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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 14:53

Voici ce que l'on pouvait lire dans le quotidien Le Figaro, en date du 2 juin 2015 :


 

La sépulture d'une noble dame du XVIIe siècle découverte à Rennes.


 

...un cercueil en plomb abritant le corps exceptionnellement bien conservé d'une noble dame du XVIIe siècle, vêtue d'un costume complet de religieuse, a été mis au jour lors de fouilles archéologiques préventives au couvent des Jacobins de Rennes... La dépouille d'1 m 45 enfermée dans le sarcophage, découvert en mars 2014 dans la chapelle Saint-Joseph du couvent, est probablement celle de Louise de Quengo, une veuve de la haute noblesse bretonne, morte en 1656 à plus de 60 ans. Le coeur de son mari, Toussaint de Perrien, a en effet été retrouvé à proximité, ont expliqué mardi les archéologues à la presse. Le cercueil a été retrouvé sur un site de construction du futur centre des congrès de la ville de Rennes. Quatre cercueils en plomb du XVIIe siècle avaient également été retrouvés dans le couvent, comme 800 autres sépultures, mais ils renfermaient uniquement des squelettes. Dans le sarcophage de Louise, «on a tout de suite vu qu'il y avait beaucoup de volume, des tissus, des chaussures», raconte Rozenn Colleter, archéologue à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). Et, sous la cape, «on a pu distinguer des mains qui tenaient un crucifix». «Avec Louise, on est allé de surprise en surprise» Le corps a subi deux scanners et a été autopsié. «Avec Louise, on est allé de surprise en surprise», a expliqué Fabrice Dedouit, radiologue et médecin-légiste à Toulouse (sud-ouest). Les examens révèlent des «calculs rénaux importants» et des «adhérences pulmonaires» tandis que le cœur a été prélevé «avec une réelle maîtrise de la pratique chirurgicale». Les vêtements, détériorés par les sucs de putréfaction, ont pu être restaurés et devraient être exposés. La veuve, qui avait probablement choisi de finir ses jours au couvent comme il était d'usage alors, portait une tenue sans fioritures: une cape, une robe de bure, une chemise en toile, avec aux pieds des mules à semelle de liège et des chausses en laine. Un suaire recouvrait son visage, deux bonnets et une coiffe couvraient sa tête...

 

Mais qui était donc cette noble dame ?

 

Elle s'appelait Louise du Quengo, et était fille de « François de Quengo seigneur du Rocher et de Vaudeguy lequel epouza Jacqueline de Bourgneuf fille de René de Bourgneuf seigneur de Cucé Dorgeres premier president et de Louise Marquer dame des Gailleulles . » Voici quelques notes laissées sur cette famille du Quengo -à ne pas confondre avec la famille du Rocher du Quengo.

 

 

Quelques notes sur la famille de Quengo

 

Cette famille appelée tantôt Quengo, Quingo, Quengon & Quingon, en Bretagne. C'est ainsi que ce nom est différemment écrit dans des extraits tirés des Mémoires, pour servir à l'Histoire de Bretagne. Cette ancienne Noblesse tire son nom de la Terre de Quengo, située dans le Duché de Rohan, près Pontivy, laquelle a passé dans une Maison étrangère, par le mariage de l'héritiere de la branche aînée, ainsi qu'on le verra ci-après. Gui le Borgne, Auteur de l'Armorial de cette Province, imprimé à Rennes en 1621, dit que la Famille de Quengo est originairement issue d'une illustre Maison d'Angleterre, & qu'elle a donné, dans le dernier siècle, un Gouverneur du Château de Vincennes. Dans deux Montre d'Olivier, Sire de Clisson, Chevalier Banneret ; l'une faite à Ploermel le 1er Avril 1380, & l'autre à Josselin, le 1 Août de la même année, on trouve Guillaume de Quengo, au nombre des Ecuyers. Nous allons suivre un inventaire sommaire des titres, au soutien de la qualité de noble d'extraction & Chevalerie de MM. de Quengo, produit à la Chambre établie par le Roi, pour la Réformation de la Noblesse, en 1668, & sur lesquels a été rendu Arrêt en 1669, faute des titres qui n'ont pu nous être communiqués, parce que le 8 Juin 1589, il y eut un parti de Gendarmes qui fut piller & brûler le Château du Rocher, ainsi qu'il est prouvé par une Enquête d'office faite par la Cour du Duché de Penthièvre, au Siège de Moncontour, à la Requête de noble & puissant François de Quengo, Seigneur du Rocher, & en date du 9 Juin 1589. Ainsi nous ne pouvons remonter la filiation de cette Maison qu'à Alain, qui suit.

 

I-a)

Alain de Quengo, Ier. du nom, frère ou cousin de Guillaume, mentionné ci-dessus, parut, le 7 Janvier 1382, au nombre des Ecuyers de Eon de Lesnerac. Capitaine de Clisson. II eut d'Aliénor de Quenesquen, son épouse : 

 

 

 

II-a).

Alain, qui suit ;

 

II-b)

Eon, auteur de la branche cadette, rapportée ci-après (seconde branche)- Dans le même temps à peu près, c'est-à-dire, le 13 Juillet 1396, Eonet de Quengon rendit hommage au Vicomte de Rohan ; & le Sire de Clisson, par son testament, fait à son Château de Jossellin le 5 Février 1406, laissa 100 livres à cet Eonet de Quengon. Eon du Quengon fut présent, comme témoin, à ce testament.

 


 

II-a)

Alain de Quengo, II. du nom, partagea, le 8 Juin 1300, avec Eon, son frère, les successions d'Alain, Ier. du nom, & d'Aliénor de Quenesquen, leurs père & mère. Éon de Quingo lui fit hommage de la Terre de Lindreux, comme juveigneur d'aîné, par un baiser de bouche, les mains jointes à la coutume, suivant l'assise du Comte Geoffroy. On ignore le nom de la femme d'Àlain, IIe. du nom ; mais il en eut :

 

 

 

III-a)

Jean de Quengo, Ier. du nom, mentionné dans la Réformation de la Noblesse de 1417. Il eut de sa femme, Marguerite de Mauleon : Alain, qui suit IV-a) ; & Jean IV-b)


 

 

IV-a)

Alain de Quengo, IIIe. du nom, partagea avec Jean, son frère, juveigneur, les successions de ses père & mère. II épousa Richarde Léprevier, fille de feu Robert Léprevier, Chevalier, &c. De ce mariage vint : François de Quengo (V-a), seulement cité aux Extraits de la Réformation de la Noblesse de Bretagne en 1668. Cette branche est tombée en quenouille par Jehanne de Quengo, comprise au nombre des Dames & Demoiselles de la Duchesse de Bretagne, mariée, & qui porta la Terre de Quengo dans une Maison étrangère.  

 

Seconde Branche.

 

 

A gauche, le manoir du Quengo en Saint-Samson près de Rohan, et à droite le manoir du Rochay en Langast (clichés éditions Le Flohic). Les terres du Quengo et celle du Rochay, avec armoiries de Quengo : « d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules» 
 

II-b).

Eon de Quengo, Chevalier, second fils d'Alain de Quengo, Ier. du nom, & d'Aliénor de Quenesquen, fut du nombre des Seigneurs qui se liguèrent, le 16 Octobre 1410, dans la ville de Vannes, pour le Duc de Bretagne, contre les Penthiévre. II épousa Guillemette le Provost, Dame de la Hardiais, des Clouais, du Rocher, & nièce de Guillaume Perrot, dit Longue-Epée, Seigneur du Rocher, & laquelle apporta cette Terre en dot à son mari en 1380, dont ses descendants ont successivement joui & jouissent encore aujourd'hui. De ce mariage naquirent :


 

II-b)

Jean, qui suit ;


 

 

II-c)

Guillaume, qui vendit, le 24 Septembre 1438, à Jean de Quengo, son frère aîné, tous ses droits dans la succession de Eon de Quengo, fie de Guillemette le Provost, ses père & mère. II n'a point fait souche, & est connu pour a voit été le troisième des 100 Chevaliers Bretons que Charles, Duc d'Orléans, honora de son Ordre du Camail ou du Porc-Epi, par Brevet du 18 Novembre 1440. Il paraît que c'est le même qui est compris dans le nombre des Gendarmes qui servirent le Duc de Bretagne en 1417, & qui, avec les Nobles de Saint-Malo, lui prêta serment de fidélité en 1437, pendant que Jean ou Jehan, son frère, le prêta à Moncontour. Parmi les Nobles de Rohan & de Porhoët, qui prêtèrent serment de fidélité au Duc de Bretagne, on trouve un Guillaume de Quengo, qui déclare ne sçavoir pas écrire.

 


 

II-b)

Jean de Quengo, Ier. du nom de sa branche, Seigneur du Rocher, &c est compris, avec Eon, son père, dans un compte du 20 Avril 1410, au nombre des Chevaliers & Ecuyers servans le Duc de Bretagne ; & il y est aussi fait mention d'un Yvon de Quengo. Quant à Jean de Quengo, il fut exempté, avec quelques Gentilshommes de la Vicomté de Rohan, le 1 Septembre 1440, du service militaire par le Duc de Bretagne, & épousa Perrine de Bruc, dont :


 

III-b)

Roland, qui suit ;


 

III-c)

Amaury


 

III-d)

Guillaume


 


 

III-e)

Catherine du Quengo, femme de Guillaume Millon. Ils partagèrent, comme juveigneurs, avec Roland, leur frère aîné, la succession de leurs père & mère ; Roland de Quengo, Seigneur du Rocher, épousa Béatrix Madeuc, fille de Roland, Seigneur de Quemadeuc, & de Catherine Rostrenen, de laquelle il eut


 

IV-b)

Guyon, qui suit ;


 

IV-c)

Jean


 

IV-d)

François


 

IV-e)

Madelene


 

IV-f)

Marguerite


 

IV-b)

Guyon de Quengo, Ier. du nom, Seigneur du Rocher, &c. épousa Perronelle de Bogier, dont :


 

V-a)

Jean de Quengo, IIe du nom, Ecuyer, Seigneur du Rocher & de la Hardiais, qui passa, le 28 Novembre 1520, avec Jean de Quengo, son oncle, un acte de partage sur la succession de Roland de Quengo, & de Béatrix Madeuc, ses ayeul & ayeule, & père & mère dudit Jean, dans lequel il est rapporté que les Terres & héritages baillés en partage audit puîné, sont pour les tenir pendant sa vie, seulement à viage, comme juveigneur de bonne Maison. Le même Jean du Quengo, IIe. du nom, passa aussi un acte de partage, le 15 Mai 1553, dans la même succession, avec Madelene de Quengo, sa tante. Le Duc Jean de Bretagne lui donna, le 24 Septembre 1553, pouvoir & commission de faire la revue de l'arrière-ban de l'Evêché de Vannes. De Françoise de Ligneres, son épouse, sœur cadette de Perronelle de Ligneres, femme de Louis-Georges es Orange, Sieur de la Courbe, il eut :


 


 

VI-a)

Jean de Quengo, IIIe. du nom, Seigneur du Rocher, la Hardiais, &c. qui transigea, le 25 Septembre 1548, aux qualités de Françoise de Ligneres, sa mère, avec Perronelle de Ligneres, sa sœur aînée, touchant la succession de Christophe de Ligneres, leur père, Seigneur dudit lieu. Jean eut de son mariage :


 


 

VII-a)

François, qui suit ;


 

VII-b)

Renée, mariée, par contrat du 18 Juillet 1561, avec François de Chambalan.


 

VII-a)

François de Quengo, Ier. du nom, Seigneur du Rocher, la Hardiais, &c Chevalier de l'Ordre du Roi, qualifié de noble & puisant Seigneur, dans un acte de partage du 3 Mars 1581, eut commission, le 21 Avril 1591, de continuer la démolition des murs de Rochefort. II épousa par contrat du 2 juin 1582, Jacqueline de Bourgneuf, qui, devenue veuve, fit une donation à l'Eglise de Notre-Dame de Bonne- Nouvelle de Rennes. De ce mariage naquirent :

 

 

VIII-a)

René de Quengo, Ier. du nom, Seigneur du Rocher, la Hardiais, 8c. Chevalier de l'Ordre du Roi, qualifié de haut & puissant Messire, qui épousa, par contrat du 17 Juillet 1616 Demoiselle Silvie d'Epinay. C'est René de Quengo, premier du nom, et frère de Damoiselle Louise de Quengo qui fit l'acquidition en 1636 du château de Tonquedec (voir Description du château de Tonquedec par Alfred de la Barre de Nanteuil, page n° 1). La vente du domaine fut effectuée par  Amaury Goyon IV, Marquis (voir Le passé de Plénée Jugon: le château de la Moussaye et ses possesseurs). Alfred de la Barre de Nateuil, auteur d'une biographie consacrée à Tonquedec apportait cette précision : la vicomté de Tonquédec, vendue à René du Quengo, comte du Rochay, l'endroit demeura jusqu'à nos jours dans cette ancienne maison  qui en porte encore le nom aujourd'hui. Le général Pierre de Quengo de Tonquedec, et l'acteur  Guillaume de de Quengo de Tonquedec, descendent de cette maison.

 

 

VIII-b)

Jean de Quengo, qui fut tué au Siège de la Rochelle

 

 

VIII-d)

Louise de Quengo qui fait ici l'objet de notre étude, naquit très vraisemblablement à la fin du XVIe siècle au Manoir du Rochay et fut portée sur les fonts-baptismeaux de Langast (voir l'église de Langast en images). Louise de Quengo épousa Toussaint de Perrien, seigneur de Kergoët, de Brefeillac, de Kerjoly, de Lesmais,  de Coëtquévéran, de la Boëxière-Elern, de Minguionet, de Chefdubois. Ledit Toussaint de Perrien était  fils de François, seigneur de Perrien et de Bresseillac et de Jeanne  de Lesmais. Jeanne de Lesmais avait apporté en dot la Terre de Kergoët à la maison Perrien, mais son fils Toussaint étant mort sans enfant le 30 août de l'an 1649, le bien maternel échoua à la soeur dudit sieur Toussaint,  à savoir damoiselle Anne de Perrien. Celle-ci fut mariée à Vincent Le Moyne, sieur de Trévigny, dont elle était veuve en 1629. Anne de Perrien fonda alors les Ursulines de Saint-Pol-de-Léon. Pour sa part, Messire Tousssaint de Perrien, Chevalier, Seigneur de Bresseillac, avait fondé le 16 décembre de l'an 1644, le Couvent de Saint-Sauveur, proche la ville de Karhais, Diocèse de Cornoüaille. Cette fondation fut transférée depuis en la ville de Carhaix, « d'où lesdits Carmes déchaussez envoient un de leurs Religieux les Fêtes & Dimanches à St-Sauveur, où leur Maison & Eglise subsiste encore, pour dire la Messe, cathéchiser & prêcher. » 

 

 

VIII-d)

Renée de Quengo, épousa le Chevalier Olivier du Chastelier, Seigneur de la Hautaye, & Président à Mortier au Parlement de Bretagne. 

 

Les actes fournis lors de la Réformation de 1669 nous donnent quelques renseignements au sujet de la fratrie : Acte de partage noble et advantageux donné par messire René de Quengo fils aîné herittier principal et noble de deffuncts messire François de Quengo, et de dame Jacquemine de Bourgneuf vivants seigneur et dame du Rochay, Vaudeguy, Le Gourmené, Pongant, La Noëtain, La Hardiais, La Percherayes et autres lieus, a escuyer Jean de Quengo, dame Louise de Quengo compagne espouse de noble et puissant Toussaint de Perrien seigneur de Brefeillac Querbrézelec et a dame Renée de Quengo compagne espouze de messire Ollivier du Chastellier seigneur de la Haultais conseiller du roi en son conseil d’estat et president en son parlement de ce pays des biens de la succession desdits deffunts sieur et dame du Rochay pere et mere communs desdits de Quengo datté du 8e août 1611, signé Natural et Caud

 

Quelques notes sur la Maison de Perrien 

 

 

 

Ruines du château de Perrien (cliché Wikipedia) et armoiries de Perrien.

 

La Maison de Perrien est l’une des plus remarquables et des plus honorables de la Bretagne ; sa noblesse est d’ancienne chevalerie et elle présente les plus belles alliances avec les premières familles de la province. Elle possédait un château et une Terre, fief de hautbert, situés paroisse de Plouagat-Chatelaudren, diocèse de Tréguier, en Basse-Bretagne ; cette Terre a donné son nom à la Maison de Perrien. Ses membres, qui formaient deux branches et étaient domiciliés dans les arrondissements de Saint-Brieuc et de Lannouan, ont été déclarés nobles d’ancienne extraction par arrêt rendu en la Chambre de la Réformation de la Noblesse de la province de Bretagne, le 9 janvier 1671, au rapport de M. Raoul, et maintenus en qualité de chevaliers. (Voir le manuscrit de la Réformation de la Noblesse de Bretagne, à la Bibliothèque impériale, section des manuscrits, tome IV, pages 98, 99 et 100.) M. de la Chesnaye des Bois, dans le tome XI du Dictionnaire de la Noblesse, page 272, a consacré un article à la Maison de Perrien. Les armoiries de cette Maison sont : d'argent à cinq fusées de gueules en bande; l’écu timbré d’une couronne de comte; deux lions pour supports.

 

 


 

Tanneguy du Perrien, sire de Perrien, vivait en l'an 1057. Il n’est guère connu que par un acte latin et par les ruines et vestiges du très-ancien château de Perrien, dit le Château de Tanneguy, qu’on voit encore dans les Bois de Perrien. (Voir les Généalogies de Dupas, Mézeray, etc. Théobald de Perrien, Croisé l'an 1249.


 

Guillaume de Perrien, sire et seigneur de Perrien, comparut aux montres d’Ollivier, sire de Clisson, à Vannes, le 1er janvier 1375. Ces montres étaient les plus belles de la province, et la meilleure noblesse de la contrée s’empressait alors dservir sous un chef aussi distingué. Le même Guillaume, ou un‘ autre sire de Perrien du même nom, ratifia le célèbre traité de Guérande, à Guingamp, en 1365; par ce traité, qui mit fin à la guerre de la succession de Bretagne, la Maison de Blois céda ses droits sur la Bretagne aux comtes de Montfort. Deux Guillaume de Perrien, oncle et neveu, commandaient pour les Penthièvre dans la ville, château et forteresse de Guingamp et capitulèrent le 5 mars 1419. (Voir l’histoire de Bretagne par Dom Maurice.)


 

Alain-Sylvestre-François de Perrien, sire et seigneur de Perrien, épousa, vers 1390, demoiselle Typhaine du Chastel, de l’une des plus illustres Maisons de France, fille de Tanneguy du Chastel_ qui suivit Louis d’Anjou lorsqu’il tenta de reconquérir le royaume de Naples, fut nommé, par le Dauphin, maréchal de Guyenne et prévôt de Paris, en 1413, et qui sauva ce prince des mains des Bourguignons lors de leur entrée à Paris. Tanneguy du Chastel fut comblé de biens et de dignités par Charles VII devenu roi, et mourut dans la retraite en Provence, en 1419, à environ 80 ans. Les Guillaume et Alain de Perrien. sont mentionnés en 14 articles, tome 2, colonne 279, édition de 1744, des Preuves de Dom Maurice.


 

Jeande Perrien, sire et seigneur de Perrien, fils aîné d’Alain, s’obligea envers le duc de Bourgogne, tuteur de Jean Vl, de bien garder le château de Carhaix, par acte du 7 novembre 1402, lequel se trouve déposé aux Chartres du duché. Il fut depuis au service de la Maison de Penthièvre et, en 1420, il était trésorier-général d’ Olivier de Blois, comte de Penthièvre.


 

Guillaume de Perrien, deuxième fils d’Alain et frère cadet de Jean, succéda, au décès de son frère, dans son titre de seigneur de la Terre de Perrien. Il comparut à la Réformation de la Noblesse de Bretagne de 1426, continuée à Tréguier en 1454. Il y est qualifié sire de Perrien, porté le premier et employé au premier rang des vingt-six gentils hommes de la paroisse de Plouagat. Il avait épousé, en premières noces, Isabeau de Coetgourden, fille de messire Philippe de Coetgourden et d’Isabeau Le Provost, dame de Loumaria ou de Locmaria; et en secondes noces, Jeanne de La Boulaye, fille de Geoffroy, sire de La Boulaye, et de Constance Léziart, fille de Guillaume Léziart et de Béatrix du Vieux-Chastel. Il mourut vers 11i76.


 

Sylvestre de Perrien, Ile du nom , sire et seigneur de Perrien, fils de Guillaume, épousa, en 1468, Hélène de Quelen, fille de messire Yvon, sire de Quelen, et de Jeanne Du Chastel. Il comparut, en 1479 et 1480, aux montres générales tenues à Guingamp, et y fut porté au premier rang des vingt-six gentilshommes de la paroisse de Plouagat. En 1486, il commandait 1500 hommes pour le duc de Bretagne. En 1494, à la tête de 5000 hommes, il s’empara, pour Pierre de Rohan et Jeanne de Perrien, son épouse, comte et comtesse de Quintin, du château de Quintin. Vers 1500, il épousa demoiselle René de Tinténiac. Jeanne de Perrien, sœur de Sylvestre, épousa Pierre de Rohan, comte de Quintin, vers 1470, et, devenue veuve, elle se remaria avec Guillaume du Fresnay, seigneur de Penhoet Lezezec. François de Perrien, frère de Sylvestre et de Jeanne, épousa Françoise de Rosmar. Jeanne de Perrien partagea la succes sion de son père Guillaume, en 1477, avec son frère Sylvestre.


 

Sylvestre de Perrien, IIIe du nom, sire et seigneur de Perrien, fils de Sylvestre II, vivait en 1500 et 1517. Il épousa : 1° Guillemette de Lezerzault, Lezuerzault, ou Lezerzaut, dame de Rosvenan, fille de Jean, seigneur de Lezerzault, et de Marguerite de Langourla ; 2° Françoise de Rosmar, veuve de François de Perrien son oncle. Allain de Perrien, frère de Sylvestre III, partagea viagèrement la succession de son père Sylvestre II, avec son frère et sa sœur Anne de Perrien, laquelle épousa Ollivier, seigneur du Camboust. Le dernier jour de mars 1511, le roi Louis XII octroya des lettres de sauvegarde et protection spéciale pour Sylvestre III, sa famille, chapelains, varlets. etc., ainsi que pour les seigneuries de Kcontraly, Coeternault et autres plusieurs belles pièces. Le 22 avril 1545, Henri II, duc de Bretagne, en accorda de semblables au sire de Perrien, pour les seigneu ries de la Bouexière. En 1553, Sylvestre III com mandait 5,000 hommes pour le duc de Bretagne. Il laissait pour fils Jean Perrien, sire et seigneur de Perrien, et ses deux frères, Maurice et Pierre de Perrien, tous les deux pages de Henri II en 1553. Maurice de Perrien, troisième époux de Jeanne de Quellenec, eurent pour fils François de Perrien, marié à Jeanne de Lesmais -eux-même parents de Toussaint de Perrien.

 

 

 

 

Louise de Quengo fut inhumée, selon ses dernières volontés exprimées en date du 15 décembre 1649, au couvent des Jacobins de Rennes. Les frères dominicains avaient accompagné le sieur Toussaint de Perrien à la fin de sa vie. (Ci-dessus, le plan de Rennes avec sous l'étoile le couvent des Jacobins).  C'est Monseigneur Denis de La Barde, évêque de Saint-Brieuc qui célébra les obsèques.

 

 

 

 

Tombe de Louise de Quengo

 

La famille de Quengo qui compte dans ses rangs le Général de Quengo de Tonquedec ainsi que l'acteur Guillaume de Tonquedec, organisa un référendum familial afin de choisir le lieu où reposerait la Noble Dame Louise de Quengo. Devrait-elle être ré-inhumée au cimetière de Rennes-nord par Rennes-Métropole où en l'église de Tonquedec, aux frais de sa famille. Finalement à une écrasante majorité la seconde solution fut choisie, mais le préfet ayant refusé le droit d'inhumer la dite dame en l'église de Tonquedec, c'est finalement au cimetière de Tonquedec qu'elle fut enterrée. Le mercredi 23 septembre 2015 à partir de 16 heures Louise de Quengo fut inhumée, Monseigneur Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, présida la cérémonie

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Published by poudouvre
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