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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 18:16

 

 

La seigneurie du Faou

 

 

 

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Une motte castrale située en la paroisse du Faou fut le berceau de cette vicomté dont les possesseurs sont connus depuis l'an 1031, Morvan du Faou fils cadet du comte de Léon, vicomte du Faou dès 1031, mais on n'en a pas de preuve bien certaine, et ce qui est sûr c'est que le vicomte du Faou et le comte de Léon étaient en guerre en 1163. Ce Morvan du Faou avait pour fils Ehuarn -alias Hervé. Ce dernier est cité dans une charte émanant de l'Abbaye de Sainte-Croix : Ego Guihumarch filius Numenoe, diu languens gravi infirmitate in domo mea Coroe, deferri me jussi in Christi nomine ad Sancte Crucis monasterium Kemperele, ibique jacens in lecto, abbatem Sancte Crucis cenobii, Benedictum nomine, fratrem Hoel; comitis totius Britannie, totamque congregationem monachorum predicti monasterii et Duenerth fratrem meum et amicos meos ad me vocavi. Dedi itaque ego et germanus meus jam predictus Sancte Cruci donationem voluntarie ex propria hereditate mea, pro redemptione anime mee, scilicet Caer Urs in plebe Cluthgual Carnuet, in dicumbitione eterna. Item aliam villam Caer Kentlaman Sancte Cruci do, eo tantum videlicet abbatiam ejus, eo pacto quo et alterum dedi. Hanc igitur donationem dedimus nos coram testibus quam plurimis testis Benedictus abbas qui tempore illo cenobium Sancte Crucis regebat, Ehuarn filius Moruani vicecomitis, Gurmaelon filius Gleuian Loeshuam filius Amhedr, Pritgual filius Harnmael, Merchum qui in villa predicta moratur, Tridut presbiter, Euen, Prigent, Glemarchuc, Killae abbas et alii quam plurimi. Les donations mentionnées remontent aux années 1066-1084. Guihomarch, fils d'Ehuarn, assistait à la donation faite par le duc Alain IV à l'abbaye de Landévennec, soit à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle (voir L'abbaye de Landevennec, page n° 7).

 

 

 

On rencontre aussi au sein de cette Maison : Rivalon du Faou, mort le quatorzième jour de novembre l'an 1316, puis, autre Morvan, croisé en 1218, et mort à la ditte croisade ; -Sondan, témoin à la fondation de Saint-Aubin du Cormier en 1225 ; Guy, prisonnier à la bataille d'Auray en 1364 (voir Guerre de Succession de Bretagne. Page n° 4).

 

 

 

 

Cette vicomté du Faou s'étirait au nord-est de Landevennec, entre la Rivière d'Aulne et celle de l'Hôpital-Camfrout, jusqu'aux portes de Morlaix. Elle comprenait une quinzaine de paroisses. -Par le nombre et l'étendue de leurs domaines ; ils possédaient, outre la vicomté du Faou, les seigneuries de Runanquinieuc, de Langoat, du Lézart, des Salles, de Kérenez, de Lambourg, Keranzouar, Kerlouc'hic, Kergadiou, etc., etc.

 

 

 

Vicomtes du Faou, ramage de Léon, qui portait « d'azur au léopard d'or. alias brisé dune cotice de gueules (sceau de 1414), alias d'azur â 2 éperviers affrontés d'argent soutenus d'une fleur de lys d'or » .

 

 

 

 

Enceluy an (1218) en hyver, ainsi que dit Guillaume d'Armoricque, Hervé de Leon, entre les Bretons puissant d'ans et de richesses, comme il fust au service de la Saincte Croix à Acharon (Acre) mourut là Morvan le vicomte du Faou, frere de sa femme. Cette maison qui a pour berceau la vicomté du Faou, paroisse de ce nom, évêché de Cornouailles, était une des plus considérables de Bretagne : 1° par son extraction ; 2° par le nombre et l'étendue de ses domaines; 3° par ses illustrations. -Par son extraction ; elle est issue en juveignerie des comtes de Léon. Éhuarn, dit Dom Morice, comte de Léon, laissa deux enfants, Guyomarch et Morvan, qui ne prenoient que la qualité de Vicomte Léon. L'ainé continua la postérité, et le cadet fit, selon toute apparence, la tige des seigneurs du Fou. etc. -Par leurs illustrations. Le nom des vicomtes du Faou se voit presqu'à chaque page de l'histoire de Bretagne. Nous citerons entre autres personnages : Raoul, nommé évêque d'Angoulême en 1470, transféré à Evreux en 1479. -Jean du Fou, conseiller et chambellan du roi, bailli et gouverneur de Touraine, capitaine de Cherbourg, premier échanson du roi Louis XI et grand échanson de France sous Charles VIII ; -Yves, chevalier, conseiller et chambellan du roi Louis XI, son échanson en 1462, grand veneur de France 1472. Branche aînée fondue dans Quélennec en 1371 (voir le château de Bienassis en Erquy), puis dans Beaumanoir, par le mariage de Jeanne, dame du Quélennec avec Jacques de Beaumanoir, vicomte du Besso (voir La vicomté du Besso à Saint-André-des-Eaux ; d'où Jacquemine de Beaumanoir porta en dot ladite seigneurie à Thomas du Guémadeuc, vicomte de Rezé, baron de Blossac (voir Maison de Guémadeuc par Jean Le Laboureur), et Françoise du Guémadeuc à François de Vignerot ; -le maréchal, duc de Richelieu, la vendit au lieutenant-général Magon de la Gervaisais, en faveur de qui elle fut érigée en marquisat par lettres de 1768. -La branche du Vieux-Chastel éteinte dans Quélen au XV e siècle.

 

 

 tige des vicomtes de Léon

 

 

Généalogie des Vicomtes de Léon

 

 

Vicomtes de Léon.

 

 

Hervé I, -fils puîné de Guyomarch VI. comte de Léon, reçut, comme on l'a vu, dans la succession de son père, vers 1179, par un partage plus avantageux que celui que lui assignaient les lois du pays, les fiefs de Landerneau,Coëtmeur-Daoudour, Pensez en Léon, avec ceux de Plogastel-Daoulas, Crozon, en Cornouaille, et Bourgneuf, au pays de Poher. Il fut mêlé aux divers événements dans les quels l'histoire mentionne le nom de Guyomarch VII, comte de Léon, son frère, parut au Parlement de Vannes en 1203 et fut le bienfaiteur de l'abbaye de Daoulas fondée par son père. Il assistait en 1206 à l'inauguration du chef de saint Mathieu, apôtre, à l'abbaye de ce nom, et s'honore, dans un titre de ce monastère ; de l'avantage d'avoir pu vénérer ces reliques avant les autres seigneurs de sa maison : « Ego Herveus de Leonia, qui primus dominorum Leonensium receptioni et venerationi sacro-sancti capitis B. Mathei, apostolt interfui. » (D. Morice, Pr., t. Ier, col. 807.) Mort en 1208, il laissa de Marguerite, fille d'Alain III, vicomte de Rohan :

 

 

 

1° Hervé, qui suit ;

 

 

2° Guyomarch, seigneur de la Grande-Palue ;

 

 

3° Salomon, qui eut son partage au pays de Poher ;

 

 

4° Alain, sieur de Pensez ;

 

 

5° Constance, mariée à Payen de Malestroit.

 

 

 

Hervé II, -dont le nom figure sur la liste des guerriers bretons qui combattirent en 1214 à Bouvines, prit la croix en 1218 avec Morvan. vicomte du Faou, dont il avait épousé la sœur. Ce dernier étant mort à Acre, en Palestine, dans la même année, Hervé, empressé de recueillir son héritage, partit aussitôt pour retourner en Bretagne, malgré la défense du patriarche de Constantinople, avec une flotte qui ramenait en France seize mille hommes. Assaillie par la tempête en vue de Brindes, cette flotte perdit sept vaisseaux, sur l'un desquels Hervé trouva la mort. On suppose que ce seigneur avait été précédemment marié, et que c'est par cette alliance que le fief de Guémené-Theboë, domaine considérable aux environs d'Hennebont, entra dans sa famille; on ne connaît de ses enfants que Hervé qui suit.

 

 

 

 

Hervé III -se réunit aux comtes de Léon, ses cousins, pour se défendre contre Pierre Mauclerc, qui attaquait par toutes les voies les anciens droits de leurs seigneuries. Il assista au couronnement du duc Jean-le-Roux, en 1237, et il prit la part la plus active à la guerre entreprise contre ce prince en 1240, guerre qui commença par la prise et l'incendie de son château de Quimperfé, et qui durait encore lors que Hervé mourut en 1241. Il avait épousé la fille de Hugues, seigneur de Chàteauneuf-en-Thimerais, dans le Perche, près Chartres, dont la famille devait tenir à la maison de Dreux. Il en eut :

 

 

Hervé, qui lui succéda,

 

 

 

Alain, dont le fils, appelé François, épousa l'héritière de Kermavan ou Carman.

 

 

 

 

 

Hervé IV, -seigneur de Châteauneuf, donnait des inquiétudes à Jean-le-Roux, qui crut devoir se prémunir contre ses entreprises en gagnant une partie de ses vassaux. La guerre ce pendant éclata en 1258 entre le duc et ses. barons. Jean eut l'habileté de se ménager la défection de plusieurs d'entre eux, ce qui lui livra les autres, qui furent défaits à Chàteaubriant. Hervé fut obligé de souscrire une obligation de 1 0,000 livres, monnaie de Bretagne . pour se rédimer des confiscations que le vain queur fit alors prononcer contre lui. On trouve divers actes au nom de ce seigneur, notamment un accord avec le duc Jean-le-Roux pour la construction de la halle de Plouay, bourg situé près Hennebont et dépendant du fief de Guémené-Theboë, où ce prince avait aussi des droits qu'il tenait de la fille de Geoffroi, seigneur de Hennebont. On ignore l'époque précise de sa mort. Il avait eu de Mahaut de Poissy, dame de Noyon-sur-Andelle :

 

 

1° Hervé, qui suit ;

 

 

2° Guillaume, évêque de Léon ;

 

 

3° Anne, mariée à Guillaume, seigneur de la Roche-Moysan.

 

 

 

 

 

Hervé V -succéda à son père. L'histoire garde le silence sur ce seigneur, qui mourut en 1304. Il avait épousé Jeanne, fille d'Alain VI, vicomte de Rohan, dont il laissa sept enfants :

 

 

1° Hervé, qui suit ;

 

 

2° Guy, évêque de Léon en 1342 ;

 

 

3° Raoul, dit de Langueon ;

 

 

4° Olivier, sieur de Caudan, dont le nom est cité dans les guerres de Charles de Blois contre Jean de Montfort ;

 

 

5° Guillaume, tige des seigneurs de Hacqueville ;

 

 

6° Amice, mariée à Bernard, sire de la Roche-Bernard ;

 

 

7° Isabeau, femme de Guillaume de Harcourt, sieur de Saucoye.

 

 

 

 

Hervé VI, -vicomte de Léon et seigneur de Noyon-sur-Andelle, qui succéda à son père en 1304, fut bienfaiteur des abbayes de Langonnet, Saint-Mathieu et Daoulas; fondateur, en 1336, de l'hôpital de Landerneau, qu'il dota de dîmes sur la paroisse de Ploudaniel, et d'un droit de chauffage sur la forêt de Plouavas, autrement Guipavas. Son nom est encore cité dans d'autres transactions par lesquelles nous apprenons, par exemple, qu'il était fondé à prélever un droit sur les navires entrant à Camaret, et qu'il possédait les sécheries de poisson établies à Poulgoazec, près Audierne, et à Pentyr, près Crozon. Décédé en 1337, il laissa de Jeanne de Montmorency, dame de Frémerville :

 

 

1° Hervé, qui suit ;

 

 

2° Errard de Léon, seigneur de Frémerville, cité dans les guerres de la succession de Bretagne ;

 

 

3° Jeanne, mariée en premières noces à Olivier, vicomte de Rohan, et, en secondes, à Jean, sire de Derval ;

 

 

4° Mahaut, qui, en 1318, était femme de Hervé, sieur du Pont-Labbé ;

 

Amice, partagée par son frère en 1338, mariée ensuite : 1° En 1343, à Olivier, sire de Tinténiac; 2° à Guillaume, sire du Chastelier (voir La famille du Chastelier en Eréac).

 

 

 

 

Hervé VII. -Ce vicomte de Léon, qu'il ne faut pas confondre avec un autre sire de Léon du même prénom, long-temps attaché à la cour de Jean de Montfort, embrassa avec sa famille le parti de Charles de Blois. Il combattit sous la bannière de ce prince aux sièges de Rennes, Saint-Aubin-du-Cormier et Hennebont, en 1341 et 1342. Après la prise de Carhaix par Charles, s'étant retiré dans un châ teau de la paroisse deTrégarantec, que la tradition locale place au lieu de Porz-Seach, il y fut pris avec Errard, son frère, Olivier, son cousin, et d'autres chevaliers, par Gauthier de Mauny et Tanguy du Chastel. Chargé, plus tard, avec Olivier de Clisson, de la défense de Vannes, il eut à soutenir les efforts d'une nombreuse armée commandée par Robert d'Artois; mais une escalade, habilement protégée par une ruse de guerre, livra la place à l'ennemi. Heureux de s'être échappés, les deux capitaines profitèrent de leur liberté pour réparer cet échec. Ils levèrent des troupes, le maréchal de Beaumanoir se joignit à eux, et, malgré la résistance de Robert d'Artois, qui fut blessé à mort, ils forcèrent les barrières et les portes, et reprirent cette cité. De nouvelles fatigues leur étaient réservées. Vannes fut bientôt attaqué par Edouard, roi d'Angleterre. Ce prince, déconcerté par l'échec qu'il y rencontra, laissa les soins du siège à ses lieutenants. Dans un des combats livrés sous les murs, il arriva que les assiégés s'avancèrent trop loin, et que les assiégeants cherchèrent à pénétrer par les barrières. Elles furent fermées si brusquement, que le vicomte et Clisson restèrent en dehors et furent pris par les Anglais, tandis que le comte de Stampfort se trouva renfermé dans la place. En 1344, le vicomte obtint sa liberté, pour une somme de 10,000 écus d*or, à la prière du comte de Derby. Chargé, en retournant en France, de dénoncer à Philippe de Valois la reprise des hostilités, il s'acquitta de cette commission et reprenait le chemin de la Bretagne, lorsqu'il mourut à Angers dans la même année. Marié 1° à Marguerite de Retz; 2° à Marguerite d'Avaugour, fille de Henri IV, comte de Goëllo (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 8)

 

, tante propre de Jeanne, dite la Boiteuse, il laissa pour enfants :

 

 

1° Hervé, qui suit ;

 

 

2° Jeanne, mariée vers 1349 à Jean Ier, vicomte de Rohan, auquel elle apporta les biens de sa maison ;

 

 

3° Catherine, mariée : 1° à Henri de Plédran, et 2° à Guillaume de Hacqueville, son parent ;

 

 

4° Marie, qui épousa : 1° Jean, sire de Guergorlai, et 2° Jean Mallet, seigneur de Graville, maréchal de France.

 

 

 

 

 

Hervé VIII, -le dernier des vicomtes de Léon, de la lignée des comtes de Léon, resta, comme son père, fidèle à la cause de Charles de Blois. Il fut l'un des otages dans le traité des landes d'Evran, passé en 1363 et demeuré sans effet. Il décéda la même année, sans postérité, à l'abbaye de Prières, laissant des legs à divers établissements religieux. C'est ainsi que ses biens passèrent à Alain VIII, vicomte de Rohan, héritier de sa sœur aînée. La vicomte de Léon, érigée en principauté en 1572, a passé en 1643, par le mariage de Marguerite, duchesse de Rohan, avec Henri Chabot , seigneur de Sainte-Aulaye, à la maison de Rohan-Chabot , où les plus prochains héri tiers au titre de duc de Rohan continuent de porter celui de Prince de Mon. Cette branche a fourni plusieurs rameaux. Nous avons cité les seigneurs de Pensez ; leurs armes, brisées en juveigneurie, sont entrées, par une alliance du xme siècle, dans le blason des Kerret; les seigneurs de Hacqueville, en France, dont l'un fut chambellan du roi Charles VI. Les seigneurs de Caraman et ceux de Langueouez sont rattachés à la même origine par des traditions que nous avons suivies dans ce travail. On reconnaissait les sires de Penhoet de Léon comme sortis des comtes de Léon; le même honneur a été revendiqué par ou pour d'autres familles, qui portaient, en général, dans les armes, le lion emblématique de cette illustre maison ; parmi celles qui n'existent plus, on peut mentionner les seigneurs du Faou, ceux de Pont-Labbé, du Juen et de Nevet. Hervé VII tenait une cour fastueuse et donnait des fêtes splendides dans son château de la Roche. On en trouve la description dans des lettres de 1336 citées par M. de Kerdanet. Il avait, comme ses prédécesseurs, des pages, des gardes et un connétable qui présidait à la garde du château , et un fauconnier. Ces deux dernières charges étaient héréditaires dans une famille dont une branche puinée subsiste en Bretagne : c'est la famille de la Rocbe, qui tire évidemment son nom du lieu où s'exerçaient ces offices. L'office de la fauconnerie était annexé à la terre de Guerbileau, en Commana, dont un sieur de la Roche épousa l'héritière

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Published by poudouvre
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