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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 07:42

 

 

 

 

Dans le quotidien Ouest-France, en date du 29 septembre 2013, un article évoquait l'école communale de Trédias, et notamment l'un des instituteurs, voici un extrait de cet article : « Il est des enseignants qui marquent une vie. Joseph Lesage enseignant pendant la 2e guerre mondiale en fait partie. Certains de ses élèves ont gardé précieusement le journal de l'école -Au fil de la Rosette, où d'une écriture appliquée se racontait le quotidien. Joseph Lesage publia en 1951 « Vent de Nord'ée», ensemble de contes de notre bon vieux terroir. Il a aussi laissé quelques notes sur les chemins anciens parcourant la localité où il enseigna durant l'occupation. Voici quelques notes laissées par cet auteur (en rouge ajouts apportés). En quittant Saint-Georges, nous pénétrons sur le territoire de Trédias en traversant la Rosette -affluent de l'Arguenon (Rance), aussitôt après sur la gauche (Nord) prend un chemin large d'au moins quinze mètres qui y rejoint le Douet-Robert, puis, parallèle à la rivière, passant à gauche de la Douettée, arrive à Saint-Bry. C'est un vieux chemin à n'en pas douter, très tortueux (comme la rivière). La largeur varie. Sa direction est nettement S-N. St Bry est alors un carrefour important : -Route St-Georges St-Bry ; route St-Bry Kermelen la Picaudais ; route S-Bry Quenolen appelé Ancogan sur le cadastre de 1836 ; route St-Bry Rocherel Mégrit. Le chemin que nous appelons de St-Georges à St-Bry ne doit pas être romain. Voyons quels étaient les têtes de route, les buts de ces deux routes, car d'après ce qui précède, nous devons avoir à faire à deux routes différentes : celle du chemin du Roy (St-Thias, St-Georges, Ste-Urielle, St-Cado, celle de St-Bry, Couaclé par la Picautais. La première passe par au Sud de Trédias. La deuxième passe au Nord de Trédias. Trévédy appelle dont il parle « la route de Boquen à Léhon ». L'abbaye de Boquen se trouve à Plénée-Jugon. La voie de Corseul à Vannes passait un peu à l'Est de l'abbaye. Corseul-Vannes filerait direction Est, légèrement au Nord et y joindrait Léhon au Sud-Est de Dinan. Léhon, important carrefour de routes romaines : vers Avranches ; vers Fougères ; vers Rennes ; vers Nantes ; vers Lamballe par Corseul (voir le temple du Haut Bécherel à Corseul - Antiquités découvertes à Corseul, au temps de Fanum Martis - Sur une partie des traces du chemin de l'Etrat reliant Corseul à Vannes -période Gallo Romaine, page n° 2 -Fanum Martis - Inscriptions latines de Corseul (Côtes-du-Nord) par Jean Bousquet - La villa du Clos-Mulon à Corseul - Le quartier antique de Monterfil au bourg de Corseul ). Dans une étude sur « le temple et la chapelle de La Nouée en Yvignac », Monsieur Plessix signale : « Une voie traversière romaine à deux kilomètres et demi (à l'Est de La Nouée), signalée par M. de la Messelière, réunissait par Brusvily et Plumaudan, le Temple romain du Haut-Bécherel, à Lauganou au nord de Caulnes. C'était donc un raccourci de la voie de Corseul à Rieux et à Nantes par Léhon, Saint-Méen et Paimpont. 2° Le grand chemin de Broons à Dinan par Trémeur, Trédias, le nord du bois d'Yvignac (voir Balade touristique 2016 à Yvignac : le chemin des sept bornes), Brusvily (voir Les bornes de Brusvily) et Bobital frôlait le village du Haut La Nouée et le mettait à 11 kilomètres et demi de Dinan (voir période Gallo Romaine, page n° 7 -les voies antiques). 3° Enfin, à l'ouest, une bifurcation du chemin de Dinan, amorcée près de Trédias, gagnait par le prieuré de Saint-Georges et le village de Menubois en Trémeur, ensuite par un chemin suivant la route actuelle de Brest, une station d'origine nettement romaine, celle de Langouhèdre, sur la voie Corseul-Vannes. Hors, si de Langouhèdre (voir Langouhèdre au fil du temps............nous par traçons une ligne parfaitement droite passant par Langouhèdre, Mégrit, St-Bry, St-Méen (Kermehen en Trédias), Couaclé (en Yvignac),La Nouée (Basse), nous accordons à cette route Brusvily, Plumaudan, (Langouhèdre, station parfaitement romaine sur la ligne Corseul-Vannes (Plessis). Si nous essayons de tracer une ligne droite de la voie Corseul-Vannes (en passant de la jonction indiquée par Trévédy), nous coupons les communes de Sévignac (au Nord), de Trémeur (au Nord), nous passons au Sud du chemin du Roi, et de Saint-Georges, nous arrivons à Mégrit (près de Saint-Bry) et de St-Georges, nous arrivons à Mégrit, puis à Languédias, Trébédan, Bobital, Léhon. Et nous ne trouvons pas sur cette deuxième ligne Trédias (puisque seul Trédias nous intéresse. La ligne tracée coupant le Nord de la commune. Le mot « chaussée » a été employé en parlant de la route de Trédias -Saint-Georges. Il est employé dans l'acte de Charles de Blois (1346), cité au début de cette étude. L'abbé Lesage dit : « Il existait un moulin à eau auprès de la chaussée de Trédias en 1249. Lobineau cité par Trédy a vu les vestiges de ce chemin au prieuré de St-Georges. (Hist. De Bret.). Vestiges ? Qu'est-ce-à-dire ? Pavés, peut être. Au Nord de Trédias la route serait au lieu, celle de St-Bry, Kermehen, Villeneuve, en passant par St-Meen, la Picaudais, que mentionnait l'Abbé Lesage dans son conte « les landes de la Picaudais ». Ou bien celle de St-Bry, Quemehen, le Chesnay, les Hautes Croix, Plumaudan, que le cadastre nomme voie antique de Mégrit à Plumaudan.

 

 

 

Carte dessinée par M. Joseph Lesage

 

Elles sont à peu près parallèles. Elles ont toutes ds parties larges, d'autres étroites. Entre Kemehen et la fontaine St-Méen, en arracha des saules au lieu-dit la Saulais, on a découvert dans les saules des grands pavés. On les a utilisés pour faire les fondations de la route. Un de ces pavés est resté près de la fontaine, dans le pré ; il a environ cinquante centimètres de côté et quinze cm d'épaisseur, à la surface un peu arrondie. De plus, entre la croix des Quatre Vaulx (sur la route Trédias-Languédias actuelle) et Tréméhen, il y eut un endroit pavé à fleur de terre. De plus, près de ce chemin qui devient étroit par endroits, aux environs de Couaclé se trouve, le lieu dit « la Rue Conard ou Cosnard ». On m'a dit qu'autrefois ce chemin s'appelait le Chemin Pavé. Le long de ce chemin, aux environs de Dinametz, Quatre-Vaulx, Kermehen, se trouvent des champs appelés : « sous la ville (a-805), sous la grand-ville (a-1087), et près la ville (a-1017) (carte ci-dessous).

 

 

 

 

Le jardin de la Chaussée (a-1268) et le Clos Grée -lieux-dits indiquant une route romaine. De plus, nous avons tout lieu de croire que ce fut dans ce coin de Kermehen, La Chapelle, Dinametz, que ce concentrait dans l'antiquité, l'activité de la paroisse. Découverte à Dinametz d'un tombeau ancien contenant des pierres polies (voir rapport de l'Abbé Lesage : « Auprès du village de Dinanmets (voir Les "trouvailles" d'un cultivateur de Dinametz à Trédias), se trouve un terrain sec, aride, couvert de bruyères et environné de ravins profonds. En 1834, en voulant y construire un moulin à vent, on découvrit un tombeau antique.L'ouverture,faite en maçonnerie, ressemblait à la bouche d'un four. Les murs étaient formés par de grandes pierres plates placées debout, et la toiture n'était autre chose qu'une grande pierre moussue qu'on prenait pour la pointe d'un rocher. L'intérieur de la pièce, qui représentait un carré d'environ huit pieds, renfermait une pierre de granit travaillée cette pierre mesurait deux mètres de longueur, un mètre de largeur et un mètre de hauteur. On trouva aussi des ossements noircis et couverts de mousse, deux ou trois couteaux de pierre et les restes d'un collier le tombeau renfermait aussi quelques restes de poterie et de Ia vase. On lisait quelque chose sur la pierre qui recouvrait le monument. Ce tombeau gaulois ou romain fut aussitôt dévasté que découvert, et aujourd'hui il n'en reste plus rien». Découverte dans cette région de scorie cataboliche (certaines scories contenant du plomb).

Trévédy au sujet de l'itinéraire emprunté par le pèlerinage du Tro-Breiz : « le voyageur parti de Dinan pour Vannes est loin de la ligne directe quand il est à Corseul et surtout à Guer. Pour le maintenir dans la direction exacte de Vannes, il faudrait une voie entre les deux que nous venon; d'indiquer; c'est-à-dire allant de l'Est à l'Ouest. Elle existait. Cest la voie signalée dans l'acte de 1340, et que Lobineau a vue près de Saint-Georges,en Trédias. Elle apparaît comme une voie de Jonction entre les deux autres ; menée en ligne droite de Lehon par Trédias, elle devait rejoindre la voie de Corseul au-delà de Sévignac (voir Les fundis dans la Gaule romaine) ».

 

 

 

 

Ancien chemin à Kerméhen

 

Précisément, lors d'une prospection aérienne, le Centre Archéologique d'Alet a découvert en 1982 au Quatre Vaulx deux groupes de traces orthogonales mentionnés par L. Andlauer, et en 1999, Catherine Bizien-Jaglin, a vu des traces orthogonales de même orientation, à l'Est dont la surface totale est de 550m x 300m. A Kerméhen, en 1989, puis en 1997 et 1999, M. Langouët et C. Bizien-Jaglin ont observé sur une surface de 350m x 250m, des enclos à dominante rectiligne, notamment un enclos quadrangulaire à triples enceintes et un autre quadrangulaire. Au Chesnay, en 1995, C. Bizien-Jaglin a vu un angle d'enclos rectilinéaire (100 m x 75 m)

 

 

 

 

Ci dessus le plan de Trédias avec sites soulignés d'une étoile comme ayant révélés des traces relevées par le Centre Archéologique d'Alet. (voir La fontaine romaine de la Marche à Trédias - le site défensif de Rocherel à Trédias) Merci à Serge. 

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Published by poudouvre
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