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Généalogie de la famille Picot.

Généalogie de la famille Picot.
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Armoiries « D'Azur, à trois Haches d'Argent, posées en pal deux & une; Ecartelé d'Argent, à trois Léopards de Gueules, passans l'un au dessus de l'autre » .

 

 

I- Olivier Picot, auteur de cette généalogie, est désigné dans deux rôles des Montres et Revues des nobles et sujets aux armes de l'archidiaconé de Dinan, fait en la dite ville le 15 juin 1477 et le 6 janvier 1479.

Olivier Picot

L'extrait de deux rolles de montres et revues généalogiques

rmes de l'archidiaconé de

dinan faittes

à dinan me 15 juin 1477 et le 8 janvier

1479 par le sire de Coëtquen assisté à la seconde revue

de Charles du Parc au folio verso du premier

et au folio 8 recto du dernier nommé Paramé..

Olivier Picot il paroit qu'il survécut par

ces deux montres et il y estoit même fort âgé quand il

s'y présenta celle conjecture qui aura son application

est du genre des preuves du 2d (second) ordre en ladite de

son petit-fils Etienne, lequel en 1513

étoit selon la réformation de la même année

en saisine de la terre et seigneurie de la Barbotaye

et Guillaume son petit fils avoit dejà un enfans en 1524

Olivier Picot cité pour fils

Cité parmi les feudataires de la paroisse de Paramé en 1480, il percevait un solde de 7 livres de revenu, mais était donné défaillant. Les actes anciens relatent qu'il survécut à ces deux montres, et qu'il était même très âgé quand il s'y présenta armé d'un archer. On ignore le nom de son épouse, il eut pour fils et héritier Pierre Picot qui suit..

 

II- Pierre Picot, premier du nom, épousa Denise Rolland. Demeurant la cité de Saint-Malo, il est mentionné en 1481 lors des revues dans l'équipage réservé aux seuls gentilhommes, le torse couvert d'une bonne brigandine, la tête protégée de ce casque désigné salade, et vêtu d'un hoqueton. Il était armé d'une épée, d'une dague et d'une arbalestre garnis de bons trous et d'un bon cheval. Il fut excusé de ne pouvoir comparaître à la dite revue, car comme d'autres gentilhommes, ayant été réquitionné pour la garde de la ville de Saint Malo. C'est son épouse Denise Roland qui lui apporta le fief noble de la Barbotaie situé en la paroisse de Saint-Méloir, à ses héritiers, il laissait aussi, en indivis la terre de la Briantaie en la paroisse de Paramé. « En mourant Pierre Picot laisse plusieurs enfans ce que l'on collige de l'article de la réformation de 1513 paroisse de Paramé où il est dit Les héritiers de feu Pierre Picot tiennent et possèdent une maison et une métairie appellée la Brientaie laquelle est exempte et y a terre Roturière, on voit aussi par cet article que la Briantaie etoit le bien dont il est mention cy dessus etat etoit dit entre le bien d'Olivier tenu par Pierre Picot en la paroisse de Paramé De cet enfans on na connoissance que de Etienne qui continue la descendance et qui etoit Lainé d'Alain qui fut chanoine de Saint Malo et tout ensemble recteur des paroisses de Ploubalay, Saint Père et Plumaugat et de quelques filles qui furent aparayées sur la terre de la Barbotaye par leur frère ainé ».

 

Enfants de Pierre Picot et de Denise Rolland :

 

III a- Etienne Picot qui suit.

 

III b- Jean Picot, encore vivant le 24 Janvier 1542. dans un acte où il est qualifié de frère germain d'Etienne.

 

III c- Alain Picot, qui vivait en 1530 fut chanoine de Saint-Malo, mais aussi recteur des paroisses de Ploubalay et de Plumaugat.

 

III d- Jeanne Picot, est donnée veuve de Nicolas Jocet, le 24 janvier 1542. Son frère Jean Picot devint son curateur, sans doute parce qu'elle était fort âgée.

 

III e- Guillemette Picot, épousa Jean Jocet, dont elle eut au moins deux enfants, à savoir : Nicolas et Catherine Jocet.

 

III f- Bertrand Picot fut marié avec Perrine Maignan, il est, cité dans l'extrait d'acte qui suit.

13 avril 1543

...Olive Picot, Tiennette Picot, &

Jehanne Picot ses sœurs, enfans & héritiers de feu maistre

Bertrand Picot procrés en Perinne Maingan sa femme

Jehan Picot, Maistre Jehan Picot tans au nom & comme

curateur de Jehanne Picot l'ainée...

 .

 

III a- Etienne Picot épousa Perrine Ladvocat. En tant qu'aîné de la fratrie, il disposa du fief de la Barbotaie, il est cité dans un acte daté du 8 décembre 1513. Au cours de cette journée, douze habitants de la paroisse de Saint-Méloir, furent inviter à présenter audit sieur Picot leur rapport au sujet des métairies nobles de la paroisse, ils y reconnurent que celle de la Barbotaië était sienne, et lui-même le 15 octobre 1517, donnant son minu du même fief à Jean le Bouteiller, écuyer seigneur de Maupertuis, de qui il relevait comme seigneur des Landes, il déclara « tenir noblement de la seigneurie des Landes à noble Jean Le Bouteiller seigneur de Maupertuit & l'autre...et que sesdits Domaines & Herbregement lui étoient échus par la successon de Denise Rolland sa mere, Dame de la Barbotaië, décédée le 20 Décembre 1509. » Les mêmes titres prouvent que Pierre Picot son père etait mort en 1513 et qu'Etienne possédait alors le fief de la Barbotaye qui avait été possédé par Pierre son père et Olivier son ayeul. Voici l'extrait d'un acte touchant le fief de la Barbotaie :dans un acte daté du 3 mars 1498 «  Nobles gens Pierre Picot et Denise Rolland ainsi que nobles gens Jehan Lebouteiller et Marguerite sa femme et compaigne. Sachent tous que par n(otr)e Cour des Landes se sont R(end)u jour d'huy comparuz en droit devant nous en personne Nobles gens Pierre Picot et Denise Rolland sa fem(m)e Sr et dame de la Barbotaye elle & sa requeste bien et...auctorisée de son mary quel luy a donné et donne de fait.......... ...estant en la paroisse de Sainct Méloir Sçavoir est lesd(ites) maisons dénommée, verger, et hebregements dudit lieu de la Barbotaye, joignant d'un costé la croix Henry Robin, de la maison François Gaultier, costé par le chemin par où lon va du village de la Grande Fontaine au villaige de Lumonay, d'un bout à terre Olive...contenant environ sept journaulx de terre. Item une pièce de terre au devant dud lieu et maison joignant d'un costé aud chemin, d'autre costé à terre Roeaufoulce joig(nant) dun costé à terre Jehan Hacoul d'autre costé la terre Jehan Gilbert et dun bout la terre Guill(aume) Hervys conten(ant) deux journeaulx de terre. Item Une piece de terre joignant dun costé la terre ...Burzet dautre costé la terre Jehan Rouxel et sa fem(m)e par cause delle (lire à cause d'elle). Ung rente de terre sur et par cause desquelles choses et herittayges dessus desclarez forment et ont este lesd Picot et sad fem(m)e rongnoissant et confessant vendre ez quilz devoient et donnent de sur chemin à la terre de Julien Regnier et de sa fem(m)e par cause delle  »… Etienne Picot donné sous l'identité de Jean Picot dans les actes, s'éteignit à la fin de l'année 1542. Il laissait pour pour enfants :

 

IV a- Guillaume Picot qui suit .

 

IV b -Bertrand Picot, mourut avant son père, laissant un fils et trois filles

 

IV c - Olive Picot, épousa Armel Jocet.

 

IV d -Etiennette Picot, épousa Pierre Jourdan,

 

IV e - Jeanne Picot, épousa Etienne Morin.

 

IV a- Guillaume Picot dit de la Brientaie épousa 1° Perinne Le Fer fille de Jéhan Le Fer, puis avec Julienne des Granges, fille de Guion des Granges, et de Gilette Chaton. «  Les héritiers de feu Pierre Picot tiennent et possèdent une maison et une métairie appellée la Brientaie laquelle est exempte et y a terre Roturière, on voit aussi par cet article que la Briantaie etoit le bien dont il est mention cy dessus etat etoit dit entre le bien d'Olivier tenu par Pierre Picot en la paroisse de Paramé De cet enfans on na connoissance que de Etienne qui continue la descendance et qui etoit Lainé d'Alain qui fut chanoine de Saint Malo et tout ensemble recteur des paroisses de Ploubalay, Saint Père et Plumaugat et de quelques filles qui furent aparayées sur la terre de la Barbotaye par leur frère ainé Etienne Picot est spécial »

 

Il eut du premier lit, sept enfants :

 

V a- Jeanne Picot, naquit en 1523 donnée aînée de ses frères par M. d'Hozier, dans la généalogie consacrée à cette maison.

 

V b- Etiennette Picot, naquit le le 19 mai 1524.

 

V c- Michel Picot, naquit le 13 mars 1526, il était encore vivant en 1542.

 

V d- Guillaume Picot, naquit le 4. mai 1528 mais il n'atteignit pas l'adolescence.

 

V e- Alain Picot, qui continua la descendance qui suit.

 

V f - Nicole Picot, naquit le 19 septembre 1529

 

V g - Marguerite Picot naquit en 1533

 

Du second lit sortirent onze enfants;

 

V h- Jean Picot, né le 22 septembre 1535. Jean Picot dit l'aîné, fut père d'un fils, 

 

V i- Servan Picot, né le 12 novembre 1536, qui suit

 

 

V j- Guyonne Picot, naquit le 13 janvier 1537

 

Vk- Julienne Picot, naquit le 1er avril 1540.

 

Vl- Olivier Picot, naquit le 18 mars 1542 

 

Vm- Jean Picot, dit le jeune, naquit le 28 octobre 1545; Jean Picot, le jeune épousa Jeanne de Saint-Cirq et ils eurent un fils prénommé Julien, qui n'est connu que le 22 septembre 1581 et cinq filles, à savoir : Jeanne Picot, née en 1581, Perrine Picot, née en 1578, Guionne Picot, née en 1580, Julienne Picot, née en 1586, Servanne Picot, née en 1590. Mais le fils étant mort jeune, la branche fut aussitôt éteinte.

 

Vn- François Picot, né le 14.août 1546.

 

V i- Servan Picot, né le 12 novembre 1536, il épousa à Saint-Malo en décembre 1559, damoiselle Etiennette Michelot avec laquelle il fit l'acquisition, ce 8 décembre 1572, du lieu et de la maison de Saint-Buc, situés dans les paroisses de Pleurtuit et de Langrolay. C'est auprès de messire Jean Lambert, seigneur du Val & de Rigourdaine en la paroisse de Plouer que cet achat eut lieu. « Saichent tous que par devant nous Guillaume Guichet et Germain Corneille notaires roiaux de la cour de Rennes establiz à Sainct Malo messire Jean Lambert Chevalier de l'ordre du Roy enseigne de cinquante hommes d'armes des ordonnances de sa maison à son pensionnaire en Bretaigne et dame Janne de Rochefort sa compagne espouse seigneur et dame Rigourdaine du Bac et demeurant audit lieu Rigourdaine en la paroisse de Plouair ladite dame a sa requeste a consenti a contrat dud. seigneur auctorisé ont pour eux et cour à hoirs perpetuellement vendu & transporté à Servan Picot bourgeois demeurant en la ville de Sainct Malo acceptant pour luy et pour Estiennette Michelet sa femme cour à hoirs & Carian les heritaiges si après declarez sittuez en parouesses de Pleurtuit & Langrolay, à savoir la maison principalle l'étable tenant en deux boutz d'icelle, vieilles murailles ou autreffois estoit la Grange avecq fournil du lieu appellé Saint Buc ayre et transpport ded. maisons ensemble en bergerie, prez et bouays taillitz en dépendant contenant le tout deux journaux tiers de journal de terre ou environ joignant au moulin de deuradart d'autre au chemin du villaige de la Rabinays au villaige de Benastais et par autre au ruisseau fluant dud. moulin de deuradart au moulin de mer de la Herviays. tem une quantité de terre appellée la defrieuré contenant deux scillons de terre ou environ jougnant de terre à si après d'autres terres de Guillaume Lebret & Andrée Lebret sa femme à cause delle et d'un bout aud chemin dernier déclaré le tout tenu prochement du Baillage de Sainct Buc qui fut de la seigneurie de Beauchesne dont la moitié de laditte court alle prochaine desdittes murailles de la grange et retour aussi lesd murailles de granges et fournil à debvoir cham enun de rente par deniers quatre solz sept deniers quatre godetz frommant mesure & aprey de la court de Dinan lobeissanct & dismes Item autres Pièce de Ferron bailleur » Servan Picot et Etiennette Michelot sa femme, eurent sept enfants, à savoir :

 

VI a- Servan Picot, né en 1561

VI b- Julienne Picot, né en 1564

VI c- Jeanne Picot, né en 1571

VI d-  Guillaume Picot, né en 1572

VI e- Jehan Picot, né en 157.

VI f- Michel Picot, né en 1578 marié à Jeanne Cochain

VI g- Julien Picot, né en 1585, qui suit

 

VI g- -Julien Picot, fut baptisé le 12 avril 1585. titré seigneur de l'Epine-Saint-Buc, ainsi que de Saint-Buc. Il épousa damoiselle Jacquemine Brillault « Jullien Picot & dame Jacquemine Brillault sa compaigne sr et dame de Sainct Buc le 23e du mois de juin … résident en leur maison dud lieu de St Buc paroisse de Pleurtuit évesché de St Malo ladite Brillault héritière en partie de deffuncte dame Françoisse Rolland sa mère, dame de Bardelain mesme … et noble de deffunct escuier Pierre Brillault sr de la Landelle son frère lequel estoit l'héritier principal & noble de lad Rolland sa mère & aussy … du droict de damoiselle Gillette Brillault dame de la Rollandière fille et héritière de lad Rolland. ». Le couple est également mentionné en 1645, en effet, Julien Picot sieur de St Buc et son épouse Jacquemine Brillault, vendaient la terre de la Fardelaie en Ploubalay, dont ils avaient héritée, à Guillaume Chantel et à son épouse Françoise de la Motte, données sieur et dame de la Daumeraie en Ploubalay. Ce couple eut une fille : Servanne Picot mariée à Alain Loquet, sieur e la Goujonnais dont Alain Loquet

 

 

V e- Alain Picot et Guyonne Le Breton. Alain Picot né le 6. Octobre 1530, troisiéme fils de Guillaume Picot, Seigneur de la Briantaie, & de Perrine le Fer.  « Alain marié à Guyonne Le Breton eut pour fils Michel premier comme on le trouve par son extrait Baptistaire Michel 1e a épousé Jeanne Cochin de laquelle il a eut Michel second lequel fut marié en 1613 à Bertranne Groult de laquelle il a eut plusieurs enfans entre autre Michel Picot qui continue la descendance » Alain Picot eut pour femme Guyonne Le Breton fille de Jean Le Breton et de Hélène Picot, et pour enfants

 

VI a- Michel Picot qui suit .

 

VI b- François Picot, qui fut marié en avril 1585. avec Jeanne Cochin

 

VI c- Olive Picot, née posthume len avril 1558

 

VI a- Michel Picot, Ier du nom et Jeanne Cochin, naquit le 30 mai 1556. et épousa au mois de juillet 1581 Jeanne Cochin, fille de Bertrand Cochin et de Françoise Morel. Le couple est qualifié de  « bourgeois marchands en cette ville de St Malo »

 

De ce mariage naquirent :

 

VII a- Michel Picot, IIe du nom, qui suit,

 

VII b-. Guionne Picot, née le 10 décembre 1583 et morte s ans avoir pris aucune alliance

 

VII a- Michel Picot IIe du nom épousa Bertranne Groult. Unis en 1613, ils sont titrés sieur et dame de Malabry. La dite Bertranne Groult, était fille de Jean Groult, sieur de la Ville-Ali et de Servanne Yvon.

 

Michel Picot et Bertranne Groult laissèrent pour enfants ;

 

VII a- Michel Picot, sieur de Closriviére qui suit.

 

VIII b- Etienne Picot, fut l'auteur de la branche de Préménil. Voir ci après

 

VIII c- Guionne Picot, naquit le 13 mars 1616 et épousa en juillet 1636. Gilles Boullain, sieur du Pasrogaire. Le couple reçut en août 1650. la Terre de Saint-Buc,

 

VIII a- Michel Picot épousa Marie Jolif. Noble homme Michel Picot, IIIe du nom, fut le premier a être titré sieur de Cloriviére, naquit le 16 février 1620 et fut uni le 5 octobre 1648 avec Marie Jolif, dame des Fontaines, fille de Jean Jolif, sieur de Limoilou et de Jeanne Truchot.

 

Le couple eut trois fils et deux filles :

 

IX a-Pierre Picot qui suit.

 

IX b-Michel Picot, fut l'auteur de la branche de Beauchêne. Voir ci après

 

IX c-Etienne Picot, né en 1630, sieur de Laurnais

 

IX d- Perrine Picot, naquit en 1677 et épousa Guillaume Eon

 

IX e- Pélagie-Céleste Picot 1682-1729 épousa Henri de Baude

 

IX a- Pierre Picot et Julienne Eon. Pierre Picot, IIe du nom, titré sieur de Cloriviére, sa mère Marie Jollif lui retira, le 20 septembre 1685. la terre de Saint-Buc, au profit du fils de Gilles Boullain. Il épousa zu cours du mois de mars 1692, Julienne Eon, fille de Julien Eon, sieur de Villebague et de Marie Porée, dame du Jardin. Pierre Picot fut d'abord écuyer de la Grande Ecurie du Roi, et le 29. mai 1692. il fut également pourvu d'un office de conseiller secrétaire du Roi. Audiencier en la chancellerie de Bretagne. Pierre Picot et ses parents se lancent dans le commerce comme négociant. Avec lui s'amorce l'émergence de la famille Picot, cette ascension sociale jusqu'aux premiers rangs de l'élite urbaine. Il s'éteignit au commencement de l'année 1710. Son nom est cité dans l'acte qui suit : « C'est l'aveu et dénombrement des fiefs et baillages de la Villes Bretz de St Buc sextendant en la paroisse de Pleurtuit relevant du Roy pour la juridiction de Dinan à foy hommage rachat et chambelenage quand le … et franc de rante force obéissance, que Pierre Picot, Sieur du closrivière Ecuyer de la grande écurie de France demeurant en cette ville de Sainct Malo, rend au Roy nostre Sire en la chambre des Comptes de Bretagne dont la déclaration Ensuit Un fief et baillageayant couvert en la paroisse de Pleurtuit apellé le baillage de la Villes Bretz Lequel à droit de basse justice seullement et obéissance qui vaut des rantes au terme de Noël mesure et après de Dinan cinq bouessaux deux godets et demy et par deniers au terme de Saint Gille trois deniers monnoyes duquel sont hommes et sujetz André Chatel, Jacques Chatel, André Briand fils Gullaume Michel Chollon et femme, Jan Lebret Laurance, Daniel et enfans, Allain et Pierre Lebret, Pierre Lebret fils Allain et consors Jan Collin et renée Treguit sa femme...  »

 

Du mariage de Pierre Picot avec Julienne Eon, sont issus ;

 

X a- Michel-Julien Picot qui suit

 

X b- Julien-Etienne-Marie Picot, écuyer, sieur du Buc, né en 1696.  Diplôme en latin dédicacé à Julianus Stéphanus Picot de Clorivière avec mention Baccalaureus. Outre Julien Etienne Picot, est aussi mentionné le nom sous sa forme latine de Gabriel-Louis Bourdot de Richemont qui fut avocat au parlement Paris.  Un acte daté du 20 novembre 1725, il s'agit d'un courrier de Monseigneur le Comte de Toulouse, Louis Alexandre de Bourbon, fils illégitime de Louis XIV et de Madame de Montespan. Ce courrier adressé depuis Versailles à Julien Etienne Picot, sieur de Clorivière, confirme ce dernier dans la charge de valet & chef par quartier à la grande vénerie du Roy, ce après enquête et bon rapport reçu

 

X c -Marie Picot, épousa en janvier 1715 Louis Mascranni, marquis de Paroy en Champagne, seigneur d'Hermer, de Pervol, lequel fut président au grand conseil

 

Généalogie de la famille Picot.

Château de Saint Buc à Minihic sur Rance

(cliché L'inventaire du patrimoine culturel de Bretagne)

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Généalogie de la famille Picot.

Château de la Fosse Hingant à Saint Coulomb.

a- Michel-Julien Picot IVe du nom, et Thérèse Trublet de Nermont. Ecuyer, seigneur de Closrivière, Michel-Julien Picot IVe du nom, épousa le 2 août 1732, damoiselle Thérèse Trublet de Nermont, fille de feu Joseph Trublet, écuyer, sieur de Nermont et de feue dame Héléne Trublet, dame de la Herse. Manifestement cette union n'était pas souhaitée par les représentants de la famille Trublet, qui considéraient qu'il s'agissait d'une mésalliance pour eux. Aucun membre de la famille Trublet n'assista au mariage.

 

Enfants de Michel Picot de Clorivière et de Thérèse Trublet de Nermont :

 

XI a- Jeanne-Rose-Michelle Picot de Closriviére épouse de André- Desilles de Cambernon

XI a- Michel-Alain Picot, IVe du nom, épousa Renée-Jeanne Roche

XI c- Pierre-Joseph Picot de Kéhériac, en religion Père de Clorivière

XI d-  Louise Picot 1737-1737

XI e- Thérèse Picot de Saint Buc, en religion soeur Gonzague

XI f- Marie Picot de Kéhériac, 1739-1741

XI e- Emilie Picot de Clorivière 1740-1740

XI h- Louise Picot de Clorivière 1742-1742

 

La mort prématurée du couple nécessita la mise sous tutorat des deux ainés : 

 

Emancipation de Michel Picot de Clorivière et de sa sœur, en 1754.


 

Extrait des registres

du greffe de la

Cour et juridiction

ordinaire et commune

de Sainct Malo

Du dix huitième septembre

mil sept cent cinquante quatre

au Greffe

a comparu Maitre

Joseph Marie Michelot

avocat escuyer Michel


 

: greffés d'avis ..

l'émancipation

des Sr et Dlle

de clos Riviere

Picot

à la relation du Conseil

expert deubment sceller

collationné & visé

le vingt unieme aout dernier

continué le vingt deuxieme

audit avoir à faire quatre

par quatre On revient

en conséquence présenter

leur requete qui a été

répendue par...

Sénéchal de cette juridiction le trentieme.

dudit avoir d'un permis .. 

 

Du mariage de Michel-Julien Picot IVe du nom, et de Thérèse Trublet de Nermont naquirent

 

XI a- Jeanne-Rose-Michelle Picot de Closriviére naquit en 1733 et s'éteignit en 1822. Jeanne Picot-de Closriviére hérita du domaine maternel de la Fosse-Hingant en la paroisse de Saint-Coulomb et épousa le 7 février 1765, à Saint-Malo, le lieutenant André-Joseph-Marc Desilles de Cambernon, lui même natif Saint-Malo en mars 1767 de l'union de Marc-Antoine Desilles de Cambernon,écuyer, seigneur de Cambernon, major de la capitainerie garde-côte de Granville et de Jeanne Hugon.  « La maison principale de la Fosse Hingant consistante en une salle, sallon et cuisine, quatre chambre(s) au dessus et quatre greniers, un jardin, coulombier une fuie sans pigeons, une petite écurie, un étang servant d'abrevoir au bétail, la maison des Nermont non entretenue et abandonné(e), le jardin, le tout (note : la Rue des) quels sans pigeons) publie plusieurs fois affermée et le déclarant né à trouvé que la somme de 60 l la maison du fermier consistant en un embas et un grenier au dessus, une écurie acosté et une poulaërie (lire poulailler), une grange avec pressoir deux étables deux saouts à cochons et les granges du sieur de Nermont, le jardin des quels avec toute la terre labourables et non labourables qui sont dans 1 enclos, la grande pré, le pré et le clos de la Fosse Hingant les deux pettites pré et le pâturage de la Chesnais le tout affermé à Jan Nasse par acte du 28 juin 1749 devant notaire dont copie estr cy jointe en argent  »  De leur union naquirent quatre enfants : Jeanne, André, Amélie et Angélique, qui suivent

 

A- Jeanne Desilles de Cambernon 1766-1848, épousa Henri-Augustin Dufresne de Virel. Le couple eut deux fils :

 

a Hippolyte Dufresne de Virel, 1785-1851, marié à Sophie de la Houssaye. dont Henri qui suit :

 

-Henri du Fresne de Virel, épousa  Antoinette d'Amphernet de Pontbellanger

 

B -André Desilles de Cambernon, 1767-1790, le héros de Nancy : le 31 août, une mutinerie éclatait dans le régiment d'infanterie du Roi. L'héroïsme du jeune Désilles émeut toute la France, et le 3 septembre, l'Assemblée nationale, à l'instigation de Mirabeau, le remercie de sa conduite et Louis XVI lui fait remettre la Croix de Saint-Louis. Ses plaies s'étant infectées, il meurt de septicémie le 17 octobre. Son corps est ramené à Saint-Malo et inhumé le 3 novembre 1790.

 

C-Marie-Thérèse Desilles de Cambernon, 1768-1858, épousa Louis-Antoine Fournier d'Allerac. Le couple eut une fille :

 

b Amélie Fournier d'Allerac, 1790-1859, mariée à Auguste de Gibon, le couple eut neuf enfants :

 

-Amaury de Gibon, 1812,

 

-Pauline de Gibon, 1814-1863, fut la première épouse de Edouard de Chappedelaine, héritier des domaines de la Béchadière et Limoëlan

 

-Arthur Jean Marie de Gibon, 1817-1817

 

-Marie Thérèse de Gibon, 1818, épousa  Frédéric Armand Alexandre de Pioger

 

-Sophie Marie de Gibon, 1821-1831

 

-Elisabeth Anne Marie de Gibon, 1823,

 

-Edouard Marie de Gibon, 1826-1826,

 

-Amicie de Gibon,1828-1878, épousa  Eugène Jean Marie de Poulpiquet du Halgouët 

 

-Angélique Marie de Gibon, 1834,

 

D -Angélique-Françoise Desilles de Cambernon, 1769-1793, épousa Jean Rolland Desclos de la Fonchais. Le couple eut deux fils Adolphe © et Alphonse (d) qui suivent .

 

c Adolphe Desclos de la Fonchais, 1788-1868, marié à  Marie-Hortense Brillet de Villemorge. Le couple eut cinq enfants, qui suivent  :

 

-Anne Desclos de la Fonchais,1862-1939

 

-Raymond Desclos de la Fonchais,1864-1920, épousa  Antoinette de La Rüe du Can

 

-Eric Desclos de la Fonchais,1866-1920, prêtre et chanoine honoraire de la cathédrale de Vannes

 

-Yves Desclos de la Fonchais,1869-1958, épousa  Thérèse de Roquefeuil-Cahuzac

 

-Alphonse Desclos de la Fonchais,1873-1926, épousa  Germaine de Trogoff du Boisguézennec 

 

d -Alphonse Desclos de la Fonchais, 1789, épousa  Marie-Amélie Brillet de Villemorge 

 

Généalogie de la famille Picot.
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André Desilles de Cambernon, 1767-1790,

XI a- Michel-Alain Picot, IVe du nom, épousa Renée-Jeanne Roche, de Fermoy. Michel-Alain Picot, Ecuyer, naquit le 18. juillet 1734. La situation des Picot de Clorivière étant assez modeste Michel Picot s'intéressa aux affaires de la Compagnie des Indes (voir Marins, explorateurs, botanistes et armateurs sous l'Ancien Régime.). Il suivait, ce faisant, l'exemple de beaucoup de gentilshommes de sa région. Ses spéculations furent heureuses et lui procurèrent d'importants capitaux, il avait pour associer Hyacinthe de Chappedelaine, sieur de l'Aumône. Le 25 juillet 1758. conjointement avec le comte et la comtesse de Bruc, il se porta acquéreur, en l'étude de M. Vallet, Conseiller du Roi, notaire au Châtelet de Paris, des terres, fiefs et seigneuries de la Motte-Broons, paroisse de Broons, Beaumanoir-Limoëlan, paroisse de Sévignac (voir la seigneurie de Limoëlan à Sévignac et ses possesseurs. ),, Beaumont, paroisse de Guitté et la Grande-Bouëxière en la paroisse de Corseul. La vente était conclue pour l'énorme somme de 470.000 livres monsieur Jean-Baptiste de Bruc et son épouse, associés seulement au sieur de Clorivière, pour le contrat, ne gardèrent pour eux que la seigneurie de Broons. Leur associé devenait Seigneur de Beaumanoir, Limoëlan, Beaumont et la Grande Bouëxière. « A Nosseigneurs A Nosseigneurs les commissaires des Etats de Bretagne Sup(p)lie humblement Messire Alain Pierre Picot de Limoëlan Disant qu'étant capité au Rolle de la Noblesse au diocèse de Saint Malo au tau de 340 l par an, cette cotte paroit si forte eu égard à ses facultés qu'il ne peut s'empêcher de réclamer la justice de M ;M de la comission. son bien en Bretagne consiste dans ces momen(t)s consiste 1° dans quelques héritages qu'il a licité entre lui et sa sœur pour la somme de 9500 l et de plus en quelques portions de maisons valant les unes et les autres de 5 à 600 l, les meilleures années n'ont jamais produit au delà 2° dans deux autres terres faisant partie de celle de Broon qu'il a acquis en 1758 pour le prix de 388.000 l qui avec les frais et loyaux coûta lui revinrent à environ 415.000 l cet acquêt fut en plus grande partie fait sur la Bourse de ses Paren(t)s et des créantiers à qui il en a toujours depuis payé les intérêts, ces deux terres nommées Limoëlan et Beaumanoir, jusqu'au 1er Janvier 1766, qu'il commença à en percevoir les ftuits, lui rap(p)ortaient en mains de fermiers 13,500 l qui ne faisoient pas 41,500 m par an, après en avoir défalqué les Rentes fontières, les vingtièmess, et les réparations indispensables qui se trouvèrent en grand nombre. Depuis 1766, le sup(p)liant à toujours travaillé à les améliorer mais ils noseront pas encore se flatter qu'elles pussent être affermée plus de 46.000 l par an, elles sont chargées de 200 l de Rente foncière et de 12 m de Rente constituée de quatre boisseaux de froment mesure de Dinan dûs aux Jacobins de cette ville et de quelques menues rentes seigneuriales, et deux terres consistent en 17 Métairies et sept tournants de moulin dont on a été obligé de refaire la plus grande partie à neuf » A peine âgé de 25 ans, il prenait la tête d'importants domaines qui avaient leurs juridictions distinctes. Beaumont et Limoëlan possédaient chacun leur château et leur haute justice ainsi que de nombreuses métairies, futaies, bois d'ornements,  et étaient dignes en tous points de leur origine. Le sieur Picot de Limoëlan fut du reste auteur de l'aménagement du nouveau château inspiré des Malouinières, dont le chantier de construction fut lancé en 1778. C'est le 17 juin 1765, à Pont-Saint-Martin près de Nantes que fut célébré le mariage du Seigneur de Limoëlan avec Renée-Jeanne Roche, fille de Nicolas Roche, Seigneur de Fermoy, Pont-Saint-Martin et autres lieux, et de Renée-Jeanne Philippe « Aujourd'huy dix huit juin mil sept cent soixante cinq Messire Michel Julien Alain Picot chevalier seigneur de Limoëlan, Beaumanoir, Beaumont, le Closvuellin et autres lieux âgé d'environ trente ans fils de feus messire Michel Julien Picot de Clorivière et de damoiselle Thérèse Trublet Dame de Clorivière, domiciliés en partie la ville et paroisse de S malo et demoiselle Renée Jeanne Roche âgée de vingt ans et plus, fille de messire Nicolas Roche chevalier seigneur de fermoy en Pont St martin plessix et autres lieux et de feue demoiselle Renée Jeanne Philippe dame Roche domiciliée de la ville de Nantes paroisse s nicolas autrement domiciliée en celle Pont St martin après une publication faite au prône de notre église paroissiale de pont st martin de celle de s nicolas de Nantes comme la porte par le certificat du sieur Recteur Brulet de la Vieulenie en date du dix sept juin présent mois également qu'aux paroisse de st malo et de pleurtuit, du frêne curé de st malo en date du dix sept du présent dûment légalisé par Mr nouail vicaire général vu les dispenses accordées à st malo par monseigneur évêque dudit Lieu... La bénédiction nuptiale par missire isaac benigne de Regnon abbé de mauville de carmouet chanoine et archidicare de Nantes vicaire général du diocèse dans la ville du pont st martin en présence et du consentement du père de l'épousée de Mathieu roche son oncle paternel, seigneur de nermont et du recteur de cette paroisse et autres parents et amis qui ont signé avec nous... » Signatures Picot de Limoëlan Renée Jeanne Roche Fleury Roche Triublet de Nermont Porter de Nermont M. Roche Desille Rafeau Fleury Lambert... M. Roche le jeune Michel Roche. La corbeille de noce reçoit 300.000 livres du marié et 80.000 livres de la mariée nous dit Pierre Le Bastard de Villeneuve. Souvent absent, le nouveau chatelain projette la mise en place d'une forge aux abords de l'étang de JugonD'abord favorable aux réformes, le sieur de Limoëlan, se porta candidat pour recueillir la vice présidence du District de Broons (voir Histoire de Broons, en résumé, page n° 2) et envisagea de se porter acquéreur de l'abbaye de Boquen (voir l'abbaye de Boquen, résumé d'histoire.), quand celle ci fut saisie avant de se retrouver vendue comme bien public. On sait que sous l'influence du Père de Clorivière son cadet, Michel Picot de Limoëlan, y renonça. La Terreur régnant alors en France, le citoyen Picot changea alors de camp, et il  fut compromis dans l'affaire de la Rouerie (voir L'Association bretonne, la conspiration du marquis de la Rouerie et la perquisition à la Fosse Hingant), et guillotiné le 18 juin 1793.  Chacun de ses enfants devinrent les héritiers pour un sixième de l'ancien propriétaire. 23 février 1827

 

 

Généalogie de la famille Picot.

 Château de Limoëlan

(cliché Wikipédia)


 

Généalogie de la famille Picot.

Château du Plessix à Pont Saint Martin.

(cliché Wikipédia)

 

Michel Picot de Limoëlan et de Renée Roche résidaient en un lieu désigné le Bas de la Fosse à Nantes, où bons nombre de marchands étaient pareillement établis. Lieu proche du chenal qui s'étirait jadis jusqu'au Palais de la Bourse. C'est en l'endroit que naquirent  deux  fils morts en bas âge : Charles-Michel et Félix-Marie ;  et sept autres enfants  :

 

XII a- Michel Picot de Limoëlan - Marie-Sophie Drouin

XII b- Joseph-Pierre Picot de Limoëlan

XII c- Renée-Marie-Thérèse Picot de Limoëlan 

XII e- Hélène Marie Picot de Limoëlan

XII f- Marie-Thérèse Picot de Limoëlan

XII g- Nicolas-Victor Picot de Limoëlan

XII h- Amélie  Picot de Limoëlan


 

XII a- Michel Picot de Limoëlan - Marie-Sophie Drouin. Michel Picot de Limoëlan l'ainé de la fratrie naquit le 2 février 1767, et fut baptisé le même jour, dans l'église paroissiale de St-Nicolas, de la ville et évêché de Nantes « Le deuxième de février mil sept cent soixante sept a été Baptisé par nous Docteur de Théologie, Recteur de cette paroisse, soussigné, Michel, né ce jour, fils de missire Michel Julien Alain Picot chevalier seigneur de Limoëlan, et autres lieux, ledit père, fils de messire Michel Julien Picot de Clorivière et de Thérèse Trublet ses père et mère, La mère de l'enfant Dame Renée Jeanne Rose, épouse dudit sieur Picot de Limoëlan . Vit au Bas de la Fosse, ont été parrain Messire Nicolas Roche, chevalier seig(neu)r de Fermoy et du Pont Saint Martin ayeul du Baptisé, marraine Delle Thérèse Trublet grande tante du Baptisé au paternel, ditte paroisse de st Sulpice a Paris Représentée par Dame Perrine Thérèze Claude Fleury maintenant épouse dudit sr Roche vit aussi au Bas de la Fosse, lesquels ont signé avec nous ainsi que le père ». Signatures Fleury Roche M. Roche Le Jeune Picot de Limoëlan Brelet de la Rivellerie Rr de St NicolasDans un premier temps le jeune Michel fut scolarisé au collège de Navarre à Paris. Il y était pensionnaire avec son frère Joseph et leur cousin André Désilles, mais les deux frères devaient rentrer en Bretagne et terminer leurs études au Collège de Rennes. Le 24 avril 1787, il épousa Marie-Sophie Drouin, fille de Louis Drouin (voir La famille Drouin de Nantes.), propriétaire à Saint Domingue, armateur à Nantes et négociant : un homme très riche, et lui-même s'était lancé dans les affaires :  « Le vingt quatre avril mil sept cent quatre vingt sept après la publication d'un ban canoniquement suite au Prône des grands messes de cette paroisse de celle de notre dame de cette ville et de celle de Sévignac diocèse de St Malo sans opposition ni empêchement venu à notre connaissance vu les certificats des dites publications et des deux dispenses des deux autres accordées par Monseigneur l’Évêque de Nantes en date d'hier signé de Hercé Viegen d'autre part Monseigneur l’Évêque de St Malo en date du sept du présent signé gab év macloviensis. Les deux documents contrôles et insinués les susdits jours de leur date, nous docteur en Théologie recteur de Pa)r(oi)sse, soussigné avons fiancé & admis la bénédiction nuptiale dans la chapelle du saint à Messire Michel Picot de Limoëlan âgé de vingt ans fils de Messire Michel Julien Allain Picot, chevalier Seigneur de Limoëlan, Beaumanoir, le Bordage, Beaumont, la Grande Bouexière, le Plessix et le Pont Saint Martin, et de dame Renée Jeanne Roche son épouse présens et Consentens, natif de cette paroisse, domicilié de droit de celle du dit Sévignac et de fait de la dite paroisse de Notre Dame d'une Part, et Demoiselle Marie Sophie Drouin, âgée de dix neuf ans, fille de messire Louis Drouin, négociant et de Dame Marie Françoise Budan, son épouse présens et Consentens, native et domiciliée de droit et de fait de cette paroisse à gigant, d'autre part, ont été témoins du présent mariage du coté de l'époux  messire Joseph Pierre Picot de Limoëlan son frère messire Joseph François Ecuyer du Pradelet commissaire des guerres et du coté de l'épouse écuyer François Désiré Budan de la congrégation de l'oratoire son cousin germain, écuyer Charles Drouin de Parçay négociant et autres parens et amis » Signatures Sophie Douin Michel Picot de Limoëlan Budaan Drouin Roche de Limoëlan Hélène Picot de Limoëlan Marie Thérèse Picot de Limoëlan Ms. Drouin de Parçay.  Michel Picot de Limoëlan et son épouse Marie-Sophie Drouin s'établirent rue de Gigard à Nantes, mais ils résidaient aussi au château du Plessix en la paroisse de Pont-Martin située au sud de Nantes. En 1792, Michel Picot de Clorivière et son beau-père Louis Drouin figuraient au nombre de ceux qui parmi les citoyens couraient à la défense de l'Empire. Sous Louis-Philippe, il demeurait rue St Pierre à Chartres, cette période mouvementée avait eut raison de ses ambitions, d'embrasser comme son père, une carrière dans le commerce maritime. Il exerçait la charge de receveur des contributions directes de la ville de Chartres en 1830. Le sieur Michel Picot de Limoëlan devait s'éteindre en 1835.De leur union naquirent huit enfants :

 

XIII a- Sophie-Marie-Michelle Picot de Limoëlan

XIII b- Louise-Renée Picot de Limoëlan

XIII c- Michel-Marie-Victor Picot de Limoëlan

XIII d- Joséphine Picot de Limoëlan

XIII e Henriette Picot de Limoëlan épouse Daniel Bonjour

XIII f- Charles-Samuel Picot de Limoëlan

XIII g- Emilie-Louise Picot de Limoëlan

XIII h- Victor-Edouard Picot de Limoëlan

 

 

XIII a- Sophie-Marie-Michelle Picot de Limoëlan fut baptisée le 6 mars 1788 à Nantes.  Messire Michel Julien Alain Picot, chevalier, seigneur de Limoëlan, aïeul paternel, en fut le parrain, dame Marie Françoise Budan, épouse de messire Louis Drouin, négociant, aïeule maternelle en fut marraine. Sophie Picot mourut le 17 septembre 1854 à Ribermont dans l'Aisne

 

XIII b- Louise-Renée Picot de Limoëlan naquit le naquit le 19 juillet 1790 à Gigant (rue de), et fut baptisée le lendemain 20 juillet ses parrain et marraine furent : Louis Drouin, négociant, aïeul maternel, et dame Renée Jeanne Roche, épouse de Messire Michel Julien Alain Picot, chevalier, seigneur de Limoëlan, Louise Picot mourut en 1856 ;

 

XIII c- Michel-Marie-Victor Picot de Limoëlan naquit le 20 mai 1793 à Nantes rue Gigan à trois heures de l'après midi. C'est René Godin, membre du conseil général de la commune de Nantes qui releva la naissance de Michel Marie Victor Picot, c'est le père de l'enfant, Michel Picot dit Limoëlan, négociant, natif de st Nicolas, âgé de vingt six ans, marié au dit st Nicolas. Il était assisté de Louis Drouin, aïeul de l'enfant, négociant, âgé de soixante douze ans, aussi domicilié audit Gigan et Marie Henriette Drouin, épouse de Charles François Bouteille, tante maternelle de l'enfant, âgée de vingt quatre ans, domiciliée au même lieu. Les quatre personnes citées signèrent l'acte. Michel Picot fut fiancé à sa cousine Marie Thérèse de Chappedelaine. Après sa mort survenue le 4 septembre 1824 à Sévignac à 3 heures de l'après-midi, âgé de 31 ans,  il était capitaine voltigeur au 29e Régiment de ligne. Il était né à Nantes en Loire inférieure de l'union de monsieur Michel Picot de Limoëlan et de madame Sophie Drouin, ses mère et mère nous dit l'acte de décès. La déclaration du décès fut effectuée par monsieur Adrien Marie Gonnet brigadier de gendarmerie royale demeurant Broons, et Mathurin Louis Charles Petibon, propriétaire demeurant au bourg de Sévignac. Lesquels ont signé, ainsi que le parent du défunt : Louis Jean Baptiste de Chappedelaine, alors maire de Sévignac. Sa fiancée décida de demeurer célibataire.

 

XIII d- Joséphine Picot de Limoëlan naquit le 23 septembre 1797 à Nantes. C'est Jacques Chevy aîné, officier public de la commune de Nantes qui releva la naissance de Joséphine et Henriette Picot, c'est le père de l'enfant, Michel Picot-Limoëlan, rentier, originaire de la ci-devant paroisse (st Nicolas) quartier alors désigné Vollaire Brutus, âgé 30 de ans ans, marié au dit st Nicolas. Il était assisté de Charles François Bouteiller, âgé de 37 ans, aussi domicilié audit Gigan et Marie Henriette Drouin, épouse de Charles François Bouteiller, âgée de 28 ans, domiciliée au même lieu. Les quatre personnes citées signèrent l'acte.


XIII e Henriette Picot de Limoëlan, jumelle de Joséphine, Henriette naquit le 23 septembre 1797 à Nantes. Michel Picot-Limoëlan, père des jumelles, donné rentier, et originaire de la ci-devant paroisse (st Nicolas) quartier alors désigné Vollaire Brutus, âgé 30 de ans ans, marié au dit st Nicolas. Il était assisté de Charles François Bouteiller, âgé de 37 ans, aussi domicilié audit Gigan et Marie Henriette Drouin, épouse de Charles François Bouteiller, âgée de 28 ans, domiciliée au même lieu. Aucune mention de l'heure de la naissance.  Les quatre personnes citées signèrent l'acte. Henriette Picot s'éteignit le 4 mars 1874 au n° 14 de la rue Milton à Paris. Le 24 novembre 1830 à Chartres,  « Henriette Picot de Limoëlan fut mariée avec Philippe Bonjour Philippe Bonjour, propriétaire demeurant avec ses père et mère à Paris rue des Fossés du Temple, au numéro 39, fils majeur de M. François Bonjour dit Daniel, et de Claudine Danfan, son épouse d'une part, la Dlle Henriette Picot de Limoëlan demeurant avec ses père et mère à Chartres, rue St Pierre, fille majeure de Michel Picot de Limoëlan, receveur des contributions directes de la ville de Chartres, et de Dame Sophie Drouin d'autre part. Témoins : M. Bonjour, négociant âgé de 29 ans, demeurant à Paris, frère de l'époux, Charles-Samuel Picot de Limoëlan, controleur des contributions directes, âgé de 30 ans, frère de l'épouse demeurant à Chateaudun..» Philippe Bonjour de Limoëlan mourut le 3 février 1854, de son union avec Henriette Picot de Limoëlan naquirent deux enfants :

 

Marie Emeline Bonjour de Limoëlan 1832-1895; elle n'est pas citée dans la succession de sa mère, sans doute récolta t-elle l'héritage paternel.

 
Philippe-Michel-Maurice Bonjour de Limoëlan né le 22 septembre 1837 à Paris et décédé au château de Limoëlan il fut victime d'un  accident près du Gué de Rouillac  le 2 septembre 1886,  et c’est au château de Limoëlan qu'il trépassa. Agé de 51 ans, il était sous-chef de division au ministère de la Marine. Quelques jours plus tard il fut inhumé au caveau familial du Père Lachaise à Paris. Il avait été  marié avec lady Mary Stevens, fille d'un banquier de la Maison Blanche à Washington et vivait également rue Milton à Paris.

 

 

XIII f- Charles-Samuel Picot de Limoëlan naquit le 2 décembre 1800 à Nantes. Le 15 fructidor an VIII (2 décembre 1800) à 11 heures du matin, devant Pierre Brunet, adjoint, comparu en l’hôtel de la mairie de la Ville de Nantes  : Michel Picot-Limoëlan, rentier, âgé de 33 ans, natif de St Nicolas dudit Nantes, marié au dit lieu il y a treize ans, et domicilié de cette municipalité, section dix sept rue de Gigan, «  assisté de Charles François Bouteiller, rentier, âgé de quarante ans, oncle maternel par alliance de l'enfant ci après et de Marie Anne Langevin, fille de confiance, âgée de vingt neuf ans, demeurant l'un et l'autre dites rue et section, nous a déclaré que Marie Sophie Drouin, son épouse âgée de trente trois ans native dudit Saint-Nicolas est accouchée à sept heures du matin dans son dit domicile d'un enfant mâle et auquel il a été donné les prénoms de Samuel Charles ... ».Signatures : Picot Limoëlan Charles Bouteiller Sophie Limoëlan Charles Bouteiller fils Louis Bouteiller BrunetCharles-Samuel Picot de Limoëlanl fit carrière comme contrôleur  des contributions directs, et vivait à Chateaudun

 

 

XIII g- Émilie Louise Picot de Limoëlan. Le 1er août 1806 à 11 heures du matin, devant l'adjoint au maire : Monsieur Paul Jean Baptiste Fellomeau, faisant fonction d'officier d'état civil de la ville de Nantes, comparaissait monsieur Michel Picot de Limoëlan, propriétaire âgé de 39 ans, demeurant section 17e rue Gigan, sixième canton, «  nous a présenté un enfant de sexe féminin né hier à cinq heures et demie du soir de lui déclarant et de Demoiselle Marie Sophie Drouin âgé de 39 ans son épouse, et auquel enfant il donna le prénom de Émilie Louise. Les dites déclaration présentation faites en présence de Monsieur Charles François Bouteiller, conseiller de la préfecture du département, âgé de 46 ans, oncle maternel par alliance dudit enfant, demeurant dite rue de Gigan et de monsieur Louis Auguste de Berlaymont ancien maréchal des camps et armées âgé de 67 ans, demeurant rue de Crébillon... ». Les quatre personnes précitées ont signé l'acte.  Une annotation précise que le Tribunal Civil de Nantes par jugement du 24 août dernier (1881) ordonne la rectification de l'acte de naissance ci-contre, en ce sens que le nom patronymique Picot-Limoëlan soit écrit Picot de Limoëlan. Nantes le 18 septembre mil huit cent quatre vingt un. Émilie Louise s'éteignit en 1886 ;

 

 

XIII h- Victor-Edouard Picot de Limoëlan.  Le 13 août 1814 à 10 heures du matin, devant le délégué de monsieur le maire, comparaissait monsieur Michel Picot de Limoëlan, entreposeur principal de tabac pour le département de la Loire Inférieure, demeurant rue Gigan, sixième canton «  nous a présenté un enfant de sexe masculin né hier à cinq heures du soir de lui déclarant et de Demoiselle Marie Sophie Drouin son épouse, et auquel enfant il donna le prénom de Victor Edouard. Les dites déclaration présentation faites en présence de Monsieur René Pierre Louis Le Prévost Bourgerel, Rentier majeur demeurant rue de Crévillon et Nicolas François Anizon, Chirurgien majeur demeurant Place de Bretagne... ». Les quatre personnes précitées ont signé l'acte. Victor-Edouard Picot de Limoëlan mourut le 8 janvier 1872 à Paris dans le IXe arrondissement. Auteur de plusieurs tableaux, on lui doit cet Autoportait en Apollon, un enfant à ses côtés figurant ci-dessous  

Généalogie de la famille Picot.
Généalogie de la famille Picot.

Georgetown et la silhouette du fondateur du lieu à la fin de sa vie : Joseph Picot de Limoëlan

 

XII b- Joseph-Pierre Picot de Limoëlan, était né à Nantes le 4 novembre 1768 mais il ne fut baptisé que deux ans plus tard « Le septième jour de juin mil sept cent soixante dix ont été par nous soussigné Recteur en Théologie, Recteur de cette paroisse, suppléé en cette église les cérémonies du Saint Bapteme à Joseph Pierre néle quatrième jour de Novembre mil sept cent soixante huit et ondoier le même jour aussi en cette église par permission comme en porte sur le registre audit an et jour fils jumeau de Messire Michel Julien Allain Picot chevalier seigneur de Limoëlan Beaumanoir, et autres lieux, et Dame Renée Jeanne Roche son épouse demeurant au Bas de la Fosse ont été parrain messire Joseph Trublet de Nermont Conseiller honoraire au parlement de Paris, grand oncle au Paternel, demeurant ordinairement à Paris Rue St Dominique paroisse Saint Jacques du Haut Pas marraine Dame Perrine Claude Thérèze Fleury, épouse de Messire Nicolas Roche, épouse de Messire Nicolas Roche chevalier, seigneur de Fermoy, Pont St Martin et autres lieux, ayeul aussi de l'enfant, lesquels ont signé avec nous et plusieurs autres présents à la cérémonie. Le père absent depuis quelques années pour affaires en ses Terres, la mère présente » Signatures Fleury Roche Trublet de Nermont Nic.Roche Portier de Lantimo M.Roche Fleury Roche de Limoëlan Brelet de la Rivellerie  Rr de St Nicolas Rr de St Nicolas. Il était exactement du même âge que Chateaubriand, dont il partagea la chambre et fut aussi son camarades de collège à Rennes, ils se retrouvèrent à l'école ecclésiastique de la Victoire à Dinan. Entré dans l'armée à l'âge de quinze ans, Limoëlan était officier de Louis XVI lorsque la Révolution éclata. Il émigra alors puis rentra clandestinement en Bretagne, chef chouan connu sous le nom de « tape à mort » il œuvra avec ses troupes dans les environs de Saint-Méen et de Gaël et devint adjudant-général de Georges Cadoudal. En 1798 (voir Pierrot et Beaumont deux figures des troupes royalistes au moment de la Révolution.), il remplaça temporairement Aimé du Boisguy dans le commandement de la division de Fougères. A la fin de 1799, alors que la plupart des autres chefs royalistes se voyaient contraints de déposer les armes, il refusa d'adhérer à la pacification et vint à Paris. Il était à la veille d'épouser une charmante jeune fille de Versailles, mademoiselle JulieAugustine d'Albert, à laquelle il était fiancé depuis plusieurs années, lorsqu'eut lieu, rue Saint-Nicaise, l'explosion dite de la machine infernale le 3 nivôse an VIII Grâce à son oncle, le père de Clorivière, il put échapper aux recherches de la police, se cachant dans un premier temps dans la crypte de l'église saint-Laurent de Paris, avant de gagner la Bretagne et s'embarquer pour l'Amérique, accompagnant sa sœur et son beau-frère, partis récolté un héritage. Le jeune officier entra en 1808 au séminaire de Baltimore. Commençant une vie nouvelle, il abandonna le nom de Limoëlan pour prendre celui de Clorivière, sous lequel il est uniquement connu aux Etats-Unis. Il fut ordonna prêtre au mois d'août 1812 et devint curé de Charleston. Il s'était fait inscrire sous le nom de son oncle Clorivière et c'est comme tel qu'il fut ordonné prêtre le Ier août 1812. Il portait sur sa soutane la croix de Saint-Louis que les frères de Louis XVI lui avaient envoyée, disait-il, en 1800. Il accepta, en 1804, la direction des sœurs de la Visitation à Georgetown .Joseph Picot de Limoëlan resta aumônier de Georgetown jusqu'au 20 septembre 1826, date de sa mort. Son tombeau existe encore dans la crypte de la chapelle du couvent.

XII c- Renée-Marie-Thérèse Picot de Limoëlan jumelle du chevalier Joseph qui précède, elle naquit le le 4 novembre 1768 et fut baptisée en l'église Saint-Nicolas de Nantes « Le quatrième novembre mil sept cent soixante huit, a été baptisée en cette église par moi vicaire soussigné Renée Marie Thérèze née de ce jour fille de Michel Jullien Alain Picot, et de Renée Jeanne Roche son épouze, demeurant à la Fosse ont été par(r)ain Mathias Roche, grand oncle au maternel de la baptisée, et marainne Marie Portes épouze de Trublet, grande tante au paternel représenté par Perrine Thérèse Claude Fleury espouze de Nicolas Roche, ayeule de la baptisée Les quels ont signé, le père absent pour cause de voyage depuis six mois, signé au registre M Roche, Fleury Roche, S Roche, Robert D'Evreux, Anne Colin, Hary, Commandant de Rourk, Fleury et Lacombe vicaire Délivré, abstention faitte des titres » . Renée Picot de Limoëlan s'éteignit le 27 juin 1840 à 11 heures du soir au château de Limoëlan âgée de 71 ans. Elle était demeurée célibataire. Voici un extrait de son testament : « Je donne et lègue à mes deux sœurs Hélène et Amélie tous mes meubles meublements, linge de table, petite argenterie, vaisselle et ensemble les pierres que j'ai dans le mobilier pour en disposer comme de leur propre, je donne et lègue à mes trois sœurs tout l'argent monnoy que je pourrai avoir à mon décès et tout celui qui pourra m'être dû pour mes revenus ou tout autre objet Je donne ma montre à Madame Dechappedelaine je donne ma pendule à ma sœur Amélie je donne à mes sœurs mes sermons de Bourdaloue à ma sœur Hélène et tous mes livres de dévotion à ma nièce Marie Thérèse de Chappedelaine, je donne tous mes autres livres à mon neveu Edouard de Chappedelaine. Enfin je donne et lègue à mes trois sœurs tout ce que contient mon armoire, mon secrétaire, ma commode, et mes tiroirs de table à l'exception de mon porte feuille à serrure d'or que je donne à ma nièce Madame de Carné »

 

 

XII e- Hélène Marie Picot de Limoëlan, naquit le 29 juillet 1771 et fut baptisée le lendemain, à Saint Nicolas de Nantes :  « Le trentième juillet mil sept cent soixante et onze a été Baptisée en cette église par nous soussigné Docteur en Théologie Recteur de cette paroisse Hélène Marie née le jour d'hier fille de missire Michel Allain Picot chevalier seigneur de Limoëlan, et autres lieux, et Dame Jeanne Renée Roche son épouse demeurant au Bas de la Fosse près Leveque ont été parrain écuyer Jean Michel de la Deveze, grand oncle de l'enfant à la mode de Bretagne marraine Marie Roche cousine issue de germain de la Baptisée demeurant tous aussi à la Fosse, lesquels ont signé avec nous et autres présents à la cérémonie, le père absent environ un mois » Signatures Marie Roche de Deveze Fleury Roche Rourté Brelet de la Rivellerie  Rr de St Nicolas . C'est à elle que l'on attribue le calvaire reposant sous un bouquet de hêtres, à l'angle du chemin qui conduit de Quenna à la Guénochais en Sévignac. Son neveu Hyacinthe de Chappedelaine, en réalisa le plan. Hélène Picot de Limoëlan mourut à Limoëlan le 28 août 1862 à 8 heures du matin. Toute sa longue vie s'était passée à pratiquer la bienfaisance ; aussi cette charitable personne avait-elle été surnommée la Mère des pauvres. « Succession de Melle Hélène de Limoëlan son compte avec M.M Fauconnier du Roussel en l'année du 16 décembre 1864 Succession de delle Hélène de Limoëlan Son compte avec M.M Fauconnier du Roussel Article 1er Excédant de recette d'un compte compris à ceux des héritiers Il a été établi un compte constatant qu'au 22 août 1864 il y avait en caisse une somme de 215 fr 03 à la suite de ce compte qui est tout entier dans celui rendu à delle Marie Thérèse de Chappedelaine le 22 août 1864 et devant celui rendu à la famille de Limoëlan le 30 7bre même année, il est dit que cette somme restée en caisse pour être employé à libérer deux actions nouvelles du chemin de fer à Orléans. On porte ici la ditte somme »

 

 

XII f- Marie-Thérèse Picot de Limoëlan naquit à Nantes le 19 mars 1773 « Le dix neuf de mars mil sept cent soixante treize a été Baptisée en cette église par moi vicaire soussigné Marie Thérèse née ce jour de missire Michel Julien Allain Picot chevalier seigneur de Limoëlan, et autres lieux, et Dame Jeanne Renée Roche son épouse demeurant au Bas de la Fosse ont été parrain Louis Lucas marraine Jeanne Boubin, non mariés, domestiques de la dite maison lesquels ont signé avec nous ainsi que plusieurs autres et aussy le père absent pour l'heure du voyage » Signatures Jeanne Boubin Louis Lucas Roche Fleury Le Chev. Roche Fleury. Troisième fille du seigneur et de la dame de Limoëlan, Marie-Thérèse résida principalement au château de Limoëlan à Sévignac. C'est en ce lieu que c'était réfugié un parent de la jeune femme : Jean-Baptiste de Chappedelaine, dont le parrain n'était autre que messire Michel-Alain Picot. Malgré la différence d'âge -la jeune femme était plus âgée de huit ans, le choix du jeune prétendant fut sans appel. Etablis quelques mois en Amérique en 1802, afin d'y recueillir l'héritage laissé par un vieil oncle mort huit ans plus tôt, c'est en l'état de Georgie que devait naître au cours du mois d'août, l'aînée de leurs six enfants. Jean-Baptiste de Chappedelaine fut nommé maire de Sévignac sous la Restauration, charge dont il se départit sous la Monarchie de juillet qui vit l'avènement de Louis-Philippe Ier. De l'union de Marie-Thérèse et Jean-Baptiste de Chappedelaine naquirent six enfants.  

  

XII g- Nicolas-Victor Picot de Limoëlan, né à Nantes, le 18 juillet 1774 « Le dix huit juillet mil sept cent soixante quatorze a été Baptisé en cette église par nous soussigné Recteur en Théologie, Recteur de cette paroisse, Nicolas Victor né ce jour fils de Michel Julien Allain Picot chevalier seigneur de Limoëlan Beaumanoir, et autres lieux, et Dame Jeanne Renée Roche son épouse demeurant au Bas de la Fosse ont été parrain messire Joseph Michel Trublet de Nermont Conseiller honoraire au parlement de Paris, grand oncle paternel, marraine Dame Marie Richarde Hélène Porter, épouse du parrain, demeurant ordinairement à Paris Rue St Dominique paroisse Saint Jacques du Haut Pas » Signatures Trublet de Nermont Porter de Nermont Blanchy Jobin Thérèze Montrudouet Marie Jobin Bricher de la Rivellerie Rr de St Nicolas . Nicolas-Victor bénéficia d'un précepteur afin de recevoir des cours à domicile. A treize ans, il fut admis au compte du roi au collège de Vannes dont il sortit l'année suivante, en 1788, comme élève de troisième classe. Entré dans la Royale et ses campagnes sous Pavillon de l'état, Nicolas-Victor eut sa légende de chouan et de brigand. Ayant embarqué sur la frégate la Fidèle, sous Monsieur de Rosily, il croisait du côté de Quiberon et de Lorient avant de partir vers l'Isle de France. Son voyage dura près de deux ans. Sous la Révolution, Nicolas également emprisonné regagnait Limoëlan peu avant de retourner à la clandestinité, et, à ses sœurs encore détenues il écrivait : « Je viens d’entrer dans le château de Limoëlan, il est dans le plus grand désordre possible, les tapisseries ont été même ôtées, si l’on y prend garde, l’on fera appareiller la maison. » e 27 juin 1795, Nicolas Picot de Limoëlan faisait partie de ces 5500 hommes, qui sous les ordres de Puisaye débarquèrent à Quiberon, pensant venir à bout des troupes de Hoche. L’aide Anglaise promise par le ministre Anglais Pitt n’arriva jamais afin de seconder les troupes royalistes, et ce fut le désastre. On dénombra un grand nombre de victimes dans ce dernier camp, parmi elles : Nicolas Picot de Limoëlan (voir Le Drame de Quiberon).

 


XII h- Amélie Picot de Limoëlan fut baptisée le 27 février 1776 :  « Le vingt septième jour de février mil sept cent soixante seize a été baptisée en cette église par moi soussigné Docteur en théologie Recteur de cette Paroisse Amélie née ce jour fille de messire Michel Julien Allain Picot chevalier seigneur de Limoëlan et Dame Jeanne Renée Roche son épouse demeurant actuellement au Bas de la Fosse pré l’Évêque Maison Sagory à Nantes ont été parrain et marraine messire Richard Désiré Chevalier Hag et damoiselle Renée Marie Thérèse Picot de Limoëlan sœur de la Baptisée demeurant aussi au bas de la Fosse Lesquels signent sauf la marraine vu son bas age..» Signatures Richard Désiré Hag Picot de Brelet de la Rivellerie  Rr de St Nicolas. La benjamine de la fratrie était une jeune femme très pieuse mais qui souffrit toute sa vie durant, de problèmes aux jambes, elle boitait. Le prince de Hohenlohe était réputé pour guérir ce type de mal. Mademoiselle Amélie Picot de Limoëlan, âgée de quarante cinq ans, et attaquée, depuis dix-neuf ans, d'un mal réputé incurable. On s'adressa au prince de Hohenlohe, qui indiqua le 25 décembre 1821 pour les prières. Ce jour-là, Mlle Adélaïde de Limoëlan se trouva subitement guérie dans son lit, et, depuis ce temps, elle vaqua tout le jour aux offices de la paroisse, située à une demi-lieue du château de Limoëlan. Il y a eu, à ce sujet, un procès-verbal- dressé par M. Fleury, curé de Broons et M. l'évêque ordonna encore depuis une nouvelle information « Melle Amélie Picot de Limoëlan, âgée de 45 ans, habitant avec sa famille le Château de Limoëlan, paroisse de Sévignac, canton de Broons, département des Côtes-du-Nord, étoit attaquée depuis dix-neuf ans d'un mal réputé incurable, auquel s'étoit joint depuis quatre ans une rupture de vaisseau à l'intérieur, qui ne lui permettoit de repos que dans le lit, et sou vent lui ôtoit presque entièrement l'usage de ses sens, jusqu'à ce qu'il se fit au- dedans d'elle un écoulement que l'on entendoit au-dehors comme les glouglous d'une bouteille qui se vide. Dans un état aussi désespéré, cette infortunée, re commandée par sa famille au Prince de Hohenlohe, le 18 Octobre 1821, en reçoit le 11 Décembre, une réponse datée de Bamberg le 28 Novembre, et qui lui indique le 25 Décembre 8 heures du matin, pour joindre ses prières à celles qu'il se propose de faire pour sa guérison. Ce jour avenu, dès 7 heures du matin, correspondant aux 8 heures de Bamberg, la Delle Amélie se trouve dans son lit subitement et radicalement guérie de son infirmité, tellement qu'elle vaque tout le jour, et sans éprouver de gêne, aux offices solennels de son église paroissiale, située à une demi-lieue de son domicile ; et cet état s'est toujours soutenu depuis avec des circonstances remarquables. Extrait du Procès Verbal , rapporté le 3 Janvier 1822, aux fins d'ordonnance de M. l’Évêque de Saint- Brieuc, du 29 Décembre, par M. Fleury, Curé cantonnal de Broons et Grand-Vicaire forain du diocèse, M. L’Évêque de Saint-Brieuc, ayant procédé, dans le courant du même mois, à une nouvelle information au Château de Limoëlan envoya peu après son procès-verbal à Rome, avec copie des pièces justi-' ficatives. Le tout à éte reçu à la cour de Rome ; mais il n'y a eu aucun examen , le Souverain Pontife ayant jugé dans sa sagesse qu'il n'y avoit lieu de prononcer du vivant du Prince de Hohenlohe ». Tous les procès-verbaux de ces guérisons furent adressés au Saint Siège. Amélie Picot de Limoëlan mourut à Limoëlan le 12 avril 1846 à 9 heures du soir

Généalogie de la famille Picot.

XI c- Pierre-Joseph Picot de Kéhériac, Ecuyer, né le 29. Juin 1735 . Pierre qui se fit prêtre et jésuite, il est connu sous le nom du Père de Clorivière/ Profondément inquiet à la vue des ravages causés par l’esprit anti-religieux des lois révolutionnaires, il quitte la direction du collège en 1790 et se consacre à l’organisation de groupes de vie religieuse adaptés aux circonstances révolutionnaires de son époque. Ce seront des « religieux dans le monde » ne vivant pas en communauté et ne portant pas d’habit distinctif. Ainsi, avec quelques prêtres, il forme la Société du Cœur de Jésus, ou Prêtres du Cœur de Jésus et, avec la collaboration de Adélaïde-Marie Champion de Cicé, il fonde la Société du Cœur de Marie, ou Filles du Cœur de Marie  en 1790. Il en écrit les constitutions et mena pendant la période révolutionnaire, une vie mouvementée, et fut incarcéré pendant plusieurs années et devait mourir en odeur de sainteté en 1820. Portrait ci-dessus. 

 

 

XI d-  Louise Picot 1737-1737

 

XI e- Thérèse Picot de Saint Buc, en religion soeur Gonzague. Elle mourut saintement au sein de l'ordre des Visantines, le 3 janvier 1804.

 

XI f- Marie Picot de Kéhériac, 1739-1741

 

XI e- Emilie Picot de Clorivière 1740-1740

 

XI h- Louise Picot de Clorivière 1742-1742

 

Branche de Préménil .

 

VIII b- Etienne Picot, sieur de Prémeznil, second fils de Michel Picot IIe du nom, et de Bertranne Groult, né en 1630. Il fut lieutenant-aide dans la fauconnerie de France. De son mariage accordé en 1672. avec Perrine le Fer, naquit :

 

 

Michel Picot VI. du nom, le 17 Décembre 1683. Michel Picot VI. du nom, secrétaire honoraire du Roi en la chancellerie du Parlement de Bretagne fut marié le 15 Février 1710. avec Jeanne- Elisabeth Nouel, fille de Jean Nouel, sieur des Antons.

 

De ce mariage sont issus Michel et Marie Picot, qui suivent.

 

-Michel Picot, né le 23 Septembre 1715.

-Marie Picot de Prémenil, femme de Michel Picot V. du nom, son cousin, mentionné cidessous sous la référence XI c.

Généalogie de la famille Picot.

Château de Beauchêne en Langrolay sur Rance

Généalogie de la famille Picot.

Armoiries de la branche de Beauchêne

 

« D'Azur, à trois Haches d'Argent, posées en pal deux & une; Ecartelé d'Or, à trois Léopards de Gueules, passans l'un au dessus de l'autre »

 

 

Branche de Beauchesne.

 

IX b- Michel Picot, IVe du nom, Sieur de Beauchêne, second fils de Michel Picot, IIIe du nom et de Marie Joliff, naquit en 1652. et fut pourvu comme son frère, d'un office de Sécretaire du Roi. Il mourut revêtu de cet office. Il fut marié deux fois, la premiére avec Françoise Joliff, la seconde avec Marie Vivien. De la première union avec Marie Joliff naquit un fils,

 

Etienne qui suit

 

X a- Etienne Picot, 1663-1712, sieur de Lourmais, épousa Renée Vivien de La Vicomté dont il eut :

 

François-Louis et Françoise-Clotilde qui suivent.

 

XI a- François-Louis Picot, Sieur de Beauchêne, est né le 21. Avril 1703. Du mariage qu'il a contracté avec Marie-Raphaelle du Fresne, Château de Thaumatz à Saint Maudez Enfants de François-Louis Picot, Sieur de Beauchêne, et de Marie-Raphaelle du Fresne :

 

a Marie Françoise Picot, 1732

 

b Bernard Picot, Sieur de la Motte 1734-1797

 

c Françoise Picot, demoiselle de la Motte 1736-1776

 

d Jeanne Picot, 1741-1757

 

e Anne Picot, 1744-1744

 

f Charlotte Picot, 1746-1757

 

g Rose Antonine Picot,1750

 

XI b- Françoise-Clotilde Picot, née en 1711.

 

De la deuxième union avec Marie Vivien, naquit Michel, qui suit.

 

XI c- Michel Picot Ve du nom, écuyer, sieur du Boisfeuillet, 1712, épousa Marie Picot, sa cousine, de la branche des sieurs de Prémenil, dont il a eut Jean-Marie, qui suit :

 

XII -Jean-Marie Picot de Plédran, 1735, vicomte de Plédran, épousa Elisabeth-CharlotteGilette Locquet de Grandville, dont il eut

 

Michel-Jean , qui suit :

 

XIII - Michel-Jean Picot de Plédran, 1770-1854, vicomte de Plédran, épousa 1° Perrine Renée Anne Rosalie de Gasté, épousa 2° Aménaïde de Fontenay.

 

De ce second mariage naquirent

 

-Victorine Marie Picot de Plédran, 1814-1901, épousa Aymé Pierre Mathurin Le Normand de Lourmel

 

-Michel Picot de Plédran, vicomte de Plédran,1815-1885, épousa Anne Marie Hedou

 

-Henry Picot de Plédran, 1818-1875, épousa Marie Julienne Hyacinthe du Hamel de la Bothelière

 

-Charles Picot de Plédran, 1820-1897, épousa Jeanne Marie Dunot

 

-Félix Picot de Plédran, 1822, épousa Cécile Marie Urvoy de Closmadeuc

 

-Louise Picot de Plédran, 1826-1910 , épousa Marie-Ange de la Motte de Broons de Vauvert

 

IX b-Michel Picot, sieur de Préménil, 16/3-1740, épousa Jeanne Elisabeth Nouel, dont il eut une fille :

 

-Marie Picot, dame de Préménil, 1744, épousa -Michel Picot Ve du nom, écuyer, sieur du Boisfeuillet,

Généalogie de la famille Picot.

Château de Thaumatz à Saint Maudez

Généalogie de la famille Picot.

Château de la Briantais en Saint Malo

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