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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 13:17

 

 

 

 

 

Armoiries Volance,  Le Berruyer, Chérot, de la Plesse, Urvoit

 

L'histoire de la seigneurie de Saint-Mirel est lié à une famille noble  originaire de l'évêché de Saint Brieuc où elle vivait dès le XIIIe siècle : la famille Volance ; un certain Olivier Volance est cité en 1298 dans un partage de Geoffroi de Bréhan est regardé comme l'ancêtre des Maisons du Tertre-Volance (voir Actes divers touchant la paroisse de Plénée, page n° 17) et de Saint-Mirel ; cette famille Volance possédait entre autres la Coste en Maroué, le Tertre-Volance et Saint-Mirel en Plénée, et elle disposait pour armes « d'argent à sept molettes de sable disposées 3, 3 et 1 ».  On cite également Rolland Volance, qui est donné défaillant lors de la Revue des troupes de l'évêché de Saint-Brieuc en 1480. Aux aveux rendus à la juridiction royale de Jugon de 1494 1526 comparaît Jehan Volance, pour la terre noble de Saint-Mirel, en la paroisse de Plénée-Jugon. Ledit Jehan Volance, était fils de Margilie Sauvaget et de Jehan Volance. On trouve Amaury Volance écuyer, seigneur de Saint Mirel, qui épousa en 1546 Hélène de Saint Meloir, fille aînée de Jean de Saint Meloir, écuyer seigneur de la Colombière ; en 1556, un certain Maître Jean Volance, attaché à une étude notariale. L'héritière de l'endroit, Marguerite Volance de Plénée, qui disposait également de la terre du Tertre Volance et de la Barbottais en Plénée, épousa vers 1569, Jean Le Berruyer fils de Robin, seigneur de Coëbicor à Eréac. En 1691, la terre du Tertre Volance et de Saint-Mirel étaient entre les mains d’un certain Jean Le Berruyer (voir Quelques notes sur Coëbicor en Eréac, et sur ses possesseurs, page ° 1..). Marié avec Ursulle Le Bel de Penguily, il demeurait avec sa compagne sa maison de Saint-Mirel, tandis que la terre du Tertre-Volance était entre les mains de la famille de Trémaudan (voir La famille de Trémaudan). La famille Cherot posséda également l'endroit  au XVIIe siècle, Jacques Cherot sieur de Saint-Mirel épousa Claude Brousté, et leur fille Olive devint l'épouse en 1696 du sieur Jean Urvoit. Au cours du XVIIIe siècle, il est mention de la famille de la Plesse dont les armoiries étaient « d'azur à deux épées d'argent posées en sautoir ». François de la Plesse, naquit à Plénée le 10 avril 1716 de l’union de Maistre François de la Plesse, avocat à la Cour de Rennes et Demoiselle Jeanne Urvoit, Sieur et dame de Saint-Mirel. François-Marc de la Plesse était lui-même sénéchal de la Moussaye (voir L'épidémie de Plénée, page n° 3) et avocat au Parlement de Bretagne (voir Le Parlement de Bretagne en images), il était marié à Renée Lemoine dont il eut treize enfants, parmi eux citons : Marie-Anne de la Plesse née en 1747 à Plénée ; Vincent de la Plesse né en 1748 à Plénée ; Jean-Baptiste de la Plesse né en 1749 à Plénée, mort à Plénée en 1750; Renée-Claude de la Plesse née en 1750 à Plénée, morte à 6 semaines à Miliac en Sévignac ; Marie-Françoise de la Plesse né en 1752 à Plénée; Pierre-Julien de la Plesse né en 1753 à Plénée ; François-René de la Plesse né en 1754 à Plénée; Guillaume-Rolland de la Plesse né en 1756 à Plénée, mort au bourg de Sévignac en 1756; Renée-Guillemette de la Plesse née en 1757 à Plénée, morte en 1759 à Plénée ; Marie Ange de la Plesse née en 1758 à Plénée, mort à Quihériac en 1758; Françoise-Jullienne de la Plesse née en 1760 à Plénée; Claude François de la Plesse né en 1762 à Plénée ; Louis Amateur Plesse né en 1763 à Plénée. La famille Urvoy de Saint Mirel se retrouva en possession de cette terre ayant hérité de la famille de la Plesse. La famille Urvoy fut anoblie sous la Restauration, et portait pour armoiries : « d'azur à 3 molettes d'or ». Adrien-Marie-Joseph Urvoy de Saint-Mirel naquit à Dinan le 6 mars 1797, c'est lui qui fut anobli le 30 mars 1816 ; Marié avec Clémentine de Serizay de Grillemont, il s'éteignit à Dinan le 5 mai 1832.

 

 

 

L'endroit situé aux confins de Plénée et à quelques lieues du Gouray avait manifestement suscité convoitise au cours du Néolithique, si l'on en juge par la présence de deux menhirs (voir Le passé de Plénée Jugon, partie antique -I & II), et les traces d'un cromlech aux abords de la chapelle de Saint-Mirel. La seigneurie de Saint-Mirel ne disposait que du droit de basse-justice. Quant au manoir du lieu, il fut édifié au cours du XVIe siècle par la famille Volance. Le siège de cette seigneurie se présentait sous la forme d'un manoir à cour close, un double porche y donnant accès. Un colombier en torchis, au toit conique, occupait l'un des angles de la cour, et une tour aménagée en petit appareillage, hébergeait un escalier. Cette tour à présent en ruines jouxtait le grand porche. D'impressionnants murs d'enceinte sont encore visibles sur les arrières. Une première chapelle avait été fondée l'an 1668 par l'abbé Chérot, alors recteur de la paroisse alors désignée « Plenest ». L'édifice religieux fut fermé pendant la Révolution et ouvert de nouveau au culte le 25 vendémiaire an XIV. La chapelle de Saint-Mirel fut reconstruite par la famille Urvoy de Saint-Mirel, alors propriétaire des lieux. Bénite le 22 juillet 1899, l'édifice se présente sous la forme d'un plan rectangulaire avec chevet à pans coupés et renfermait une statue moderne de Sainte-Anne

Cette chapelle est cependant très abîmée, comme l'ensemble voisin, et a fait l'objet récemment d'une mise en vente. Le bénitier avait été arraché par une barre à mines. La chapelle de Saint-Mirel, légèrement en retrait du reste du domaine, se dresse à flan de coteau, près d'affleurements rocheux et d'un bosquet

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Published by poudouvre
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