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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 12:20

 

 

Le Presbytère de Dolo d'après éditions Le Flohic

 

Le V Thermidor an VII

Les habitants de Dolo, professant la religion catholique, apostolique et romaine aux représentants du peuple français.

 

« Citoyens législateurs, de tous les fléaux qui, depuis quelques années, désolent notre patrie, celui qui, par ses désastreux et incalculables effets doit plus particulièrement fixer votre attention, c'est sans contredit, la dépravation des mœurs, suite du fanatisme irréligieux, auxquels nous devons attribuer tous nos malheurs. Témoins et justement alarmés de ses progrès, convaincus qu'on ne saurait y apporter un trop prompt remède, nous vus adressons sur ce sujet, nos réclamations et nos vœux. Législateurs, il est aussi simple que facile ce remède que nous sollicitons aujourd'hui, c'est le rétablissement de l'antique religion de nos pères et le rappel de ses ministres. » Signé : Jacques Botrel, Marc Botrel, P. Botrel.

 

 

Lors de l'enquête menée en 1802-1803 par le préfet Boullé, on apprend que le désservant de Dolo se nomme Yves-François Tual. Âgé de 55 ans, né à Plémy ; à Dolo depuis le 27 floréal an IX. Autrefois curé, aujourd'hui simple prêtre. Insermenté, déporté. Peut rester comme curé, dans la paroisse qu'il occupe.

 

 

 

Détails du bénitier XVe -église de Dolo

 

 

 

Nomination aux succursales en 1803 : pour Dolo, il y eu de nombreuses tractations, Mgr Cafarelli évêque de Saint-Brieuc désigne d'abord M. Alexis-Pierre Richard, 46 ans, puis, comme le préfet désirait voire appeler dans cette commune, Louis-Marc Dobet, 35 ans, pour la raison que « puisqu'il est nécessaire de placer les ci-devants constitutionnels, il convient de les placer là où ils conviennent. » L'évêque propose alors de laisser dans cette paroisse M.Tual, ancien curé « qui paraît vouloir conserver sa place » écartant absolument M. Dobet, « qui a été canonnier dans le pays au cours de la Révolution et est étranger au ministère qu'il n'a repris que depuis un an ». Finalement. Ce fut Yves-Denis Kerauffray, 61 ans, ancien recteur de Tréfumel qui fut nommé desservant de Dolo ce 16 janvier 1804. Ce dernier était né à Vannes le 21 février 1742 de Me Yves, procureur au présidial de cette ville e de Catherine-Joseph Pichon. Résolument hostile aux réformes en vigueur, il refusa de prêter serment à la constitution, déclarant : « Que ne puis-je vous donner l'exemple et faire aujourd'hui le serment que l'on exige des ecclésiastiques en fonctions ? Mais comment faire ce que la majorité des évêques et des pasteurs regardent comme un scandale, pour ne pas dire une apostasie. ». A maintes reprises Yves-Denis Kerauffray montra sa défiance à l'égard du pouvoir, et il finit par se retirer en son évêché natal avant de gagner l'Espagne où il s'exila, le temps que la révolution fut passée. Messire Kerauffray fut transféré en mai 1805 à la cure de Saint-Jouan-de-L'Isle, il y mourut en fonctions le 3 mars 1813.

 

 

 

 

Ci-dessus, signature de Yves-Denis de Kerauffray, alors en poste à Tréfumel.

 

D'après notes laissées par l'abbé Auguste Lemasson.

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Published by poudouvre
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