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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 10:29

 

 

Calloët (de) ou de Callouët. -Nom d'une ancienne famille de l'évêché de Tréguier, aujourd'hui éteinte, qui fut déclarée noble de simple extraction (Courcy dit d'ancienne extraction) par arrêt des commissaires de la réformation en date des 4 avril et 5 septembre 1669, et 18 août 1670, -qui figure onze fois pour la Bretagne à l'Arm. gén. mss, d'Hozier (t, 33, 117, 118, 252, 261, 274, 591.657, 659, 885 ; II, 130), -qui a porté les titres de baron de Trégomar et vicomte du Lou, -et qui a produit un évêque de Tréguier, un conseiller d'Etat, des avocats généraux à la Chambre dos Comptes de Bretagne et de nombreux magistrats de Morlaix. Notices aux Nob. et Arm. de Courcy, I, 196 ; -Briant, p. 47 : Du Perré. p.II -Beauregard, p. 89 ; -Saint-Luc, III, 50 ; - Guérin, I, 84, 85. Armoiries : « D'or à la fasce d'azur, surmontée d'une merlette de même. » Devise: « Advise-toi. » -Blason gravé dans Saint-Luc. -Ces armoiries se trouvaient jadis sculptées dans les églises de Saint-Melaine et de Saint-Mathieu de Morlaix et sur des dalles tumulaires de la chapelle des dames hospitalières chanoinesses de Saint-François de Cuburien et peintes aux vitraux de N.-D.-du-Mur. -La branche de Kerbrat ajoute : « Cantonné au haut d'un annelet de gueules » (Beauregard). -Et voy. Dict. hérald. de Bret., p. 84, 247.


 

Le mémoire généalogique produit en 1668 fait remonter sa filiation jusqu'à Yvon Calloët de Lanidy, mentionné dans la réformation de 1427, qui épousa Marguerite de Kertosquet, de la maison de Launay, dont deux flls ; Pierre C, mari de Marguerite de Coëtquis, chef de la branche aînée, dite de Lanidyel du Faouët ; et Jean Calloët, mari de Plesou Couat, chef de la branche cadette, dite de Kerangouarech, de Kerastang, de Keibrat, de Keriavily et de Toulbrunet. Les Pr. de dom Mor. citent Jean Calloët, écuyer en 1378 ; - Pierre Calloët, notaire royal en 1450 (II, 390, 1546) ; -Yvon Calloët, archer de la montre de la Peillée en 1487 ; -et JehanvCalloët, l'évêque de Tréguier,vqui suivra (III, 556, 758, etc.). Les murs de l'église de St-Melaine de Morlaix portent des inscriptions constatant que les Galloët y ont fait bâtir des édifices ou «  novum opus » en 1424 et 1474 (Hist. de Morlaix, p. 337, et Errata, p. 545). -Et voy. Pitre de Lisle, Armoiries et prééminences de Morlaix et Lanmeur, p. 9. L'Hist. de Mariais cite encore Thomas Calloët., miseur de Morlaix par élection des habitants rassemblés au Mur, après vêpres, le 15 janvier 1475 ; -Guillaume Calloët, miseur en 1484 ; -Jean Calloët, évêque de Tréguier, mort en 1505 (voy. ci-dessous) ; -Dominique Calloët, fils de Thomas, qui parut à la réform. de Tréguier en 1513, miseur en 1522, dont la maison fut brûlée par les Anglais avec une partie, des archives de la ville (Et voy. Sauvageau, Commentaires sur la Coutume, II, suppl., p. 118 ; et Ogée, II, 60) ; -Jean Calloët, fermier des revenus de la ville en 1530 ; -Jean Calloët., sr de Kerastang, maire de Morlaix en 1579, gouverneur du château du Taureau en 1580, jurât en 1589 ; -un député de la Chambre de l'Union de Morlaix en 1592 ; -Pierre Calloët. de Troffos, grand archidiacre et vicaire général de Tréguier, prévôt de N.-D. du Mur en 1609 ; -Pierre Calloët de Kerastang, premier consul en 1612, juge consulaire en 1620, jurât pour St-Mathieu en 1623 et 1640 ; père ou syndic des Dominicains en 1631 ; capitaine de la milice bourgeoise en 1639 commissaire de la ville en 1640, etc.; -Maurice de Calloët., substitut du sénéchal en 1625 ; -Jean Calloët. de Toulbroch, sénéchal en 1653 ; -Yves de Calloët, frère du précédent, chanoine de Tréguier, prévôt de N -D. du Mur en 1642 (voy. ci-dessous); -un G. de Villeneuve, contrôleur de la ville en 1659 ; -un G. de Meshir, capitaine du détachement qui partit pour St-Renan en 1674 ; -Hyacinthe Calloët, prieur de Montfort, prévôt de N.-D. du Mur en 1709, et Jacques-René Calloët de Lanidy, lui succédant de 1715 à 1740. Jean Calloët, de la branche aînée de Lanidy, petit-fils du premier Yvon et fils de Pierre Calloët et de Marguerite de Coëtquis, cités ci-dessus, né à Lanidy, près de Morlaix, doctor utriusque juris, conseiller de la chancellerie de Bretagne et conseiller clerc du Parlement en 1494, chanoine et chantre de Quimper en 1498, devint évêque de Tréguier en 1502 et président de la Chambre des Comptes de Bretagne. Il mourut à St-Michal-en-Grève, le 7 mars 1505, et fut inhumé dans sa cathédrale, à l'entrée du choeur, où se trouve encore son tombeau, mais où on plaça,en 1611, le corps d'Adrien d'Amboise. On a de lui : « De impediinentis nuptiarum. » Sur Jean Calloët ou Callouet, voy. les Pr. de dom Mor., III, 758, 782,791, 818, 828, 835, 849 ; -le Dict. de Morice, édition de Bâte, 1740,11, 521, qui place sa mort au 4 septembre 1504, d'après la Gallia Christ, de Sainte-Marthe ; -Simon, Bibliolh. Des auteurs de droit ; -Sauvageau, Commentaires, II, suppl.. p. 98 ; -Kerdanet, Notice chronol., p. 69; -Ogée, II, 63, 925 ; -ancien Bullet. Arch. de l'Assoc. bret., 1850. II, p. 97 ; -Biog. bret., notice par Cayot-Delandre : -Trèsvaux, Egl. de Bret., p. 362 ; -Hauréau, Gallia Christ., XIV, 1131 ;-Bulletin monumental, 1886, p. 486, etc. Pierre Calloët, chanoine de Tréguier, fut inhumé sous l'arcade de la chapelle St-Jean (Bulletin monumental, 1886, p 308). Yves de Calloët, de la branche cadette de Kerastang, fils de Maurice Calloët cité ci-dessus, chanoine de Tréguier en 1612. prévôt de N.-D.-du-Mur, à Morlaix. et frère du sénéchal de la ville, est l'auteur d'un mémoire sur les Préséances des juges de Morlaix, sur tous les autres officiers, même les jurais. On rapporte qu'il rendit de grands services à la ville pour laquelle il travailla pendant 7 ans. Mais ses travaux furent payés d'injustice et d'ingratitude. Il gagna pour la ville plusieurs procès importants, et finalement il lui fallut se justifier du succès de son zèle, et il publia son Apologie, 1649 (Hist. De Morlaix, p.39 et 4I). Gabriel de Calloët-Kerbrat, aussi de la branche cadette, et cousin du précédent, né vers la fin du XVIe siècle au manoir de Kerbrat, qu'on appelle aujourd'hui Keramprat, situé dans la commune de Servel, à 4 kil. de Lannion, fut avocat général à la Chambre des Comptes de Bretagne en 1642, et appelé au conseil d'Etat en 1647. C'était un agronome très distingué. On a de lui : 1. -Advis. On peut en France élever des chevaux aussi beaux, aussi grands et aussi bons qu'en Allemagne et royaumes voisins. Sur Gabriel de Kerbral ou Querbrat, voy. Kerdanet, Notices chronol., p. 155, 156, -abbé Grégoire, introduction aux Oeuvres d'Olivier de Serres ; -Brunet, au Manuel du Libraire ; -notices à l'Annuaire des C.-du-N., 1843, p. 147. Françoise Calloët, dame de Querven, née à Morlaix en 1564, morte en 1634, consacra sa vie aux bonnes oeuvres (Voy. à son sujet: Les Annales Calvairiennes du P. Matlevaud, Angers, 1671, in-4e ; Travaux, Vies des SS. de Bret.,111, p. 448 à 458; Levot, Biog. brel.,etc ) Jean Calloët, sans doute un de ceux que cite l'hitst. de Morlaix (voy. ci-dessus), était, en 1632, membre de la confrairie de la Chandeleur à N.-D. du Mur, à Morlaix (Bulletin de la Soc. arch. Du Fin. VIII, 64). Les Arch. du Fin. citent Jean Calloët de Toulbrunet à Morlaix en 1678 ; — et Joseph-François de Calloët , chef de nom et d'armes en 1775, demandant le rétablissement de ses armoiries, et autres marques de droits honorifiques et prééminences dans la nouvelle église de Saint-Michel à Lesneven (A, 19; B, 550). Les Arch. du C.-du-N. citent Maurice de Calloët., à Guingamp, en 1640 ; -Guillaume Calloët. de la Jouassière à Quimper-Guézenec en 1646 ; -des minus fournis pour le lieu noble de Trégomary et plusieurs Calloët, Jacques, Jean, Guillaume, François Calloët, aux XVIIe et XVIle siècles ; -Jacquette Calloët, veuve de Jean Salliou, rendant aveu pour le lieu noble de Chef du Bois en 1690 ; -Jean de Calloët, seigneur, baron de Trégomar et de Keraoul ; -et Pierre de Calloët., baron de Trégomar, vicomte du Lou, etc. (B, 53, 81, 463, 540, 688 ; E, 366, 369, 462,612, 968). -Et voy. Arch. du Morb., E, suppl. 567, et Ogée, 1, 253 ; II, 338, 917, 933. Les Arch. de la L.-lnf. citent Antoine Calloët. de Lanidy, installé avocat général en la Chambre des Comptes eu 1624 ; -Gabriel de Calloët., avocat général en 1612 ; -Renée, rendant aveu à Morlaix pour le convenant de Kerlouas, en Plourin ; -Pierre de Calloët., rendant hommage à Hennebont et à Jugon pour la seigneurie du Lou. Les Arch. du Morb. citent, outre Jacquette Calloët., dame du Chef du Bois, ci-dessus mentionnée, Jeanne Calloët, dame de Cavrân et de la Provostaye, marraine à Missiriac en 1614, à Malestroit en 1656 et 1657 (E, suppl. 585, 594). Les Arch. d'I-et-V. citent le sieur Calloët de Trégomar, surpliant le roi, en 1740, de lui accorder des lettres patentes d'érection en marquisat de la terre et seigneurie du Lou-Trégomar (voir Histoire de Dolo : le manoir du Lou - Baronnie de Trégomar) , et l'établissement d'un marché dans celle de Dolo. René Calloët., chanoine de Vannes en 1682, résigna sa prébende en 1685, et mourut en novembre 1729 (Pouillé de Vannes, p. 65). Un de Calloët. fit demander au roi par la duchesse de Portsmouth la charge de syndic des Etats de Bretagne en 1674. (Voy. une curieuse correspondance à ce sujet dans Forneron : Louise de Keroualle, etc., p. 87). Guillaumede Calloët, est cité en 1702,aux Commentaires de Sauvageau sur la Coutume, I, 183. Un signataire de la protestation des gentilshom nés bretons contre le despotisme royal aux Etats de 1718 (Revue de Bret. Et de Vendée, 1857, II, 145). Le P. Sommervogel me cite la pièce suivante : Plaise à Monseigneur le premier Président faire mettre au rôle des jeudis la cause pour Gabriel-Hyacinthe Calloët, défendeur en régale contre Mre Pierre-Jean Le Chapelier, grand vicaire du seigneur évêque de Saint-Brieuc. Le Pouillé de Rennes cite Pierre Calloët, chapelain de la Ville-Lieu en Irodouer en 1693 ; -et Hyacinthe de Calloët., prieur de Saint Lazare de Montfort en 1720. décédé en 1724 (III, 301 ; IV, 743). Je ne sais trop quelle était la situation de l'un des derniers de Calloët, à Marseille en 1793, mais je remarque le titre suivant dans un catalogue de brochures révolutionnaires de cette époque : Marseille sauvée, avec le récit de la trahison de M. de Calloët. La chapelle des Trois-Maries en Corps-Nuds contient les tombes de M. le comte de Guerry, ancien président au Parlement de Bretagne, décédé à Paris en 1831, et de Mme Calloët de Trégomar, son épouse (Ogée-Marteville, I, 201). (notes laissées pr R. Kerviler)

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Published by poudouvre
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