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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:55

 

 


 

Avant d'entrer dans le détail des divisions et des subdivisions d'un des diocèses de la Bretagne proprement dite, je demande la permission de présenter quel de l'église bretonne. L'ancienne cité des Osismes, contre l'usage ordinaire, a donné naissance à trois évêchés: Cornouaille, Léon, Tréguer. De là une foule d'assertions erronées de la part d'écrivains qui, moins savants en histoire qu'en archéologie, ont voulu retrouver, à toute force, chez les Bretons de l'Armorique, l'organisation ecclésiastique des nations gallo-romaines. Nous allons établir que rien n'est moins fondé, et que les règles posées par M. Guérard, très justes en ce qui concerne une grande partie des Gaules, ne sont point applicables à la Bretagne proprement dite. Et d'abord, rappelons ici, puisqu'on l'oublie si souvent, que, chez les Bretons réfugiés sur le continent, langue, moeurs, institutions, tout venait de l'île de Bretagne. Cela posé, on concevra facilement que les églises de la Cornouaille, du Léon, de la Domnonée, aient été régies autrement que celles de Rennes, de Nantes ou de Vannes. Les Pères du concile de Tours, en 567, essayèrent, on le sait, de faire cesser cet état de choses; mais ce fut en vain. « Il faut convenir aussi, dit D. Lobineau, que les Bretons, venant dans l'Armorique, n'avaient trouvé l'évêque de Tours en possession  d'avoir d'autres suffragants que les évêques du Mans, d'Angers, de Rennes et de Nantes. Ils lui laissèrent donc volontiers la disposition des évêchés de Rennes, de Nantes et de Vannes, parce qu'ils n'étaient pas encore de leur nation; mais, pour les autres évêchés de Bretagne, comme les Bretons en étaient les fondateurs, ils ne s'imaginèrent pas qu'un évêque étranger eût des droits sur eux, et pût entreprendre de les soumettre à son siège en vertu d'une distribution des Gaules faite par les empereurs.  » A quoi il faut ajouter que la coutume ancienne de la nation n'était pas d'attacher la dignité de métropolitain à quelque siège déterminé, mais à celui des prélats que les autres en avaient jugé le plus digne Ces paroles sont de la plus rigoureuse exactitude. Mais qu'importe aux écrivains à système préconçu ? -Quoi! des Bretons, fuyant devant l'épée saxonne, auraient ravi aux évêques gallo-romains la gloire de convertir les Armoricains à la foi ! -A l'exemple de D. Liron, l'on s'est insurgé contre une telle assertion, et de là d'incroyables efforts pour prouver qu'avant l'arrivée des Bretons, des évêchés existaient à Vannes, à Carhaix, à Corseult.

 

 

Abbaye de Langonnet

 

Nous montrerons tout à l'heure que ce système n'est qu'une négation absolue des documents et des traditions les plus respectables de l'histoire de Bretagne. Mais, préalablement, il nous faut dire quelques mots encore au sujet des vieilles coutumes ecclésiastiques des Bretons insulaires, coutumes qu'il importe de connaître si l'on veut comprendre le rôle des Tugdual, des Samson, des Malo et de tant d'autres saints, en Armorique. Il n'y avait point de diocèses à sièges fixes dans l'île de Bretagne. Les primats établis tantôt à Landaff, tantôt à Ménévie, gouvernaient toutes les églises, à l'aide d'évêques régionnaires qui se portaient sur tel ou tel point, selon le besoin des âmes. Or, il en fut longtemps de même dans la Domnonée continentale, et c'est ce qui explique la situation exceptionnelle de saint Samson, situation méconnue naguère, à mon grand étonnement, dans un livre des plus recommandables. Dans la Domnonée, en effet, saint Tugdual, à Tréguer, saint Brieuc, dans la ville qui porte ce nom, saint Malo, à Alet, exercèrent, comme évêques-abbés, toutes les fonctions de l'épiscopat. « J'observe, dit le bénédictin D. Le Gallois, dont les doctes recherches ont été si profitablesà D. Lobineau et à tant d'autres, j'observe que le génie des Bretons était de multiplier les évêchés comme les couronnes, et de consacrer partout des évêques dont la plupart, ne pouvant être que titulaires, n'étaient que comme des curés de campagne, dépendant, quant à la juridiction, d'un évêque principal; car comment entendre autrement les trois cent cinq évêques consacrés par saint Patrice dans la seule Hybernie, et les deux cent six qui se trouvèrent au synode de Bruy, pour la seule Cambrie, et ant d'autres prélats qu'on trouve de tous côtés, dont la plus grande partie vivaient dans des monastères, et étaient ordonnés par des métropolitains, ou même par de simples évêques, pour servir de pasteurs au peuple, sans que ces dignités tirassent à conséquence pour des successeurs ? Ces évêchés passagers, si l'on ose parler ainsi, finissaient avec les évêques, de sorte qu'après tout, il n'en est resté que quatre dans la Cambrie. La dignité d'archevêque était personnelle, indépendante des sièges, et les évêques d'une province choisissaient entre eux celui qu'ils jugeaient le plus digne métropolitain. Cette remarque sera nécessaire pour expliquer l'ordination de quelques nouveaux évêques en Armorique

 

 

Eglise Sainte-Croix de Quimperlé

 

Tout cela est d'une justesse parfaite et conforme aux données de l'histoire. Mais la distinction si judicieuse établie par dom Le Gallois entre les églises de Bretagne et celles de la Gaule n'a point été comprise, ou plutôt l'on n'a pas voulu l'accepter. Et, pourtant, la différence qu'il signale se retrouve partout, et on la voit se prolonger à travers les siècles. En veut-on une preuve éclatante? l'hagiologie comparée des diocèses de la Bretagne avec ceux de la Romanie va nous la fournir. Lorsque, quittant les anciens évêchés gallo-romains de Rennes et de Nantes, on met le pied sur le territoire breton proprement dit, les noms de lieux, nous l'avons fait remarquer, changent aussitôt de physionomie. Or, la même différence entre les noms de saints se peut observer dans l'une et l'autre contrée. Dans les diocèses de Rennes et de Nantes les noms patronymiques des églises sont gallo-romains, pour la plupart; ainsi saint Clair, saint Donatien, saint Rogatien, saint Similien, saint Martin, saint Hilaire, saint Julien, saint Marc, saint Aubin, saint Hélier, saint Vitalis (Viau), saint Herbelon, saint Filibert, etc. Il n'en est pas de même dans le pays breton. Il est certain, en effet, que presque toutes les paroisses de la Domnonée armoricaine, du Browerech, du Léon, de la Cornouaille, eurent pour patrons primitifs des saints venus de l'île de Bretagne et d'Irlande, ou nés, en Armorique, de parents de race bretonne. Les exceptions, on l'a fait judicieusement observer, ne portent guère que sur des noms qui, se rattachant intimement aux traditions évangéliques, doivent naturellement se retrouver partout. On a remarqué que presque tous les saints de la première période de l'histoire de Bretagne appartenaient à l'ordre monastique. Aussi, dom Le Gallois ne croit-il pas qu'il y ait eu de clergé séculier, dans le pays, avant le IXe siècle. Les essaims de moines bretons disséminés dans les solitudes de la péninsule y surent maintenir, avec tant de persistance, les coutumes particulières de leur Eglise, que Louis le Débonnaire, un jour qu'il campait, avec son armée, sur les bords de l'Elié, en 818, put voir se présenter devant lui l'abbé de Landévénec, avec le costume et la tonsure des anciens moines d'Hybernie. Or, si les Églises bretonnes pratiquaient encore, sous le fils de Charlemagne, les vieilles règles monastiques des saints irlandais, on peut juger de la puissance des coutumes nationales trois ou quatre siècles auparavant.il paraît, néanmoins, que, dans la Cornouaille et le Léon, des sièges fixes furent établis d'assez bonne heure. La fondation de ces deux Églises est sans doute entourée de quelque obscurité; mais, quoi qu'on en ait pu dire, leur existence est autrement certaine que celle de prétendus évêchés créés, dit-on, chez les Osismes et chez les Curiosolites,dès la fin du IVe siècle, et qui, on ne sait comment, auraient disparu tout à coup, en ne laissant pas plus de traces que la célèbre ville d'Is, engloutie, selon les légendes, sous les flots de l'Océan. 

 

 

Ancien Palais épiscopal de l'évêché de Cornouaille

et cathédrale de Quimper

 

 

Abbaye de Landevennec

 

Nous avons établi, dans un précédent paragraphe, que l'Église de Vannes ne remonte qu'à 465, et que, plusieurs années après la mort de saint Patern, les Vénètes, restés païens pour la plupart, durent être convertis par saint Melaine. Est-il donc croyable, après cela, qu'aux extrémités de la presqu'île armoricaine, le nombre des chrétiens ait pu être assez considérable, dès l'an 400, pour y rendre nécessaire l'établissement de plusieurs évêchés? Nous ne le pensons pas. D'ailleurs, le fait fût-il possible, il resterait à expliquer comment des diocèses, établis moins d'un siècle avant l'arrivée des Bretons, ont pu s'évanouir,en quelque sorte, sans que l'histoire ou la tradition n'aient conservé le moindre souvenir. Il faut donc le proclamer, rien de moins fondé que l'existence de ces diocèses primitifs. Et cependant, je le dis à regret, cette thèse a été reprise, en sous-oeuvre, après la mort de M. Bizeul, par le seul disciple qui défende son système. Le docte explorateur de nos voies romaines, pour rester conséquent avec lui-même, avait été amené à rejeter, en bloc, une grande partie des documents de notre histoire. Plein de mépris pour la tradition, il traitait avec le même dédain et les Actes de saint Melaine, de saint Samson, écrits par des contemporains, et les Vies de saint Malo, de saint Pol de Léon, de saint Guénolé, acceptées par la plus sévère critique.

 

 

 

Abbaye de Daoulas

 

Bien plus, comme l'établissement des Bretons en Armorique dérangeait le système du vénérable vieillard, il en vint, un jour, jusqu'à contester, pour ainsi dire, leur passage sur le continent. En vain lui opposa-t-on les textes formels de Sidoine Apollinaire, de Jornandès, de Procope, de Grégoire de Tours, d'Éginhart, d'Ermold Nigel, de Gurdestin, etc. en vain lui fit-on observer,-argument sans réplique,-qu'au moment même où les Saxons s'emparaient de l'île de Bretagne, un coin de la presqu'île armoricaine perdit son nom,pour prendre celui de Britannia minor, Britannia cismarina, rien ne put convaincre l'indomptable Armoricain-Nannète, et, sans daigner discuter un seul texte ni répondre à un seul argument, il passa outre. Moins passionné, moins absolu que son maître, l'archéologue qui s'est donné la mission de le continuer a produit, à l'appui du système, un argument nouveau, qui doit réduire à néant, croit-il, l'histoire de dom Lobineau, les savantes recherches de dom Le Gallois, de Lebeau, de Tillemont et de tant d'autres. Cet argument déeisif, en deux mots, le voici : « La Notice des Provinces place neuf cités dans la métropole de Tours, vers l'an 400 ; or, comme il ressort du texte d'un concile tenu à Vannes, en 465. que huit évêques existaient alors dans cette métropole, on en doit conclure que, non-seulement en ce temps-là, mais même soixante et dix ou quatre-vingts ans auparavant, il y avait des sièges épiscopaux à Vannes, à Carhaix, à Corseult. Par conséquent, il y a lieu d'affirmer que l'Évangile était prêché dans l'extrême Armorique avant l'arrivée des Bretons, de leurs évêques et de leurs moines. »

 

 

 

Abbaye de Bon-Repos à Saint-Gelven

 

Je crois avoir résumé fidèlement la thèse qui s'est produite dernièrement à l'Institut; ma réponse sera courte, mais péremptoire, je l'espère. Je ferai remarquer, tout d'abord, que, comme son maître, l'auteur résout, a priori, la question par la question même: « Au quatrième siècle le nombre des diocèses répondait, en Gaule, à celui des cités.-Mais rien n'est moins fondé qu'une telle proposition. Il est très-vrai, sans doute, que, après la chute de l'Empire, l’Église gallo-romaine modela ses diocèses sur les anciennes cités, et que, quand les circonscriptions civiles furent, en quelque sorte, annulées par les circonscriptions religieuses, les mots civitas et dioecesis devinrent synonymes.» Mais cette synonymie ne fut complète que le jour où l'Église ordonna formellement de faire concorder les divisions ecclésiastiques avec les divisions administratives. Or, la première décision prise à cet égard l'a été au concile de Chalcédoine, en 451, c'est-à-dire plus d'un demi-siècle après la rédaction de la Notice des Provinces. Voici, au surplus, les propres termes employés par les Pères de Chalcédoine : « Sivero quselibet civitas per auctoritatem imperialem renovata est, aut si renovetur in posterum, civilibus et publicis ordinationibus etiam ecclesiasticarum parochianarum sequatur ordinatio.» Ces paroles sont décisives; elles montrent l'inanité d'un système qui, cinquante ans, et plus, avant la décision du concile de Chalcédoine, prétend identifier, dans toute la Gaule, les cités et les diocèses. Nous ferons remarquer, au surplus, que des huit évêques mentionnés, mais sans désignation de sièges, dans les actes du concile de Vannes (465), six seulement appartiennent sans conteste à la province de Tours. Ce sont: Perpetuus, le métropolitain ; Paternus,évêque de Vannes; Talasius, d'Angers; Victorius, du Mans; Athenius, de Rennes; Nunnechius, de Nantes. Quant à Albinus et à Liberalis, aucun catalogue, aucune légende, aucune tradition n'autorise à croire qu'ils fussent évêques des Osismes et des Curiosolites. Est-ce donc que, pour assister à un concile provincial, il fallait nécessairement appartenir à la métropole où il était assemblé ? Nullement; car, au premier et au second concile de Tours, en 461 et 567, le tiers des prélats assistants étaient étrangers à la province. On peut juger, d'après cela, de la valeur du système. Ni dom Lobineau, ni dom Le Gallois, ni leurs savants confrères de l'ordre de Saint-Benoît n'ont jamais émis un doute sur la date d'érection du diocèse de Vannes. Et, en effet, la tradition constante de cette Eglise, tradition confirmée par une lettre synodale émanée de six prélats, atteste que saint Patern fut le premier évêque des Vénètes. L'hypothèse de trois diocèses antérieurs, à Vannes, à Carhaix et à Corseult, est donc purement chimérique. On sait quelle est la ténacité des traditions ecclésiastiques.Or, comment admettre que le souvenir de trois évêchés armoricains, fondés, moins de soixante et dix ans avant l'arrivée des Bretons, chez les Vénètes, les Osismes et les Curiosolites, se soit tellement effacé de la mémoire des hommes qu'on n'en trouve trace ni dans les catalogues d'évêques, ni dans les légendes, ni même dans les poêmes du moyen âge, qui, pourtant, ont fait arriver jusqu'à nous quelques reflets de l'antique splendeur des cités de Vorganium et de Coriosolitum ? Quant à la conversion de l'extrême Armorique, on ne peut que répéter, après M. de la Borderie, qu'il n'existe ni un fait, ni un texte, ni un indice quelconque d'où l'on puisse induire que l'Evangile y ait été prêché avant la venue des Bretons et de leurs moines. Nous avons eu l'occasion de citer ailleurs un curieux passage de la Vie de saint Melaine, d'où ressort la preuve que, plus de trente ans avant la fondation de l'évêché de Vannes, la plus grande partie des habitants du pays étaient encore païens. Or, s'il en était ainsi, vers l'an 500, dans un diocèse où saint Clair, suivant la tradition, avait fait pénétrer, plus de deux siècles auparavant, quelques rayons delà divine lumière, qui pourra croire qu'aux extrémités de la péninsule armoricaine le nombre des chrétiens ait été assez considérable, dès le règne d'Honorius, pour motiver l'érection de deux nouveaux sièges ?

 

 

Ancien prieuré de Locmaria-Quimper

(cliché Wikipédia)

Subdivisions ecclésiastiques de la Cornouaille. -Archidiaconés.- Doyennés.


 

La Cornouaille était divisée en deux archidiaconés : l'archidiaconé de Cornouaille et celui de Poher. L'archidiaconé de Cornouaille comprenait la région du sud, c'est-à-dire les sept districts de Cap-Sizun, Cap-Caval, Fouesnant, Conc, Quimperlé, Gourin, Coray. L'archidiaconé de Poher renfermait les quatre territoires de Poher, de Huelgoet, de Châteauneuf-du-Faou et de Châteaulin. Les paroisses dont il se composait, à partir de la chaîne des montagnes Noires jusqu'à Poullaouen inclusivement, répondaient à l'ancien comté de Poher. Plus loin, c'était la Cornouaille proprement dite, Anciennement, selon toute probabilité, chacun des archidiaconés cornouaillais renfermait un certain nombre de doyennés. Mais la plupart, à ce qu'il paraît, avaient de bonne heure cessé d'exister, et les deux seuls dont il soit fait mention, dans les Cartulairesde Quimper, furent supprimés en 1283, sur la demande d'un des titulaires dont les ressources étaient insuffisante. Quoi qu'il en soit, voici ce qu'on sait, ou, plutôt, ce qu'on croit savoir de ces anciens doyennés.


 

I. L'archidiaconé de Cornouaille et les paroisses qui y étaient rattachées

 

Bannalec  et sa trève Trébalay

Baye 

Beuzec-Cap-Carnavalet et  ses trêves Saint-Guénolé et Saint-Jean-Trolimon

Beuzec-Cap-Sizun et sa trève Pont-Croix

Beuzec-ConqBriec et ses trèves LandudalLangolen et Quilinen

Bodivit

Cléden-Cap-Sizun

Clohars-Carnoët

Clohars-Fouesnant

Combrit et ses trèves Île-Tudy et Lambour

Coray

Cuzon

Edern et sa trève Guellevain

Elliant et ses trèves Locmaria-an-HentRosporden et Saint-Yvi

Ergué-Armel

Ergué-Gabéric

Esquibien et sa trève Audierne

Fouesnant et sa trève La Forêt

Gouesnac'h

Goulien

Gourin et ses trèves Le Saint et Roudouallec

Guengat

Guiscriff et sa trève Lanvénégen

Kerfeunteun

Kernével

Lababan

Landrévarzec et sa trève Tréflez 

Landudec

Langonnet et sa trève La Trinité-Béver

Lanriec

Lanvern et sa trève Saint-Honoré

Le Faouët

Le Trévoux

Leuhan

Locamand

Loctudy

Locunolé

Lothéa et sa trève Trélivalaire

Mahalon et sa trève Guiler  

Meillars

Melgven et sa trève Cadol

Mellac

Moëlan

Névez

Nizon et sa trève Pont-Aven

Penhars

Perguet et sa chapelle Bénodet

Peumerit

Pleuven

Ploaré, ses trèves Gourlizon & Le Juch et sa chapelle Douarnenez

Plobannalec

Plogastel

Plogoff

Plomelin

Plomeur et sa chapelle Guilvinec

Plonéis

Plonéour

Plonivel et sa trève Pont-L'Abbé

Plouhinec

Plovan

Plozévet

Pluguffan

Pouldergat et sa trève Pouldavid

Pouldreuzic

Poullan, et sa chapelle Tréboul

Primelin et sa trève Saint-Tugen

Querrien

la ville de Quimper avec 5 paroisses Lanniron, Locmaria, Saint-Corentin, Saint-Mathieu et Saint-Sauveur

la ville de Quimperlé avec 2 paroisses Saint-Colomban et Saint-Michel

Riec

Saint-Évarzec

Saint-Germain

Saint-Thurien

Scaër

Île de Sein

Tourc'h

Treffiagat

Tréguennec

Trégunc

Tréméoc

Tréméven

Tréogat

Tréoultré

 

 

 

Abbaye de St Maurice de Carnoët à Clohars-Carnoët

(cliché Wikipédia) 

 

Ce doyenné de Cornouaille était composé des territoires de Quimper, Pontcroix, Pont-l'Abbé, Fouesnant, Conc, Quimperlé et Gourin, paraît avoir été divisé en quatre doyennés, dont les deux premiers sont parfaitement connus :

 

 

1. Cap-Sizun. -Ce doyenné commençait à l'est de Guengat, atteignait les bords de la mer, vers le ruisseau du Riz, qui coule au fond de la baie de Douarnenez, suivait le contour de la pointe de Sizun jusqu'à la rade d'Audierne, et avait pour limite, au sud, le cours de la rivière de Goayen, sur laquelle est établi le port d'Audierne.

  

 

2. Cap-Caval.-Ce doyenné comprenait la portion de la pointe de Sizun située au midi du Goayen, et toute la contrée s'étendant de ce point-jusqu'au ruisseau qui, des confins de la paroisse de Guengat, va se jeter dans la rivière de Quimper, à l'anse de Combrit.

 

Landudec

Plouhinec

Mahalon et sa trève Guiler 

Plozévet

Pouldreuzic

Lababan (village de Pouldreuzic)

Plovan

Treguennec

Peumerit

Plogastel-Saint-Germain

Plonéour-Lanvem

Beuzec-Cap-Caval

Tréoultré (Penmarc'h)

Plobannalec

Plomeur

Treffiagat

Plonivel

Loctudy

Tréméoc

Combrit

Plomelin

Pluguffan

 

 

3. Conc. -Le pays de Conc formait probablement un doyenné comprenant : tout le territoire de Fouesnant, lequel s'étend, au sud d'Ergué-Armel et d'Ergué-Gaberic, entre la rivière de Quimper et le ruisseau qui forme la petite anse de Saint-Laurent, au fond de la baie de la forêt ; 2° les anciens ressorts de justice royale de Conc et Rosporden. Le doyenné, des autres côtés, s'avançait jusqu'à la rivière d'Aven et aux limites nord de la paroisse de Scaer.

 

 

4. Il est à présumer que le territoire soumis à la juridiction royale de Quimperlé,- territoire qui s'avançait jusqu'au nord de Querrien, après avoir suivi la rivière d'Ellé depuis son embouchure, -se réunissait au pays de Gourin pour former un quatrième doyenné dont aurait fait partie toute la région comprise entre les montagnes Noires et la mer.

 

 

I L'archidiaconé de Poher, composé, nous l'avons dit, des pays de Porzai ou Châteaulin, du Faou, de Daoulas et de Châteauneuf, en Basse-Cornouaille, et des territoires de Carhaix et Corlay (Haute-Cornouaille, comté de Poher), paraît avoir aussi formé trois subdivisions :

 

 

1. Le Porzai ou Porzoed. -Il commençait au nord du doyenné de Cap-Sizun, enveloppait toute la pointe de Crozon et avait pour limites, d'un autre côté, la rivière de Châteaulin, ou l'Aune, jusqu'aux confins est de la paroisse de Saint-Thois, où les montagnes Noires se relient à la rivière

 

 

2. Le Faou. - On sait d'une manière positive que le pays du Faou embrassait dans sa circonscription ecclésiastique le territoire de Daoulas, qui forme, au delà de la rivière de l'Hôpital-Canfrout, une autre pointe dans la rade de Brest. Quoique la seigneurie du Faou fût distincte de celle de Châteauneuf, toutes deux formaient un même doyenné dont les limites devaient être celles-ci: à l'ouest, la rade de Brest; au nord, l'Elorn et les montagnes d'Arez jusqu'aux sources de l'Aune, et enfin le cours de cette rivière jusqu'aux confins ouest de Spezet, qui, comme Saint-Hernin, dépendait probablement du pays de Poher.


 

3. Territoire de Poher. -En présence des grandes circonscriptions ecclésiastiques dont il vient d'être parlé, on ne peut guère admettre que le territoire de Poher, dont l'archidiacre siégeait primitivement à Plussulien, ait formé plusieurs subdivisions. Aussi bien, le nombre sept, que nous croyons avoir été anciennement celui des doyennés cornouaillais, correspondait-il à un chiffre en quelque sorte sacré dans l'Eglise bretonne. On sait, en effet, qu'elle se composait de sept diocèses et qu'elle reconnaissait sept saints pour principaux patrons. Mais ce n'est pas tout: la ville de Quimper renfermait, de même, sept paroisses, et ce n'est point au hasard qu'il faut attribuer cette division qu'on retrouve dans plusieurs autres parties de la Bretagne.

 

 
 
Doyenné de Poher :
 
Neulliac, et sa trève Kergrist. Cette paroisse avait encore une autre trève, Hémonstoir
 
 
 
Doyenné de Quimperlé :
 

 Locunolé ;

 

 

Extraits de La Bretagne, du Ve au XIIe siècle, par M. Aurélien de Courson

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Published by poudouvre
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