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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 12:30

 

 

Soeur Saint-André née Marie-Anne Petitbon

 

Nous avons eu l'occasion d'aborder le dossier consacré à la fondation de la Communauté Sainte Marie de Broons (voir histoire de Broons, page n° 10 - histoire de Broons, page n° 8). Les soeurs Lemarchand furent très impliquées dans cette démarche, l'une d'elles, Louise, fut directrice de cette communauté religieuse jusqu'en 1838, date de son transfert en la localité de Plestan. Celle qui lui succéda était elle même issue d'une honorable famille bourgeoise broonaise : Marie-Anne Petibon. C'est à Broons, au manoir de la Cavée que naquit celle-ci le 26 juillet 1810. Acte de naissance ci-dessous.

 

 

 

Son père, Louis Petibon, qui habitait le manoir de la Cavée (voir histoire de Broons, page n° 18exerça longtemps dans la petite de Broons les délicates fonctions de juge de paix, sa mère Angélique Morice, chrétienne fervente et femme distinguée, ne voulut confier à personne le soin de la première éducation de ses quatre filles. C'est  à l'Institution Delaunay, dans la ville de Rennes que Marie-Anne Petitbon étudia. Elle y remplaçait sa soeur aînée, Angélique Petibon, dont ses maîtresses avaient gardé le plus tendre souvenir. C'est en 1835 que Marie-Anne Petibon décida de rentrer dans les ordres religieux, la jeune postulante avait alors 25 ans. Son noviciat était commencé depuis longtemps. Deux ans plus tard, en 1837, ses parents renouvelèrent leur sacrifice en assistant à sa profession solennelle de religion. A partir de ce moment, Marie-Anne Petibon disparaît pour faire place à Mère Saint-André. Jusqu'alors ses vertus et ses talents avaient brillé dans toutes les positions qu'elle avait successivement occupées. Elève à Rennes, elle était le modèle de ses compagnes. Aussi, dès qu'elle fut professe, le vénérable fondateur, M. Fleury, la nommant maîtresse des novices, lui confia la mission de former à la vie religieuse les jeunes filles que la main de Dieu dirigerait vers l'humble maison de Broons. Un an après sa profession, en 1838, la Révérende Mère Saint-André fut élue supérieure générale de la Congrégation des Filles de Sainte- Marie. Cette marque d'estime et de confiance lui a été continuée, sans aucune interruption, jusqu'à sa mort. Neuf élections successives ont ratifié le choix fait par M. Fleury. Pour bien comprendre la part qui revient à la Mère Saint-André dans l'extension rapide et l'accroissement continuel de sa chère Congrégation, il est nécessaire de jeter un coup d'oeil sur ses humbles commencements. Il devint alors possible de multiplier les fondations et de répandre au loin l'influence de la Communauté. En 1844, les Filles de Sainte-Marie s'établissent à Corseul ; en 1847, elles sont appelées à Caulnes et à Plénée-Jugon. Dès l'année 1851, elles fondent des maisons dans le diocèse de Rennes, puis dans celui de Vannes. En 1858, elles envoient des Soeurs au diocèse de Bourges ; plus tard, à celui de Beauvais. Chaque année des essaims de religieuses partent de la maison de Broons et s'en vont dans les provinces voisines et jusqu'au centre de la France, afin de porter aux enfants du peuple l'instruction chrétienne qui seule peut leur procurer la paix sur la terre et le bonheur au Ciel.   Le lundi 26 juillet 1886, jour où l'église célébrait la fête de son auguste patronne, jour où la chère malade entrait dans la soixante-dix-septièrne année de son âge, sainte Anne, envers laquelle elle eut toujours une tendre dévotion, est venue elle même chercher sa belle âme, pour terminer dans les joies du Ciel la fête commencée dans les épreuves de la terre.

 

 

 

Acte de décès de Marie Anne Petitbon -soeur Mère Saint-André

 

 

Les obsèques de la Révérende Mère Saint-André ont eu lieu le jeudi, 29 juillet, à 10 heures, dans la chapelle de la Communauté de Broons (ci-dessus). En l'absence de Monseigneur, la cérémonie funèbre a été présidée par M. Dubourg, vicaire général, délégué par Sa Grandeur. Cette cérémonie a revêtu le caractère qui convenait le mieux à la mémoire de la vénérée défunte : elle a été pieuse et simple en même temps qu'imposante. Deux cents religieuses environ unissaient leurs prières pour le repos de l'âme qui venait de paraître devant Dieu. Plusieurs Congrégations étrangères étaient venues partager le deuil des Filles de Sainte-Marie. Les Soeurs de Charité de Saint-Vincent de Paul, les Filles du Saint-Esprit et les Religieuses de la Providence de Saint-Brieuc avaient voulu donner à la Mère Saint-André ce témoignage de regret, à la Communauté de Broons cette marque de sympathie. Plus de soixante prêtres remplissaient le sanctuaire et la nef de l'humble chapelle. La foule des assistants, trop nombreuse pour y trouver place, occupait les appartements voisins ou se tenait massée dans la cour d'entrée.  Après avoir chanté la messe et avant de réciter les prières de l'absoute, M. Dubourg, vicaire général, a retracé, en termes émus et pathétiques, les grands traits de cette noble et sainte existence qui fut consacrée tout entiêre aux oeuvres de dévouement et de charité. Avec l'éloquence du coeur, il a dit les regrets que Sa Grandeur éprouvait de ne pouvoir assister Elle-même à ces funérailles grandioses et touchantes. Du haut du Ciel, où ses vertus lui assurent une place auprès du vénérable M. Fleury et de la Révérende Mère Saint-Louis, fondateur et fondatrice de la Congrégation, la Mère Saint-André continuera de veiller sur ses chères Filles, et son souvenir restera toujours parmi elles comme un encouragement et un exemple. (voir La communauté Joachim Fleury à Broons & son parc

 

 

Extrait de Notice biographique sur Marie-Anne Petibon, en religion mère Saint-Andrésupérieure générale pendant quarante-huit ans de la congrégation des Filles de Sainte-Marie de la Présentation de Broons -1886 

 

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Published by poudouvre
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