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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 12:34

 

Suite du travail de l'abbé Auguste Lemasson.

 

 

Jean de Rosnyvinen, dit de Guitté


 

« Jean de Rosnyvinen, dit M. Trevédy, n'apparaît qu'en 1433 dans la compagnie d'Arthur de Richement mais il devait être alors, depuis quelque temps déjà, au service du connétable, car celui-ci le choisit, cette année même, pour une mission de confiance. Ce fut, en effet, Rosnyvinen qui représenta Richemont dans la conspiration ourdie contre la Tremojlle, en juin 1433. » Le but des conjurés n'était pas, croit-on, la mort de cet indigne favori, mais simplement son éloignement de la cour du roi Charles VII. L'on peut donc se demander si Jean de Rosnyvinen n'outre passa pas ses instructions, quand il porta au sire de la Tremoille un coup de dague au ventre, « mais la dague était si courte et la Tremoille si gras, que Rosnyvinen ne put transpercer celui-ci jusqu'au vif. » Aussi le roi pardonna-t-il à Rosnyvinen ce coup de dague à peu près inoffensif. Moins de dix ans après, en 1443, il avait le titre de premier échanson du Roi. Il était en même temps maître des eaux et forêts de France, Champagne, Lyon, Maçon, bailliage de S'-Pierre Le Moutier et ressort d'Auvergne. Un compte de Jean d'Ust, trésorier de Bretagne, nous apprend aussi que Jean de Rosnyvinen, dit de Guitté, jouissait du titre d'écuyer du duc, et cela dès 1436. Nous avons vu plus haut que Rosnyvinen servit d'abord sous les ordres de Richemont. Il prit part au combat de Saint-Denis, gagné sur les Anglais l'an 1436. Il y lit prisonnier Thomas de Beaumont, lequel, dans la. circonstance, commandait les ennemis. (Devenu à son tour prisonnier des Anglais, il reçut du roi Charles VII 400 écus d'or pour lui aider à payer sa rançon. Le 16 janvier 1446, ce même monarque lui accorda des lettres patentes l'autorisant à se démettre de sa charge de premier échanson en faveur de Guillaume de Rosnyvinen, son neveu. Il continua cependant de servir à la guerre et expliqua à son souverain, comme quoi il avait perdu ses neveux, tous quatre morts à la guerre, au service du duc, ainsi que son frère qui avait épousé l'hérit. général, devenu duc de Bretagne, le fit capitaine de la Ville et Château de Dinan. Il semble qu'il occupa ce poste jusqu'à 1477, car nous trouvons, cette année, un mandement du duc pour François de Guitté, fils aîné et héritier principal de Jean de Rosnyvirien, vivant capitaine de Dinan. d'avoir à remettre les clefs de cette ville au sire de Coëtquen. M. C. de Kerdellech croit que Jean de Rosnyvinen trépassa en Basse-Bretagne, et qu'il fut enterré dans en l'abbaye de Daoulas -image ci-dessous, où l'on'voyait, dit-il, son tombeau, avec ses armes gravées,, qui étaient d'or à la hure de sanglier, arrachée de gueules. En mourant, Jean de Rosnyvinen, dit de Guitté, laissa, comme nous venons de le voir au moins un fils, auquel nous allons consacrer le paragraphe suivant.


 

 

 

François de Guitté


 

François devait être déjà âgé lorsqu'il recueillit la succession paternelle car, dès le 10 janvier 1455, nous le voyons marié et soutenant avec l'autorisation de son père un procès contre Robert Lenfant, seigneur de la Tandourie, en Corseul. Il rendit aveu en 1478 pour le fief Morvan, le fief Quinio, ainsi que pour le fief es Coz, les trois situés en Ploubalay et relevant de là seigneurie de la Roche, desquels il avait hérité à la mort de son père. Il parut, le 8 janvier 1479, à la montre tenue à Dinan, par le sire de Coëtquen, « en homme d'armes, avec page, lance, coustilleur et deux archers en brigandine. » Cet appareil ne fut cependant pas jugé suffisant, et il lui fut fait injonction de fournir suivant sa richesse. François de Guitté avait épousé le 20 mai 1452, non pas Catherine de Châteaubriant de Beaufort, ainsi qu'on lit dans la « Généalogie des Châteaubriant », mais Gillette de Châteaubriant, (comme le témoigne un minu rendu le 6 juin 1503 par les héritiers de cette dame. François de Guitté, nous apprend le minu précité, précéda son épouse dans la tombe et mourut au mois de janvier 1485. Gillette, sa veuves ne trépassa qu'au mois de février 1499. ( Voici, du reste, la pièce d'où nous avons tiré ces renseignements. Elle est cataloguée E 106 aux Archives des Côtes-du- Nord :  Le 6 juing 1503. Ensuitt le minu, rapport et déclaration des héritages, terres, rentes, juridiction, seigneurie et obéissance, que tenait au temps de son décès et en ligence de la court de Lamballe, noble écuyer François de Guité, en son vivant sieur du Mesnil et de la Boüexière, qui décéda au mois de Janvier, l'an mil quatre cent quatre vingt cinq lequel minu et rapport, baillent et présonnent nobles et puissants Guilaume de Chasteaubriand et Guyonne Le Porc, sa compaigne et épouse, sieur et dame de Beaufort et de la Bottetere; à Jehan Visdelou, naguère recepveur et fermier de la dite cour de Lamballe; pour en jouir de la tierce partie d'une année par cause de Rachapt, pour raison du décès de feue Gilette de Chasteaubriand, qui décéda au mois de fébvrier l'an mil quatre cents quatre vingt et dix neuf, comme douairière du dit déffunct François de Guitté, ô protestation d'augmenter ou corriger ou diminuer le présent minu .scavoir une maison, manoir, depors, jardin, domaine, colombier, garenne et prés le tout contenant ensemble 18 journaulx de terre ou environ, joignant d'une part à terre Guillaume Le Mée, d'autre à terre Rolland Salmon et d'autre à la Ripvière, vulgairement appelée le Marais-Salé. Cette chose faict partie en la paroisse de Lancieux et autres partie en la paroisse de Ploubalay. Item, une pièce de terre appelée Les Prés Salés contenant ensemble trois journaulx de terre ou environ, joignant d'une part à terre de feu Olivier Robert, d'autre à la Rivière ci-avant nommée

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Published by poudouvre
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