Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 19:36

 

 

Henry de Pledran, Ier du nom, Sr de Pledran, naquit au début du treizième siècle, et d'une union méconnue eut pour fils Henry II qui suit ;

 

Henry de Pledran, IIe du nom, Sr de Pledran, père de Henry IIIe du nom

 

Henry de Pledran, IIIe du nom, Sr de Pledran, de la Ville-Heliou et de la Ville-Madiou, de Saint-Melaine de Lanjouan, fils de Henry II, fut marié du vivant de son père Henry avec Alix du Mottay, soeur de Guillaume, Sr du Mottay, par contrat de mariage du Lundi après la Nativité N. D. Vierge l'an 1295, en présence de noble et puissant Guillaume du Chastellier, vicomte de Pomerith, chevalier, dont :

 

 

Guillaume de Pledran, duquel il sera parlé cy-après.

 

 

Alain de Pledran, mentionné en acte de 1330.

 

 

Aliette de Pledran, mariée avec noble escuier Eonnet Dollou, fils d'Eon Dollou, l'an 1332.

 

 

Plesou de Pledran, mariée l'an 1337 avec noble escuier Pierre de Cran, duquel eut Janne de Cran, femme d'Olivier du Besso.

 

 

Janne de Pledran et Amice de Pledran à laquelle son frère Guillaume bailla son partage en 1333.

 

 

Messire Guillaume de Pledran, chevalier, Sr de Pledran de la Ville-Heliou et de la Ville-Madiou, fils aisné de Henry IIIe du nom et d'Alix du Mottay, fut né l'an 1296, succéda à son père, décédé en l'an 1326, et fut tué au siège de la Roche-Derrien,le 20 juin 1347. Il avait eu pour femme et légitime espouze Mahaut du Chastellier, fille de Raoul du Chastellier (voir La famille du Chastelier en Eréac) et de Mahaut de Plouer, dont :

 

 

Henry, qui suit.

 

 

Guillaume de Pledran prit les armes et mourut avant son aisné.

 

 

Jean de Pledran, dont il sera parlé.

 

 

Olivier, Perrot, Geoffroi et Mahaud de Pledran.

 

 

Messire Henry de Pledran, chevalier, IVe du nom, Sr des dits lieux, fils aisné de Guillaume de Pledran et de Mahaud du Chastellier, suivit aussi le parti du dit Charles de Blois et fut député avec les seigneurs Jean de Beaumanoir, Martin de Frohiers, Yvon Charruel, le cheualier de Penhouet, Geoffroy de Dinan, Pierre du Bois-Boissel, Bertrand de Saint-Pern et Bertrand du Guesclin, pour aller en Angleterre vers le roy Edouard pour traiter de la déliurance de Charles de Blois. S'embarquèrent au port de Blanouet (Plancouet), l'an 1350. Estant de retour d'Angleterre une querelle particulière (s'éleva) entre les dits chevaliers quoi qu'ils fussent du même parti, Pierre du Bois-Boissel et Henry de Pledran lequel, pour se prévaloir de son ennemy, se saisit de l'église cathédrale, tour, manoir épiscopal et forteresse de Saint-Brieuc, aïant avec luy Guillaume, Jan, Olivier, Perrot et Geffroy de Pledran ses frères, Olivier et Marc les Jonquiz, Guillaume de Broon, Alain le Seneschal, Alain de la Hossais, Alain de Plouin, Geffroy le Nevou, Guillaume du Buchon, Thomas de Pledran, Guillemet de Hillion, Estienne (?) de la Noue. Raoul de la Flèche était évêque de Saint-Brieuc en 1337. Sous son épiscopat et celui de son successeur, la ville de Saint-Brieuc eut beaucoup à souffrir à l'occasion des guerres survenues, entre les maisons de Blois et de Montfort, pour la succession au Duché de Bretagne. « A ces funestes divisions se joignit la querelle particulière qui s'éleva alors entre deux puissants chevaliers qui, quoique du même parti, eurent ensemble les altercations les plus vives. C'étaient Pierre du Boisbouëssel et Henri de Pledran. Ce dernier, aidé de ses amis se saisit de l'église cathédrale, tour, manoir épiscopal et forteresse de Saint-Brieuc ; mit des impositions sur les vassaux de l'évêque et du chapitre, usurpa leur juridiction ; jouit de leurs revenus; prit et fit prisonniers les chanoines; pilla leurs biens ; détruisit et démolit leurs maisons et leur fist beaucoup d'autres mauvais traitements.

 

Raoul de la Flèche eut recours aux armes que lui fournissait son ministère ; il lança des excommunications contre Pledran et ses adhérents. Mais il ne vit point la fin de ces troubles et mourut le 17 mars 1351, selon du Paz. Il eut pour successeur : Guy de Montfort, de l'illustre maison des comtes de Montfort, en l'évesché de Saint-Malo. Ce prélat crut que les voies de la douceur seraient plus propices à rétablir la paix et à faire cesser les hostilités qui désolaient sa ville épiscopale. C'est pourquoi il leva l'excommunication lancée par son prédécesseur coutre Henri de Pledran et l'établit même et institua capitaine de la dite tour manoir et forteresse de Saint-Brieuc par lettres de l'an 1353 « Die Mercurii post festum beatae Luciae virginis. » Les troubles ne finirent point pour cela. Les partisans de Pierre du Boisbouëssel trouvèrent le moyen de surprendre la tour et de s'en rendre maîtres. Henri de Pledran voulut la reprendre. Il y eut un combat très vif entre les deux partis pendant lequel le feu prit à la tour et à l'Eglise de manière qu'elle fust incontinent arse et bruslée ainsi fût la tour et le manoir episcopal ensemble les biens meubles tant de l'evesque, les chanoines, capitaine et ses adhérents que des citoyens qui les y avaient portés comme on fait en temps de guerre. Henri de Pledran et les siens repoussèrentleurs ennemis et demeurèrent maîtres de la place, du moins de ce qui était échappé aux flammes. « L'évêque et les chanoines, fort fâchés de ce qui venait de se passer, voulurent ôter à Henri de Pledran le commandement qu'il venait de recevoir mais, comme cela n'était pas facile à faire, ils eurent recours à Charles de Blois et lui envoyèrent des députés pour cela. Ce prince accommoda cette affaire comme il se voit par ces lettres patentes du 7 décembre 1354, par lesquelles il est dit que le dit Pledran remettra entre les mains du dit Monsour Charles de Blois l'esglise et la tour d'icelle et le manoir épiscopal pour estre rendu à l'evesque et aux chanoines de Saint-Brieuc, à condition cependant qu'ils ne pourraient en confier la garde au dit Monsour Pierre dix Boisbouessel, tandis que dureraient les discussions et différends qui estaient entre luy et Henry de Pledran. (Fragments inédits de du Paz. Revue historique de l'Ouest. Publié par A. de la Villerabel. A travers le vieux Saint-Brieuc, p. 6 .) Comment que Henri de Pledran principal heritier de feu Monsieur Henri de Pledran & cause ayant de Jehan de Pledran eust fait mettre arrest fur les biens meubles, qui autrefois furent la possession & saisine de noble Dame Catherine de Leon, qui fut femme épouse dudit feu M. Henri, parce que celi Henri disoit envers Monsieur Guillaume de Leon héritier principal de la dite Dame Catherine que au tresois d'une part , & ledit Henri de Pledran principal héritier du dit Monsieur Henri & cause ayant du dit Jehan de Pledran, comme dit est, d'autrè partie, avoit esté fait certaine composition furie fait des biens meubles de la succession du dit feu Monsieur Henri, par laquelle accordance celle Dame Catherine avoit promis payer l'obit & obseque dû dit Henri son mari, accomplir son testament & payer les dettes selon la teneur des lettres de ce faisant mention en datte du 6. Fevrier 1397. Et le dit Monsieur Guill. de Leon, héritier principal de la dite Catherine, disant que par voie d'arrest ne pouvoir venir, & que c'estoit une action personnelle j eù y avoit evocation de personne, & n'estoit pas cause qu'il empeschast de Venir à la possession des biens. . . : Accordé que le dit Monsieur Guillaume peut & doit jouir de tous les biens meubles de la succession de la dite Dame Catherine, parce qu'il s'est obligé de payer les dettes & autres choses » en quoy cette Dame estoit tenue .... Donné tesmoin le seel establi aux Contrats de la Cour de Quintin avec les seel» de Jehan du Houlle & du dit Henri le 2 5 . Aoust l'an 1399. Titre de Blein, scellé dun sceau chargé de sept macles, qui est de Plédran. 

Jean de Plédran, Abbé de Sainte-Croix de Guingamp, transigea, le 6 février 1397, avec Catherine de Léon, veuve de Henri de Plédran son frère, pour son douaire.La famille de Plédran comptait également parmi ses membres : Mathurin de Plédran, évêque de Dol en 1504 et Jean de Plédran, Conseiller aux Grands Jours, et président aux comptes en 1537. La Branche aînée fondue dans Chapelle des Beuves, d'où la vicomté de Plédran et Pirvit passa successivement aux Beaumanoir, Coëtquen, de Louët, du Harlay, Montmorency-Luxembourg, et Potier de Gesves

 

(Dom Morice. Mém. généalogiques. Bibl. nationale. F. fr. 22.350.)

 

Mathurin de Plédran, doyen de Nantes, recteur des églises paroissiales de Saint-Denis de cette ville, de Saint-Sébastien et de Guémené-Painfaut, même diocèse, dont il conserve les cures jusqu'à sa mort, est nommé évéque de Dol en 1505, fait imprimer un nouveau Bréviaire en 1507, et meurt en 1523. On voit son portrait dans la chapelle de Saint-Hervé de l'église cathédrale de Nantes.

La pièce suivante, lue à la séance du 30 janvier 1872, est la Bulle d'institution, en cours de Rome, de Jehan de Plédran, plus tard chanoine de la Collégiale de Notre-Dame, doyen de Nantes, conseiller aux grands jours, président à la Chambre des Comptes de Bretagne en 1537, et frère de Mathurin de Plédran, mort évêque de Dol en 1521. Ce titre, faisant partie des archives de l'évêché, nous avait été confié par M8’ Fournier, pour en donner communication à la société. L'église de Saint-Nicolas, d'abord située dans un faubourg, fut enfin comprise dans la ville, lorsqu'en 1227, le duc Pierre Mauclerc augmente l'étendue de sa capitale en élargissant l'enceinte des fortifications. La paroisse, moins ancienne, pensons nous, que celles de Saint-Similien, Saint-Donation, etc. .. a toujours été l'une des plus peuplées de la cité, en raison de son extension sur le quartier commercial de la Fosse. Il existe une liste, assez complète,de ses marguilliers, remontant à la seconde moitié du XIVe siècle. Ses registres de baptêmes, parfaitement tenus, datent de 1467, et contiennent d'intéressantes mentions historiques, dont nous citerons au hasard celle ci-dessous, ayant trait au séjour d’Anne de Bretagne à Nantes en 1505. Malheureusement la date du jour et du mois manque ; mais c’est entre le  26 juin et le 10 juillet. die, auctoritate apostolicâ processionc factâ et solemnitate ut in feslo sacramenti Aitaris, et remissio omnium peccatorum dicenti quinqnies, Pater noster, Ave Maria ,- Regina Anna Fran corum et Britannorum ducissa, presens et in processione in ecclesiam sancti Nicolay.

 

« Julius Episcopus, Servus Servorum Dei, dilecto filio Johanni de Pledran, rectori parroehialis ecclesie sancti Nicolai Nanne tensis, Bacallario in deeretis , Salutcm et Apostolicam benedic tionem. Rationi congruit et convenit honestati, ut ce que de Romani pontificis gratia processerunt licet eius superveniente obitu litterc apostolice super illic confecte non fuerint suum sorciantur effectum. Dudum siquidem felicis recordationis Alexandér papa Vl, predecessor noster, omnia beneficia eccle siastica cum cura et sine cura apud sedem apostolicam tunc vacantia et in antea vacatura, collationi et dispositioni sue rescr vavit decernere ex tunc irritum et mane si fecire super hyc a quoqua quavis auctoritate scientcr vel ignoranter conlingcret uttemptari. Et deiude parrochiali ecclesia sancti Nicolai Nunne tensis, per liberam resignationem dilecti filii Oliverii Cadoret , tune ipsius ecclesie rectoris, de illa quam tune obtiuebat dilec tum filium Magistrum Thomam Begis cauouicum Redonense scriptorem et familiarem nostrum, tune suum procuratorem, ad id ab eo specialiter coustitutum in manibus dieti Alexundri prede cessoris sponte factam , et per eundem Alexandrum predecesso rem admissam apud sedem eandem vacantem , et de qua nullus præter eundem predecessorem ea vice disponere potuerat sive poterat, reservatioue et decreto obsistentibus supradictis, prel‘u tus Alexander predecessor volenstibi apud se de litterarum sciencia ac morum honestate aliisque laudabilibus probitatis et virtutum meritis multiplicitcr commendatur, horum intuitu gratiam facere, teque a quibusvis excommunicationis suspensionis et iuterdicti ac aliis ecclesiasticis sententiis censuris et penisa iure vel ab homine quavis occasioue vel causa latis si quibusdam quomodo libet iunodatur existebas ad infrascriptorum duntaxat eonsequendum effectum absolvens et absolutum fore censens , necnon omnia et singula beneficia ecclesiastica cum cum et sine cura que otiam ex quibusvis apostolicis dispeusationibus obtincbus et cxpectabas ac in quibus et ad que ius tibi quomodolibet competebat quecunque quotcunque et qualiacuuque essent , eorumque fructuum reddituum et proventuum veros aunuos valorcs ac huius modi dispensationum tenores pro expressis habens sub datum videlicet quarto decimo kalendurum maii pon tificatus sui anuo undecimo , ecciesiam prediclam cuius fructus rodditus et proveutus centum ct vigintiquiuque librarum Turo nensium parvorum, secundum commuuem extimationem valorem anuuum ut asserebas non excedebaut, sive premisso sive alio quovismodo aut ex allerius cuiuscunque persona seu per ‘simi lem resiguationem dicti Oliverii vel cuiusvis alterius de illa in Romana curia vel extra oam, etiam coram notario puhlico et testibus sponte faetam, aut constitutionem pie memorie Johannis pape XXIJ etiam predecessoris nostri que incipit Eæecrabilis, velassecutionem alterius beneficii ecclesiastici quavis auctoritate collati vacaret etiam si tanto tempore vacavisset quod eius col latio juxta Lateranensis statuta consilii ad sedem predic tam legitime devoluta. ipsamque ecclesiam dispositioni apos tolice spccialiter vel alias generaliter reservata existeret super ea quoque inter aliquos lis cuius statum haberi voluit etiam pro expresse peuderet indecisa, dummodo eius dispositio ad eundem Alexandrum predecessorem ea iure pertineret cum omnibus iuribus et pertinenciis suis apostolica tibi auctoritate contulit et de illa etiam providit decernens prout erat irritum et mane si serus super hyc a quoquam quavis auctoritate scienter vel ignoranter attemptatum forsan erat ea tenus vel imposterum contingeret at temptari. Non obstantibus recolende memorie Bonil‘acii pape Vlll, similiter predecessoris nostri et aliis apostolicis constitutio nibus contrariis quibuscunque. Aut si aliqui super provisionibus sibi faciendis de huiusmodi vel aliis beneficiis ecclesiasticis in illis partibus speciales vel gcnerales dicte sedis vel legatorum ejus litteras impetrassent, etiam si pereas ad inhibitionem reser vationem et decretum vel alias quomodolihet esset processum, quibus omnibus prefatus Alexauder predecessor noster in asse cutione dicte ecclesie voluit anteferri sed nullum per hoc eis quod assecutionem beneticiorum aliorum preiudicium ‘generari. Seu si venerabili fratri nostro Episcopo Nannetensi vel quibusvis aliis communiter vel divisim ab eadem esset sede indultum, quod ad receptionem vel provisionem alicuius minime tenerentur et ad id compelli non possent quodque de huiusmodi vcl aliis be neficiis ecclesiasticis ad eorum collationem provisionem presen tationem seu quamvis aliam dispositionem coniunctim vel sepa ratim spectantibus nulli valeret provideri per litteras apostolicas non facientes plenam et expressam ac de verbo ad verbum de indulto huiusmodi mentionem et qualibet alia dicte sedis indul gentia generali vel speciali cuiuscunque teneris existeret per quam ipsius Alexandri predecessoris litteris si super hoc confecte fuissent non expressam vel totaliter non insertam effectus huiusmodi gratie impediri valeret quomodolibet vel differri et de qua eiusque toto tcnore habenda esset in eisdem litteris mentio specialis. Ne autem de absolutione collatione provisione decreto et voluntate predictis eo quod super illis ipsius Alexandri pre decessoris, eius superveniente obitu, littere confccte non t‘uerunt valent quomodo libet hesitari, tuque illarum frustreris etfectu, no lumus et apostoliea auctoritate decernimus quod absolutio col latio provisio decretum et voluntas Alexandri predecessoris, huiusmodi perinde a dicta die quarto decimo kalendarum maij suum sorciantur etfectum , ac se super illis ipsius Alexandri pre decessoris littere sub ciusdcm diei date confecte fuissent prout superius enarratur, quodque presente littere ad probandum plene absolutionem collationem provisionem decretum et voluntatem Alexandri predecessoris huiusmodi ubique sufficiant nec ad id alterius probatione admiuiculum requiratur. Nulli ergo omnino homini liceat hanc paginam nostre voluntatis et constitutionis infringere, vel ci ausu temerario contraire. Si quis autem hoc attemptare presumpserit, indignationem omnipotentis Dci ac heatorum Petri et Pauli Apostolorum eius se noverit incursurum. Datum Rome, apud Sanctum Petrum , anno incarnationis domi nice millesimo quingentesimo tertio , scxto kalendarum dcccm bris, Pontificatus nostri anno primo. » Signe  E. DE VALEREN. Expedita pridie novembris, anno primo. V. de Phano, etc..... » Au dos est écrit : Balla provisionis Domini Jobannis de Pledran

En 1423, Jeanne de Malestroit, et Henri de Plédran, son mari, avaient, comme leurs prédécesseurs, leurs sépultures à la cathédrale St-Guillaume de Saint-Brieuc. En 1517, Jean de la Chapelle, Sgr de Tenure et de Plédran , et Jeanne de Plédran, sa femme, transigeaient avec le chapitre, au sujet d'acquêts faits par feu Mre Henri de Plédran et Catherine de Léon, sa femme, père et mère de Jeanne. 

Partager cet article

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article

commentaires