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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 14:25

 

Nous nous intéresserons à présent à cet endroit nommé les Salles à Sévignac. Ainsi que nous l'avions vu au précédent article, une famille aristocratique bretonne avait emprunté ce nom, qui, selon Pol Potier de Courcy viendrait de ce lieu situé à à peine deux kilomètres au nord du bourg de Sévignac, près de ce carrefour conduisant vers Dolo-Jugon, ou vers Trédias. Ce carrefour est toujours désigné par les habitués la Croix Agan, -famille à laquelle nous nous sommes intéressé à travers ce dossier (voir La famille Egant de Mégrit). Près de l'endroit, deux rabines splendides desservent la Ville-es-Blancs, lieu noble de toute ancienneté. Ce lieu-dit les Salles ne présente aucun intérêt particulier : les bâtiments qu'on peut y contempler sont récents, et se compose, à savoir d'une longère XXe devant laquelle se dresse une bâtisse encore plus récente. Pourtant, en consultant les Réformations nobiliaires de la paroisse de Sévignac au cours du XVe siècle, on parle de la famille de Trémerreuc à laquelle nous avons consacré un article (voir Recherches sur la famille de Trémereuc ar M. Brisebarre). En évoquant le carrefour dit de la Ville-Agan, c'est la route conduisant à Trédias, avec le proche hameau des Aulnais, que l'on découvre près de la première maison du village ce chemin, qui conduisait en d'autres temps au manoir des Salles.

 

 

 

Le chemin conduisant au lieu disparu

 

 

Les témoignages des plus anciens habitants ne donnent guère de précieux renseignements, sinon, que le fermier des Salles avait au début des années cinquante procédé au réaménagement des terres sur lesquelles reposait le manoir. Une partie des douves disparurent, on observe encore quelques restes, mais plus rien du bâti, une peupleraie a depuis été plantée là au bord de la rivière Rosaie. Dans l'acte mentionné ci-dessous, est signalée une pièce de terre appelée le clos Rond, pourrait être un indice sur la présence d'une défense castrale à l'origine de cette seigneurie disparue.

 

 

 

 

Les douves des Salles

 

Lors de la Réformation nobiliaire en date du mois d'août 1475, les commissaires chargés de relever les lieux nobles, savoir les dits Henry de Queblen, auditeur des comptes, et Bertrand Duval, maître des comtes, évoquaient Guillaume de Tremereuc, noble homme, aux Salles, lieu noble et exempt, y a un métayer. 

 

 

Nulle mention quant à la manière dont cette Maison de Trémereuc s'est retrouvée en possession de la terre des Salles à Sévignac. Sans doute par alliance. Dans un vieux chartier, un dénommé Jouhier, habitant de Sévignac, est donné exploitant d'une pièce de terre, à Guillaume de Tremereuc. La pièce de terre vendue est appelée « Le Bois-Hamon », située dans la paroisse de Sévignac, au village de « Budalain » -A présent Badalin. Marguerite de Trémereuc, membre de cette famille présente aux Salles, épousa Guillaume de Broon, premier du nom, seigneur de Brondineuf. Jean de Broon, leur fils est donné dans la revue nibiliaire de 1415 seigneur des Aulnais à Sévignac. Sans nul doute que l'endroit, voisin des Salles aura été transmis aux possesseurs de Brondineuf grâce à cette alliance (voir La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 1), les Trémereuc disposait certainement antérieurement des Salles et des Aulnais. Un acte du 7 septembre 1623 mentionne écuyer François Leborgne, Sieur des Salles. Cette famille Leborgne était connue en cette paroisse de Sévignac où elle disposait d'un fief, y étant mentionnée dès 1475 à travers deux de ses représentants : Roland le Borgne, noble home. Et Pier(r)e le Borgne. Au cours du XVIIe siècle, elle était encoe présente à Millia, même paroisse de Sévignac, cette terre de Millia alors entre les mains de la famille Bardoul passa par l'alliance aux Leborgne ; Gillette Bardoul fille de Charles Bardoul et de Louise Martin, épousa Christophe Le Borgne, Sieur de la Maison Neuve. De leur union naquirent sept enfants dont François Le Borgne, baptisé le 1634. Acte ci-dessous

 

 


 

Guy Feré, Sieur des Salles est donné témoin lors du décès de Renée Gours, dame de la Ville-Bargouët à Sévignac le 31 décembre 1680, dans un acte de baptême du 20 janvier 1686 à Sévignac, Prudence Ferré est marraine, elle est titrée Delle des Salles. La Ville-es-Blancs, est-il besoin de le rappeler voisinait avec les Salles (voir Les possesseurs de la Ville-es-Blancs en Sévignac, page n° 3).

 

 

 

 

Un livre de compte, daté de 1758, mentionne  « Quantité au pré des Salles contenant soixante dix cordes, joignant du bout vers occident au pont des Salles et de toutes autres parts à terre dépendant de la Métairie des Salles sur lequel est deub cinq sols monnois. Autre pièce de terre appelée le clos Rond, contenant deux journaux dix cordes, joignant de l’orient au chemin qui conduit du bourg de Sévignac aux Aulnays du midy, au clos de la Croix, appartenant audit seigneur de Saint-Riveul, d’occident à l’ancien Bois des Salles, et du nord à la pièce des Hautes Salles, un petit chemin entre… ». Ledit seigneur de Saint-Riveul n'est autre que messire du Rocher (voir La seigneurie de Saint Riveul en Plénée Jugon par Joseph Janvier)

 

 

Les Salles avec armoiries des possesseurs -de gauche à droite: 

 de Trémereuc, Le Borgne, Ferré et du Rocher

 

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Published by poudouvre
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