de Me Robert Ferré de la Villesblanc, avec cette précision 'le mesme, au bourg de Sévignac". Cet endroit est connu sous le nom du Manoir et manifestement les filles illégitimes de Pierre Ferré de la Ville es Blancs reçurent pour nom patronymique celui de cette terre relevant de la seigneurie de la famille Ferré. D'autres enfants illégitimes reçurent pareillement des patronymes liés aux terres de leurs géniteurs, ce fut le cas de la famille De Millia, vivant au début du XVIIe siècle à Sévignac, et ces desendants regardés comme bâtards de la famille Le Borgne de Millia, idem avec ces demoiselles de la Bichonnais mentionnées à Sévignac dans la seconde moitié du XVIIe siècle mais dont on ignore l'origine du géniteur, à Broons le patronyme du Blanc-Mouton fait allusion à la terre seigneuriale de Langourla qui appartint un temps aux Le Mintier. Le lieu et métairie noble du grand manoir, près le bourg de Sévignac, appartenance, dépendances, consistant en ses maisons logements, étables, écuries, et granges, cour rues, déport, issus, franchises, landes communes, puis, four, courtil, colombier, jardin, verger, courtil, et garennes à lapin, contenants le tout ensemble compris, le fond pour les maisons : un journal et demy, joignant d'occident au chemin qui conduit du bourg de Sévignac au dit lieu du manoir du midy au chemin qui conduit du dernier au Plessix Gautron, d'occident aux maison et jardins du petit manoir, cy après le clos quenus, contenant sept journaux les dittes deux pièces se tenantes, joignant dudit bourg de Sévignac au Garnil. L'endroit désigné la Cour d'en Haut proche du Manoir faisait sans nul doute partie du domaine. La lecture du rentier de 1756 évoque aussi la parcelle des demoiselles située à l'angle de la route conduisant à la Cour d'en Haut et au Manoir, juste en face l'actuel cimetière.  La cloture des demoiselles contenante cinq journaux la cloture de lange contenant un journal et demy la prée Harivel ou Yeux de Coq, tant fauchable qu'en bois, contenant trois journaux et demy les dittes quatres pièces de terre s'entretenant et joignant d'orient et midy, au chemin qui conduit du bourg de Sévignac au Plessix d'occident à terre du grand manoir et du nord à la pièce du Hay de Guillaume Goudelin et au clos paris de Jacquemine Paumier les petits clos ferchaux contenant deux journaux et demy les grands clos ferchaux contenants trois journaux et demy, les dittes deux pièces se joignantes, un chemin entre joignant d'orient au chemin qui conduit du bourg de Sévignac à la Lande de Guitternel, du midy aux perrières de Jeanne Paumier d'occident à terre de Nicolas Tronel, et du nord au chemin qui conduit des dits manoirs au Plessis.".Au manoir du bourg, une bâtisse tapie sur les arrières offre des ouvertures du XVIe siècle, les autres dépendances sont plus récentes. Quand on emprunte la voie conduisant à la maison des associations, on longe les arrières d'anciennes soues à cochons, auprès desquelles étaient jadis visibles des douves. A la Cour d'en Haut, les bâtiments étaient semble-t-il disposés autour d'une cour close. Une belle cheminée y voisine avec une porte cintrée, et une margelle de puits offrait des armoiries à présent effacées, étaient-ce celles des Ferré ? Sur la façade de l'endroit, on devine un réemploi de matériaux. S'agissant de l'ancienne métairie de Nancollet, une bouche à feu pour mousqueton a été incorporée dans un des bâtiments, la pièce pourrait provenir de l'ancien château de la Villes-es-Blancs. La seigneurie de la Villes-es-Blancs disposait du droit de Moyenne et basse justice, et il est probable que son auditoire de justice était implanté audit lieu Villaussant à Sévignac, l'endroit proche du restaurant le Relais de Rochereuil. A travers le nom Villaussant peut-être faut il voir l'altération de Ville au sceau. Pour ce qui touchait les dossiers de haute justice, la Ville-es-Blancs relevait de la seigneurie de Beaumanoir-Limoëlan, et pour partie de la sénéchaussée de Jugon.  Ci-dessous, l'ancien bâtiment du Manoir avec ses ouvertures et sa cheminée, margelle de puits armoriée à la Cour d'en Haut  et bouche à feu à Nancolet

 

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Published by poudouvre
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commentaires

geneviève batt 28/03/2016 17:56

Maurye Regnault est donc décédée le 8-12-1691 au BIGNON qui, par un testament daté de décembre 1658 a été " donné " à Julienne et Françoise du Manoir, filles que Pierre Ferré Sgr de la Ville-es-Blancs a eut d'Amauy Regnault......

geneviève batt 28/03/2016 17:49

ce cadet de la ville-es-blancs, Bertrand Ferré, comme beaucoup de cadets à l'époque, eut une descendance appelée Noble Homme de la Villeaussan, mais au bout de la 4ième génération, tout simplement "Villeaussan"......

batt geneviève 28/03/2016 14:56

la Villeaussan appartenait à un cadet de la famille Ferré de la Ville-es-blancs, ,en 1572, : N.H.bertrand Ferré sgr de la VILLEAUSSAN ET DE LA GRANGE? résidant au lieu et maison de la Ville-es-Blancs, un notaire : G.Régnault......

batt geneviève 28/03/2016 14:46

Il se pourrait que Maurye Regnault ne soit pas née à Sévignac, peut-être à St-Solen ou Lanvalay et sa fille Françoise du Manoir aussi ! on ne trouve pas la naissance de celle-ci à Rennes...Toussaint Durant était marchand et non notaire....etc...

batt.genevieve@orange.fr 31/12/2016 17:41

il a été trouvé, depuis lors, un testament de Pierre FERRE lequel donne en " usufruit "le Bignon, maison noble à Maurye Régnault afin d'y élever ses 2 filles, elle y décède + une rente pour Julienne ....Quant à Françoise, elle n'est pas née à Rennes ...Et la date de naissance à Sévignac de Maurye Régnault est approximative ? !;;;;