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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 06:56

Famille Mouësan de la Villirouët

 

Historique

 

La famille Mouësan (Moisan, Moysan ou Moaisan) est originaire de la paroisse de la Bouillye, située à 10 kilomètres au N.-E. de Lamballe; nous la trouvons vivant noblement dans ce pays et dans les environs depuis le commencement du XIVe siècle jusqu'à nos jours. Elle compte donc près de six cents ans d'existence. Elle a paru aux Montres de la Noblesse de l'Évêché de St-Brieuc en 1379, 1381, 1426, 1469, 1477 ; aux Réformations de 1426, 1448, 1451, 1479, 1480, 1513, 1536, 1570 et 1580


 

1. Les noms inscrits en grandes majuscules sont ceux des membres de la maison Mouësan, ceux en lettres grasses se rapportent aux familles alliées et l'astérique qui les précède signifie que nous avons dans nos dossiers des notes généalogiques sur elles.sous la Bouillie, Pluherlin, Ruca, Saint-Potan, Illifaut, Plaintel, Éréac ; elle produisit à la Réformation de 1670 sous le ressort de Lamballe, et fut maintenue, par arrêt du 9 août 1670, dans sa noblesse d'Ancienne extraction, avec qualité d'Écuyer. Cet arrêt fut confirmé le 29 juillet 1779 par les preuves de trente-deux quartiers de noblesse fournies par Charles-Amateur Mouësan, chevalier de la Villirouët, pour être reçu dans l'ordre de Malte. Le chef de cette famille porte, depuis la première moitié du XVIIIe siècle, le titre de Comte ; et, depuis 1631, le nom de la Villirouët, terre principale de cette maison. Nous remarquerons parmi ses membres : Pierre Mouësan, écuyer, sgr du Mirouër, employé en 1379 dans l'association de la noblesse de l'Évêché de St-Brieuc pour la garde du duché de Bretagne ; Pierre Mouësan, abbé de Pornic de 1387 à 1427 ; Guillemot Mouësan, écuyer, sgr du Mirouër, qui ratifia le traité de Guérande en 1381; Jean Mouësan, sgr de Ranlastre, officier de Jugon en 1398, qui parut, comme écuyer dans la montre de Guy de Gâvre, en 1426 ; Mathurin Mouësan, sgr du Mirouër, écuyer à des Montres de 1477, et 1479; Georges Mouësan, écuyer, sgr de la Villirouët, lieutenant des gardes du château du Guildo en 1665 ; J. B. Mouësan, écuyer, sgr de la Villirouët, sous-lieutenant de grenadiers en 1709, puis capitaine au régiment de Lannion en 1711 ; Charles-Amateur Mouësan, « chevalier de la Villirouët, chevalier de l'Ordre de Malte et page de S. A. E. Mgr Emmanuel de Rohan, grand-maître de l'Ordre, en 1779; J.-B. Mathurin Mouësan, comte de la Villirouët, officier au régiment de Condé et à l'armée des Princes, chevalier de Saint-Louis et du Lys, qui, emprisonné pendant la Révolution, dut la vie au dévouement, à l'intelligence et au courage de sa femme, née Victoire de Lambilly ; Charlemagne Mouësan, comte de la Villirouët, Inspecteur des Postes, démissionnaire en 1830 ; Paul Mouësan, comte de la Villirouët, châtelain de Lemo, maire d'Augan de 1871 à 1900, en la personne duquel s'éteint de nos jours la famille Mouësan. Cette famille s'est alliée entre autres aux maisons : de la Rivière en 1420, Félin de la Reigneraye en 1459, de Bréhant 1508, de la Chouë de la Mettrie en 1521, de Melesse vers 1550, de Cornillet 1570, de Visdelou 1611, Herbert du Chauchix 1611, Bische de la Villirouët 1631 ; de la Guérande 1680, de la Motte 1650, de la Celle 1679, le Normand de Lourmel 1719, de Fontlebon 1703 et 1752, du Chastel 1729, de Lambilly 1787, le Doüarain de Lemo 1824, de la Haye-St-Hilaire 1816, de Baglion de la Dufferie 1853 et 1886, de la Rue du Can 1859, Fournier de Bellevue 1852, Libault de la Chevasnerie 1895. Par leurs alliances avec les du Chastel, de Fontlebon, de Lambilly, le Doùarain, les Mouësan se rattachent aux Maisons royales de Bretagne et d'Écosse et aux illustres familles des Bréhan, d'Andigné, de Cornulier, de Tournemine, de Coëtquen, de Trémereuc, de Belloùan, de Trécesson, de Derval, de Quélen, de Beaumanoir, de Saint-Pern, Rogier, etc. La famille Mouësan porte pour armes : « D'azur à trois molettes d'argent, une fleur de lys de même en abyme. »


 

Seigneuries


 

La famille Mouësan a possédé les seigneuries du Mirouër en la Bouillie ; de la Haye-Mouësan, de la Ville-Mouësan en Illifaut; de Saint-Quihouaye en Plaintel; de Ranlastre en Plénée-Jugon ; de la Reigneraye, de l'Escoublière en Éréac; du Bourgneuf en St-Potan;de Launay-Barthélémy, de Ménitte, de Chef du Bois, de la Grand'Maison, de la Ville-ès-Guiheux en Plédéliac ; des Courtils-Jébert en Saint-Igneuc ; de la Ville-Chevalier en Pléhérel ; du Mené, de la Gestière, de la Tremblaye en Landéhan ; de la Martinais en Meslin ; du Plat en Bréhand-Moncontour ; du Guécot, du Chastelet, en Saint-Glen ; de la Villebasse en Saint-GilIes-du-Menë ; du Baslin, des Fresches, de la Villeneuve en Ruca ; de Beauregard en Maroué ; de Trébressan en Hénanbihen ; de la Villemorin en Saint-Trimoët; du Bignon, de la Guyomarais en Saint-Denoual ; du Grenier, de la Villebresset en Saint-Alban ; du Vauclair en Moncontour ; du Moulin-Garnier en Trémorel; de la Noë en Gaël ;du Bignon, de la Renais en Conquereul ; de Quistinic, de Kervéhel, de Kermadec, de la Motte près de Locminé ; des Abbayes, de la Renaudaye en Saint-Eticnne-de-Montluc ; de la Cage en Gévezé ; de la Touraille, de Lemo, de la Roche, de Coduent, du Charbon, de la Villejégu, de la Busardière, de la Tenue, de la Rabine, de la Bossardais, du Binio, de la Villerio en Augan ; des Marchix, de la Marre, des Villelois, en Campénéac. Nous allons dire quelques mots des plus importantes de ces seigneuries.


 


 


 

Le Mirouër : Moyenne justice dans la paroisse de la Bouillie ; semble avoir été le premier chef-lieu de la famille Mouësan, que nous y voyons depuis le commencement du XIVe siècle jusqu'au commencement du XVIIe,, époque où elle le porta par alliance aux Visdelou.


 

 

 

 

Armoiries Mouesan et Visdelou

 


 

La Villirouët : Seigneurie avec manoir, moyenne justice, chapelle et enfeu, dans la paroisse de Plédéliac. Elle appartenait au XVe siècle aux Rouxel ; au XVIe à une famille Mochet, qui la vendit, le 12 avril 1605, moyennant 1630 tournois, aux Bische, déjà seigneurs de la Brousse en Plédéliac. Ceux-ci la portèrent par alliance en 1631 aux Mouësan. Elle resta ensuite jusqu'à la Révolution, l'apanage de l'aîné de cette famille, qui, depuis 1740, porta le titre de « comte de la Villirouët ». Par suite d'un acquêt fait le 21 avril 1721 par J.-B. Mouësan, écuyer, seigneur de la Villirouët, les châtelains de la Villirouët eurent dans l'église paroissiale de Plédéliac une chapelle avec enfeu prohibitif et banc seigneurial ; cette chapelle, sous le vocable de Saint-Fiacre et de Notre-Dame-de-Piété, dépendait précédemment de la seigneurie de Ménitte; ce fut là que furent inhumés plusieurs membres de la famille Mouësan. A la mort de .sa mère en 1793, Victor Mouësan, bien que cadet, se fit attribuer la Villirouët, qui vint à sa fille, Madame de la Noë des Salles, dont la petite fille l'a portée par son mariage en 1866 à Monsieur le vicomte Jules du Pontavice qui l'habite encore aujourd'hui.


 

 

Armoiries Rouxel de La Villirouët, Mochet, Bische, Mouesan.

 


 

Trébressan : Seigneurie, manoir et métairie nobles en la paroisse d'Hénanbihen, à 4 km au N. de ce bourg. Elle avait droit d'enfeu et de prééminence dans l'église d'Hénanbihen, et était un bailliage de la baronnie de la Hunaudaye. Elle appartenait, en 1572, à François des Cognets, sgr de l'Hôpital, époux de Louise de la Marre, qui s'armait : « de sable à la croix potencée d'argent, cantonnée de quatre molettes de même ». Elle vint peu après aux Bertho, qui portaient : « d'or à l'épervier de sable, accompagné de trois molettes de même ». Jean IV Bertho, époux de Catherine Rouxel, était en 1580, sgr de Trébressan et de Tremillac ; il eut : Hervé Bertho qui fit aveu de Trébressan à la baronnie de la Hunaudaye, le 14 avril 1609, et eut de Jeanne Le Moyne : 1° Julien, sgr de Trémillac, en Maroué, qui épousa Anne du Fay et continua la descendance ; 2° Gillette, dame de la moitié de Trebressan et de Houssemaine en 1629 ; 3° Jeanne, dame de l'autre moitié de Trébressan, en 1629, et épouse de François Gaudin, Sgr de la Gaudraye, en Hénansal. Trébressan vint, vers la fin du XVIIe siècle, aux Lessart, qui s'armaient: « d'argent à la bande de gueules, côtoyée de deux cotices crénelées de mème ». René Lessart, Sgr de Trébressan et du Tertre en Plestan en 1720, eut : 1° Jean-Amaury, sgr de la moitié de Trébressan, qu'il vendit le 11 mars 1763 à Jacques Fermai, sgr de la Maisonneuve ; 2° Mathurin, sgr de l'autre moitié de Trébressan et du Tertre, dont deux filles, Élisabeth et Jeanne, laquelle épousa Sébastien Farault, sgr de la Villeboeuve; 3° Jeanne, de de la Villerevault en Saint-Alban, morte fille en 1761. Jacques Fermai recéda la moitié de Trébressan, deux mois après son acquisition, le 23 mai 1763, moyennant 4.300 £, à Renée-Jeanne de Fontlebon, épouse séparée de biens de Félix de Caradeuc, comte de Kéranroy, laquelle racheta également en 1765 et 1772, moyennant 3.030 £, le reste de Trébressan à Elisabeth Lessart, qui devait continuer à en jouir à vie-durant et ne mourut qu'en 1792. La comtesse de Kéranroy mourut en 1799 et eut pour héritier son neveu, Jean-Baptiste-Mathurin Mouësan, comte de de la Villirouët. Trébressan est venu depuis à sa petite-fille, Aglaé de la Villirouët, épouse d'Édouard Fournier, marquis de Bellevüe, qui l'a cédée en 1883 à son fils, le comte Xavier de Bellevüe. Ce n'est plus qu'une métairie d'environ 29 hectares, de laquelle fait partie le champ où se trouvent les ruines de la Tour de Monbran.

 

 

 

 

 

 

Armoiries Rouxel de L'Hôpital, des Cognets, Bertho, Guillemot de Houssemaine, Lessart, Cardeuc, Mouesan, Fournier de Bellevüe.

 


 

Tour de Monbran (voir Les Templiers, page n° 7 - La Châtellenie de Plancoët, par Anatole de Barthélémy, page n° 6) : Cette tour est construite en blocs de granit reliés par un ciment excessivement dur, fait avec des débris de coquillages. Elle est de forme octogonale et semble contemporaine de la tour de Cesson, près de Saint-Brieuc. Les différents auteurs qui en ont parlé ne sont pas d'accord sur son origine. Les uns prétendent qu'elle fut bâtie au XIIe siècle par les Templiers sur l'emplacement d'un ancien château appartenant à une famille de Monbran qui possédait en même temps le château de Pléboulle et. qui produisit Jeanne de Monbran prieure de l'abbaye de Tinténiac en 1575. Les Templiers construisirent près de là une chapelle dite de Sainte-Croix, dans laquelle fut passé en 1201 un acte de donation fait par Gillinus d'Ivias et Jordan le Rouge en faveur de l'abbaye de Saint Jean-des-Bois. Cette chapelle, reconstruite au XVe siècle par Pierre Duguesclin, existe encore de nos jours... D'autres disent que Monbran aurait été bâtie par les Bréhan, d'où son nom de « Mont-Bréhan ».... D'autres y voient : « Mont-bran », « Mont du Corbeau», « bran » en breton signifiant « corbeau)... Ogée, dans son « Dictionnaire de Bretagne », désigne cette tour comme les ruines de l'ancien donjon du château de Pléboulle... M. Habasque, dans l'Annuaire des Côtes-du-Nord, déclare que « ce ne peut ètre les ruines d'un château, mais bien une construction « isolée, une de ces fortifications primitives décrites par M. de Caumont »... Dom Bernard de Montfaucon parle de la tour dans « l'Antiquité expliquée », t. IV, p. 145 du Supplément (écrit en 1702) : « Cette tour octogonale est placée au sommet d'un coteau rocheux et bâtie sur une plate-forme en terrasse, faite exprès, d'environ cent pieds de diamètre. Elle est construite à chaux et à sable. Octogone en dehors, les huit pans ne sont pas égaux ; quatre ont 10 pieds, et les quatre autres de 13 à 14 pieds. Dans l'un des pans, du côté du midi, il y a une ouverture irrégulière de 8 à 9 pieds de hauteur sur 6 à 7 pieds de largeur ; son assise est à 8 pieds au-dessus du terrain du dehors, et au niveau du terrain en dedans, sans trace d'escalier ou de perron qui pouvait y donner accès. Au-dessus de cette porte était une fenètre de 4 pieds de haut au moins. La tour a environ 38 pieds de hauteur du côté du Nord, et elle semble n'en avoir jamais eu davantage ; il existe encore un parapet au sommet d'un des pans; les murs ont une épaisseur de9 pieds à leur base, et de 3 pieds seulement à leur couronnement. La tour, ronde en dedans, n'a guère que 15 à 16 pieds de diamètre ; elle était divisée en deux étages séparés par des planchers en bois posés à 10 pieds l'un de l'autre. » Enfin, nous lisons dans « Annuaire des Côtes-du-Nord », de 1848: « La tour de Monbran, haute de dix mètres avec un diamètre de 9 m. 50, octogône à l'extérieur avec quatre des faces plus larges que les autres, et cylindrique à l'intérieur, est assise sur un rocher qui domine une courbe décrite par la rivière de Frémur. Le rez-de-chaussée était probablement recouvert par une motte, et il n'a pour ouverture qu'une espèce de barbacane de 2 m.50 sur 0 m.30, percée dans la face du Nord. A l'étage supérieur, une baie s'ouvrait du côté de l'Ouest. Dans l'intérieur, entièrement délabré, on voit encore la place de l'escalier qui occupait l'angle N.-E. Cette construction est formée de moëllons largement noyés dans un mortier de chaux renfermant des coquilles presque entières. On y remarque l'absence complète de sculptures. » Un aveu de 1570 cite : « une tourelle, place de moulin-à-vent, située près et sur le tertre de Montbran, à présent ruineuse. » M. Bizeul a reconnu jadis près de Monbran le passage de la voie romaine allant de Carhaix à Aleth (Saint-Malo). Tour ou château, nous voyons Monbran habité jusqu'au milieu du XVe siècle. Il appartenait en 1270 aux Montfort, seigneurs de Plancoët, de Saint-Islan, de Saint-Denoual, qui se fondirent au XIVe siècle en Duguesclin, seigneurs du Plessis-Bertrand. Thiphaine Duguesclin, héritière de ces seigneuries, les porta en 1386 aux Tourneminet, par son mariage avec Pierre de Tournemine, seigneur de la Hunaudaye, qui les rattacha à cette terre. Après la mort de Tiphaine Duguesclin, dame de Tournemine, une dame de Montbourcher et sa fille se déclarèrent ses héritières, et vinrent s'établir dans la Tour de Monbran. Elles y restèrent quelque temps grâce à la protection du duc Jean V ; mais à la mort de celui-ci, en 1442, le sire de la Hunaudaye se jugeant lésé fit visite à la dame depassées.

 

 

 

 

Tour de la Montbran

 

 

Armoiries Montfort, du-Guesclin, Tournemine, Montbourcher

 

 

La châtellenie de la Hunaudaye avait droits de haute justice, de fondation dans l'église de Plédéliac et dans la chapelle du Saint-Esprit. Elle fut érigée en Bannière en 1354, et en Baronnie le 6 septembre 1487. Elle ne comprenait primitivement que la vicomté de Pléhérel, la Hunaudaye-en-Plédéliac, et le Chemin-Chaussée en Pléhérel ; elle s'accrût par acquêts en 1541 et 1542 des seigneuries de Plancoët et de Montafilan. Elle appartint jusqu'en 1540 aux Tournemine qui la portèrent aux d'Annebaud par le mariage de Françoise de Tournemine avec Claude d'Annebaud, lequel acheta des Laval, en 1541et 1542 des seigneuries de Plancoët et de Montafilan. Elle appartint jusqu'en 1540 aux Tournemine qui la portèrent aux d'Annebaud par le mariage de Françoise de Tournemine avec Claude d'Annebaud, lequel acheta des Laval, en 1541, Plancoët et Montafilan, et eut : Jean d'Annebaud, dont : Madeleine, qui épousa Jacques de Plancoët et Montafilan, Silly, et eut pour héritière, en 1572, Renée de Tournemine, dont hérita aussi, en 1609, Jeanne de la Motte-Vauclerc, épouse de Sébastien de Rosmadec. Les Rosmadec la portèrent, en 1631, aux Rieux d'Assérac, par le mariage de Catherine de Rosmadec avec Guy de Montbourcher, et, la prenant par le bras, la mit à la porte et depuis garda la tour... Des Tournemine Monbran vint avec la Hunaudaye aux d'Annebaud, aux Rosmadec et aux Rieux. En 1759, Jean Sévère, comte de Rieux, baron de la Hunaudaye, donna en afféagement le clos de la tour de Monbran et les prés de Monbran à Renée de Fontlebon, épouse du comte de Caradeuc de Kéranroy, qui, ayant acheté en 1763 la terre de Trébressan, les réunit à cette seigneurie.Mais il était stipulé dans l'acte de vente que «la vieille tour et forteresse de Monbran en était exceptée », ce qui fut également reconnu dans l'aveu rendu peu après par la comtesse de Kéranroy, qui déclare «posséder une pièce de terre noble en la ville de Monbran, sous la seigneurie de Plancoët, contenant douze journaux et dans laquelle est une vieille tour, laquelle n'est à la dite dame et appartient au dit seigneur, Jéan Sévère, comte de Rieux». En 1780, Louis-François de Rieux vendit le bailliage de Monbran avec la tour à Mme de Lesquen, veuve de M. Thomas de la Reigneraye. Elle est venue par alliances des Thomas de la Reigneraye aux Lorgeril, et de ceux-ci aux Sagazan.

 

 

Armoiries Tournemine, d'Annebaud, Rosmadec Rieux, Thomas de la Reigneraye, Lorgeril, Sagazan.

 

 

 

La célèbre foire, dite « Foire de Sainte-Croix de Monbran », se tient chaque année au mois de septembre autour de la tour. Cette foire a l'aspect d'un campement dans le désert. C'est une ville de tentes alignées et formant des rues, dites « rue de Lamballe », « rue de Saint-Brieuc », « rue de Paris », « rue de Castiglione », au milieu desquelles est une « place ». Des patrouilles y circulent pendant la durée de la foire. En 1846, on y comptait jusqu'à 137 tentes sans parler des boutiques en plein vent. On y voyait aussi 13 cabarets, dans un seul desquels on vendit environ quatre barriques, plus de 900 litres de café. Presque toutes les ventes s'y font par voie d'échange. On bat la retraite chaque soir, et des rondes ont lieu durant la nuit dans les « rues de la ville ». On dit en effet dans le pays « la ville de Monbran », nom donné aussi dans les anciens actes, bien que ce ne soit en réalité qu'un village. La foire de Monbran existait de temps immémorial et bien avant les Templiers. Elle durait dix jours, comme aujourd'hui, du 14 au 24 septembre. Les transactions s'y font encore en nature, et cette foire est une des plus importantes de la contrée. Tant que les Templiers en eurent la police, tout s'y passait bien; mais plus tard il s'y produisit de graves désordres. Nous voyons en effet aux archives de l'abbaye de Saint-Jacut, un mandement du duc Jean V au sénéchal de Rennes, par lequel, à la date du 17 octobre 1409, « il lui enjoint d'instruire contre Bertrand et Jacques de Dinan, Guillaume Hue, capitaine du Guildo, Geoffroy Tournemine, frère du sire de la Hunaudaye, Alain Bourdat, Olivier et Roland la Vache, Thomas et Gilles Labbé, accusés entre autres d'avoir battu les vassaux de l'abbaye de Saint-Jacut se rendant à la foire de Monbran ». Un marché avait lieu également à Monbran, le « Lundi Lardier » (Lundi gras).

 

 

Foire de la Montbran

 

 

Le Baslin : terre et métairie nobles situées dans la paroisse de Ruca, à trois kilomètres au sud d'Hénanbihen. Elle appartenait anciennement aux Kergu, et fut vendue le 12 septembre 1723 par François de Kergu, recteur de Plédéliac et prieur du Saint-Esprit, à Renée de Fontlebon, de de la Touche, qui épousa, vers 1731, Louis-René Marcel Bodin, sgr du Boisorieux, de la Rosaye, professeur de droit civil et canonique à Rennes. Il eurent pour héritière, en 1749, leur nièce, Françoise de Fontlebon, qui épousa en 1752 Jean-Augustin Mouësan, comte de la Villirouët. Elle appartient aujourd'hui, avec et comme Trébressan, au comte Xavier de Bellevue.

 

 

 

Armoiries Kergu, de Fontlebon, Bodin, Mouësan, Fournier de Bellevue

 

 


 

Le Guécot : seigneurie avec droits de basse justice, chapelle, banc seigneurial et enfeu, en la paroisse de Saint-Glen. Elle appartenait en 1406 et jusqu'en 1569 à la famille Ferragu, qui la porta, à cette date et par alliance, aux Couespelle, d'où elle vint également par des alliances successives aux du Bruilly 1579, de la Rouë 1654, du Chastel 1722, le Paige 1729, puis aux Mouësan 1731. Elle appartient actuellement, ainsi que le Chastelet en St-Glen, au marquis de Bellevue.


 

 

 

Armoiries Ferragus, Couespelle, du Brouilly, de la Rouë, du Chastel, le Paige, Mouësan, Fournier de Bellevue.


 

Launay-Barthélémy, seigneurie en Plédéliac, qui appartenait très anciennement et jusqu'en 1586 aux Barthélémy ou Berthélémer, famille noble sous Plorec et St-Méloir, R. 1428 et 1445, qui la portèrent par alliance à cette date aux Rouxel, d'où elle vint par alliances successives aux Lambray 1665, aux Glé 1683; ceux-ci la vendirent en 1749, moyennant 10690 £, aux Mouësan de la Villirouet. Elle appartient actuellement au comte de la Villirouët.


 

 

 

Armoiries Rouxel, Lambray, Glé , Mouësan de la Villirouet


 

La Ville-Chevalier, seigneurie en Pléhérel, appartenait au XVIe siècle aux des Cognets; elle vint depuis aux Bosquen, qui la portèrent par alliance aux Trémereuc 1664, ceux-ci aux Fontlebon en 1727, qui la portèrent en 1799 aux Mouësan de la Villirouët. Elle est actuellement au comte de la Villirouët.


 

 

 

Armoiries Cognets, Bosquen, Trémereuc, Fontlebon, Mouësan

La Ville-Chevalier d'après Frotier de la Messelière et Service Régional de l'Inventaire de Bretagne 

 

 

Le Chef-du-Bois (Pen-ar-Coët), seigneurie en Plédéliac, qui appartenait anciennement aux Mochet, ainsi que la Villirouët ; elle vint par ailiances aux Bische en 1600, aux du Coudray en 1630, aux Fontlebon en 1663, puis aux Mouësan en 1799.


 

 

 

Armoiries Mochet, Bische, du Coudray, Fontlebon, Mouësan 


 

La Villemorin, seigneurie en St-Trimoël ; La Villebasse, seigneurie en Saint-Gilles du Méné; et le Plat, terre en Bréhan-Moncontour, vinrent en 1729 aux Mouësan par alliance avec les du Chastel. La Villemorin et le Plat appartiennent actuellement au comte de la Villirouët. Les Mouësan de la Villirouët possédèrent également une maison en Plédéliac, dite la Grand'Maison, un hôtel à Montcontour et deux hôtels à Lamballe : l'un, situé rue Basse, fut vendu en 1811 aux Collas de la Baronnais ; l'autre, dit « Hôtel Kéranroy », situé rue du Boulevard, fut vendu en 1852 par le comte de la Villirouët; il appartient actuellement aux Hougomar des Portes. Les seigneuries en Locminé, Moustoirac et Remungol, vinrent aux la Villirouët en 1787 des Lambilly. Les seigneuries en Saint-Étienne-de-Montluc vinrent aux la Villirouët en 1824 des Le Doüarain, qui les tenaient des Desgrées du Lou, qui les avaient reçus des Gaudin de la Bérillaye.

 

Lemo, château et seigneurie, anciennement haute, basse et moyenne justice en Augan, avec chapelle, fuye, futaie, auditoire, cep et collier, fourches patibulaires à trois pôts, droits seigneuriaux, rôles et fief, chapelle, banc et enfeux, prohibitifs dans l'église d'Augan, appartenait très anciennement à une famille de ce nom (de Lemo : « de sable à trois mains dextres d'argent »), qui se fondit en 1588 en Lezenet « de sable à trois coquilles d'argent») ; ceux-ci la portèrent par alliance en 1650 à René de Kermeno, marquis du Garo-Kermeno, qui le vendit le 16 juillet 1667 aux le Doüarain. Il vint aux la Villirouët, à la mort de la dernière demoiselle le Doüarain de Lemo, en 1872, par suite de l'alliance en 1824. Il appartient actuellement au comte de la Villirouët, qui y demeure avec sa fille et son gendre, le comte et la comtesse Libault de la Chevasnerie.


 

 


 

Armoiries de Lemo, Lezenet, de Kermeno, le Doüarain. Mouasen de la Villirouët, Libault de la Chevasnerie

 

 

La Touraille, château, moyenne et basse justice en Augan, avec chapelle, futaye, fuye, banc et enfeu prohibitif dans l'église de cette paroisse, était anciennement et dès le XIVe siècle le chef-lieu de la maison Desgrées; ruiné au moment des guerres de la Ligue, elle fut vendue en 1622 par le vicomte Jean Desgrées de la Touraille aux le Doüarain, qui la revendirent en 1709 aux Liger de la Châteigneraye, desquels elle fut achetée par les Larcher vers 1716. Un des membres de cette famille, Jean-Chrysostôme Larcher, comte de la Touraille, fut célèbre vers la fin du règne de Louis XV. Il vendit la Touraille en 1765 aux le Doüarain, qui la portèrent par alliance en 1824 aux la Villirouët ; elle est actuellement la demeure du marquis et de la marquise de Bellevüe.

 

 

 

 

Armoiries Desgrées, le Doüarain, Liger de la Châteigneraye, Larcher, Mouesan, Fournier de Bellevüe

 

Les Marchix, ancienne seigneurie en Campénéac, avec chapelle et droits seigneuriaux, chapelle et enfeu prohibitif dans l'église paroissiale de Campénéac, appartenait autrefois à une famille de ce nom (des Marchix) qui la porta aux Lezenet vers 1400, et ceux-ci par alliance au marquis de Kermeno en 1627 ; les Kermeno la vendirent en 1667 aux le Douarain, desquels elle est venue en 1824 aux la Villirouët. C'est actuellement une ferme qui appartient au marquis de Bellevùe.

 

 

Armoiries Lezenet, de Kermeno, le Douarain, Mouesan, Fournier de Bellevüe


 

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Published by poudouvre
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