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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 13:50

 

 

Le monument mégalithique de la Ville-au-Bourg est bien connu dans le pays, et a été signalé dans le répertoire archéologique de M. Gaultier du Mottay (1883-85). Quand nous vîmes, pour la première fois, l'amas de roches qui le composent, disparaissait en grande partie sous des halliers, et il était difficile de se faire une idée exacte de ce monument, évidemment très boulersée, des chênes avaient poussé ente les pierres, les avaient disjointes, soulevées, renversées ; des fouilles avaient été pratiquées vers l'extrémité, nord, où un pilier avait disparuet où se voyait une large et profonde excavation comprenant à peu près tout ce qu'on pourrait appeler la chambre ; est à dire le fond de la sépulture. Cest la partie qui semble avoir toujours toujours et presque uniquement attiré l'attention des chercheurs de trésors et peut-être des amateurs novices en exploration dolméniques, comme étant, à leurs yeux, le seul lieu de dépôt de ces trésors ou du mobilier funéraire, l'allée ne devant être qu'un chemin d'accès pour y parvenir. Nous avons trouvé dans beaucoup de dolmens à galleries, et d'allées-couvertes de nos régions, les preuves manifestes de cette croyance erronée à laquelle nous devons la conservation d'objets recueillis intacts et en place dans les parties ainsi négligées par les premiers explorateurs. Leur travail, pour pénétrer dans les chambres, où les matériaux sont plus énormes qu'ailleurs, a souvent été considérable. Le plus généralement, une ou deux tables du fond ont été rejetées en dehors, et si les supports n'ont pas été entraînés et renversés avec elle, la fouille s'est faite facilement, à l'air libre. D'autres fois, des piliers ont été brisés, arrachés, ou simplement jetés bas en déchaussant leur pied à l'extérieur et l'on a pénétré par ces ouvetures. Sur ces monuments qui nous restent encore, et qui tous, ont été visités, spoliés, ces opérations sautent aux yeux : mais par contre, jamais on ne constate de traces de fouilles vers l'entrée. Si elles se montraient sur un monument, il y aurait lieu de se défier, car elles seraient bien probablement l'indice d'une exploration méthodique, alors que les tables et les menhirs chavirés, trous, excavations, au milieu ou vers le fond, ne doivent pas découager pour de nouvelles recherches. Il en a été ainsi de la Ville-au-Bourg. Voici d'ailleurs l'aspect que présenta le monument une fois une fois que nous l'eusmes débarassé de l'épais fouilli de végétation et de terres rapportées qui le cachaient presque entièrement. Appuyée par l’extrémité nord au talus d’un chemin creux qui borde le champs où se dresse le monument, il s’avance sur une longueur de 13 mètres, normalement à ce talus, dans les terres labourables.  L’entrée de l’allée est dirigée un peu à droite du clocher de Rouillac, en est distante de 300 mètres environ. Les 3 piliers extrêmes du Nord, un transversal et deux latéraux, formant le fond de la chambre, n’ont plus leur table de recouvrement, elle a été chavirée dans l’Ouest et on la voit fichée en terre, elle est d’une longueur de 2, 40 mètres. La seconde table mesure 2, 50 mètres X 2, 40 mètres et 1, 40 mètre d’épaisseur. La troisième table épaisse de 0, 80 mètre, est la seule qui soit en place. Au fond, entre les piliers 1 & 1’, la largeur est de 1, 43 mètre ; entre les piliers 2 & 2’, la largeur est de 1, 20 mètre seulement. Le mobilier funéraire : 

 

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a)       une grosse hache en diorite massive presque conique.

b)        un poignard en silex jaune brun

 

 

g)         une molette en granit

 

 

h)         une moitié intérieure d’une hache en diorite

m)        une hache en diorite

n)         une hache en dia base

o)         une hache en dia base

p)         une hache en diorite

s)         une molette en granit

 

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Published by poudouvre
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