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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 13:24

1° Pierre Mouësan, écuyer, seigneur du Pierre Mirouër, vivait en 1350. Il fut employé dans l'association de la noblesse de l'Évèché de Saint-Brieuc pour la garde du duché de Bretagne en 1379. Il semble avoir eu pour fils :


 

1° Guillemot, qui suit ;


 

2° Roland Mouësan, seigneur de Saint-Quihouaye en Saint-Quihouët, qui tua en 1385 Jean, baron de Beaumanoir, qu'il soupçonnait d'avoir abusé d'une de ses parentes. Il n'eut qu'une fille: Isabelle Mouësan, de Saint-Quihouaye,qui épousa vers 1415 Eon de la Rivière, auquel elle porta Saint-Quihouaye


 

3° Jean Mouësan, écuyer, seigneur de Ranlastre, officier de Jugon en 1398 ; il parut comme écuyer, et l'un des cent quarante six hommes d'armes de la Compagnie du sire de Gâvre, à la montre de Guy de Gàvre faite le 22 mars 1426. Il avait reçu, le 4 mars 1398, des lettres de Jean, duc de Bretagne et comte de Richemont, « lui signifiant que l'abbaye de Bosquen étant de fondation ducale, ses vassaux du village de Ranlastre, en Plessis-Jugon, étaient exempts du guet au château de Jugon »


 

4° Pierre II Mouësan, abbé de Pornic du 1er mars 1387 à sa mort en octobre 1427.


 

5° Alain Mouësan, qui rendit hommage au. vicomte de Rohan, pour terres en Loudéac en 1396.


 

6° Renaud Mouësan, qui vivait en 1420, père de :


 

A. Guillaume Mouësan, qui possédait une terre noble en Pluherlin, dont il fit aveu en 1451 à Jamet de Talhouët, seigneur de Talhouët ;

 

B. Guillemette Mouësan, citée dans cet aveu de 1451.


 

7° Dom Guillaume Moysan, abbé, tabellion de la Cour de Dol en 1389. 

II° Guillemot Mouësan, écuyer, seigneur du Mirouër. Il ratifia à Lamballe, le 28 avril 1381, le traité de Guérande, en même temps que soixante dix gentilshommes de l'évèché de Saint-Brieuc, entre autres Olivier de Vauclerc, Jean de Trémereuc, Bertrand de Goyon, etc. Il fut fait prisonnier en 1391. Il parut comme seigneur du Mirouër, en la Bouillye R. 1426.


 

Il eut :



 

Ill° Guillaume II Mouësan, écuyer, seigneur du Mirouër. Il fut représenté par son fils Mathurin Mouësan, à une Montre des Nobles de l'Évêché de St Brieuc, sous la Bouillye, en 1479.

 

Il eut :


 

1° Mathurin Mouësan, écuyer, seigneur du Mirouër, qui parut comme écuyer à des Montres, en 1469, 1477 et 1469 ; et comme seigneur du Mirouër, en la Bouillye, Réf. 1480. Il ne semble pas avoir eu de postérité.


 

2° Olivier qui suit :


 

IV°. Olivier Mouësan, écuyer, seigneur du Mirouër, de la Haye-Mouësan. de la Reigneraye, du Moulin-Garnier. Il épousa vers 1460 Thomine Félin, fille de feu Thomas Félin, sr de la Reigneraye (voir les villages d'Eréac, page n° 11), de la Haye, du Grand-Jouan, en Éréac, qui lui porta la Reigneraye, où son fils parut en 1513. Il fit bâtir en Trémorel une maison dite le Moulin-Garnier. « Olivier Mouësan, sgr de la Haye-Mouësan, en Yllifaut, et natif de Plancoët, demeurant à la maison du Moulin-Garnier qu'il a fait bâtir ». Cette famille Félin s'éteignit au commencement du XVIe siècle (voir Montres nobiliaires de la paroisse d'Eréac en 1513), fondue en Mouësan, Grignon et de la Palluelle. Thomas Félin avait été anobli par le duc de Bretagne vers 1445 (voir Anoblissement de Thomas Felin de la paroisse d'Ereac et de son manoir du Grangan.) ; il avait épousé Dlle le Chevré (voir La famille Chevré des Fosses), Dme du Chastellier (voir les villages d'Eréac, page n° 4 ). Olivier Mouësan parut comme écuyer en 1469, à une Montre sous Pludune. Il mourut en 1513, laissant :


 

1° Gilles, qui suit ;


 

2° Isabelle Mouësan, qui épousa vers 1508 Jean de Bréhant, Sgr de la Plesse, de l'illustre famille de ce nom, et veuf en premières noces de Jeanne Collas, dont: Bertranne de Bréhant, de de la Plesse, qui signe aux Registres paroissiaux de la Bouillye en -1523 et 1539.

V° Gilles Mouësan, écuyer, seigneur du Mirouër, de la Reigneraye, de la Haye. Il parut sous la Bouillye et sous Éréac, à la Réformation de 1513: « Gilles Mouësan, qui dit ètre nob. à raison de feu Olivier Mouësan, son père, qui fut marié à Thomine Félin, laquelle estait de bas estat ; et en est fils ledit Gilles ; et était ledit Olivier natif de Plancoët, et se disait nob. - Le dit Gilles s'est toujours tenu exempt ».


 

Il eut :


 

1° Jean II Mouësan, écuyer, seigneur du Mirouër, des Fresches, de la Villeneuve, qui parut sous la Bouillye, avec son père, en 1513, sous Ruca en 1554 et en 1560, sous Guingamp en 15551. Il fut parrain à la Bouillye, le 11 octobre 1545 de Jacques de la Motte, fils de Julien et de Marguerite de Bréhant, sgr et de du Saint-Esprit, (Marguerite de Bréhant, fille du premier lit de Jean, sgr de la Plesse, et demi-soeur de Bertranne de Bréhant, nièce de Jean Mouësan). Il épousa Olive de la Fruglaye, dame des Fresches et de la Villeneuve, en Ruca ; dont il eut :


 

A. Jean III Mouësan, écuyer, sgr du Mirouër, qui épousa Mathurine, dame du Bignon en Saint-Denoual, dont : Clément Mouësan, écuyer, sr du Mirouër, du Bignon, en 1569, mort sans postérité en 1610;


 

B. Hélène Mouësan, dame de la Villeneuve, qui épousa vers 1555 Guillaume Martin, sr de la Villemaugier, dont :

a. Guillaume Martin, sgr de la Villemaugier, et

b. Ruellan Martin. sgr du Mirouër, qui épousa, vers 1580, Louise de Visdelou, fille de Jean, chevalier, sgr de la Goublaye (voir La Goublaye en Saint-Alban.), de l'Hostellerie, de la Ville-Théard, dont postérité.

C. Delle Mousëan, de du Fresche, qui épousa, vers 1550, N... de Bédée, dont postérité.


 

2° Bertrand Mouësan, qui suit :

VI° Bertrand Mouësan,écuyer, seigneur du Bourgneuf, de la Costière. C'est à lui que remontent les cinq générations nobles reconnues par la Réformation de 1670. Il était, en 1521, époux de Marie de la Chouël. de du Bourgneuf, fille de Jean, sgr de la Villeaufraye du Bourgneuf, et de Marguerite de Lenclos, qui lui avait porté le Bourgneuf en Saint-Potan, où elle mourut en 1563. Il passa un acte en 1538 ; parut aux montres de la noblesse du ressort de Lamballe en 1570 et en 1580 ; et mourut vers 1582.

Il eut :


 

1° Michel Mouësan, sgr de la Costière, du Bourgneuf, qui partagea noblement son frère puîné, à la mort de leur mère en 1573, et lui donna la Costière. Il est déclaré dans ce partage « que leurs ancêtres avaient toujours partagé noblement, suivant l'assise du comte Geoffroy.(Tit. De la famille). Il épousa Christophe de Melesse, d'une ancienne famille de l'Évèché de Rennes, qui produisit un chevalier croisé en 1248, et portait : « D'or à la bande fuselée de sable ». Il ne laissa pas de postérité.


 

2° Morice Mouësan; qui suit :


 


 

VIl° Morice Mouësan, écuyer, seigneur de la Costière. Il fut partagé par son frère, en 1563, de la Costière, en Planguenoual, où il demeura ; il y passa des actes en 1566, 1576, 1586 et 1588; et il y mourut en 1610. Il avait épousé, 1° vers 1570, Marie-Jeanne de Cornillé, de de la Motte, en Torcé, fille de Antoine de Cornilléi, écuyer, sr de la Bichetière, et de Geffeline de Champagne 2° Jacquemine Poulain.


 

Il eut sept enfants :


 

1° Amaury Mouësan, écuyer, seigneur de la Costière qui parut dans un acte en 1583 et mourut sans alliance ;


 

2° François, qui suit ;


 

3° Jean IV Mouësan, qui fut partagé par son frère aîné, François, en 1611, et reçut de lui un prêt de 50 £ en 1624 ; il mourut sans postérité ;


 

4° Pierre Mouësan, qui demeurait au Grenier, en St Alban, chez son frère, François, lors du partage de 1611 ; il ne laissa pas de postérité ;


 

5° Jeanne Mouësan, qui était, en 1611, épouse de Jean VI de Visdelou, écuyer, sr de la Villethéard, en la Bouillye (voir La tour de Ville-Théart à La Bouillie) dont elle ne semble pas avoir eu de postérité ;

6° Marie Mouësan, épouse en 1611 de Julien Hallenaut, écuyer, sr de la Ville-Colvé en Plélo; nous ignorons sa postérité ;


 

7° Françoise Mouësan, épouse en 1611 de François Pansart.


 


 

VIII° François Ier Mouësan, écuyer, seigneur de la Costière, du Grenier. Après la mort de son père, il partagea noblement en 1611 ses frères et ses soeurs II demeurait alors au Grenier, en Saint-Alban, qui lui avait été apporté par sa femme, Isabelle Herbert du Grenier, du Chauchix, en St Alban, qu'il avait épousée en 1603. Il mourut en 1631, laissant :


 

1° François II, qui suit ;


 

2° Catherine Mouësan, qui épousa René de la Motte, écuyer, sgr de Kerdavy, fils de Louis sgr du Saint-Esprit, de Ménitte, et de Raoulette de la Cellek. Ils demeurèrent à la Houëgnardière, en la Mézière, où ils moururent, elle, en 1677, et lui le 10 septembre 1695, laissant postérité.


 

3° Marguerite Mouësan, qui épousa, vers 1635, Jean Bertho, écuyer, Sgr de Vauvert, fils de Jean,sgr de Vauvert, et de Marguerite Cottes, de de la Barre, dont Jean Bertho, sr de l'Escoublière, maintenu en 1669.


 

IX° François II Mouësan, écuyer, seigneur de la Costière, du Grenier, de la Villirouët, de la Grand'Maison, de la Ville-ès-Guiheux. Né en 1605, il passa bail pour le Grenier en 1641 ; il fit, en 1647, un échange avec Jean du Coudray, seigneur de Chef-du-Bois et de l'Epine. Il mourut avant 1663. Il avait épousé, le 16 janvier 1631, Renée-Anne Bische, de de la Villirouët, fille de Gilles, écuyer, Sr de la Villirouët, de la Brosse, et de Marguerite Mochet, de de Chef-du-Bois ; qui lui porta la seigneurie de la Villirouët en Plédéliac, où il alla demeurer. Ils eurent cinq enfants :


 

1° Georges Mouësan, écuyer, seigneur de la Villirouët, de la Costière, lieutenant des gardes du château du Guildo (voir le château de Gilles de Bretagne au Guildo & l'abbaye de Saint Jacut de la Mer - Hunaudaye, Le Guildo, Boquen - Le château du Guildo par Jean-Baptiste-François Delaporte -), en 1665 ; né à la Villirouët en 1633, il épousa en novembre 1680, Jacquemine de la Guérande, fille et héritière de feu Marc de la Guérande, écuyer, sgr de la Guyomarais, du Quengo, et de Marguerite de la Fruglaye. Il mourut en juillet 1684. Il n'eut que deux filles : Jacquemine et Marguerite, qui moururent sans alliances. Sa veuve épousa, en secondes noces, Louis Le Normand, ecuyer, sgr des Naux, mort en 1686, et en troisièmes noces, J.-B. Brunet, sgr du Guillier (voir Quelques notes sur les possesseurs de la terre du Guilliers en Plédéliac), de la Morinais, mort en 1689. Il parut à la Réformation et fut maintenu par arrèt du 10 juillet 1670 : M. le Jacobin, rapporteur: « Georges Mouésan, sgr de la Ville-Irouez, demeurant au bourg de Plédéliac, évêché de St-Brieux, déclaré noble d'extraction sous Rennes ; porte d'azur à la fleur de lys d'argent et trois molettes d'éperon de même, deux en chef et une en pointe. »


 

2° Anne Mouësan, dame du Closneuf, qui épousa 1° François Volance, écuyer, sgr de la Conte, en Maroué, dont postérité ; 2° (?) Alain Guisnel, sgr de l'Espine, en Ruca, dont: Guillaume G., né à St-Malo, le ler mars 1681, (Alain Guisnel épousa en secondes noces, à Châteauneuf, en 1690, Madeleine Paré),


 

3° Françoise Mouësan, dame du Val, de la Ville-ès-Guiheux, qui épousa Ambroise Fournier, écuyer, sgr des Granges, dont elle était veuve en 1691 ;


 

4° Jean V, qui suit ;


 

5° Toussainte Mouësan, qui épousa Bernard Martin, écuyer, et parut, comme sa veuve, en 1723.

X° Jean V Mouësan, écuyer, seigneur de la Costière, de la Villirouët. Né au château de la Villirouët, en Plédéliac, le 14 avril 1654, il hérita de son frère ainé, Georges, en 1684. Il parut à la Réformation et fut maintenu par arrêt du 9 août 1670, M. Huart, rapporteur : « Jean Moisan, fils mineur de feu François, sgr de la Costière et de Renée Biche, demeurant paroisse de Plédéliac, évêché de Saint-Brieuc, déclaré noble d'extraction sous Rennes ; porte « d'azur à la fleur de lys d'argent et trois molettes d'éperon de même, deux en chef et une en pointe. » Il épousa, le 16 mai 1679, Anne-Françoise de la Celle fille de Jean-Baptiste, écuyer, de la Mettrie, de Ménitte, et de Catherine-Bertranne .de la Motte, du Saint-Esprit, petite-fille de Pierre de la Celle, sgr de la Sécardais, et de Julienne Léziart. Ils eurent :


 


 

1° Jacquemine Mouësan, dame de la Martinais, née le 16 mars 1680, elle épousa le 20 octobre 1703, son cousin, Pélasge-François .de Fontlebon, écuyer,sgr de Chef-du-Bois,. de la Lande, du Fay, fils de Jacques, Sgr de la Lande, de la Touche, de Caragat, de Chef-du-Bois et de Françoise du Coudray (celle-ci fille de Jean, sgr de l'Espine, et de Anne Bische, de de Chef-du-Bois, qui, elle même, était fille de Gilles Bische, sgr de la Villirouët, et de Marguerité Mochet). Son mari mourut en 1717, laissant quatre enfants. Sa veuve mourut en 1757 ;


 

2° Jean VI Mouësan, écuyer, seigneur de la Villirouët, de la Costière, né en 1682, sous-lieutenant de Grenadiers au Régiment de Carman, en 1709, puis capitaine au Régiment de Lannion par brevet du 10 septembre 1711, démissionnaire en 1715. Il était, en 1709, en garnison à l'île d'Oléron, et en 1713 à Abbeville; ce fut là qu'il épousa, le 18 mai 1713, Marguerite Bruant, veuve de Adrien de Lenclerc ; elle mourut sans postérité le 16 juillet 1714. Il donna alors sa démission et alla demeurer à la Villirouët et à Moncontour. Il épousa en secondes noces, en 1720, Marguerite le Normand, de Lourmel. II acheta des la Motte, le 28 avril 1721, une chapelle avec enfeu prohibitif, située dans l'église paroissiale de Plédéliac, et dite « chapelle de Ménitte », placée sous le patronage de St-Fiacre et de N.-D. de Pitié. Ce fut là qu'il fut inhumé le 23 décembre 1751. Il ne laissait pas de postérité. Sa veuve lui survécut longtemps, et ne mourut qu'en 1793 ;


 

3° Jacques-Louis-Marie, qui suit ;


 

4° François Mouësan, écuyer, seigneur de la Costière, qui mourut avant 1731, ne laissant pas de postérité de son mariage avec dlle Doudart ;

5° Thomasse Mouësan, née à la Villirouët, le 29 août 1693, qui épousa vers 1720, Jacques Volance, écuyer, sgr de la Pénière, dont elle n'eut qu'une fille : Anne Volance, de de la Pénière, qui épousa : 1° vers 1746, Louis-Toussaint de Launay, écuyer, sgr de la Salle ; 2° en 1753, François de la Planche, écuyer. Elle ne laissa pas de postérité.


 

XI° Jacques-Louis-Marie Mouësan, écuyer, seigneur de la Villemorin, de la Villebasse, du Guécot, du Chastelet (voir Quelques notes sur la famille de Couespelle et ses possessions en Saint-Trimoël, Landéhen, Saint-Glen, Plestan,Trébry et Saint Rieul), de la Martinais. Né le 9 février 1687, il épousa à St Glen, le 20 janvier 1729, Charlotte-Renée du Chastel, fille aînée de feu François, chevalier, sgr de la Villebasse, de la Martinais, de Frémeur, et de Fleurianne de la Rouës, de du Guécot, du Chastelet. Elle était veuve de Jean-Marie le Paige, écuyer sgr des Aulneaux, qui était mort en Mars 1726, ne laissant qu une fille, Charlotte-Françoise le Paige, qui mourut fille au Guécot le 4 septembre 1790, et dont les Mouësan de la Villirouët héritèrent. Cette alliance en porta de fort illustres aux Mouësan, Charlotte-Renée du Chastel étant petite-fille de Jeanne d'Estuer, dame de la Villebasse, qui descendait directement des Stuart, Maison royale d'Ecosse, dont les d'Estuer portaient les armes. Ce fut également par suite de ce mariage que les Mouësan reçurent les seigneuries on terres nobles de la Villebasse, de la Villemorin, de la Martinais, du Guécot et de Peillac. Jacques Mouësan habita avec sa femme à Collinée et au Guécot où il mourut le 3 septembre 1745 ; il fut inhumé dans l'Église de St-Glen. Sa veuve fut inhumée dans le même enfeu en 1756. Leurs enfants furent :


 


 

1° Jeanne-Claude Mouësan de la Martinais, née au Guécot, le 7 mars 1730, morte fille en 1778 :


 

2° Jean-Augustin, qui suit ;


 

3° Marie-Louise Mouësan de la Villebasse et du Chastelet, née au Guécot en 1735, elle ne se maria pas ; elle fut emprisonnée à Lamballe, avec sa nièce la comtesse de la Villirouët, en 1793 ; elle mourut à Lamballe, le 26 décembre 1814, âgée de quatre-vingts ans. Elle avait servi, pour ainsi dire de mère à son neveu et à ses petits-neveux et petites nièces.


 


 

XII° Jean-Augustin Mouësan, chevalier et comte de la Villirouët, seigneur de Launay-Barthélémy, de Ménitte, de la Villechevalier, du Mené, du Guécot, de Beauregard, du Peillac, de la Guyomarais, de la Villemorin, des Courtus-Gébert, du Baslin, du Crapon, du Grenier, de la Villebrosset. Né au Guécot, le 11 mars 1734 ; à la mort de son oncle, Jean VI Mouësan de la Villirouët, en 1751, il hérita de la seigneurie de la Villirouët, devint « chef de nom et d'armes », et porta le titre de « comte », qui lui est donnédans son contrat de mariage en 1752, et dans son acte de décès en 1773 ; ce titre est également rappelé dans le contrat de mariage de son fils, en 1787. Il acheta, le 29 novembre 1715, la Guyomarais en Plédéliac, des demoiselles de la Motte. Il habita le château de la Villirouët, où il mourut, n'étant âgé que de quarante ans, le 5 mai 1773, il fut inhumé dans la Il avait épousé, le 4 juillet 1752, Françoise de Fontlebont, de de la Ville chevalier, du Fay, sa cousine, fille de Jean-Baptiste François, écuyer, sgr du Chef-du-Bois,de la Lande, Fall, et de Françoise-Marguerite-Marie de Trémereuc, de de la Villechevalier, de la Villeneuve, de la Villecochard, laquelle avait épousé en secondes noces, en 1740, François Urvoy, chevalier, sgr de Closmadeuc. Elle était petite-fille de Jacquemine Mouësan de la Martinais, et née en Plédéliac le 8 février 1732. Elle porta à son mari la seigneurie de la Villechevalier. La comtesse de la Villirouët, devenue veuve, le 5 mai 1773, continua à habiter avec ses enfants le château de la Villirouët,où elle mourut, le 29 février 1793 ; elle fut inhumée près de son mari dans l'enfeu de la Villirouët, en l'église de Plédéliac. Ses biens et ceux de son mari, estimés rapporter 5.740 de rentes, furent partagés le 2 Frimaire an III (22 novembre 1794), entre ses deux fils survivants. Ils avaient eu quatre enfants :

1° Jean-Baptiste-Mathurin-Marie, qui suit ;


 

2° Françoise Mouësan de la Villirouët, née à la Villirouët, en 1757, elle y mourut fille en 1773 ;


 

3° Victor-Sévère-Joseph-Marie Mouësan de la Villirouët, châtelain de la Villirouët, né à la Villirouët, le 4 mars 1760, -il épousa, au château de Pendenhouët, en Broons (voir histoire de Broons, page n° 13), en 1787, Françoise-Emilie Julienne Béchu de Lohéac, née en 1761, fille de Bertrand-Emile Béchu, de Lohéac, conseiller au Parlement, maître des Eaux et Forêt de Bosquen,et de Antoinette Rouault, de de la Vallais et du Moulinroûl. A la mort de Bertrand Béchu, en 1791, ses terres furent partagées entre ses trois enfants survivants : le Moulinroûl, en Soudan, évèché de Nantes, échut à son fils, Bertrand-René, grand-père de Madame Regnault de Bouttemont, née Varin de la Brunelière; Lohéac, à son autre fils Jérôme ; Mme de la Villirouët reçut le Bignon et la Renais, en Conquereul, la Noë, en Gaël, et l'Escoublière, en Eréac. A la mort de sa mère, en 1793, Victor de la Villirouët se fit attribuer la seigneurie de la Villirouët, qui jusque là avait toujours appartenu, par préciput et hors-part, à l'aîné de la famille ; il eut également Launay-Barthélémy, le Haut-Ménitte, le Crapon, le Grenier et la Villebresset. Il mourut à la Villirouët en 1805, et sa veuve en 1833. Ils ne laissèrent que deux filles ;

A. Marie-Anne Mouësan de la Villirouët, née en 1788, elle épousa, en 1812, Charles-Marie-Jean-Baptiste Le Vicomte de la Villegourio, qui périt dans la retraite de Russie peu après son mariage. Sa veuve mourut à la Villirouët en 1868. Elle n'avait eu qu'une fille : Anne-Marie Le Vicomte, née en 1813, qui épousa, en 1834, René-Balthazard de Ricouard, comte d'Hérouville, né à Paris, le 30 mai 1803, fils d'Alexandre, comte d'Hérouvitle, mousquetaire en 1773, officier de cavalerie au Régiment de Brisse, jusqu'en 1791, officier à l'armée des Princes de 1792 à 1794, puis lieutenant-colonel de la division de Hédé à l'armée royale de Bretagne, chevalier de Saint-Louis, et de Marie-Jacquette de la Haye-Saint-Hilaire. Madame d'Hérouville mourut, veuve, en 1875, laissant trois enfants :


 

1° Alexandre de Ricouard, coyyite d'Hér-ouDille, néen 1836, il a épousé, en 1864, Louise d'Auxais, qui est veuve et habite le château de la Vicomte, en Plédéliac, avec ses deux enfants ; Marie, née en 1868, et Louis, né en 1872 ;


 

2° Marie-Caroline de R. d'Iférouville, née en 1839, qui a épousé, vers 1862, Paul-Armand Maufras du Chastellier, avec lequel elle demeure au château de Kernuz (Finistère). Ils ont trois enfants :

a. Pauline ;

b. Arrnand. Officier d'infanterie, qui a épousé, el Poitiers, le 20 octobre 1897, Laurence de Marne

c Anna, qui a épousé, le 15 février 1897, le baron Pierre de Lacger-Camplong, officier d'infanterie

;

3° Louise-Anne-Marie de R. d'Hérouville, née en 1843, qui a épousé, en 1866, Amédée Rolland, comte de Rengervé, mort en 1879, dont :

a. René, né en 1868 ;

b. Marie,

née en 1873 ;

c. Eugène, né en 1876 ;

d. Yvon, né en 1879.


 

B. Victoire Mouësan de la Villirouët, née en 1790, elle eut en lot, à la mort de sa mère, en 1833, le manoir de la Villirouët. Elle épousa vers 1806, César de la Noë des Salles, fils de Jules-César Félix, et de Rose-Amélie de Langan (voir les villages d'Eréac, page n°6). Il était né en Éréac, en 1767. Sa mère était fille de J.-B. de Langan, Mis du Bois-Février et de Jeanne-Michelle Larcher, de du Bois-du-Loup, en Augan. César de la Noë mourut en février 1837 ; sa veuve mourut en 1875. Ils laissaient deux fils et une fille :


 

1° César de la Noë des Salles, né en 1807, qui épousa en 1848, Cécile Bouan de la Ville-Éven ; il est mort en 1857 ; sa femme est morte en 1860, laissant :

César, né en 1855, qui a épousé, en 1879, Marguerite de Petitville, dont: Ernest et Marie-Antoinette ;


 

2° Alix de la Noë des Salles, qui a épousé, en 1838, Eugène Rolland de Rengervé, châtelain de la Pommeraye, en Messac, où elle mourut trois mois après son mariage. Son mari épousa, en secondes noces, Mlle du Gaspern, dont il n'eut pas de postérité. La Pommeraye appartient actuellement à ses neveux, fils du Cte Amédée de Rengervé et de Louise d'Hérouville.


 

3° Auguste de la Noë des Salles, né en 1815, il épousa,en 1842, Amélie Bésuchet, née en 1815, fils d'Aimé et de Emilie Béchu de Lohéac, et morte au château de Basse-Ardenne en St-Maugan, le 20 juin 1897. Son mari était mort en 1855, ne laissant qu'une fille : Alice de la Noë des Salles, née en 1843, qui épousa en 1866, Jules, vicomte du Pontavice ; elle mourut en 1868. Son mari hérita, en 1875, du manoir de la Villirouët, où il demeure avec son fils unique : Roger, vte du Pontavice, né en 1867, qui a épousé en 1893 Anne Rolland du Noclay, dont :

a. Alice, née en 1893,

b. Jean, né en 1895.

4° Charles-François-Jean-Amateur Mouësan dit « le Chevalier de la Villirouët», Chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, Page de S. A. E. Grand-Maître de l'Ordre, Mgr Emmanuel de Rohan, puis Cadet-Gentilhomme dans le régiment d'Infanterie de Marine du Vicomte de Boisse : né au château de la Villirouët le 30 mars 1763, il fournit, le 29 juillet 1779, les preuves de trente deux quartiers de noblesse, dites « Preuves rigoureuses », réclamées pour ètre proposé comme Chevalier de Malte, et il fut admis dans l'Ordre par brevet du 18 septembre 1779. Reçu, le 20 avril 1781, comme Cadet-Gentilhomme dans le régiment d'Infanterie de Marine commandé par le Vicomte de Boisse, il périt, noyé, à Angers en 1784.

 

XII° Jean-Baptiste-Mathurin-Marie Mouësan, Comte de la Villirouët, chevalier, chef de nom et d'armes, châtelain et seigneur de la Villirouët, du Guécot, de la Villebasse,de Trébressa, du Baslin, du Châstelet, de la Villechevalier, de la Villemorin, de Beauregard, du Plat, de Maradan, de Quistinic, de Kermadec, de Kervéhel, officier au régiment de Condé-Infanterie, capitaine à l'Armée Royale, chevalier de Saint-Louis et du Lys. Né au château de la Villirouët, il fut baptisé dans l'Église de Plédéliac le 13 novembre 1754 (acte ci-dessus). Il fut nommé, le ter mai 1773, lieutenant au régiment provincial de Rennes, puis, le 13 octobre 1776, sous-lieutenant au régiment de Condé-Infanterie. Lors de la Révolution, il émigra, en 1792, à l'Armée des Princes, et fit la campagne des Pays-Bas. Puis, à la dissolution de l'armée des Princes, en 1793, il vint à Jersey, comme capitaine de l'Armée Royale. Rentré en France, en 1797, il se cacha à Nantouillet et à Paris; arrèté le 14 janvier 1799 sous inculpation d'émigration, il fut emprisonné à l'Abbaye ; jugé par une Commission Militaire, le 23 mars 1799, ce fut sa femme qui présenta elle-même sa défense et obtint son acquittement. Il revint alors habiter Nantouillet jusqu'en 1810, époque à laquelle il retourna à Lamballe. Il fut nommé chevalier de l'Ordre du Lys, et chevalier de la Légion d'Honneur, par brevet du 13 juillet 1813. Il mourut à Lamballe, le 12 mars 1845, âgé de 90 ans. Il avait épousé, en l'église Toussaint de Rennes, le 12 juin 1787, Marie-Victoire de Lambilly, née le 27 avril 1767, fille de Pierre-Laurent, marquis de Lambilly, vicomte du Broutay, baron de Kergroix, et de Jacquette-Françoise de la Forest d'Armaillé. Après une existence dont nous avons raconté les douloureux et glorieux épisodes, la comtesse de la Villirouët mourut à Lamballe, le 12 juillet 1813. Elle avait eu trois enfants :


 

1° Charlemagne, qui suit ;


 

2° Victoire-Renée-Gabrielle Mouësan de la Villirouët, née le 7 octobre 1790, elle fut connue, étant petite, sous le surnom de « Pouponne ». Elle demeura avec sa mère à Lamballe, puis, pendant la Révolution à Nantouillet jusqu'en 1810; elle revint alors à Lamballe, où elle eut la douleur de perdre sa mère en 1813, et, où elle épousa, le 21 octobre 1816, Henry-Anne-Christophe-Simon, comte de la Haye-Saint-Hilaire, né à la Haye-Saint-Hilaire vers 1769, fils de Louis-François, comte de la Haye-Saint-Hilaire, et de Marie-Thérèze-Elisabeth de Gasté. Peu de temps après leur mariage, le comte et la comtesse de Saint-Hilaire achetèrent le château de Chaudeboeuf, en Saint-Sauveur-des-Landes, où ils se fixèrent. Cette seigneurie, haute-justice et châtellenie. appartint primitivement aux Pinel, qui y paraissent dès le IXe siècle ; elle fut érigée en châtellenie en leur faveur, en 1595 ; des Pinel elle vint aux Porée du Parc, en 1650, puis, par acquêt, aux Saint-Hilaire en 1819. L'enfeu de cette seigneurie était dans l'église de Saint-Sauveur des Landes, où l'on voit encore plusieurs pierres tombales aux armes des Pinel et portant les millésimes de M.CC et 1574; près du château était aussi une chapelle privée sous le vocable de Saint-Joseph. Le comte de Saint-Hilaire mourut à Rennes, le 7 avril 1825, sans laisser de postérité. Sa veuve continua d'habiter le château de Chaudeboeuf ; puis elle vécut les dernières années de sa vie à Rennes, où elle mourut, le 28 octobre 1869, âgée de 78 ans. Elle avait, à la mort de son père, en 1845, hérité des terres du Guécot, du Chastelet, et des fermes en Locminé. Par son testament, en date de 1863, elle laissait toutes les propriétés et les valeurs mobilières qui lui venaient de son mari à son neveu, le comte Louis de Saint-Hilaire ; le Chastelet vint à sa soeur Césarine, le Guécot et les fermes en Locminé à son frère Charlemagne. Elle fondait dans son château de Chaudeboeuf un hospice libre de vieillards, sous la direction de neuf religieuses de l'ordre de Rillet,hospice qui abrite aujourd'hui une centaine de malades. Elle fut inhumée dans la chapelle de Chaudeboeuf.


 

3° Césarine-Marie-Mouësan de la Villirouët, née à Lamballe le 10 avril 1792, elle fut connue. étant petite sous le surnom de « Mimi ». Elle ne se maria pas et demeura constamment avec son père. A la mort de celui-ci, en 1845, elle hérita de la Villechevalier, de Trébressan, du Baslin ; puis à la mort de sa soeur, en 1869, du Chastelet. Elle demeura à la Villechevalier et à Lamballe. Elle fit bâtir près de cette ville une maison de campagne qu'elle appela « l'Hermitage » ; cette maison fut vendue en 1873; et, suivant ses volontés, le produit de cette vente, 12.000, fut porté par son neveu, Paul de la Villirouët, à Notre Saint-Père le Pape Pie IX. Elle passa à Rennes les dernières années de sa vie ; elle y mourut le 22 octobre 1875, et fut inhumée dans le cimetière de cette ville.

XIVe Charlemagne-François-Jean-Baptiste- Marie Mouësan, comte de la Villirouët, châtelain de la Touraille, élève, puis professeur au collège de Juilly, inspecteur des Postes, démissionnaire en 1830. Né à Lamballe, le 24 juin 1789, il demeura dans cette ville jusqu'en 1797, époque à laquelle il rejoignit son père (le citoyen Guenier) à Nantouillet. Il entra au mois de novembre 1798 comme élève au collège de Juilly, sous la direction des Oratoriens ; de 1809 à 1818, il fut professeur d'histoire, puis de langues et de mathématiques, à ce collège; en 1810, il avait été inscrit comme auditeur au Conseil d'État, mais il n'en remplit pas les fonctions. En 1818, il fut choisi comme secrétaire particulier par M. Le Bouthillier de Rance, alors préfet de Strasbourg. En octobre 1820, il fut nommé contrôleur des Postes à St-Brieuc; et, le 21 février 1823, il fut attaché à l'armée d'Espagne comme inspecteur des Postes. Il fit, à ce titre, toute cette glorieuse campagne qui rétablit sur son trône le roi Ferdinand VII; puis il fut nommé inspecteur des Postes de seconde classe avec 6500f d'appointements. Il occupait ce poste quand survint la Révolution de 1830 ; il n'hésita pas alors à faire tout son devoir, et il donna sa démission, abandonnant à l'âge de quarante ans une position honorable et avantageuse. Il revint en Bretagne, où il habita alternativement, avec sa femme et ses enfants, le château de la Touraille. en Augan, Rennes et Lamballe. Il avait épousé, en l'église Saint-Sauveur de Rennes, le 28 avril 1824, Aglaé-Marie-Auguste Le Doùarain de Lemo, née à Vannes le 6 novembre 1799, fille unique de Jacques-Marie-Joseph le Doùarain, comte le Doùarain de Lemo, ex-page du roi, ex-colonel à l'armée catholique et royale de Bretagne, conseiller général du Morbihan, maire d'Augan, châtelain de Lemo et de la Touraille,chevalier de Saint-Louis,et de feue Aglaé-Sophie-Marie-Victoire Desgrées du Lou. Cette alliance en apporta de fort illustres à la famille Mouësan, les Doùarain descendant de la famille souveraine de Bretagne. Le comte de la Villirouët posséda, par suite d'héritages successifs : la Villechevalier, la Villemorin, le Peillac, le Baslin, Trébressan, le Guécot, le Chastelet, dans les Côtes-du-Nord ; l'hôtel Kéranroy à Lamballe, qu'il vendit en 1852 ; Kermadec, Kervéhel et Quistinic, dans le pays de Locminé. La comtesse de la Villirouët reçut également par héritages : les châteaux de la Touraille et de Lemo, les fermes des Marchix, de Coduent, du Charbon, de la Villejégu, de la Marre, du Binio, de la Rabine, de la Bossardais, de la Petite-Roche, en Augan et en Campénéac; des Abbayes et de la Renaudaye, en St-Etienne-de-Montluc. La comtesse de la Villirouët mourut à Rennes le 8 décembre 1872. âgée de 73 ans, et elle fut inhumée dans le cimetière d'Augan; son mari mourut également à Rennes le 26 juillet 1874, âgé de 85 ans, et fut inhumé près de sa femme. Nous avons dit ce qu'il fut au point de vue de la science, de la société, de la religion et de la famille. Il laissait trois enfants :

1° Maria-Joséphine-Jeanne Mouësan de la Villirouët, née à Rennes, le 27 février 1825. Elle ne se maria pas et se consacra entièrement à ses parents. Elle fut vice-présidente des « Filles de Marie » et présidente de la « Congrégation des Demoiselles) de Rennes. Après une vie, toute de bonnes oeuvres et de vertu, elle mourut à Rennes le 2 décembre 1889, âgée de 65 ans, et laissant une réputation universelle de sainteté ; elle fut inhumée dans le cimetière d'Augan.


 

2° Aglaé-Marie-Victoire-Pauline Mouësan de la Villirouët. Née à Rennes le 6 janvier 1827, elle fut élevée par ses parents qu'elle ne quitta jamais. Elle a épousé en l'église Saint-Sauveur de Rennes, le 28 avril 1852, Edouard-Jean Fournier de Bellevùe. plus tard comte et marquis deBellevùe, né au Domaine, en St-Méloir-des-Ondes, le 5 février 1821, troisième fils de Jean-Jacques-Louis, comte de Bellevue, conseiller général d'Ille-ct-Vilaine et maire de St-Méloir-des-Ondes, mort au château de la Chipaudière en Paramé, le 8 novembre 1869, âgé de 92 ans: et de feue Louise-Blaize de Maisonneuve, belle-soeur du fameux corsaire Robert Surcouf. Après leur mariage, Mr et Mme de Bellevue habitèrent avec leurs parents, tantôt le château de la Touraille, tantôt Rennes. A la mort du comte de la Villirouët, en 1874, ils eurent en lot le château de la Touraille, où ils demeurent. Ils ont eu huit enfants, dont quatre seulement vivent encore :


 

1° François-Xavier-Marie-Anne-Joseph Fournier,comte de Bellevüe, capitaine de dragons territoriaux, conseiller général de la Loire-Inférieure, né à la Touraille, le 4 juillet 1854, élève au collège de St Vincent de Rennes, bachelier ès-lettres en 1872, entré avec le no 1 comme cavalier-élève à l'École de cavalerie de Saumur, le 27 septembre 1874, sorti de cette École avec le n° 1, comme maréchal-des-logis au 24e Dragons, le 27 mai 1876 ; nommé sous lieutenant au 25e Dragons, le 5 mai 1881, démissionnaire le 20 juillet 1883, capitaine de cavalerie territoriale au 11e corps en avril 1887, conseiller municipal de Soudan en 1893, conseiller général du canton de Châteaubriant, le 28 juillet 1895 et le 21 juillet 1901. Il a épousé, en l'église Saint-Germain de Rennes, le 19 juin 1883, Gabrielle-Marie-Léopoldine Regnault de Bouttemont, née à Rennes, le 3 mars 1861, fille unique de feu Léopold Regnault de Bouttemont, et de Pauline Varin de la Brunelière. Ils demeurent tantôt au château de la Touraille, tantôt au château du Moulinroûl, en Soudan, tantôt à Rennes ;


 

2° Marie Fournier de Bellevùe, religieuse Augustine Hospitalière à l'hôpital de Rennes, « Mère Anne-de-Jésus, née à la Touraille, le 6 janvier 1856, elle est entrée à la communauté des Augustines en 1884 ;


 

3° Jean Fournier de Bellevùe, prêtre, licencié en théologie, directeur au Grand Séminaire de Vannes, né à la Touraille, le 8 avril 1861, ordonné prètre le 26 décembre 1885, professeur de philosophie aux Carmes de Ploërmel en 1886, professeur de dogme au Grand Séminaire de Vannes, depuis 1889 ;


 

4° Claire Fournier de Bellevùe, née le 5 août 1865,à la Touraille, où elle demeure avec ses parents.


 

3° Paul-Marie-Joseph, qui suit :


 

XVe Paul Marie-Joseph Mouësan, comte de la Villirouët, châtelain de Lemo. Né à Rennes, le 27 janvier 1829 ; il a fait ses études au collège de Redon, tenu par les P. Eudistes. Il a épousé : 1° a Grazay (Mayenne), le 9 octobre 1853, Angèle de Baglion de la Dufferie, née à Aubigné (Sarthe), le 4 novembre 1832, fille de Charles, comte de Baglion de la Dufferie et de Euphémie de Sarcé. Elle mourut au château de Grazay (Mayenne), le 15 octobre 1852, ne laissant qu'une fille, dont l'article viendra. Il épousa en secondes noces, au château de Castel-Launay, en Touraine, le 12 septembre 1859, Anne-Marie de la Rüe du Can, née à Nantes en 1838, fille de Octave, baron de la Rue du Gant,et de Antoinette Espivent de Perranî, et qui était sa cousine issue de germains, sa grand'mère maternelle étant Anne-Marie Desgrées du Loù. Elle mourut à Rennes le 17 juillet 1865, en donnant le jour à sa seconde fille. En 1867, après la bataille de Mentana, Monsieur Paul de la Villirouët, entraîné par son dévouement au Saint-Siège, partit pour Rome et s'engagea comme zouave pontifical. Il passat six mois dans cette armée d'élite. Après la mort de ses parents, il eut, en lot, en 1874, le château de Lemo, avec les métairies qui l'entourent. En 1876, il fit faire des réparations considérables au vieux château de Lemo, où il vint se fixer avec ses trois filles en 1877. Il a été nommé en 1871, maire de la commune d'Augan ; révoqué en 1880 pour causes politiques, il fut réélu en 1882, et il occupa cette place jusqu'en 1900. Le comte de la Villirouët habite le château de Lemo avec sa fille et son gendre M. et Mme de la Chevasnerie ; en lui s'éteint le nom des Mouësan de la Villiroüet, après plus de six siècles d'existence. De son premier mariage avec Mademoiselle de Baglion de la Dufferie, il n'a eu qu'une fille :


 

Angèle-Marie-Thérèse Mouësan de la Villirouët, née au château de Grazay (Mayenne), le 9 octobre 1854 ; elle a épousé au château de Lemo, le 6 juillet 1886, son cousin issu de germains, Henry, vicomte de Baglion de la Dufferie, né en 1855, fils de Octave, Comte de Baglion de la Dufferie, châtelain de la Motte-Usson, en Martigné (Mayenne), et de Dorothée de Longueval d'Haraucourt. Après leur mariage, le vicomte et la vicomtesse de Baglion allèrent habiter leur château de Grazay, où il demeurent avec leurs enfants :


 

1° Thérèse de Baglion de la Dufferie, née au château de Lemo, le 28 avril 1888 ;

2° Madeleine de Baglion, née au château de la Cour de Grazay, le 2 octobre 1890 ;

3° Henry de Baglion, né le 15 octobre 1891. Le comte de la Villirouët a eu, de son second mariage avec mademoiselle de la Riie du Can, deux. Filles :


 

1° Anne-Marie Mouësan de la Villirouët, née au château de la Touraille, le 20 septembre 1861 ; elle a épousé au château de Lemo, le 10 janvier 1895, Pierre Libault de la Chevasneriet, né au château de Kerdavy, en Herbignac, le 12 avril 1863, fils de feu Arthur, chevalier de Saint-Ferdinand d'Espagne, et de demoiselle Adèle de Chomart de Kerdavy, celle-ci fille de Gustave de Chomart, et deEmilie de Tréméac. Ils demeurent au château de Lemo avec leur fille : Marie- Thérèse, née à Augan, le 10 juin 1896.


 

2° Jeanne Mouësan de la Villirouët, née à Rennes, le 6 juillet 1865, elle est morte célibataire au château de Grazay, le 4 Mai 1894, et est inhumée dans le cimetière d'Augan

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Published by poudouvre
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