Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 06:54

 

 

Albert Le Grand évoquant Gradlon de Cornouailles présente un certain St Gildas Abbé de Rhuis comme chancelier de ce souverain mythique. Il attribue pareille charge à Saint-Melaine de Rennes, ainsi qu'à St-Victorius chancelier l'an 568 sous le Prince Alain. Suivent d'autres noms : Bertulphe en 643 ; Gaultier, évêque d'Alet en la seconde moitié du VIIe siècle ; Ragenarius, évêque de Vannes et chancelier à la moitié du IXe siècle ; Guérin, évêque de Rennes et chancelier vers 860. Harenna, évêque de Vannes et chancelier sous Salomon de Bretagne au IXe siècle ; Bili, évêque de Vannes et chancelier sous Alain Ier le Grand mort en 907 ; Hostionus, évêque de Léon et chancelier sous Alain Barbetorte ; Avriscand, évêque de Rennes et chancelier sous Conan Ier Le Tort ; Cavallon, abbé de Redon et chancelier sous Alain III ;

 

 

C'est à travers les actes qu'il ait fait mention de Moyse. Celui-ci fut d'abord archidiacre de l'évêque de Rennes, et apparaît dans la première moitié du XIe siècle : Moyses etiam noster archidiaconus et ecclesie nostre cancellarius et dans un acte de donation d’un certain Mainguenée en faveur de Saint-Julien de Tours et signe avec la légende signum Moysi, Redonensi archidiaconi et cancellarii -Cyprien Henry Autour de la notion de chancellerie épiscopale en Bretagne au XIe et dans la première moitié du XIIe siècle. En 1037, il fut nommé chancelier du duc Alain III, il mourut un 3 avril. A même époque un certain Raoul figurait comme chancelier de Quiriac, l'évêque de Nantes 1061-1079. Cependant, le dit Raoul selon les recherches de Cyprien Henry s'intitulait à travers les actes dans lesquels sont nom apparaît comme grammaticus, non comme cancellarius.

 

 

 

Robert d'Amalioc, naquit en 1047 à Arbrissel au diocèse de Rennes, appelée à présent Arbresec. Son père qui était prêtre se nommait Amalioc, sa mère Orvende. Successivement, archiprêtre, official, grand-vicaire de Rennes, et chancelier du duc de Bretagne, il mourut saintement le 10 février 1117. Ci dessous

 

 

 

 

 

 

Selon Albert Le Grand suit le nom de Regnaut, évêque d'Aleth, et chancelier de Bretagne sous Alain IV Fergent -qui mourut en 1119.

 

 

 

Le même auteur évoque également Pierre de Dinan mais il apporte cette précision : la fonction et l’identité de ce ne sont pas précisées, et on n’en retrouve jamais trace dans les actes de Donoald ou de son successeur, ni d’ailleurs dans les archives du prieuré bénéficiaire. Et de poursuivre : à Rennes, dans un acte daté de 1145, nous trouvons une mention data per manum Jone capellani . Ce Jonas apparaît également dans d’autres actes : témoin d’une charte d’Hamelin, il accompagne son évêque lors d’une visite à Dinan dans daté de 1129 ; un chanoine de Rennes du même nom apparaît dans un acte de Conan III , sans qu’il soit assuré qu’il s’agisse du même personnage.

 

 

Voici ce qu'écrivait le grand chroniqueur Bertrand d'Argentré au sujet du probable successeur du chancelier Moyse : Sylvestre de la Guerche, seigneur de Povence & de la ville de la Guerche en Bretagne, et assiégé par le Duc Conan second, qui faisoit lors la guerre à Geoffroy. Barbe, Comte d'Anjou renaît l'an 1062 par composition les places audit Duc. Ledit Sylvestre de la Guerche fut pere de Geoffroy de Pouencé, & apres la mort de fa femme, il fut esleu par le Clergé & peuple pour estre Evesque de Rennes, apres le decez de Mamo, & fut tellement en la grâce du Duc Conan second, qu'il le fist Chancelier de Bretagne.

 

 

 

 

 

Dans un acte daté de l'an 1158 apparaît le nom de Hamelin, suivit qualificatif de chancelier ; certains auteurs y ont vu le même personnage que Hamelin évêque de Rennes, cependant comme le souligne Dom Morice, à cette date, l'évêque de Rennes était décédé depuis le 2 février 1141. Dom Morice n'exclut pas l'hypothèse selon laquelle Hamelin chancelier aurait aussi exercé la charge de Trésorier de l’Église de Rennes, car comme il le précise, à même époque un trésorier de ce patronyme y était en exercice.

 

 

 

Hamelin exerça la charge de chancelier sous le règne de Conan IV de Bretagne, et il semblerait que son successeur fut Robert qualifié d'archidiacre de Nantes, succéda à son oncle Bernard sur le siège épiscopal de Nantes en décembre 1170 où il demeura jusqu'à son décès survenu en 1184. Toutefois Alain Le Gand ne trouve chez ce Robert que le seul prénom.

 

 

 

Herbert, fut d'abord moine en l'abbaye cistercienne de Clermont près de Laval, avant de devenir évêque de Rennes et chancelier sous Geoffroy Plantagenêt. En 1191, il confirmait l'Abbaye Saint-Melaine danst toutes les possessions des églises qui avaient été données ses prédecesseurs

 

 

 

Philippe, religieux de l'ordre de Citeaux, fut élu l'an 1179. Il avait d'abord été abbé de Notre-Dame des Fontaines au diocèse de Tours, d'où il avait été transféré à l'abbaye de Clermont en Anjou. Il passa de ce dernier siége à celui de Rennes, dont l'église menaçait alors ruine. Philippe n'ayant pas de fonds pour la reparer, s'adressa à Dieu qui lui fit connaitre qu'il y avait un trésor caché dans son église. Plein de confiance en la providence, il fit démolir cet ancien édifice et le rebâtit avec l'argent qu'il avait trouvé dans les fondements. Le duc Geoffroi lui confia les sceaux; mais il n'exerça pas long-tems les fonctions de chancelier, étant mort le 8 d'avril de l'an 1182, selon le nécrologe du Roncerai

 

 

 

Pierre de Dinan, fils de Roland, seigneur de Montafilant, il fut chanoine et archidiacre de l'église d'York, en Angleterre, fut élu, en 1199, évêque de Rennes. La duchesse Constance lui confia les secaux et le fit chancelier de Bretagne, il couronna le jeune duc Arthur Ier et ratifia en 1207 la fondation de l'église de la Guerche, faite par Guillaume, seigneur de la Guerche. Il mourut le 24 janvier 1210.

 

 

 

Pierre de Fougères, fut d'abord moine de Marmoutiers, et ensuite chancelier du duc Arthur Ier, élu en 1208, il couronna, dans son église cathédrale, Pierre de Dreux, devenu duc de Bretagne par son mariage avec l'héritière du duché. Il se préoccupa énormément des Abbayes de Saint-Melaine et de Saint-Sulpice; il était chancelier de Bretagne en l'an 1218 Ce prélat mourut en 1222.

 

 

 

L'abbé G. Mollat dans Études et documents sur l'histoire de Bretagne (XIIIe-XVIe siècles) publiées en 1902, souligne qu'en parcourant la liste des chanceliers de Bretagne entre Pierre de Fougères et Henri du Bois il est très difficile de trouver une liste complète, cependant quelques auteurs évoquent les nom de trois d'entre eux, ceux dont les noms suivent

 

 

 

Renault fut nommé évêque de Quimper et chancelier du duc de Bretagne au mois de juillet 1219 Ce prélat, assisté de Cadioc, évèque de Vannes, fit la dédicace et la bénédiction de l'église de Daoulas. En 1222, il créa trois prébendes dans son église cathédrale. Il exerça la charge de chancelier jusqu'en 1236

 

 

 

Selon une étude qui a été réalisée au sujet de Missire Mathieu Le Bars, une précision est apportée, il fut Abbé en l'abbaye de Redon et occupa de 1312 à 1317 la charge de chancelier sus le règne du duc Arthur II.

 

 

 

Auffroy Le Vayer puis Guillaume Paris furent chanceliers de Charles de Blois au cours de la guerre de succession de Bretagne qui éclata en 1341. Il n fut de même pour Gautier de St-Pern, chancelier de Bretagne du 30 avril 1345 au 14 mai 1346, évêque de Vannes en 1347 et ambassadeur en Angleterre en 1352. On ne connaît pas la date de sa mort.

 

 

 

Henri du Bosq, est aussi désigné Henri Coeur, Henri du Bois, ou Henri Bosco, il fut archidiacre de Dol et chancelier de Bretagne sous le duc Jean III, toutefois, Dom Morice ne lui accorde pas ce titre de chancelier de Bretagne. Elu évêque de Dol le 30 mai 1340; il mourut en 1349.

 

 

 

Jean de Locminé, archidiacre de Vannes, & élu de la même église, il obtint en 1356 l'investiture du roi d'Angleterre qui était alors maître en Bretagne, comme protecteur de Jean de Montfort -futur Jean IV. Il fut chancelier de Bretagne  de février 1361 à mai 1365.

 

 

 

Kerviler dans son Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier évoque le dénommé Bouvet signataire du traité de Guérande en 1364 en tant que chancelier, mais on ne sait à quelle famille il faut l'attribuer. Ce personnage est également cité par dom Morice et Couffon.

 

 

 

Hugues de Montrelais, évêque de Saint-Brieuc, il fut chancelier de Bretagne de janvier 1366 à novembre 1372. Il porta la parole pour le Duc, & dit au Roi: Tres-excellent, tres-noble, & tres-puissant Prince ; voici le Duc de Bretagne qui est venu vers vous, comme son souverain Seigneur, & m'a ordonné de vous dire rondement & sans ceremonies ce que je dirai dans la suite. A ces mots le Duc plia le genou, & dit que l'Evesque disoit la verité. L'Evesque poursuivit, & dit d'abord : que le Duc estoit Venut en personne pour envers le Roi de ce qu'il avoit differé de lui rendre plustost ses devoirs ; & pour le reconnoistre hommage solemnel, pour son souverain Seigneur, ce qu'il avoit fait par ses deputez des le moment qu'il s'estoit vû le Duché par la victoire ; qu’il remercioit le Roi du favorable accueil qu’il avoit fait à ses Ambassadeurs, & des delais qu'il avoit eu la bonté de lui accorder; & qu'il lui auroit fait hommage le jour mesme qu'il estoit arrivé à Paris.

 

 

Jean Ier, vicomte de Rohan, fit de Alain VII épousa la cause du parti Blois-Penthièvre. Prisonnier, lors de la bataille d'Auray en 1364, il parvint à récupérer son bien et embrassa une brillante carrière politque et militaire. Il fut chancelier de Bretagne de septembre 1379 à mai 1384

 

 

 

Silvestre III de la Feuillée, seigneur de la Feuillée en Langarzeau, pareillement à son prédécesseur, il suivit le parti Blois-Penthièvre et prit part à la bataille d'Auray où il fut aussi fait prisonnier. Il signa le traité de Guérande en 1380 et fut chancelier de Bretagne de  juin 1384 à juin 1385

 

 

 

Henri le Barbu, évêque de Vannes et chancelier de Bretagne de 1386 à 1395, il fut transféré à Nantes par le pape Benoit XIII le 2 de mai 1404. Il prêta serment de fidélité au duc le 20 d'avril 1405, et se donna ensuite tout entier au gouvernement de son diocèse. Pour corriger les abus qui s'y étaient glissés à la faveur du schisme, il renouvela les tatuts synodaux de ses prédécesseurs, et il en publia de nouveaux en 1405, 1406, 1403, 1409 et 1410. Il assista par procureur au concile de Pise en 1409, et à celui de Constance en 1415. Il jeta cette année les fondements du clocher de son église, dont il ne vit pas la fin. Sa mort arriva le 17 d'avril 1419.

 

 

 

Robert Brochereul, seigneur de la Sicaudaye et de Sens. Il fut sénéchal Rennes et de Nantes, il devint ambassadeur du duc de Bretagne en Angleterre en 1391, puis exerça la charge de chancelier de Bretagne de 1396 à novembre 1399

 

 

 

Estienne Coeuret, natif de Fougères, Docteur en droit, qui par sa valeur fut official de Paris, puis évêque de Dol. Il assista aux Conciles de Pise et de Constances et fut conseiller et chancelier du duc de Bretagne de 1401 à 1404

 

 

 

Guillaume du Plessix-Anger, évêque de Saint-Brieuc, ratifia le traité de Guérande en 1381 puis en 1388, il assistait à l'assemblée de Nantes, où le duc portait plainte contre Olivier de Clisson qui ne voulait pas rendre hommage; en 1386, aux États de Rennes, il siégeait « à la destre du duc assis en sa majesté,» dit le procès verbal de la Cour des comptes de Nantes. En 1395, il était au nombre des évêques et barons qui attestaient la donation de 600 liv. faite par le duc à la collégiale de Saint-Michel-d'Auray , fondée par ce dernier sur le champ de bataille , pour le repos des âmes des combattants tombés dans la mêlée ; il fut présent au traité de Blain, le 1er janvier 1399. Il était conseiller du duc Jean V et l'accompagnait à Paris, quand ce dernier alla faire hommage au roi de France (1404). La Nécropole de la cathérale le donne chancelier de Bretagne, ce que conteste M. Geslin de Bourgogne.

 

 

Anselme de Chantmerle, évêque de Rennes de 1389 à 1427, il était originaire de l'Amiénois. Il légua à chacune des paroisses de son diocèse un calice en argent de la valeur de 20 livres. Il fut chancelier de Bretagne de janvier 1404 au mois de mai de la même année et mourut vers l'an 1427.

 

 

Hugues Lestoquer, évêque de Tréguier, fut transféré à Vannes l'an 1404 par le pape Benoit XIII, et obtint main-levée de son temporel le 18 de novembre de la même année. Il reçut, quelques mois après, une lettre du pape, qui le priait de se rendre auprès de sa personne pour lui aider à extirper le schisme, mais il s'excusa de faire ce voyage. Il est qualifié chancelier de Bretagne et confesseur du duc dans un registre de la chancellerie, qui commence au 10 de mars 1406. Sa mort arriva le 10 octobre 1408

 

 

 

Jean de Malestroit, évêque de St-Brieuc, puis de Nantes fut chancelier, transféré à Nantes le 22 août 1419, il assista aux états de Bretagne en 1420 et fut nommé ambassadeur en Angleterre afin d'obtenir la libération du connétable de Richemont. Il mourut le 14 septembre 1443. Ci-dessous

 

 

 

 

 

Jean l'Espervier, évêque de Léon , fut transféré à Saint-Brieuc le 27 de février 1439 date au cours de laquelle il fut nommé chancelier. ll fut chargé par le pape Nicolas V de mettre en exécution les bulles d'érection de l'abbaye de Redon en évêché. Mais les évêques de Nantes, de Vannes, de Rennes et de Saint-Malo, ayant remontré au pape que cette érection portait un préjudice considérable à leurs églises, sa sainteté suspendit ses ordres par un bref daté du 20 de décembre 1449. Cette érection n'eut point lieu ; elle avait été faite en faveur de l'abbé le sénéchal de la maison de Kercado. Jean l'Espervier fut transféré une seconde fois à Saint-Malo par bulles du 15 de juillet 1450.

 

 

 

Robert de la Rivière, fils de Jean, seigneur de la Rivière, chambellan et chancelier de Bretagne, fut nommé évèque de Rennes en 1447, sur la démission de Guillaume, son oncle et son prédécesseur. Il assista au concile d'Angers en 1448. Le duc lui avait envoyé 500 saluts pour payer les frais de son entrée. L'an 1449, ce prélat fut envoyé vers le roi de France, Charles VII, pour lui demander du secours contre les Anglais, qui avaient surpris la ville de Fougères. Robert mourut en 1450

 

 

 

Jean de la Rivière, sieur de la Chauvelière, d'Eflancé, de Haubois, fut chambellan du duc François Ier, duc de Bretagne et aussi son chancelier de 1450 à 1457

 

 

 

Jean du Cellier, seigneur de Crécy, grand juriconsulte, fut sénéchal de Rennes et alloué de Vannes ; l'institution de Maistre Jehan du Cellier, seigneur de eut lieu le 27septembre 1457 à 1458. Il servit ainsi le duc Arthur III, Comte de Richemont.

 

 

 

Guillaume Chauvin, homme sage, vertueux et d'une probité incorruptible, Ogée nous le décrit « chéri des Bretons et zélé pour son Prince, (François II) mais odieux à Landais, dont il éclairait les démarches ». Chauvin fut trésorier de l'épargne, trésorier général, président, chancelier de 1459 à 1481. Cependant, l'austère vertu de ce grand homme fut cause de sa perte. Emprisonné, il mourut le 5 avril 1484 à Vannes.

 

 

 

Vincent du Kerleau, abbé de Bégard, conseiller du duc François II et son chancelier. Il fut nommé à l'évêché de Léon en 1475 et fit son entrée solennelle dans son église le 10 juin de la même année. Il mourut en 1476

 

 

 

François Chrestien de la Ville Hellio et vicomte de Tréveneuc, fut chambellan puis chancelier sous François II, de 1484 à 1485. Il fut destitué de son consentement de cette charge de chancelier et en fut pourvu Maîstre Jacques de la Ville-Eon auparavant Procureur Général de Bretagne. Pour le remercier de ses services, le duc François II lui assigna gages et pensions de 800 livres

 

 

 

Jacques de la Ville-Eon, seigneur dudit lieu en Planguenoual, fut procureur de Lamballe puis de Bretagne, sénéchal de Rennes sous les ducs Arthur III et François II et chancelier sous ce dernier duc de 1485 à 1487

 

 

 

Philippe de Montauban, seigneur du Bois de la Roche, fut très savant dans la jurisprudence et très habile dans les armes. Le duc François II le fit gouverneur et chancelier après la mort de la Ville-Eon en septembre 1487 jusqu'en 1494 date à laquelle la dignité de chancelier de Bretagne fut supprimée. Il eut pour tâche de conclure l'alliance entre Anne de Bretagne et Charles VIII. Tombé malade il fit son testament à Rennes et mourut le premier juillet 1514, son corps fut porté en la chapelle de l'église des Carmes à Ploërmel. Ci-dessous son tombeau où il repose avec son épouse Anne du Chatellier

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article

commentaires