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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 13:06

La biographie Supplément à la généalogie de la Maison de Bréhant, écrite en 1867 par le Marquis N.-C.-B. de Bréhant, évoquait ce personnage de Brient le Vieil : J'aborderai présentement la question d'origine, mais en mettant d'abord sous les yeux des lecteurs les objections de M. de C. dans l'ordre des citations.» Parmi les Brient, il convient de procéder par voie d'éliminations. Il est clair qur Brient le Vieux, Brient fils de Gascha, Brient, fils de Geoffroy, et Olivier, fils de Brient, appartiennent aux Châteaubriant. Comparez l'acte de donation de Puzarlès avec du Paz, il ne vous restera pas, de doute, J'ai lu très attentivement dans du Paz tout ce qui a rapport aux. premiers sujets de la maison de Châteaubriant, et je n'y ai trouvé aucune trace de Brient-le-Vieux. Même silence de la part des autres auteurs qui on- traité de: l'Histoire généalogique de cette maison. Cette omission aurait lieu de surprendra si Brient-le-Vieux lui appartenait réellement, attendu que celui-ci, qualifié dans Un acte authentique bien connu Brientiensium summus dominus, était à coup sûr un personnage, haut placé, et en . raisonnant d'après l'hypothèse de M. de G., le chef de la famille des Brient, c'est-à-dire des Chateaubriant, L'on fera remarquer en sus que cette qualification de summus dominus appliquée à Brient et aux siens, prouve une fois de plus que Brient était un nom patronymique, tout au moins dans cette circonstance. Il est donc bien avéré que les auteurs n'ont jamais rattaché Brient-le-Vieux aux Châteaubriant. Je ne vois pas non plus, ajoute M. de C, aucune preuve ou indice grave que Alain, fils de Brient, vicomte de Poudouvre en 1184, appartint aux Brehant. Les noms de famille se sont établis en Basse-Bretagne plus tard que dans la Haute, et dans celle-ci plus tard qu'en France. Si, en 1110, les membres de la famille de Châteaubriant ne prennent encore que leur nom de baptême à la donation de Puzarlès, comment ne pas concevoir quelques doutes sur la dénomination témoins de la fondation du prieuré de Jugon en 1109. L'on trouvera plus loin ma réponse à ce qu'avance M. de C. au sujet de Norman de Brehant, qui signe comme témoin à la fondation du prieuré de Jugon, en l'an 1109. (Voir la Généalogie de Brehant, page 73, ligne 3).

 

 

 

Eglise de Jugon

 

L'an 1080, dit Ogée, la seigneurie de Bréhand-Loudéac appartenait à Brehand-le Vieux » (Brientius senex), dont je viens de parler, et auquel j'aurai probablement à revenir encore plusieurs fois. Fois. Sur quoi se fonde M. de C. pour faire de Brehanl-le-Vieux un Chateaubriant, quelles preuves décisives fournit-il à l'appui de son opinion? L'acte de donation de la forêt de Puzarlès qu'il interprète à son point de vue. Les Chateaubriant possédaient-ils dans cette partie de la Bretagne qui fut la vicomte de Rohan, des fiefs et seigneuries considérables? Je n'on vois de traces nulle part, tandis qu'il est bien démontré que Geoffroi de Brehant (Voir la Généalogie de Brehant, p. 78,1.21), possédait dans cette circonscription la terre de Glécoët, qui a donné son nom à la branche dd Brehant-Glécoët. Cette terre située dans le voisinage de la seigneurie de Brehant-Loudéac qui avait appartenu à ses ancêtres, en était peut-être un démembrement. Je suis encore plus porté à croire que Brient-le-Vieux était réellement un Brehant quand je vois que Connan, son petit-fils, fut surnommé de Moncontour (V. la Généalogie de Brehant, p. 78, l. 30), ce qui indique clairement qu'il était possessionné sur les territoire de cette ville, et laisse supposer en outre qu'il appartenait à la branche aînée de Brehant qui^ ayant cessé de posséder la seigneurie de Brehant-Loudéac, devenue la propriété des Rohan par une raison qu'on ignore, vint habiter ses fiefs de Brehant-Moncontour, tandis que la branche cadette de Glécoët continua de résider jusqu'à son extinction dans ses terres de Glécoët, Coëtuhan, Marec, etc., en la paroisse de Brehant-Loudéac (Voir Généalogie de Brehant, branche de Brehant-Glécoët, p. 106). Maintenant, si l'on persiste à soutenir que Brient-le-Vieux était un Châteaubriant, que faut-il en conclure? Que les Brehant.seraient une branche puînée de l'illustre maison de Châteaubriant, comme l'ont prétendu quelques- généalogistes, notamment l'auteur de la Table généalogique, dont il est parlé à la page 71, ligne 8, de la Généalogie de Brehant. Comment expliquer autrement que les Brehant aient donné leur nom à la paroisse de Brehant-Loudéac, ou aient été nommés d'après elle ? Je n'entends nullement par là revendiquer pour les miens l'honneur d'appartenir aux Châteaubriant ; je ne fais que tirer une conséquence de l'affirmation de M. de G. que Brientius senex était un premier sujet des Châteaubriant. Une des raisons de M. de C. pour attribuer Brient-le-Vieux aux Châteaubriant est basée sur ce que celui-ci est témoin dans l'acte : de donation de la forêt de Puzarlès à l'abbaye de Marmoustier et qu'il s'agit là des barons du pays nantais, où les Brehant n'étaient pas possessionnés. M. A. de Barthélémy ne croit pas, comme, M. de C, que Brient-le-Vieux (Brientius senez ou vetulus) appartenait aux Châteaubriant. Il le rattache à la maison de Porhoët, et pense qu'il est le même peut être que Brient qui se disait en 1184 descendant des vicomtes de Porhoët. Cette date ne concorde pas avec celle (1080) assignée par l'abbé Ruffelet et D. Lobineau a l'acte dans lequel Brient-le-Vieux est qualifié Brientensium summus dominus, etc... Que voit-on en parcourant la liste des Brient et des Brehant antérieurs à Jehan de Brehant qui vivait à la fin du XIIIe siècle ? Que Brient-le-Vieux était possessionné, en 1080, dans la paroisse de Brehant Loudéac ; que ce même Brient-le-Vieux fait, vers l'an 1080, une donation de certains fiefs à lui appartenant, et usurpés sur lui et ses ancêtres par les seigneurs de Dinan. que Guillaume, son fils, dit le Vieux, comme son père, est mentionné dans un titre de Marmoutiers de l'an 1100, au sujet de fiefs et dîmes donnés à l'évêque de Saint-Brieuc et à l'abbaye de saint-Melaine, dans la paroisse de Brehant (Moncontour), par ses ancêtres, et depuis par Connan, son aîné, surnommé de Moncontour, comme le furent plus tard Guillaume de Brehant et Brient de Brehant, son petit-fils, particularité qui se rattache sans aucun doute à un souvenir de famille

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Published by poudouvre
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