Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 10:07

 

 

Le Manoir de Ranléon d'après illustration du Vicomte Frotier de la Messelière. Ce manoir a succédé à un précédent ouvrage, il remonte en partie aux XVIIe et XVIIIe siècles. Sous l'Ancien Régime, Ranléon disposait de son colombier ainsi que de sa chapelle, l'actuelle fut reconstruite en 1826. La terre de Ranléon connue dès le XIIIe siècle (voir Manoir de Ranléon), est assise en la paroisse de Saint-Igneuc où elle disposait de prééminence en l'église dudit lieu. Cette seigneurie fut d'abord entre les mains de la famille Poullain, dont Jean B. Courcelles, à travers son dictionnaire universel de la noblesse nous fournit quelques précieux renseignements : Poullain, seigneurs du Val, de Tramain, de Gautrel, de Trémaudan en Plestan. Maison issue d'ancienne chevalerie de Bretagne, qui établit sa filiation depuis Roland Poullain, sieur de la Ville-Salmon, qui testa l'an 1449, descendait, par divers degrés, de Jean Poullain, l'un des archers de la compagnie de Thibaut, sire de Rochefort, qui fit montre à Vitré, le 20 décembre 1356, et dont les armoiries étaient : « d'argent, au houx de sinople; au franc-canton de gueules, chargé d'une croix engrêlée d'argent. » -(voir Histoire de Tramain, page n° 4). Ledit Rolland Poullain comparaissait l'an 1480 en archer et porteur d'une brigandine pour la paroisse de Saint-Igneuc. A cette famille succéda au cours du XVe, la famille Rouxel, dont les armoiries étaient : « d'azur à trois roussettes d'argent ». Cette famille disposait également des seigneuries de la Jarretière et de Pérouze en cette même paroisse où elle était présente au cours du XVe siècle, ainsi que celle de la Barre-Ranléon en la paroisse voisine de Plorec, de la Ville Léart en celle de Sévignac, ainsi que Lescouët en celle Plestan. Les Rouxel restèrent présents à Ranléon jusqu'au XVIIe siècle. Au sein de cette famille, Pol Potier de Courcy mentionne Geoffroy Rouxel, non contribuant à fouages en 1423 en la paroisse de Saint-Malo de Jugon, mais aussi Guillaume mort en 1435 époux de Perrotte Le Berruyer de la Maison du Margaro (voir le Margaro en Rouillac), dont Eonet, avocat et homme de pratique qui se gouverne noblement et sert aux armes. Lui même fut marié vers 1475 avec Margot de Rouillac, auteur de la branche de Ranléon. Olivier, chef d'une autre branche, vivant en 1535, marié avec Catherine Grignon, auteur des sieurs de Lescouët. Cette famille a aussi fournit Messire Guillaume Rouxel, seigneur de Ranléon, conseiller du Roy et son seneschal au Siège Royal de Jugon 1666, Guillaume Rouxel sieur de Ranléon était encore sénéchal de Jugon en 1685. Guillaume Rouxel, seigneur de Ranléon, mari de Jacquemine Huby, est fils de Toussaint Rouxel et de dame Pétronille (Perronnelle) de Brehant. Le dit Toussaint était issu de Nicolas Rouxel et de Guillemette du Boudan. Il n'est fait mention de la famille Clos Boudan dans aucun des Armoriaux de Bretagne. Elle était possessionnée dans la paroisse de Maroué où se trouve la Lande-Boudan. Elle a dû se fondre dans Rouxel par le mariage de Nicolas Rouxel, sieur do Ranléon (père de Toussaint Rouxel, sieur de la Lande-Boudan, qui épousa Perronnelle de Brehant), avec Gullemette du Boudan, car il n'est nullement question de cette famille dans la Référence de 1668. 1635, 25 novembre.-Mariage de Toussaint Rouxel, seigneur de la Lande-Boudan, de la paroisse de Saint-Igneuc, et de Perronnelle de Brehant, de la paroisse de Maroué, dame des Vergers, en présence de Jean de Brehant, seigneur du Plessis, de Mauron, Galinée, et de la dame de Galinée,dans la chapelle du Pontgrossart. A la famille Rouxel succéda dans le courant du XVIIIe siècle la famille Chatton. Voici de précieux renseignements sur cette illustre famille :

 

Chatton, comte de Ranléon et de la Morandais

 

« d'argent au pin arraché de sinople chargé de trois pommes d'or  »

 

Cette famille d'ancienne chevalerie, est originaire des environs de Lamballe. Elle date de Raoul Chatton qui vendit la forêt de Mezun à l'église de Dol en 1201. Elle a figuré dans les monstres et dans les anciennes réformations de Bretagne aux XIVe et XVe siècles ; et lors de la recherche de 1668 elle fut reconnue, par arrêt du 6 mars 1671, noble d'ancienne extraction avec qualité de chevalier. Un de ses membres, Julien Chaton, épousa, en 1630, Perronnelle de Brehant, fille de Louis de Brehant, et de Catherine Huby. Perronnelle, devenue veuve après quelques années de mariage, se remaria, le 25 novembre 1635, à Toussaint Rouxel, seigneur de Ranléon. La branche de Rouxel de Ranléon s'est fondue en 1686 dans Chaton. Des titres nombreux et authentiques prouvent la noblesse de cette famille Chatton, d'ancienne chevalerie, depuis plus de huit cents ans. Elle figure dès le Xe siècle, dans des actes de munificence envers l'église de Dol, confirmés par une charte de Raoul Chatton, du mois de décembre 1204, dont l'original, en latin, existe dans les Archives de la ville de Rennes. La généalogie de cette maison est suivie sans interruption depuis Hervé Chatton, écuyer, capitaine d'hommes d'armes en 1565, sous le sire de Craon en Anjou.Son petit-fils, le capitaine Rolland, fut Gouverneur du château du Plessis pour Allain de Rohan, son parent, et fit partie des trois cents gentilshommes de la suite du duc de Bretagne, lorsque ce prince vint à la cour de France pour faire sa paix avec le roi, en 1419; une charte d'Alain de Rohan, comte de Porhouet, accorde à la veuve de ce Rolland, pour en jouir, elle et ses enfants, une rente annuelle de soixante livres pour les bons et loyaux services rendus, dans le gouvernement dudit château du Plessis, par leur époux et père, titre conservé également en original dans les archives de la ville de Rennes.-Robert Chatton, qui avait épousé Guillemette du Cambout, de la maison des ducs de Coislin, eut ses biens confisqués par la duchesse Anne, pour avoir suivi le parti du roi de France.montres de la noblesse de la province de Bretagne, aux XIVe et XVe siècles, et elle fut reconnue, à ces diverses époques, comme noble d'ancienne extraction, avec le titre de chevalier ayant prouvé quinze générations et une noblesse de toute antiquité (dit le rapport approuvé par les États), notamment à la réformation de 1668, suivant arrêt motivé du 6 mars 1671. Un certificat du greffier des États de Bretagne atteste que M. Guillaume-René Chatton de Ranléon, fut inscrit au rôle de messieurs de l'Ordre de la noblesse, et qu'il assista en cette qualité aux États convoqués et assemblés par autorité du roi, en la ville de Nantes, en l'année mil sept cent soixante, avec voix délibérative. Les membres de cette ancienne maison ont presque tous suivi la carrière des armes et ont fourni un grand nombre d'officiers distingués dans tous les grades, des chevaliers de Malte et de St Louis. Ils comptent, dans leurs parents du côté maternel, deux maréchaux de France, le comte Rouxel de Mondavi, en 1651,

et le marquis Rouxel de Grancey , en 1724. La généalogie de cette maison est établie, sur la communication des titres qu'elle possède, ainsi qu'il suit :

1er Degré : Hervé Chatton, écuyer, capitaine d'hommes d'armes, en 1565 ;

2e Degré : Jean Chatton, écuyer;

5e Degré : Rolland Chatton, écuyer, cité au nombre des gentilshommes du duc de Bretagne, lorsque ce prince vint à Paris en 1419. Il épousa dame Marie de Geslin, dont il eut trois enfants : le second lui succéda ;

4e Degré : Geoffroy Chatton, écuyer, seigneur des Vaux, qui figura dans plusieurs montres de la noblesse de Bretagne, et dont le fils suit ;

5e Degré : Robert Chatton, écuyer, seigneur des Vaux : il épousa, avant l'an 1470, noble demoiselle Guillemette du Camboux, de la maison des ducs de Coislin, dont il eut six enfants ;

6e Degré : Guyon Chatton, écuyer, seigneur des Vaux, fils aîné de Robert. Il comparut, en 1515, à la réformation de la noblesse de Saint-Brieuc, et y fut reconnu noble, d'ancienne extraction, et chevalier. Il laissa un fils dont l'article suit ;

7e Degré : Pierre Chatton, écuyer, seigneur des Vaux, épousa demoiselle Jeanne Le Douairen, et mourut en 1559, laissant un fils ;

8e Degré : Jean Chatton, écuyer, seigneur des Vaux et de la Villemorhen, rendit hommage, en 1585, à Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercoeur et de Penthièvre, prince du Saint Empire, pour sa terre noble des Vaux et plusieurs autres biens, mouvants de la seigneurie de Lamballe. De son mariage avec demoiselle Marguerite Abel, de la famille des seigneurs de Penguilli (voir La seigneurie de Penguily). Il laissa deux enfants, Christophe et Radegonde. Christophe Chatton, écuyer, seigneur des Vaux, épousa demoiselle Anne de Lanjamet, dame de la Fresnaye. ils eurent quatre enfants, dont Louise Chatton. Louise Chattton,  dame du lieu, transporta le domaine de Ranléon à la famille de Cargouët en épousant le sire Claude de Cargouët originaire de la paroisse de Maroué, et dont les armes étaient « d'argent à trois fleurs de gueules». A la famille Cargouët, succéda celle dite Burot de Cargouët, présente à Ranléon à partir de 1864, suite au mariage de Henriette Cargouët de Ranléon avec le sieur Jean Burot de Cargouët et dont les armoiries  étaient : « d'azur à trois étoiles d'argent » ces armoiries étaient visibles sur le pignon de la chapelle de Quefferon en Maroué, sculptées sur une pierre ancienne. Cette famille ressortait à l'origine du Comté de Nantes. La famille Halna du Fretay, très présente sur le terroir de Lamballe à travers Maroué, mais aussi sur celui de Dinan (voir l'histoire de Mégrit, page n° 2), possède actuellement l'endroit, ce, depuis le XXe siècle -(voir Ces héros de la Résistance...)

Partager cet article

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article

commentaires