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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 05:42

 

La famille des Salles, selon Pol Potier de Courcy, paraît avoir pris on nom de la terre des Salles, possédée au XVe siècle par la famille de Trémerreuc. Cette famille disposait pour armoiries : « D'azur à trois roses d'argent, au chef cousu de gueules chargé de trois bandes d'or ». Philipot des Salles, archer de la compagnie de Olivier de Montauban, dans une montre de 1356, épouse Jeanne, dame des Rosais ; Jean des Salles, prête serment au duc, entre les nobles de Saint-Malo en 1437. Pourtant, dans son ouvrage « l'Ouest aux Croisades », M. H. de Fourmont évoque la paroisse de Gaël, comme berceau de cette maison des Salles. Monsieur de Mailhol adhère également à cette thèse dans son Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse.

 

 

 

 

Ainsi, s'exprimant au sujet de la Xlle Croisade, M. H. de Fourmont écrivait : « -Dans la première édition de son Nobiliaire, M. de Courcy attribue aux seigneurs des Rosais Henri des Salles, croisé en 1248 ; dans la nouvelle, il met ce même croisé sous le nom et les armes des seigneurs de Sérent, sans doute parce que les bezans qui se trouvent dans leur bla3on sont une preuve de captivité en Terre-Sainte, puis de rachat (Anselme, Palais de l'honneur, p. 17). Roger, (La France aux Crois., p. 20 ), donne au croisé susdit le prénom de Raymond, et cite un titre daté de Saint-Jean-d'Acre, 1250, titre qui probablement fait partie de la collection Courtois. Quoiqu'il en soit, il nous semble hors de doute que les deux familles dont nous parlons, sont issues de la même souche. Ici se trouve ce qui sert de base aux généalogistes pour affirmer la parenté originelle des familles : l'identité de nom et d'armes. Les seigneurs de Sérent portent : d'azur à neuf bezans d'or, au chef de gueules, chargé de trois plates ou cuirasses d'argent, et ceux des Rosais : d'azur à trois roses d'argent, au chef cousu de gueules, chargé de trois bandes d'or. En comparant ces deux écus, on reconnaît sans peine qu'ils ne diffèrent que par des brisures. » Et il pousuivait : « Origine. -Tout nous porte donc à croire qu'à une époque reculée, il n'y avait, en Bretagne, qu'une seule maison noble de Sales ou des Salles et que cette maison existait en Gaël, divisée en plusieurs rameaux, possessionnée de riches domaines, savoir : Maison des Rosais, noble de nom et d'armes, ancienne, appartenant à Gilles des Salles ; item, une maison nommée le Bas-Harain, noble d'ancienneté ; une terre et hebergement nommés la Bocherais à Ywn des Salles, fils aîné principal ; la maison noble de la Gallonays , que tient Jean des Salles ; la maison de la Ville-Morfouace , appartenant à noble ecuyer, Guillaume des Salles ; la maison de la Cornillière, anciennement noble et sortie de lieu noble, appartenant aux enfants mineurs de Gilles des Salles, de la paroisse de Sérent, etc., etc. (Ancienne réformation, évêcMde Saint-Malo, par. De Gaël. Mss. de la Bibl. de Nantes.) Services dans la carrière des armes. -Une autre preuve de l'ancienneté de cette famille, c'est que plusieurs de ses membres figurent dans la chanson de geste d'Alexandre-le-Grand, épopée romane du XIIe siècle. Les auteurs de l'Alexandriade, Lambert li Cort et Alexandre de Bernay, n'y ont mis en scène que les maisons renommées à l'époque où ils écrivaient. Dans leur pensée, les compagnons d'armes du héros macédonien, en Orient, n'étaient que ceux de Godefroy de Bouillon, de Philippe-Auguste et de saint Louis. -Viennent ensuite le croisé nommé ci-dessus, puis Philippot, archer de la compagnie d'Olivier de Montauban, dans une montre de 1356 (D. Mor., Pr., t. i, col. 1505) ; -Roland, à la monstre du sire de Bieuxpour le recouvrement de la personne du duc (D. Lob., Pr., col. 938); -Philippe, au nombre des gens de la retenue du mareschal (id. ibid., col. 966), puis des gens destinés pour accompagner Richard de Bretagne en France (id. ibid. , col. 969) ; -Richard, l'un de ceux que monseigneur le comte de Richemont a menez avec luy à son voiage d'Angiers, par devers le roy (ibid., col. 998) ; -Philippot et Jean des Salles, qui jurent fidélité au duc, en 1437, avec les chevaliers et escuyers de l'évesché de Saint-Malo (ibid., col. 1615) ; -Charles, à la monstre tenue à Ancenis par Thomas Kerazret, prevost des mareschaux, le 13 juillet 1474 (ibid., col. 1343) ; -le même personnage est délégué par le duc, en 1477, pour visiter les reparations à faire à Ancenis (ibid., col. 1371) ; -Raymond, l'un des cinquante hommes d'armes de la garde du duc, en 1481 (D. Mor., Pr., t. m, col. 388;) -Perret, homme d'armes, à la monstre et revue faicte à Saint-Malo le 22 août 1488 (ibid. , col. 591) ; -Gilles, qu'on trouve au ban et à l'arrière-ban de l'évêché de Saint-Malo, en 1560 (ibid., col. 1360) ; -N. des Salles, seigneur du Coudray, siégea dans l'ordre de la noblesse aux assises des Etats-généraux de Bretagne, tenus en 1746; un autre des Salles, également seigneur du Coudray, protesta, ainsi que son fils, seigneur de la Corbinaye, avec les gentilshommes bretons, en 1788. Il disparut dans la tourmente révolutionnaire, frappé à Bescherel en une rencontre avec les bleus. Son fils n'eut pas un meilleur sort, il fut une des nombreuses victimes qui succombèrent à Quiberon. »

 

 

Aux comparants des anciennes Réformation, figure en 1440 pour la paroisse de Gaël : Guillaume des Salles a un métayer à la Faedoumière et y a un métayer ; parmi les lieux nobles de cette paroisse de Gaël l'an 1513 figure le manoir de la Rosays, appartenant à Gilles des Salles, mineur. Cette famille des Salles disposait également des terres du Plessix-Morvan et de la Galonnais.

 

 

 

 

 

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Published by poudouvre
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