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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 06:05

 

 

 

La maison de Bruc, d'ancienne chevalerie de Bretagne, a pris son nom d'une châtellenie située en la paroisse de Guémenée-Penfaut an diocèse de Nantes, terre dont elle a conservé la possession depuis le XIIe siècle jusqu'à nos jours et dont relevaient plusieurs fiefs considérables; le marquis de Bruc-Mont- plaisir en est aujourd'hui propriétaire. Cette maison a figuré dans les plus anciennes réformations de la noblesse de Bretagne et a toujours observé le partage noble, institué par le comte Geoffroy pour les fils des barons et des chevaliers. Elle a suivi constamment le parti des armes et a donné : un vice-chancelier de Bretagne en 1404, ambassadeur à Rome et en Angleterre ; un grand nombre de capitaines et d'officiers supérieurs au service de France ; un général de division ; un lieutenant-général , grand'croix de saint Louis en 1693; des maréchaux de camp; un chevalier de l'ordre du roi ; des chevaliers de Malte et de Saint-Louis ; un évêque de Dol en 1268 : un évêque de Tréguier en 1427, transféré à Dol quatre ans après; un évêque de Saint-Brieux vers 1440 et un évêque de Rennes. Ses principales alliances ont été contractées avec les maisons de Rosmadec-Boutteville, de Clermont-Tonnerre, de Cossé-Brissac, de Créqui, de Lesdiguières, de Rochechouart, de Venieri dont la famille a fourni trois doges à Venise, de Malestroit, de Cœuret, de Nesle, de Rougé, du Plessis-Bellière, de Sénéchal de Kercado, d'Acigné, de Chatteaugiron, de Corbie, de Sassenage, de Goulaine, de Mercœur, de Lorraine, etc. Un seigneur de Bruc servit sous Fergent, duc de Bretagne, qui accompagna Guillaume-le-Bâtard à la conquête de l'Angle terre. Il est cité par Dorion dans son poème de la bataille d'Hastings, au nombre des guerriers bretons qui contribuèrent le plus au succès de cette journée mémorable. Gabriel du Moulin le mentionne aussi dans son Histoire de Normandie, et l'appelle Bruc ou Brus; car les historiens s'accordent adonner une même origine aux Bruce d'Ecosse et aux Bruc de Bretagne. Raoul de Bruc , qui fit une donation à l'abbaye de Saint-Melaine en 1174 et qui lut père de Guethenoc et aïeul de Guillaume de Bruc, chevaliers croisés, dont les noms et les aimes figurent au Musée de Versailles. Alain de Bruc, frère de Guillaume, continua la descendance qui s'est partagée en plusieurs branches. Celle des marquis de La Guerche et de Montplaisir, aujourd'hui l'aînée, s'est détachée de la souche vers le milieu du XVIe siècle. Elle a produit entre autres rejetons : 1° François de Bruc, marquis de la Rabliere, lieutenant-général des armées du roi et grand' croix de saint Louis à la création de l'ordre , qui mourut sans postérité en 1704, après s'être distingué dans toutes les guerres de Louis XIV et avoir servi sous le duc de Guise,au royaume de Naples, et sous les maréchaux d'Aumont, de Turenne, de Bellefond, de Navailles et d'Humières, dans les campagnes de Flandre, du Rhin et de Catalogne ; 2° René de Bruc, maréchal-de-camp, fils de Marie Veniero, d'une famille qui a donné trois doges à Venise ; il obtint l'érection de la seigneurie de la Guerche en marquisat, par lettres-patentes du mois de février 1682, données en considération des grands et recommandables services qu'il avait rendus depuis le commencement de la guerre, après avoir passé par tous les degrés et charges militaires dans lesquels il a donné des preuves de valeur et de conduite, ainsi que dans tous les sièges et ren contres où il a reçu plusieurs blessures et a été deux fois fait prisonnier, etc. Le fils aîné de René de Bruc continua la branche des mar quis de Bruc-Montplaisir. Il fut l'aïeul : 1° de Marie-François de Bruc, lequel épousa Sophie-Louise Le Conte de Nonant de Raray, et en eut une fille mariée en 1804 au marquis, depuis duc de Clermout-Tonnerre, et décédée sans enfans en 1810 ; 2° d'Antoine-Louis, vicomte de Bruc de Montplaisir, dont le fils, Marie-Auguste de Bruc hérita du titre de marquis à la mort de son oncle et devint le chef actuel de la famille François-Philippe, comte de Bruc de Montplaisir, fils cadet de René de Bruc, forma la seconde branche qui s'est divisée en deux rameaux , celui des comtes de Bruc de Montplaisir en core existant et celui des vicomtes, représenté aujourd'hui par Armand-Auguste-Corentin, marquis de Malestroit, ancien colonel d'état-major, qui a élé adopté et institué légataire universel par le marquis de Malestroit de Pontkallec, son parent. Outre ces diverses branches de la maison de Bruc, il en existe encore deux autres.

 

I. la branche du Cleré et de Livernière représentée : 1° par la comtesse de Bruc du Cleré et ses deux filles, dont l'une est mariée au comte de Ratti-Menton, consul général en Chine ; 2° par le comte de Bruc de Livernière, veuf de mademoiselle de Kerembar et remarié à mademoiselle de Joigné. Il a du premier lit : Ernestine de Bruc, mariée à M. de Keratry , pair de France; du second lit :

 

a. Léopold de Bruc ;

 

b. Marie de Bruc, mariée au baron de Vismes ;

 

c. N... de Bruc, mariée à N... du Moulin, comte de Rocliefort ; 3° par le vicomte de Bruc-Signy, dont le frère cadet, Théodore de Bruc-Signy, est capitaine-commandant au 3e régiment de lanciers et dont la soeur Augustine de Bruc-Signy a épousé le duc de Brissac.

 

Il La branche de Vignac, représentée par le comte de Bruc de Vignac, et par sa tante Bonne de Bruc, mariée au comte de Marquessac.

 

 

I. Marquis de Bruc de Montplaisir.

 

Marie-Auguste, marquis de Bruc de Montplaisir, marié à N... Le Corgne de Launay , dont : 1° Auguste; 2° Hippolyte ; 3° Ernest ; 4° Casimir; 5° Félix ; 6° Édouard ; 7° Zéphirine ; 8° Caroline de Bruc.

 

 

II Comtes de Bruc de Montplaisir

 

Louis-Armand, comte de Bruc de Montplaisir, ancien capitaine de cavalerie , né 22 novembre 1782, marié 31 mai 1811 à Marie-Perrine Bouczo du Rouguette, dont : Hermine-Marie-Gabrielle de Bruc.

 

 

III. Marquis de Malestroit

 

Armand-Auguste-Corentin, marquis de Malestroit de Bruc, ancien chef d'état-major, né 22 septembre 1791, marié 3 février 1815 à Joséphine-Blanche de Cossé-Brissac, née 6 mars 1797, sœur du duc de Brissac actuel. Armes : d'argent, à la rose de gueules de six feuilles, au bouton percé d'or

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Published by poudouvre
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