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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 08:37

 

 

 

 

 

Forsanz du Houx (de), en Bretagne. Armes d'argent à trois chouettes de sable, becquées, membrées et clarinées de gueules, 2 et 1. Aliàs écartelé aux 1 et 4 d'argent à trois chouettes de sable, becquées, membrées et clarinées de gueules, 2 et 1 aux 2 et 3 d'azur à neuf carreaux (aliàs neuf billettes) d'or, en sautoir, qui est de la Nux. -Aliàs écartelé: aux 1 et 4 de Forsanz ; aux 2 et 3 d'or à un lion de gueules, qui est d'Armagnac sur le tout de la Nux. Tenant et support à dextre un sauvage au naturel, appuyé sur une massue, à sénestre un lion. -Les anciens seigneurs de Forcez, ou Forsais, en Condomois, portaient écartelé aux 1 et 4 d'or à un lion de gueules, qui est d'Armagnac; aux 2 et 3 d'argent à une corneille de sable, becquée et membrée de gueules. La famille de Forsanz appartient à la noblesse de l'ancien diocèse de Saint-Brieuc, en Bretagne.


 


 

Elle a eu pour berceau la Gascogne, où les noms de Forsan et de Forsanz sont assez répandus, et ne vint se fixer en Bretagne que dans les dernières années du XVe siècle. On trouvera sur elle d'intéressants renseignements dans les Carrés d'Hozier, dans le Nouveau d'Hozier, dans les Dossiers bleus, dans les divers ouvrages que MM. Potier de Courcy, Kerviler et de la Messelière ont consacrés à la noblesse de Bretagne, dans l'Annuaire de la noblesse de 1896, etc. La famille de Forsanz revendique une brillante origine. Les généalogistes la font descendre, en effet, de celle des anciens seigneurs de Forsaix, ou Forcez, une des plus vieilles de la noblesse de Gascogne. La seigneurie, ou baronnie, de Forcez, située près de Miélan, en Condomois, était, dit d'Hozier, une belle ville fermée de murailles, avec des foires quatre fois l'an, un marché toutes les semaines, un beau château couvert en ardoises, et étendait sa juridiction sur quatorze paroisses. La famille des seigneurs de Forsaix, ou de Forcez, avait pour premiers auteurs connus noble dame Bruchite de Forsaix, qui fit donation de l'église de Pujols et de ses dépendances à l'église de Condom et à l'abbé Seguin, et son fils :


 

I-Amathimus, qui ratifia cette donation par acte de 1010.


 


 

II- Guillaume de Forsaix épousa vers 1030 Brachile, fille du comte d'Armagnac il fut père de noble et puissant :


 


 

III- Bernard, baron de Forsaix, marié à Azeline, fille d'Odon, vicomte de Limagne, qui fut lui-même père de :


 

IV- Hugues de Forsaix, vivant en 1100, et d'Odon de Forsaix. Peregrinus de Forsaix était abbé de Condom dans les dernières années du XIIe siècle.


 


 

V- Gérard, baron de Forsaix, épousa Alpasie, fille unique du comte de l'Isle-en Jourdain, décédée en 1236.


 

La filiation est à peu près établie depuis haut et puissant seigneur :


 

VI- Jourdain, qui était baron de Forsaix vers le milieu du XIVe siècle. Ce gentilhomme fut le premier seigneur qui protesta auprès du roi de France contre les impositions dont la Guienne avait été frappée par les Anglais; le roi d'Angleterre ordonna la confiscation de ses biens et fit raser le château d'Agnan qu'il possédait près d'Agen. En dédommagement des pertes qu'il avait subies et en récompense de son dévouement, le duc d'Anjou, lieutenant du roi de France, lui fit donation de divers domaines par acte du 3 avril 1369. Son fils, Jean, baron de Forsaix, prit, au contraire, le parti des Anglais, ce qui lui valut d'avoir ses biens confisqués au profit de Pierre de Montaut par acte du 1er septembre 1378. Il est cité dans un acte passé en 1419 par son fils :


 

VII- Hugues, Sgr, ou baron, de Forsaix. Celui-ci paraît devoir être identifié avec un Hugues, baron de Forsaix, qui, d'accord avec un de ses fils, Amanieu, fonda, par acte du 13 juillet 1471, une chapelle dans l'église de Forsaix. On lui attribue deux fils :


 

VIII-1°) Amanieu, qui continua la ligne directe, Amanieu, avait épousé vers 1467 Agnès de Montesquiou. Leur fils : Guy baron de Forsaix, était encore fort jeune quand son château de Forsaix fut rasé, par ordre du roi de France donné à Chinon le 12 mai 1488, en punition de la rebéllion de son oncle Pierre, auteur présumé de la branche passée en Bretagne. Il devint dans la suite un des plus vaillants guerriers de son temps, reçut en récompense de ses services d'importantes donations des rois Louis XII et François Ier et fit son testament le 10 septembre 1521. Il eut pour successeur son fils, Jacques, baron de Forsaix, marié, le 7 août 1543, à Jeanne de Clermont-Lodève. Sa descendance s'éteignit avec noble et puissant Charles, baron de Forsaix, chevalier, marié le 4 février 1649 à Catherine de Cheverry, qui légua tous ses biens à messire Charles de Lupiac, baron de Moncassin, à charge de relever le nom et les armes de la famille de Forsaix.


 

Branche de Bretagne


 

VIII-2°) Pierre, qui serait venu se fixer en Bretagne et dont on a voulu faire l'auteur de la famille de Forsanz actuellement existante. Pierre de Forsaix, second fils d'Hugues de Forsaix, suivit en Bretagne le sire d'Albret comme commandant d'une compagnie de cent lances et prit en 1487 du service dans les armées de la duchesse Anne, ce qui détermina le roi de France à faire raser l'année suivante le château de Forsaix appartenant à son neveu, Pierre, baron de Forsaix. D'après les généalogistes, il aurait été amnistié après la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, serait alors revenu en Gascogne, y aurait épousé à une date inconnue Jeanne, vicomtesse de la Nux, dernière représentante d'une vieille famille noble de la Chalosse, et se serait engagé par contrat de mariage à faire relever par ses fils puînés les armes de la famille de la Nux. On lui attribue deux fils :


 


 

IX-a) Bernard, l'aîné de ceux-ci, Sgr de Saint-Lary, n'eut qu'une fille, mariée au baron. Le puîné, Gaillard, aurait adopté le blason de la famille de sa mère et serait l'auteur de la famille qui s'est perpétuée en Bretagne sous le nom modifié de Forsanz. Dans la réalité un Pierre de Forsanz, capitaine des gens d'armes du sire d'Albret, se fixa en Bretagne dans les dernières années du XVe siècle et y épousa Jeanne Nux, issue d'une famille de Saint-Brieuc dont il releva les armoiries. Sa descendance figura de 1535 à 1569 aux réformations et montres de la noblesse de la paroisse de Plestan au diocèse de Saint-Brieuc, et fut maintenue dans sa noblesse d'ancienne extraction lors de la grande recherche, sur preuves de six générations, par arrêts des commissaires des 10 novembre 1668 et 10 juillet 1669. Son fils :


 

IX-b) Gaillard de Forsanz, gentilhomme de la chambre du Roi, gouverneur de Dinan et commissaire ordinaire des guerres, commanda l'arrière-ban du diocèse de Saint-Malo. Il épousa en 1526 Françoise James, héritière de la seigneurie de Gardisseul, en la paroisse de Plestan. Frotier de la Messelière écrivait au sujet de la terre de Gardisseul en Plestan : « Notre chemin suit maintenant l'ancienne avenue du château de Gardisseul, transformée en chemin vicinal. -C'est une grande construction simple du XVIe siècle, dont la principale porte et l'escalier de pierre sont seuls bien remarquables. Elle occupe le nord-est d'une vaste cour rectangulaire, entourée de murs écroulés ou de bâtiments agricoles Le château lui-même menace ruine et est à peine entretenu. Il appartenait, vers l'an 1500, à nobles gens Roland James et Mathurine Chaton. Leur fille Françoise le porta en 1526 à Gaillard de Forsais, dit Forsanz, originaire de Condômois, commissaire des guerres sous le chevalier de Bayart, en Italie, et gentilhomme de la maison du Roi François Ier en 1532...

 

 

De l'union de Gaillard de Forsanz et de Françoise Saint-James, trois enfants virent le jour :


 

Jean, leur fils aîné, seigneur de Gardisseul, succéda aussi à son père dans les charges de commissaire des guerres et gentilhomme du Roi, et fut capitaine et gouverneur de Dinan, Léhon, La Hunaudaye et autres places. Ses enfants moururent jeunes et son frère Jacques était seigneur de Gardisseul dès 1579. Capitaine de Dinan après son frère, en 1561, gentilhomme du Roi de Navarre en 1576, chevalier de St-Michel, il tenait, de 1590 à 1592, pour Henri IV, la place de La Hunaudaye, d'où il gêna considérablement les ligueurs de Lamballe. Il épousa Jeanne du Bouilly, fille de son voisin des Portes. Jean, leurs fils aîné, qualifié Vicomte de Gardisseul, dans des titres posthumés, fut admis dans l'Ordre du Roi dès 1626 ; son fils Maurille, capitaine de cavalerie, seigneur de Gardisseul, eut le même honneur en 1661. Cette branche des Forsanz se perpétua jusqu'en 1846, mais, depuis longtemps, alors, ne possédait plus Gardisseul. Nous le retrouvons aux mains d'Amaury-François-Célestin Comte de la Moussaye, Vicomte de Saint-Dénoual, marié en 1731 à Anne-Eléonore-Claire de Talhouët-Bonamour . »

 

 

 

 

De l'union de Gaillard de Forsanz et de Françoise Saint-James, trois enfants virent le jour :



 

IX-1°) Jean, leur fils aîné, seigneur de Gardisseul, et de Launay, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, commissaire des guerres, et fut gouverneur, capitaine de Dinan, Léhon, La Hunaudaye et autres places, mestre de camp, tué en 1559 à l'assaut du fort de Risban, près de Calais, qui de son mariage avec Marie Gicquel eutdes enfants : Jacques et Mathurin moururent jeunes. Mathurin, fut tué à l'ennemi en 1579.



 

IX-2°) Jacques de Forsanz, voir ci-après

 

 

IX-3°) Gilles, page du Roi, tué à l'ennemi en 1568.

 

 

 

X-2°) Jacques, était seigneur de Gardisseul dès 1579. Capitaine de Dinan après son frère, en 1561, gentilhomme du Roi de Navarre en 1576, chevalier de St-Michel, il tenait, de 1590 à 1592, pour Henri IV, la place de La Hunaudaye, d'où il gêna considérablement les ligueurs de Lamballe. Il épousa Jeanne du Bouilly, fille de son voisin des Portes, et de leur union naquirent :

 

 

XI-1°) Jean, auteur d'un premier rameau

 

XI-2°) Isaac, auteur d'un second rameau ; -voir fin de page.

 

XI-3°) Samuel, dont la descendance ne tarda pas à s'éteindre.

 

 

XI-1°) Jean Forsanz, est l'auteur du premier rameau aujourd'hui éteint. Chevalier de l'Ordre du Roi en 1626, Jean de Forsanz, marié à Marie des Landes, il se qualifiait vicomte de Gardisseul et fut père de

 

 

XII- Maurille de Forsanz, vicomte de Gardisseul, marié en 1660 à Marie de Romelin, qui fut à son tour nommé en 1661 chevalier de l'Ordre du Roi. On trouvera dans les Carrés d'Hozier les preuves de noblesse qu'un arrière petit-fils de celui-ci, Jean-Baptiste-Ange de Forsanz, né en 1724, fit en 1739 pour être admis parmi les pages du Roi. Maurille, qui épousa successivement 1° Jeanne Massuel, 2° Renée de la Villéon et 3° Marie des Landes. Le fils de Maurille et de Marie des Landes, sa troisième épouse, appelé, Maurille comme son père.

 

 

 

 

XIII- Maurille de Forsanz, deuxième du nom,  épousa Marie Romelin de Plestan, titrés seigneur et dame des Loges, en La Mézière, ils se portèrent acquéreurs de la seigneurie de Beaufort, le 14 janvier 1666 auprès de Renée de Châteaubriant, femme de François du Bourblanc. Cette seigneurie, la famille de Forsanz la conserva durant presque dix ans, en effet, ils la revendirent en février 1675 à Claude Goyon, seigneur de la Touraude et Anne de Lespinay, son épouse. Messire Maurille de Forsanz trépassa après s'être confessé dans sa dernière maladie à Plénée-Jugon le 24 janvier 1682 et fut inhumé dans l'église en présence de Monsieur de la Boytardais, monsieur de St Meleuc, monsieur de Carbehault et autre -acte ci dessus. Il laissait entre autres enfants :

 

XIV-a) Catherine-Eugènie de Forsanz, née en 1666 à Hillion ;

 

XIV-b) Charlotte-Pélagie de Forsanz ;

 

XIV-c) Jean Bernard de Forsanz, ci après ;

 

XIV-d) Anne-Rose de Forsanz. Cette dernière est évoquée à travers l'article consacré à la Maison de la Motte de Vauvert (voir La famille de La Motte de Broons de Vauvert.), puis Jean-Baptiste de Kergu (voir La famille de Kergu à Mégrit).

 

XIV-c) Pour sa part, l'héritier de la famille, Chevalier Jean Bernard de Forsanz, seigneur du dit lieu de la Paroisse de Langourla, âgé d'environ vingt huit ans, prit pour épouse damoiselle Anne des Cognets, âgée d'environ vingt-six ans, de la paroisse de Maroué, et de leur union naquirent au moins cinq enfants, dont :

 

 

 

 

XV-a) Charles-Ange de Forsanz épousa le 15 mars 1695, en l'église paroissiale Saint-Jean de Lamballe, Damoiselle Renée-Luce du Botderu, fille du Chevalier Charles, et de Madame née Jeanne du Trévou. Messire Charles de Forsanz, Chevalier, Seigneur de la Guesvierre et de Blanc-Mouton (voir Langourla : les villages , page n° 1), décéda âgé d'environ quarante deux ans et fut inhumé le 24 mars 1743 à Maroué dans les tombeaux de la Guesvierre en cette église. Charles de Forsanz laissait pour héritier :



 

XVII- Jean-Baptiste-Ange, naquit  le 5 avril 1724 à Maroué, et fut tenu sur les fonts baptismaux par puissant seigneur, messire Jean-Baptiste de Botdéru, comte dudit lieu, chevalier seigneur châtelain de la Touche-Berhelot, du Plessis au Rebours, et par Dame Anne des Cognets, aïeule de l'enfant.  Il mourut prématurément à Saint de Lamballe en 1777 laissant un fils âgé d'une an. Il avait d'abord épouse Renée de Saint-Pernn puis Hélène-Marie-Moricette de la Goublaye. C'est de cette seconde union que naquit Jean-Baptiste-Joseph-Ange, qui suit :

 

 

XVII- Jean-Baptiste-Joseph-Ange de Forsanz, naquit à Saint-Jean de Lamballe le 30 septembre 1776 et reçu pour parrain Joseph de Kerangal, seigneur de la Villehery, et pour marraine Anne-Toussainte-Angélique de Forsanz, tante paternelle de l'enfant. Jean-Baptiste-Joseph-Ange de Forsanz épousa en cette même ville, le 2 messidor an II, Antoinette Jeanne Hyacinthe Sery de la Falloise, laquelle était fille et seule propriétaire du sieur François Sery de la Falloise, dépossédé de son bien à la Révolution et de feue Jeanne-Françoise-Hyacinthe de Bédée. Das l'acte, Ledit Jean Baptiste de Forsanz était propriétaire à Lamballe et disposait de cinquante actions. Parmi les témoins de mariage :  Marie-Anne de Forsanz, tante du marié et propriétaire à Lamballe, Charles de Monmonnier, propriétaire à Lamballe, Marie-Fortune Baudré, épouse du sieur Monmonnier et René-Servan-Yves Peltier, notaire. Les époux ne laissèrent pas de postérité, et quand la Révolution éclata, le sire de Forsanz lutta au sein des troupes du Prince de Condé, puis avec son épouse prit le chemin de l'exil. A sa mort survenue au début du XIXe siècle, hommage lui fut ainsi rendu :

 


Vrai chevalier français, gentilhomme sans crainte comme sans re proche, Jean-Baptiste de Forsanz, chevalier de Saint-Louis, volontaire à l'armée de Condé, vient d'être enlevé à sa famille et à ses amis. Personne plus que lui ne portait à un plus haut degré cette élévation d'idées, cette rectitude d'esprit qui placent les hommes si haut dans l'opinion publique et dans l'estime générale. Le vieux chevalier est mort fidèle a son Dieu comme à sou roi ; c'est la ligne des preux de Bretagne. Jamais vie chrétienne ne fut cou ronnée de plus de bonnes œuvres. Les pauvres perdent un bienfaiteur géné reux, et l'on doit inscrire sur la tombe de cet homme de bien : Pertransivit bene faciendo.

 

 

 

Le rameau cadet subsiste. Son auteur, Isaac de Forsanz, Sgr de Maradran, sénéchal de Montfort, épousa en 1622 Jeanne Rabinard, héritière de la seigneurie du Houx, en la paroisse de Talensac. Il fut père d'Hilarion de Forsanz, Sgr du Houx, décédé en 1694, qui épousa Marie Gibon, grand-père de Gilies de Forsanz, Sgr du Houx, né en 1658, décédé à Talensac en 1707, et. bisaïeul d'Hilarion-Eléonor de Forsanz, Sgr du Houx, né en 1687, décédé à Rennes en 1766, qui épousa en 1715 Françoise-Catherine de Lantivy du Trémeur et qui continua la lignée. Paul-Emile de Forsanz, né en 1815, décédé à Versailles en 1882 sans laisser de postérité masculine, fut successivement député et sénateur des Côtes -du-Nord. Le nom de la famille de Forsanz a été illustré par ses deux neveux 1° Hilarion, connu sous le titre de comte de Forsanz du Houx, né à Saint-Pol-de-Léon en 1840, général de division, commandeur de la Légion d'honneur ; 2° Raoul, connu sous le titre de vicomte de Forsanz du Houx, né en 1845, général de brigade en 1898. La famille de Forsanz a fourni, en dehors des personnages mentionnés au cours de cette notice, un grand nombre d'officiers de mérite, dont plusieurs ont été tués à l'ennemi.

 


 

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Published by poudouvre
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