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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 19:18

 

Armoiries Prigent, Sauvaget, de Froulaye, et de Créquy

 

Le domaine de la Villeneuve résute sans nul doute de ces défrichements entrepris au cours de la période féodale, très précisément dès le début du XIIIe siècle. La Villeneuve en Plénée est mentionnée dès cette période et la famille Prigent, alias Pregent ou Priegent disposa très certainement très tôt de l'endroit situé près de l'ancien chemin pavé. Cette famille Prigent, connue en ce lieu de la Villeneuve disposait pour armoiries d'après un sceau de 1407 « trois fleurs de lys au pied nourri ».  Geoffroy Prigent fut sénéchal de Dinan, il est évoqué dans une première charte de Boquen touchant la paroisse de Le Gouray, puis en 1218 au sujet de l'Accord au sujet de la Vigne de Sevignac : Omnibus, etc., Gaufridus Prigent salutem in eo qui est ce vera salus. Noverit universitas vestra quod cum essem senescallus nobilis viri Petri comitis Brittanie in tota terra Rollandi de Dinnano, versa es concentio inter Gaufridum Batelle, ex una parte, et monachos de Boquian, ex altera, super vinea quadam quam monachi habebant in feodo ipsius Batelle . G. Batelle requirebat circa vineam ex utra parte auferrentur usque ad fundum fossati; requirebat insuper ab eis ad se vel ad filium suum faciendum auxilium, et ad filiam suam maritandam, et quod in curia sua responderent et ei emendam redderent . E contrario monachi dicehant hec omnia se de jure non debere reddere. Super his omnibus facta est composicio amicabilis inter ipsos coram me apud Sevinar : predicti monachi pro bono pracis dederunt predicto G. Batelle XXXIII solidos : predictus G. Batelle com (sic) assencu filii sui primogeniti concessit ex utraque parte fructera circa vineam usque ad chimino integra remanere; ex parte vero agri arabillis ita provisum fuit ut nec ager perturbetur ad colendum nec clausura vinee prematur. Concessit eciam predictus monachis predictam vineam de cetero possidendam quitam et liberam ab omni calumpnia et exactione, et quod monachis de cetero in curia sua vel suorum post eum non tenebuntur respondere, nec ipsis vel suis monachi auxilium ad militem faciendum nec ad filiam maritandam, nec aliquam emendam, vel aliud aliquod servicium persolvent preter unam minam frumenti ad velanem mensuram de Jugun ei annuatim reddendam et emendam si predicta frumenti infra natale Domini non fuerit persoluta; etc. Actum anno Domini M° CC° XVIII°. (Arch. des Côtes du Nord.). Alain Prigent, fils de Geoffroy, faisait un accord en 1257 pour les droits d'usage dans la forêt de Boquen. Le 10 juilet 1427, est cité Guillaume Prigient. En 1475, Jehan Pregent, (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; Jehan Prigent était marié avec Annette Gauteron, damoiselle du dit lieu Le Plessix en Sévignac (voir la seigneurie du Plessix Gautron à Sévignac). Annette Gauteron transmettra aux posssseurs de la Villeneuve la terre de Beauvais en Sévignac.  Ci dessous

 

 

 

Jéhan Prigent a présenté pour lui et sa mère, Olivier Prigent et Jean Poussin, porteur d’une brigandine et comparaît en archer. Olivier Prigent, disposait en 1535 de la seigneurie de la Villeneuve en Plénée, seigneurie avec moyenne justice, mais Olivier Prigent possédait également en la même paroisse de la Porte et de la Girardais. Sa fille Olive épousa Christophe Sauvaget, capitaine des francs-archers de l'évêché de Saint-Brieuc, seigneur des Clos, de la Croix de Pierre, de Parqueven, du Minihy et de la Ville-Pierre. Quelques générations plus tard, nous trouvons un des descendants de Christophe Sauvaget et de Olive Prigent en la personne de Jean Sauvaget, titré seigneur des Clos, il exerçait la charge de guidon des gendarmes de la Reine, autrement dit, il était porteur de l'étendard de cette compagnie.

 

 

Manoir des Clos

 

Il eut d'Olive Bertho, dame de Corgouët, qu'il épousa en 1527, plusieurs enfants, dont  Charles Sauvaget, dit le baron des Clos, celui-ci épousa, en 1654, Marie Libault de Pinieux, et leur fils, Jean-Baptiste Sauvaget, dit le marquis des Clos, fut brigadier de cavalerie et mestre de camp d'un régiment de son nom. Il fut tué à la levée du siége de Turin en 1706. Jean-Baptiste Sauvaget, avait épousé Marie-Anne de Visdelou de Bienassis (voir le château de Bienassis en Erquy), et leur fille Marie-Anne-Jeanne-Françoise Sauvaget, dame des Clos, du Cargouët etc., épousa Charles-François de Froulay -acte ci-dessous, comte de Froulay et de Montflaux, ambassadeur de France auprès de la république de Venise en 1732, lieutenant-général des armées du roi en 1738 etc.

 

 

II mourut le 27 février 1744, laissant de son mariage avec Marie-Anne Sauvaget, entre autres enfants Renée-Charlotte de Froulay, mariée le 18 mars 1717 avec Louis-Marie de Créquy, marquis de Créquy. Une des femmes lés plus distinguées, du XVIIIe siècle. Ci-dessous

 

 

L'actuel manoir fut reconstruit au cours du XVe siècle, par la famille Prigent, puis agrandit dans le cours du XVIIIe siècle par la famille Sauvaget. pavillons et ailes latérales. Les armes des Sauvaget sont sculptées sur chaque pavillon. Au XIXe siècle, le corps de logis est abondamment repris, la chapelle est reconstruite et désorientée afin de l'agrandir. Ces travaux sont conduits par les de Lorgeril dont les armes sont sculptées sur la porte d'entrée. Le cadastre ancien montre trois avenues menant au manoir et un plan d'eau à l'est. Le domaine est acquis en 1956 par l'institution Croisade des Aveugles qui y exerce un enseignement technique agricole. Manoir précédé d'une cour bordée de deux ailes de communs et fermée par une clôture en bois au sud. Plan en équerre avec une tour d'escalier dans l'angle contenant un escalier en vis sans jour en maçonnerie. Toit en pavillon sur les pavillons latéraux ; toit conique sur l'escalier principal ; escalier secondaire à noyau évidé formant main courante. Corps de logis à étage carré. Ailes latérales à étage de comble. Chapelle intégrée (d'après la description de Manoirs de France) ..Dans les paroisses de Plénée-Jugon et de Tramain, s’étendait une vaste lande de 300 journaux dite la lande des Brignons, dont la terre était renommée pour faire des pots : elle dépendait du manoir de la Villeneuve qui plus tard fit partie de la haute-justice des Clos érigée en baronnie en 1682. Les seigneurs de la Villeneuve avaient abandonné aux potiers de Tramain et des villages circonvoisins l’usage de la lande en question, ainsi qu’une très-bonne fontaine qui s’y trouvait : ils leur avaient permis en outre de se servir des genêts et de la bruyère qui y croissaient pour la cuisson de la poterie. Cette tolérance n’était pas, il faut l’avouer, bien onéreuse : les potiers reconnaissaient le seigneur de la Villeneuve pour seigneur terrien; de plus ils étaient tenus de s’assembler, chaque année, le dimanche avant la Saint-Jean-Baptiste, et d’accompagner le dernier marié d’entre eux lequel portait un pot, aux armes du sei gneur et garni de fleurs. Les autres potiers tenaient chacun une fleur, et le cortège précédé d’un sonneur et d’un joueur d’instrument se rendait dans l’église paroissiale de Plénée-Jugon en la chapelle privative du seigneur de la Villeneuve: celui-ci, ou ses officiers, dans le banc seigneurial, recevait l’offrande du dernier marié des potiers qui s’exposait, en se dispensant de ce service, à payer soixante sous d’amende. Ajoutons que le seigneur de la Villeneuve tenait aussi à avoir des étrennes : le premier jour de l’an, les potiers de Tramain allaient au manoir lui présenter un « chef-d‘œuvre de leurs mains et métier, à peine de quinze sous d’amende. Sur tous les vases d’un prix supérieur à trois sous, on devait mettre les armes du seigneur de la Villeneuve à peine de quinze sous d’amende. En 1780, Le Clos appartenait à Mme de la Fruglaye qui possédait aussi la terre de la Villeneuve, toutefois, c'est Maître Gabriel de Neuville, Avcocat au Parlement de Bretagne et sénéchal de plusieurs juridictionss qui résidait avec sa famille en l'endroit. (voir histoire de Broons, page n° 23). Le ministre Louis de Chappedelaine disposa de la Villeneuve (voir le ministre Louis de Chappedelaine), et ensuite l'endroit fut cédé en 1956 à l'Abbé Richard et la Croisade des Aveugles. Il est depuis dédicacé à Sainte-Odile et est connu sous le nom de Villeneuve-Sainte-Odile. Saint-Odile étant la patronne des non-voyants.

 

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Published by poudouvre
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