Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 08:58

 

 

Les Clos et armoiries Sauvaget

Il est généralement admis que l'ancien manoir des Clos occupait initialement l'emplacement de l'actuelle église de Plénée Jugon (voir Le passé de Plénée Jugon, période médiévale, l'église). Quand on sait que les plus anciennes parties de l'édifice remontent au XVe siècle, on peut naturellement estimer que l'opération se produisit vers la fin du XIVe siècle. Le lieu dit Vieux Bourg fut sans doute délaissé à cette période. Cette seigneurie des Clos disposait du droit de haute, moyenne et basse justice. Nous avons déjà eu l'occasion d'évoquer la Maison Sauvaget, l'une des plus répandues de la paroisse de Plénée (voir La Touche Sauvagère à Plénée-Jugon - La seigneurie de la Villeneuve en Plénée-Jugon), cette famille ne comptait pas moins de cinq représentants lors de la Revue des Troupes l'an 1480, manifestement, les seigneurs des Clos, de la Touche et de Perqueven disposaient d'un certain statut social, les deux autres représentants ne sont pas titrés et ne perçoivent qu'une somme dérisoire :

-Roland Sauvaget des Clos est porteur d’une brigandine et comparaît en archer il perçoit 100 livres de revenu

-Guillaume Sauvaiget de la Tousche, porteur d’une brigandine il comparaît en archer et perçoit 100 livres de revenu

-Eonnet Sauvaiget de Perqueven : porteur d’une brigandine il comparaît en archer et perçoit 100 livres de revenu

-Jehan Sauvaiget : porteur d’une brigandine il comparaît armé d’une vouge et perçoit 10 livres de revenu

Jehan Sauvaget qui est excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ; il perçoit 40 livres de revenu; il disposait de la terre de Bellevue à Plénée

 

Dans la paroisse de Plénée-Jugon, le seigneur à qui appartenait le moulin Ars, était tenu au manoir de la Planche, vassal de la seigneurie des Clos, une rose, à peine d'un écu d'or d'amende, cette redevance devait être faite le jour du Saint-Sacrement, au moment où la procession passait devant les halles seigneuriales.

 

 

 

 

1711. -Aveu du château, maisons, terres, fiefs et juridictions de la seigneurie de La Ville-Neuve et des Clos, fourni au Roi par Marie-Anne Visdeloup, veuve de Jean-Baptiste Sauvaget, sieur de La Ville-Neuve et des Clos.

 

Les seigneurs des Clos bénéficiaient de traditions remontant à la période médiévale ;  ces avantages dont il s'agit sont mentionnés dans des aveux rendus pendant les années 1672, 1683 et 1761 aux seigneurs de la terre de Villeneuve, qui dépendait de la châtellenie des Clos, située dans la paroisse de Plénée, canton de Jugon, arrondissement de Dinan (Côtes-du-Nord), ancien évêché de Saint-Brieuc. La terre à poterie, sujette aux redevances taxées par ces titres, était exploitée dans des landes situées sur les domaines du propriétaire de cette châtellenie, dans les paroisses de Tramain et de Plenée, dont les habitants avaient toujours usé de ladite terre, par permission dudit seigneur et de ses devanciers, même du genêt et de la bruyère pour cuire lesdits pots. -Quoique de date récente, ces aveux s'appliquent donc évidemment à une coutume plus ancienne ; et cette coutume, l'un des droits féodaux les plus innocents, a un caractère assez particulier pour mériter d'être remarquée au milieu de tant d'autres usages, plus bizarres et moins gracieux.Voici en quoi elle consistait, d'après les termes mêmes des aveux reproduits par M. de Girardot. « A cause de la quelle permission et lissence des seigneurs propriétaires de la maison et seigneurie de la Villeneuve, les dits potiers ont reconnu les dits seigneurs et reconnoissent encore à présent pour leur seigneur terrier le dit seigneur des Clos, et se sont obligés de s'assembler le dimanche de devant le jour de Saint-Jean-Baptiste de chaque année, et d'accompagner et assister le dernier marié d'entr'eux qui doit avoir un vaze de terre garny de fleurs, avecq les armes du dit seigneur des Clos, et chacun des dits potiers doit avoir une fleur en main, ayant sonneur (probablement sonneur de bignou) et joueurs d'instruments. Et tous de compagnie doivent entrer dans l'église paroissialle du bourg de Plené, en la chapelle du dit seigneur, estant dans son banc, luy présenter ledit vaze ou à autres de sa maison, ou à ses officiers pendant son absence, à peine au dit nouveau marié de soixante sols monnoie d'amende, en cas de deffaut, et chacun des dits potiers qui deffendra (sic) d'y assister, quinze sols. Et outre, chacun d'yceux potiers est tenu, le premier jour de chaque année, d'aller trouver le dit seigneur des Clos, en sa dite maison de la Villeneufve, et pour estrenne et commencement d'année, lui présenter chacun un chef-d'œuvre de leur main et de leur mestier, à peine aux dits deffaillants de pareille amande de quinze sols monnoie. Doivent tous les dits potiers, sur toux les vazes qu'ils font excédant le prix de trois sols, mettre les armes du dit seigneur des Clos, à peine de pareille amende de quinze sols monnoie.» Il n'est pas sans intérêt, pour l'histoire des anciennes fabrications de faïences qui ont été, durant ces dernières années, le sujet de tant de recherches curieuses, piquantes et même érudites, sur les différents foyers de cette industrie dans nos provinces, et sur les différentes marques d'origine, il n'est pas, dis-je, sans intérêt de retrouver une des sources des faïences armoriées qui ornaient les dressoirs des manoirs et châteaux de Bretagne, et la mention de ces chef-d'œuvre d'une industrie tant prisée qui figurent dans nos musées modernes et dont les amateurs se disputent à si haut prix la possession. Ace point de vue, la communication de M. de Girardot, malgré son peu d'étendue, justifie l'attention qu'il a eue de la faire au Comité historique.

 

 

Manoirs de la Croix de Pierre, de la Villeneuve, des Touches et de Perqueven, qui furent possessions des sires Sauvaget.

Partager cet article

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article

commentaires