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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 12:26

 

La lutte bretonne ou lutte celtique a une origine très ancienne comme le témoignent textes, gravures, sculptures et statues dans différents pays celtiques. Introduite en petite Bretagne par nos ancêtres au moment de leur migration, elle connut une très grande vogue au Moyen Age et au XVIe siècle. Ainsi en 1455, lorsque le duc de Bretagne, Pierre II alla saluer le roi de France à Bourges, il était accompagné d'un groupe de lutteurs réputés : Olivier de Rostrenen, Guion de Kerguivis, Olivier de Kenec'hriou, etc. Au cours de l'entrevue du « Drap d'or » en 1520, François 1er, voyant les Anglais vainqueurs à la lutte, regretta de n'avoir pas songé à leur opposer des Bretons (Henri VIII avait amené des lutteurs cornouaillais). Henri VIII, roi d'Angleterre, le défia alors à la lutte et la chronique nous rapporte que le roy de France, qui était fort bon lutteur, lui donna un tour de Bretaigne et le jeta par terre et lui donna un merveilleux sault ». Jusqu'à la Révolution, la lutte continua à passionner nos ancêtres. A partir du XIXe siècle son aire de pratique se restreint à la Basse-Bretagne où elle reste à l'honneur dans les campagnes particulièrement à l'occasion des pardons. Cette lutte fut rénovée et codifiée dans les années 30 par le docteur Cotonnec et ses amis regroupés dans la F.A.L.S.A.B. (Fédération des Amis de la lutte et des sports athlétiques bretons). Pour catégories d'âge pour les jeunes. On estime à un peu moins de mille le nombre des lutteurs bretons répartis dans une vingtaine de clubs dans les cinq départements et les Associations de Bretons à Paris. La lutte bretonne se pratique sur une lice de sciure de bois en été, sur tapis en hiver. Le lutteur est vêtu d'un short et d'une forte chemise de lin. L'objectif à atteindre est de faire toucher terre simultanément aux deux épaules de l'adversaire. Ce toucher des deux épaules est appelé « lamm ». Le « lamm » ou « saut » met fin au combat. Chaque attaque poussée à fond et donnant un résultat proche du « lamm » vaut un point. Mais contrairement à la lutte gréco-romaine le combat ne se poursuit pas à terre, la lutte bretonne est une « lutte debout ». Enfin, il n'est pas sans importance de signaler que le tournoi est précédé d'un serment de loyauté prononcé en breton et en français et que les adversaires se donnent l'accolade et se serrent la main avant le combat. Autrefois jeu de pardon, la lutte tend à devenir aujourd'hui pour des raisons qui touchent à l'évolution générale des sports, une affaire de spécialistes formés dans des clubs. Si la qualité sportive et la technique y gagnent beaucoup, la passion qui animait naguère les spectateurs de deux paroisses voisines mais rivales encourageant leurs champions respectifs tend par contre à disparaître. (Extrait de : Les jeux de pardon en Bretagne par Fanch Peru)

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Published by poudouvre
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