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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 15:37

 

 

 

Le Chemin-Chaussée est un village formant une rue, l'un des côtés est en la commune de la Bouillie, et l'autre en celle de Hénansal. On y voit les ruines qui annoncent que ce village a été autrefois plus grand. Le village du Chemin-Chaussée peut avoir une population agglomérée de 150 individus (en 1836). Il s'y tient des foires tous les vendredis, depuis le dernier vendredi de novembre jusqu'au second samedi de février inclusivement. Ces foires sont très-fréquentées et l'on y vend des vache, des moutons, des porcs. Les coquetiers de Saint-Cast, Saint-Malo, Saint-Servan et Saint-Brieuc, fréquentent ces marchés et y achètent de la volaille. On fait au Chemin-Chaussée des échaudés que l'on va vendre à Moncontour, Saint-Brieuc, Matignon et Plancoët. Voyez-vous cette forge à la porte de laquelle se trouvent sculptées les armes de Rieux ? C'était le prétoire où s'exerçaient les hautes juridictions de la Hunaudaye et de Vauclerc-Montafilant, avant que le comte de Rieux les eût aliénées, quelques années avant la révolution. C'était aussi au Chemin-Chaussée qu'était le lieu d'exercice de la moyenne juridiction de la Ville-Bélanger appartenant à M. de la Goublaie. Quant à celle de la Ville-Théart, dont était propriétaire M. de Visdeloup, elle s'exerçait à la Bouillie.

 

 

 

 

Le Chemin-Chaussée, gros village sur l'ancienne voie romaine, était, avant 1789, le siège d'une importante juridiction. Sur l'ancien auditoire se remarquent encore les dix besants des armoiries des de Rieux, Barons de la Hunaudaye. La maison en face a perdu ses plus beaux ornements, trois ouvertures vendues à quelque collectionneur rapace par un propriétaire trop intéressé, fait hélas trop fréquent et qui privera bientôt notre pays de ses plus précieux documents artistiques litres armoriées, portes, fenêtres, cheminées, sculptures diverses, rejoignent les statues naïves de nos vieux saints dans les collections ou les magasins de vandales qui ne se servent de nos guides que pour écurner les trésors artistiques non encore classés de notre pays. La plus curieuse sculpture du vieux logis du Chemin-Chaussée consistait en un linteau de fenêtre du XVe siècle. Son centre était occupé par un écusson au lion surmonté d'un lambel, inscrit dans une accolade à triple moulure, décorée de feuillages et soutenant sur ses retombées une jolie sirène à dextre et un lièvre enserrant de ses pattes le feuillage à senestre. (voir Légende au Chemin-Chaussée à Hénansal, canton de Matignon)

 

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Published by poudouvre
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