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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 16:46

 

 

 

Manoir de Kergoët avec sa porte ogivale XVIe et l'oratoire Saint Armel

 

 

Armoiries des possesseurs, de gauche à droite : de  Kergoët, de la Moussaye, Gouyon, Montbourcher, de Coigny, des Salles et de Saint-Pern

 

 

 

 

Ci-dessus, porte provenant de Kergoët, visible au bourg de St-Jouan-de-L'Isle

 

 

La terre de Kergoët noble de toute ancienneté, doit son nom à ses premiers possesseurs : les membres de la famille de Kergoët, alias de Cargouët, dont les armoiries étaient : Bandé d'or et de gueules de six pièces. L'héritière de cette maison transporta la terre dudit lieu Kergoët en épousant le chevalier Bertrand Ier de La Moussaye. Il ne semble pas que ce couple eut de postérité, en revanche, d'une seconde alliance avec Gillette de Rieux, trois fils virent le jour au foyer de Bertrand de la Moussaye, premier du nom. Bertrand de la Moussaye, seigneur de Kergoët s'éteignit en 1304 lors de l'expédition en Flandres où il accompagnait le duc de Bretagne Arthur II (voir ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 15 - Lieux des sépultures des souverains Bretons, page n° 5) . Vers 1320, la terre de Kergoët sise en la paroisse de Saint-Jouan de l'Isle est entre les mains de Bertrand de la Moussaye, deuxième du nom marié à Isabeau de Pleumaugat (voir histoire de Plumaugat : la période médiévale - les possesseurs de la Maison à Plumaugat). Leur fils cadet, Olivier de la Moussaye, fut lui même titré seigneur de Kergoët. Il fut tué à la bataille d'Auray en 1364. Dès lors la branche aînée de cette illustre famille recueilli cette terre, ainsi, Guillaume de la Moussaye, frère ainé dudit Olivier était il titré seigneur de la Moussaye et de Kergoët. Quelques générations plus tard, Edouard de la Moussaye, chevalier, sire de la Moussaye, de la Rivière, est donné chambellan sous le duc François Ier de Bretagne. Il apparaît dans les montres nobiliaires de la paroisse de Saint-Jouan l'an 1447, et il est précisé qu'il demeure Kergoët et dispose d'une métairie en la même paroisse.

 

 

Kergoët d'après plan napoléonien, lieu aux trois quarts cerné de douves

 

 

Le même endroit vu à travers la plume de Frotier de la Messelière

Le marquis Amaury V Gouyon, sieur de Kergoët

 

Son fils Amauri de la Moussaye que nous avons évoqué dans un précédent article (voir Amauri Ier de la Moussaye, chambellan) est aussi titré seigneur de Kergoët. Chambellan et grand veneur de Bretagne, il fut aussi garde de la cité de Dol et de Dinan, et l'un des généraux de François II, duc de Bretagne. Le dernier membre de la famille de la Moussaye a avoir disposé du titre de Kergoët fut Jacques de la Moussaye, tué très jeune dans un combat singulier. C'est Gillette de la Moussaye sa tante épouse du sieur Jacques Gouyon qui récolta son héritage et le transporta à sa descendance (voir Genealogie de la Maison des Gouyon pr M. Le Laboureur). Après Marie Gouyon, le seigneur de Kergoët fut son neveu René-Amaury de Montbourcher, marquis du Bordage, fils d'Elisabeth Gouyon et de René de Montbourcher. René-Amaury de Montbourcher, marquis du Bordage mourut célibataire en 1744, dans sa 73ème année, laissant la seigneurie de Kergoët à sa soeur Henriette de Montbourcher, femme du maréchal duc de Coigny ; cette dame la posséda jusqu'à sa mort, qui arriva en 1752 ; puis son fils, duc de Coigny, qui en hérita, la vendit à messire Jean-René des Salles en 1780 ; mais le marquis René-Célestin-Bertrand de Saint-Pern (voir La famille de Saint PernLe château de Couellan en Guitté)  l'acquit alors par retrait féodal. Il y avait à Kergoët une chapelle, qui était dédiée à saint Armel, ou au moins dans laquelle était une statue de ce saint, et dont il ne restait plus que des ruines en 1783. Quand elle fut détruite, l'on transporta cette statue dans la chapelle, dite de la Moussaye, de l'église de Saint-Jouan (voir L'église Saint-Jean Baptiste de Saint-Jouan-de-l'Isle). Les possesseurs  de Kergoët disposaient en cette église de droit d'enfeu, sans doute que ceux de la seigneurie de Saint-Jouan également, toutefois seuls les possesseurs de la seigneurie de L'Isle disposaient véritablement du droit de prééminence en cette église (voir La seigneurie de Saint-Jouan - La seigneurie de l'Isle près de Saint-Jouan.) le Les baptêmes furent faits dans la chapelle de Kergoët depuis le 15 septembre jusqu'au 17 octobre 1638, à cause de la peste qui régnait alors (voir Les croix plantées ici et là au cours des épidémies de peste...- Les épidémies, page n° 1 : la peste). Le marquis Amaury V (portrait ci-dessus) n'empêchait donc pas, quoiqu'il fût protestant, de pratiquer le culte catholique dans une chapelle qui lui appartenait

 

 

Armoiries Moussaye et devise de cette famille visibles dans l'église de Saint Jouan de L'Isle, les statues de Saint-Armel en cette même église (à gauche) et à Kergoët (à droite). Au centre, enfeu d'une des dames de Kergoët.

 

Merci à M. Perou de son accueil.

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Published by poudouvre
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