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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 09:39

 

Guillaume Le Gouverneur, évêque de Saint-Malo

 

II ) Guillaume Le Gouverneur portait lui même de l'intérêt à Saint-Malo de Beignon, car dès le 3 janvier 1612, il avait fait un accord avec Pierre Le Gobien, archidiacre de Porhoët, pour régler la juridiction de ce dernier. Par cer acte, l'évêque transféra à Saint-Malo de Beignon, la juridiction de l'archidiaconé de Porhoët, qui, jusqu'à lors, s'était exercée à Ploërmel, et voulut que cette juridiction, fût tenue conjointement avec celle de l'officialité épiscopale ; mais en 1622, Pierre Le Gobien, réclama contre cet arrangement, et Saint-Malo de Beignon fut abandonnée par lui. La question des foires de Beignon revint encore sous l'épiscopat de Mre Ferdinand de Neufville. Les fermiers des coutumes de Guer et le seigneur de cette ville s'opposèrent, paraît-il, à la bonne tenue de ces foires. Mais, au mois de mai 1650, Louis XIV accorda à l'évêque de Saint-Malo des lettres patentes confirmant les foires et marchés de Beignon et de Saint-Malo de Beignon, précédemment faites par Henri IV.

 

 

Le 2 mai suivant, François d'Avaugour, baron de la Lohière et seigneur de Guer, donna par écrit, son consentement à l'établissement de ces foires, et une sentence du siège royal de Ploërmel leva l'opposition faites par les fermiers des coutumes de la ville de Guer contre les foires et les marchés de Beignon ; enfin, le 16 juin 1651, le parlement de Bretagne rendit un avis favorable à Mgr de Neufville. Malheureusement, ce prélat, ayant sur les entrefaites quitté Saint-Malo, pour devenir évêque de chartres, l'arrêt du parlement ne fut exécuté que cent ans plus tard, le 22 juin 1768, à la prière de Mre Antoine-Joseph des Laurens, et les juges royaux de Ploërmel, furent seulement alors commis pour mettre ledit seigneur-évêque en possession desdits foires et marchés. Mre Ferdinand de Neufville laissa encore d'autres souvenirs à Saint-Malo de Beignon. Le 3 juillet 1655, se trouvant à son manoir de Beignon,  il convint avec Gabriel Macé recteur de la paroisse de Saint-Malo de Beignon, d'échanger le vieux presbytère paroissial qui était  renfermé dans l'embas de l'enclos dudit palais épiscopalà raison de quoy ledit recteur ne pourrait être libre en sa charge, la maison d'ailleurs étant ancienne, caduque et menaçant ruine, contre une belle maison située dans le plus beau du lieu de cette ville de Saint-Malo de Beignon, proche l'église, ayant un jardin au derrière, assez spacieux et propre pour le service de ladite maison, que ledit seigneur évêque consentoit à bailler en eschange de laditte maison presbytéralle qui n'avoit aucun jardin.

 

 

Cet évêque avait succédé sur le siège épiscopal de Saint-Malo à son oncle, Mre Archille de Harlay ; il voulut fonder un service pour ce prélat dans l'église de Saint-Malo de Beignon, mais, étant parti pour Chartres, avant d'avoir réalisé ce projet, ce fut Nicolas de Neufville, duc de Villeroy, qui au nom de Henry de Harlay, prêtre de l'Oratoire, principal héritier de Mgr de Harlay, fit cette fondation. Le 24 octobre 1658, il donna à Gabriel Macé,  recteur de Saint-Malo de Beignon, une maison et jardin appelée la Borguerie, hors et joignant l'enclos du château, étant de la succession dudit deffunt, comme l'ayant acquis par retrait feodal  par luy fait  sur les sieurs Jean et Yves de Quédillac, dont ledit deffunt evêque fit enfermer partie dudit jardin et maison de la Borguerie dans l'enclos dudit château de S. Malo de Beignon, pour le rendre régulier et carré de ce côté là. Cette donation ainsi faite par ledit seigneur de Villeroy à la charge par ledit Macé de dire, célébrer ou faire dire et célébrer comme il le promet et s'y oblige  et ses successeurs en la rectorie de S. Malo de Beignon, par chacun an, à perpétuité, en l'église dudit lieu, un service complet de trois vigilles à trois leçons et une autre messede requiem pour le repos des âmes dudit seigneur evesque de S. Malo et des seigneurs de la maison de Villeroy présents et à venir, et ce à pareil jour que ledit sgr evesque est décédé, qui fut le 20 novembre, et seront tenus ledit sieur Macé et ses successeurs recteur de S. Malo fournir audit service, pain, vin, luminaires et autres choses nécessaires. Puisque nous parlons du recteur de Saint-Malo de Beignon, notons ici quel était son revenu ; voici comment s'exprime à ce sujet le Pouillé de Saint-Malo, au siècle suivant : La cure de Saint-Malo de Beignon est à la présentation de l'ordinaire et possédée par Mre Pierre Fleury, qui, par sa déclaration du 6 juillet 1728, fait monter le total de ses revenus à 268 livres 5 deniers, les charges modifiées  par le bureau diocésain montent à 40 livres 15 dol 6 deniers. partant, reste net la somme de 245 livres 9 sols  6 deniers pour la subsistance dudit recteur. A la même époque, le recteur doyen de Beignon, Mre Guillaume Mahé avait 503 livres 8 d. de revenu ses charges montaient à 218 livres 2 d., et il restait pour sa subsistance la somme de 285 livres 6 d. 

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Published by poudouvre
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