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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 19:48

 

 

Jehan le Voyer, premier du nom, comparaissait à la Montre en 1380, il vivait encore l'an 1405, et tenait le fief des Aulnays en la paroisse de Gomené évêché de St-Malo, laquelle seigneurie des Aulnays détenait droit de haute, moyenne et basse justice, ressortait du marquisat de Coëtlogon (voir Géographie féodale : le comté de Porhoët par M. Aurélien de Courson (extrait du Cartulaire de Redon), page n° 1 - La seigneurie de Coëtlogon.)  et dépendait de la sénéchaussée de Ploërmel. Ainsi que nous l'avons vu dans le précédent article, Jean Ier, le Voyer avait épousé damoiselle Janne de Couasbic issue de la dite Maison en la paroisse de Guégon. Leur fils Jehan épousa Guillemette Bino. Ledit Jehan Le Voyer des Aulnaiz comparaissait lors de l'ancienne Réformation ce 12 septembre 1427 devant les commissaires Beleive et Besnard, il percevait 60 livres de revenu, était porteur d’une brigandine et comparaissait armé d’une jusarme. Guillaume Le Voyer des Aulnaiz, fils des précédents percevait 10 livres de revenu. Lors de la Réformation de 1513, à maintes reprises il est fait mention de cette Maison noble de toute antiquité : Carot Le Voyer, fils de Guillaume et de Béatrice Rebours, est donné sieur des Aulnays, tient noblement le dit lieu que tenoit feu Guillaume son père et y a joint quelques rotures, plus tient noblement le Haut Coueslan et plusieurs rotures annexées dont il ne paye rien disant que c'est leur propre fief. Raoulet le Teneurs et Marguerite Bino, sa feme, et le fils de feu Yvon le Voyer, tienent au village de Castenoes, une maison et 8 journ. roturiers dont ils ne paient rien, sans sçavoir pourquoy; et y a mesme adjousté, led. Yvon le Voyer, premier mari de lad. Marguerite, deux journ. qui payoint.PIeze le Voyer, tient au village de Qualangat des héritages rot., dont elle ne paie rien, parce qu'elle est noble persone. Guill. le Borgne et Jeane le Voyer, sa feme, tienent au bourg les maisons et tenues de la Cotière que tenoit Jean le Voyer, père de lad. Jeane, franches et exemptes, et lui furent donées par son frère aisné Guillaume le Voyer, sr de Saulnoas, pour son droit et estoit le fief proche dud. de Saulnoas, et. estoint lesd. le Voyer nob. personnes; y ont adjousté quelques rot. Les hoirs de feu Guillemete le Voyer, tienent et possèdent une maison de la tenue de la Ville-Hay qui est rot. et ne sçavent pourquoy l'affranchissent. Lors de la Réformation de 1668, Jacques, Esprit, Claude et René le Voyer nobles et issuz d'ancienne extraction noble, et comme tels leur a permis, et à leurs dessandans en mariage légitime, de prendre la quallitté d'escuier… Ecuyer Jacques Le Voyer naquit le 15 juillet 1635 à Gomené, il épousa le 5 mai 1676 en l'église d'Illifaut Julienne du Plessix Grenedan (acte ci-dessous- voir aussi Examen de l'article du Nobiliaire de Bretagne de M. de Courcy, concernant la maison du Plessis-Grenédan, par M. le Cte Hpte du Plessix-Grenédan). Ecuyer Jacques Le Voyer, en son vivant sieur des Aulnays mourut à Gomené le quinzième mai 1701, âgé d'environ 66 ans, vers 8 heures du matin âgé d'environ 66 ans, après avoir reçu les st sacrements de la Ste-Eglise par missire Claude Hervé. Il fut inhumé le lendemain en l'église de Gomené. à C'est à travers eux que s'est poursuivie la filiation de cette maison. Leur-petit-fils fut écuyer Jean-Baptiste Le Voyer. Messire Jean-Baptiste Le Voyer, sieur des Aulnays naquit en la ville de Vitré le 11 avril 1751, il épousa Thérèse Le Moine, et de leur union naquit Messire Jean-Baptiste-René Le Voyer. Chevalier, seigneur des Aulnays, chef de nom et d'armes, officier au régiment d'Artois en 1781. Exilé à Jersey au cours de la Révolution. Le manoir des Aulnays conserve encore quelques éléments datant du XIVe siècle, toutefois, Au cours du XVIIe siècle, l’édifice subit d’importants remaniements. Larges ouvertures, porte à pilastres et lucarnes à frontons triangulaires donnent à sa façade un style Renaissance. Outre le manoir, le domaine était composé de la chapelle des Aulnays ; celle ci était dédicacée en 1669 à Saint Roch et Saint Sébastien, et antérieurement à Saint Hubert; encore mentionnée au cours du XVIIIe siècle, cette chapelle est aujourd'hui disparue.

 

 

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Published by poudouvre
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