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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 14:13

 

 

Ce fut vers l'an 1112, que le duc Alain IV Fergent et son épouse, la duchesse Ermengarde d'Anjou, marièrent l'aîné de leurs enfants, Conan Le Gros, alias Conan le Jeune, à Mathilde d'Angleterre, dite aussi Maud FitzRoy. En réalité, celle-ci était issue d'une des nombreuses alliances illégitimes du souverain anglais : Henri premier, Beauclerc.

Trois enfants devaient naître de l'union de Conan III et de Mathilde d'Angleterre : 

-Hoël, comte de Nantes, prétendant au trône breton, né vers 1113 ;

-Berthe, née vers 1114 ;

-Constance, semble être la benjamine.

 

Qui était réellement Hoël comte de Nantes ? Était-il le fils illégitime de Mathilde d'Angleterre ou bien le fils du duc Conan III et de son épouse Maud d'Angleterre ? Deux théories s'affrontent, si on se réfère aux auteurs anciens, ceux ci penchent pour la première thèse selon laquelle Hoël comte de Nantes serait un enfant illégitime. Bertrand d'Argentré nous évoque comment le jeune héritier du trône breton en fut écarté à l mort de son père Conan III survenue l'an 1148 : En l'an mil cent quarante huit, au mois de septembre mourut Conan, dit le jeune, tantost le Gros, tantost Ermengard : lequel à a mort desavoua Hoël, qu'on avoit tenu son legitime, & declara qu'il n’estoit son fils, quelque opinion qu'on eust eu, & quelque pretexte de mariage, qu'on peust deduire. Et de fait, soit que ladite desclararion fust veritable ou non, & qu'elle deust ou ne deust faire loy, dont assez & exemples se trouvent & pareils jugemens & resolutions, si eut-elle tel efet,que Hoël ne print-part au Duché, ne y fut receuz estant finalement mort sans sçauoir bonnement, qu'il devint. Bon nombre d'auteurs aujourd'hui réfutent cette thèse en s'appuyant sur le fait que Hoël était titré duc de Bretagne dans certains actes Hoël II, duc de Bretagne , donne la terre de Villeneuve à l'abbaye de Buzai. (1153) « In nomine sandre et individus Trinitatis. Ego Hoellus, permissu Dei Britanniae dux, Conani comitis filius, pro salute animae meae et antecessorum meorum, dedi (et in perpetuum possidendam concessi) terram (in finibus forestae meae existentem, illam scilicet) quae vocatur Villa Nova, (cum his qui eam heriditario jure possidebant, ab omni cosduma vel reclamacione libéram et quietam, Deo et) Sancta Mariae de Buzeio et ejusdem loci fratribus (ibidem Deo servientibus corumque successoribus) sorore mea Berta comitissa hoc donum concedente. (Ut autem hoc donum ratum deinceps et inconcussum permaneret, sub tulela Nannetensis ecelesiae pontificis et mea illud in perpetuum posui. llane itaque donacionem feci in domo mea, in manu domini Bernardi venerabilis episcopi Nannetensis, in presencia domni Adam ejusdem loci abbatis. Hujus rei testes sunt : Robertus Nannetensis ecelesiae archidiaconus, Isaurus decanus, Thomas comitis capellanus, Danihel de Ponte, Evanus Gelduini, Engressus, Morinus Propinator, Gestinus Maleth, Guarinus Halegonis, Petrus Pinardi, Robertus Anglicus, et alii multi. Actum publiée) anno Incarnacionis Dominice, M.C.L.IÎI (XI Kal. Junii, indictione IIIe epacta XV, concurrente V, Ludovico Ludovici filio régnante, domino Adriano IV summum pontifiealum obtinente». Ci dessous les reste de l'abbaye de Buzay.

 

 

 En 1996, Katharine Keats-Rohan, a suggéré que si Conan III avait évincé du trône son fils légitime Hoël, c'était dans le simple but d'unifier la Bretagne en donnant le siège ducal à Berthe, celle-ci ayant épousé son cousin Alain le Noir, celui dont le père le Comte Etienne de Penthièvre avait hérité de deux des provinces de Bretagne (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 2). Sa soeur Berthe devenue veuve, celle ci se remaria avec à Eudon de Porhoët (voir Extrait de la généalogie de la maison de Rohan par Dom Morice), et c'est alors qu'une lutte entre les deux beaux frères eut lieu de l'an 1148 à 1154. Hoël aurait alors conservé le comté Nantais, d'où il devait être chassé pour s'être allié à Geoffroy VI Plantagenêt, duc d'Anjou, frère cadet de Henri II en 1156. Selon cette même auteur, le dit Hoël aurait été accusé par saint Bernard de Clairvaux d'avoir eut une liaison incestueuse avec sa soeur Berthe. Peu de temps après son exil de Nantes, Hoel de Nantes se réfugia alors en l'abbaye cistercienne de Melleray, où il devait mourir peu après en l'an 1156. D'une union illégime, Hoël laissait une fille qui rentra dans les Ordres en 1149

 

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Published by poudouvre
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