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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 15:55

 

 

 

 

Manoir de Launay Guen à Laurenan, et armoiries des familles de la Motte, du Cambout de Coislin, Le Forestier et de Gouicquet.

 

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Laurenan faisait partie de l’évêché de Saint-Brieuc, quant à la seigneurie de Laurenan, dépendance du Comté de Porhoët, elle comprenait le fief de la Brousse avec haute, basse et moyenne justice et droit de fondation dans l'église paroissiale. Cette terre relevait anciennement de Moncontour ; elle fut incorporée en 1622, au Marquisat de Coëtlogon. Le fief de Launay Guen en la même paroisse de Laurenan ressortait en 1721 de cette châtellenie de Coëtlogon, mais ce fief ne détenait que le droit de basse justice et disposait de dépendances en Laurenan ... C'est la famille de la Motte dont les armoiries étaient : « de gueules à trois bandes engreslées d'argent » qui disposa de la seigneurie de Launay Guen dans la première période de l'époque médiévale. Le premier membre de cette Maison dont l'identité nous soit parvenue se prénommait Guillaume. Il fut l'un des Conseillers de Madame la duchesse Jeanne, Comtesse de Penthièvre, en l'an 1387. L'aîné de ses fils, Jean de la Motte fut l'auteur de la branche dite de la Motte-Loutehel près de Guer. De son union avec avec Damoiselle Marie de Beaumanoir, il eut pour fille Margot -alias Marguerite ; laquelle transporta par son mariage en 1369, la seigneurie de la Motte-Loutehel à Chevalier Guillaume de Lambilly, seigneur de Lambilly, de Crémenan, de la Motte et du Breil. Le puîné de la Maison, Geoffroy de la Motte, sieur de Vauclair en la paroisse de Plémy épousa Damoiselle Jehanne Hilary ; laquelle était issue de cette Maison qui disposait de la seigneurie de Quinipily près Hennebont. Geoffroy de la Motte fut du nombre de ceux qui ratifièrent en l'an 1381 le Traité de Guérande. Le petit-fils dudit Geoffroy de la Motte, Alain de la Motte était titré sieur de l'Orfeuil en la proche paroisse de Saint-Vran, ce manoir d'Orfeuil est à présent détruit, il en reste à  peine quelques pierres éparses. Alain de la Motte épousa d'abord Jeanne de la Moussaye (voir Le passé de Plénée Jugon : le château de la Moussaye et ses possesseurs), fille de Guillaume et de Jeanne de Dinan. Leur fille, Catherine de la Motte fut mariée par contrat le 19 août 1412 avec Etienne, seigneur du Cambout, échanson du roi et du duc de Bretagne. Devenu veuf, Alain de la Motte épousa alors Jeanne Bouetel, Dame du Vauclerc, héritière de son frère Guy Bouetel. Citons, parmi leurs descendants : Jacques de la Motte. Jacques de la Motte était fils aîné de Jean de la Motte, sr du Vauclerc et de Françoise du Perrier, fille de Jean du Perrier, sr du Plessix-Balisson, et de Jeanne de Quélen (voir La châtellenie du Plessix-Balisson par l'abbé Auguste Lemasson, page n° 8). Jean de la Motte, sr du Vauclerc était lui-même fils de Guyon de la Motte sr de l'Orteil, puis du Vauclerc par héritage de son oncle Guy Bouetel, et de Louise de Montauban, fille de Guillaume et de Bonne Visconti de Milan. Jacques de la Motte épousa par contrat du 27 juin 1496 Jeanne de Tréal, fille de Jean sr de Tréal et de Marie des Rames. Il perdit ses parents avant 1506 et fit le 17 septembre de cette dernière année partage de la succession de sa mère avec Jean de la Villeblanche. Acte dans lequel il est qualifié sr de l'Orfeil et du Vauclerc. Il mourut le 9 avril 1531. Lors de la Réformation de « l'Eveché de St Brieu » l'an 1513, le manoir noble de Launay Gueguen est à Jacques de la Motte, tandis que la maison et le manoir de la « Broucze » est à Louis Jonnyn, la maison et manoir de la Ville-Guyomar à Geoffroy de Coëtlogon et la maison de la Besdanière à Hardouin de Quellené. Evoquant la Maîtresse-Vitre de Saint-Mathurin de Moncontour, René Couffon parle des généreux donateurs qui contribuèrent à sa réalisation : Le donateur de gauche, Claude de la Villeblanche, porte sur sa cotte des armes écartelées au I et III de la Villeblanche, aux II et IV du Chastellier d'Eréac, et, en abîme, sur la poitrine, un écu d'azur semé de fleurs de lys d'or, sans doute pour rappeler la charge de grand pannetier dont la reine Claude l'avait gratifié en 1522. Il avait reçu le collier à Marignan.

 

 

 

 

La verrière fut donc exécutée entre 1522 et 1531, date de la mort de Jacques de la Motte que l'on voit à droite, et sans doute non loin de cette dernière année, puisque Claude de la Villeblanche et Jacques de la Motte ont les cheveux grisonnants (ci-dessus). Sur le premier panneau du vitrail, Jacques de la Motte-Vauclerc présenté par son patron saint Jacques le Majeur (ci-dessous).

 

 

 

 

En 1510, on trouve Thibaud de La Motte, lequel avait fait reconnaître par Louis XII ses droits sur l'église paroissiale de Laurenan (ci-dessous), similaires poursuites furent dirigées par Jeanne de Lescouet, dame de Launay-Guen, contre cette assemblée : Général de la paroisse de Laurenan, pour le forcer à rétablir dans leur ancien état les pierres tombales des seigneurs de Launay-Guen. Jeanne de la Motte l'une des représentantes de cette illustre famille (voir Le château de la Hunaudaye à Plédéliac et ses possesseurs, page n° 1), épousa Sébastien de Rosmadec (voir La seigneurie de Saint-Jouan).

 

 

 

 

La branche aînée de la maison de Coetlogon s'était éteinte dans la personne de René-César-Madeleine, marquis de Coetlogon (voir Généalogie de la famille de Coëtlogon - La seigneurie de Coëtlogon. ), comte de Launay-Guen, vicomte de Loyat, etc., dont la fille unique Perrine-Marie-Catherine épousa, en 1732, Gilles-Jacques-Pierre, vicomte de Carné. Les enfants issus de ce mariage ajoutèrent à leurs qualifications celles des seigneuries qu'ils avaient recueillies dans la succession de leur mère. Ils furent appelés, dans les actes antérieurs à 1789, tantôt seigneurs, tantôt marquis de Coetlogon, comte de Launay-Guen, etc. Dans ces circonstances, les rejetons actuels de la famille de Carné se crurent en droit d'ajouter à leur nom patronymique celui de leur aïeule maternelle et de se faire appeler Carné-Coetlogon. Ils se fondaient sur la coutume de Bretagne, suivant laquelle les filles apportaient en mariage et transmettaient à leurs enfants non-seulement les biens, mais aussi le nom de la branche dont elles étaient héritières. Selon le vicomte Frotier de la Messelière, à Launay Guen se succédèrent les familles du Cambout de Coislin (XVIIe) Le Forestier, puis au cours des XVIIe et XVIIIe siècle : Goayquet -alias de Gouicquet.

 

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Published by poudouvre
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