Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 07:21

Cette maison, qui se trouve près de la petite ville de Montfort-la-Canne, autrefois du diocèse de Saint-Malo et aujourd'hui de celui de Rennes, était redevable de sa fondation à la piété de Guillaume, 1er du nom, sire de Montfort et de Gaël. Les religieux de Saint-Melaine approuvèrent son dessein et lui accordèrent, le 1er mai 1152, le terrain où furent jetés les fondements de la nouvelle église. Saint Jean de La Grille, alors évèque de Saint-Malo, la consacra à Dieu sous l'invocation de saint Jacques, apôtre. Cette abbaye était fondée pour six chanoines réguliers et valait à son abbé deux mille cinq cents francs de revenu annuel. Les bâtiments de cette maison sont aujourd'hui occupés par une communauté d'Ursulines.

« L'an de l'Incarnation du Seigneur 1152, l'église de Saint-Jacques de Montfort fut commencée ; le premier jour du mois de mai la première pierre fondamentale fut placée par Geoffroy, fils cadet de Guillaume, seigneur de Montfort ; la seconde par Raoul, fils aîné dudit Guillaume ; la troisième par Guillaume, qui est le principal fondateur de cette maison et qui l'a amplement dotée de ses propres revenus pour l'usage des chanoines qui doivent y faire régulièrement le service divin; la quatrième par Amice, épouse du susdit Guillaume. La quatrième année suivante, le comte Conan, fils du comte Alain, passa de l'Angleterre dans la Petite-Bretagne, au mois de septembre. Jean, évoque de Saint-Malo, con sacra, le dix des calendes de novembre de la même année, le grand autel de cette église. La vigile de la Pentecéte suivante, le susdit Guillaume, après avoir pris l'habit régulier dans cette maison, mourut dans la confession de la Sainte-Trinité, Raoul, son fils aine, jeune homme d'un excellent caractère, succéda à son père. Sou son temps, c'est-à-dire cinq ans après, le premier dimanche du mois d'août, Jean, évêque de Saint-Malo, homme consommé en religion, visita ce lieu, accompagné d'un brillant cortége composé de clercs et de laïcs; le même jour il y désigna un cimetière et institua pour premier abbé, Bernard, prieur de ce lieu. En même temps, Amice, Dame de Montfort, avec la concession de ses fils Raoul et Geoffroy, donna librement et en possession tranquille, la terre de Isacar Rogel à l'église de Montfort. La même année mourut Raoul, seigneur de Montfort. Sentant sa dernière heure approcher, il donna à la même église, avec l'agrément de son frère Geoffroy, la terre du Magoir et tout le fief de Pasquer. Il fut réuni à ses pères et inhumé dans le choeur de celte église, auprès du tombeau de son père, le doute des calendes de décembre. »


 

« Puisque Jésus-Christ, médiateur de Dieu et des hommes est descendu sur la terre pour sauver les pécheurs, justifier les impies et leur a indiqué les moyens qu'ils devaient prendre pour se procurer le salut etla justification, en disant ; soyez miséricordieux parce que votre père est miséricordieux; et ensuite : bienheureux les miséricordieux parce qu'ils obtiendront miséricorde ; » et ceci : faites-vous des amis des richesses de l'iniquité afin qu'on vous reçoive dans les tabernacles éternels ; et encore : de même que l'eau éteint le feu, de même l'aumône éteint le péché. » Moi Guillaume, seigneur de Montfort, prêtant l'oreille à toutes ces choses, et désirant obéir à la voix du Seigneur pour obtenir de cette fontaine de miséricorde la rémission de mes péchés, j'ai donné, pour perpétuer sa louange, en fief aumôné, quelques portions des biens qui m'étaient échus par héritage, afin qu'ils puissent pour toujours être profitables tant à moi qu'à mes prédécesseurs ; je les ai donnés pour que le service divin fut assidûment célébré en l'église de Saint-Jacques, et pour assurer un secours à ceux qui y diront les offices. Voici les choses que je désire faire connaître tant à ceux qui sont présents qu'à ceux avenir : Je supplie instamment les personnes ecclésiastiques et séculières de faire leurs efforts, pour l'amour de Dieu, afin que mes dons soient conservés dans leur totalité. J'ai donc donné à l'église de Saint-Jacques et au frère Bernard, autrefois notre chapelain, aux frères chanoines réguliers et à leurs successeurs, à tout jamais ; le four de Montfort, la dime du nouveau moulin, la dime du fromentage, des vignes, des jardins, la dime de la forêt de CouIon, la moitié du passage de Montfort et la vente du pain et du vin. Je leur ai également donné, dans le territoire de Gaël, les terres de Prestebol, de Charbonel, de Folohëel, d'Even et de Garnier de la Noë, des Dodelien, celle des fils de Rivald de la Lande, et celle des fils de Judicaël, fils de Moysen. En Ilifaut, les terres de Guillaume, de Bodin, des Albert, de Finido, de Guillaume prêtre de Borrigath, d'Illiso de Bren, de Daniel le Blanc, de Gerbert de Brengelen et de Helena fils de Pélisée, Je leur ai donné la dime sur les revenus en grains et en argent des hôpitaux de Tajencach et de Monterfi, ainsi que la terre de Guielmor (Guihermont) avec ses dépendances, et celle auprès de la forêt de Tremelin, ainsi qu'un moulin en Romillé. Je leur ai donné en Saint-Éloi (de Montauban), la terre d'Orène de la Cour ; en Bédée, la terre de Geoffroy, fils de Gorrand ; en Breteil, deux métairies que j'avais achetées de Conan, fils de Rotaud de Guignon, concédant et approuvant, afin qu'il devint frère et participant des bienfaits de cette église. Je leur ai aussi donné, dans la paroisse de Saint-Gilles, Ia terre de Jean fils de Mein, celles de Reutadre, de Guillaume de Micahé, de Pascher, de Hungunar, d'Urvoi, de Judicaêl, de Hefred, de Gorrand, de Geoffroy Turmel et le champ d'Even, fils de Bellisent.

J'ai fait don de foutes ces choses avec l'agrément d'Amice, mon épouse, et le consentement de mes fils et de mes frères ; je les ai données librement et sans retenue d'aucun domaine. Il m'a plu aussi d'insérer dans mon écrit les dons que mon épouse et mes hommes féodés ont fait en ma présence et avec mon assentiment à la susdite église, afin qu'il soit notoire à tous que les bienfaits que possède cette église, non seulement à présent, mais qu'elle pourra acquérir dans la suite, sont de ma concession et de ma volonté. Les religieux doivent me regarder comme leur seigneur, quoique je. ne sois qu'un pécheur, et prier Dieu de donner la vie éternelle à ceux qui multiplient et conservent leurs biens. Amice, mon épouse; a donc donné, en Gaël, la vente du pain et de la viande ; en Talensac, un moulin ; en Saint-Éloi (de Montauban), là terre près le bourg dans les vignes de Geoffroi, fils de Bino de ses parlicipants dans la terre de Bernier, un quar tier de froment..... Lehefaut, avec la concession de ses fils, a donné, en Talensac, une terre auprès de la forêt ; Hervé, fils de Richaut, avec la concession de ses fils, a donné un champ auprès du cimetière, Menfinit, fils de Hugues, pour l'âme de son frère a donné une terre pour établir un moulin ; Pierre, fils d'Urvoi, chasseur, a donné l'endroit qu'il avait dans la Vallée et la Ville-Aubert ( paroisse de Monterfit) et une maison dans la paroisse de Mauron. Dans le bourg de Breteil, Guillaume, prêtre, a fait don d'une maison qu'il avait reçue de moi. En Gevezé, Jean, fils de Trussel, avec ta concession de ses frères, a donné la dime du fief d'Espergat, pour l'âme deRafred, son frère. En Irrodoir, Geoffroi, fils d'Utric, a donné la terre de la Chapelle. En Bédée, Dualen, fils de Blanche, avec la concession de ses fils et de son frère, abandonné le droit qu'il avait dans te lieu de Saint-Jacques. Corninelle a donné une « vigne auprès de la rivière du Meu. Hubert a donné une vigne, avec l'agrément de ses fils, Montfort, Daniel, surnommé Lebreton, a donné les maisons qu'il tenait du fief de Floard, et en sus il a offert son propre fils à l'Église. Dans la paroisse de Coulon, Raoul, prêtre de Pacé, a donné une vigne. Marie, soeur converse de la même église, a donné une vigne. Raoul et Rivellon, fils de Rotard, avec le consentement de leurs fils, ont donné trois quartiers de froment..... Hodie a donné sa maison avec là concession de ses maîtres et de ses proches. En Saint-Éloi (de Montauban), Hervé, prêtre de la Chapelle, a donné la terre de Secheri. Pierre, fils de Trehored, a donné une mesure de blé dans la terre de son frère Eudon Rigide. En Gaël, Hugues, fils de Respel, a donné tout ce qu'il avait de droit héréditaire. Hervé, fils de David, a donné deux maisons. En llifaut, Clamaire a a donné un champ avec sa maison, avec l'agrément de ses maîtres et de son fils. Dans la paroisse de Mauron, Guillaume Sellier a fait don d'un champ, avec l'agrément de ses maîtres et de ses fils. Revellon et Jarnogot, fils de Hamelin, ont donné un champ auprès de Musterbion. Raoul, fils de Jarnogot, a vendu sa maison en Cihiledro. Trescand, fils de Tuai, a donné, avec son fils, trois maisons dans le bourg de Saint-Leri. Jarnogod, frère de Demorand, a donné sa maison du Ferrier. En Saint-Maugand, Geoffroi du Vau-Ferrier a donné un champ, avec le consentement de ses fils. Les trois fils de Bernard ont donné leur dime ; les deux autres, Gautier et Hervé, ont engagé leur part pour neuf écus. »

Bernard fut le premier abbé de Saint- Jacques de Montfort. Entre toutes les règles qui lui parurent propres à former les premiers religieux de cette maison, il choisit celle d'Arouaise, abbaye d'Artois, qui était la plus austère de toutes celles qui étaient en usage d& son temps. D. Martène a donné au public cette observance sous le nom de coutumes des chanoines réguliers de Saint-Jacques de Montfort. Bernard, que sa haute piété rendait très-recommandable, travailla utilement en 1168 à réconcilier l'évêque de Rennes avec son chapitre. On ne sait pas l'année de sa mort ; le jour en est marqué au 22 septembre dans le nécrologe de l'abbaye.

Jean de Vaunoise était originaire de la paroisse de Romillé près Montfort et d'extraction noble. Ce fut à sa considération que Geoffroi, sire de Montfort, céda à l'abbaye de Saint-Jacques tous les droits seigneuriaux qu'il avait sur la terre de Vaunoise. Son mérite et sa piété le firent élire archevêque de Dol vers 1189; mais il mourut avant son sacre, et fut inhumé dans son abbaye.

 

Tudal, prieur du monastère de Painpont, membre dépendant de l'abbaye de Saint-Meen, fut nommé par le pape Célestin III en la place de Jean de Vaunoise, que le chapitre de Dol avait élu pour son archevêque. Comme il était religieux bénédictin, les chanoines marquèrent une grande répugnance à le recevoir ; mais ils furent obligés de se soumettre à la décision du pape. Devenu paisible possesseur, il reprit le dessein qu'il avait conçu quelques années auparavant de soustraire le monastère de Painpont à celui de Saint-Méen et d'y établir des chanoines réguliers. Le pape Innocent III lui en accorda la permission, ainsi que Pierre Giraud, évêque de Saint-Malo; mais on ne sait précisément en quelle année fut faite cette érection. L'année de la mort de Tual n'est pas plus certaine ; le jour en est marqué au 24 février dans les nécrologes de Painpont et de Montfort.


 

R. fut un des arbitres du différend que Raoul, sire de Montfort, eut en 1210 avec Eudon et Juhel, ses enfants, pour leur subsistance, suivant une charte da château de Vitré.

 

Even ordonna en 1217 qu'on célébrerait tous les ans, le 3 novembre, un anniversaire pour les pères et mères des chanoines de l'abbaye. Il mourut le 12 avril 1219, suivant le même obituaire.


 

Robert de Saint-Gonlai transigea en 1220 avec Jean de Dol, sire de Combourg, fut gratifiè en 1224 de l'église de Bourg-de-Comptes par Josselin de Montauban, évêque de Rennes, et donna le 28 août 1227, aux deux chanoines réguliers de l'église de Rennes, les deux tiers des grosses dîmes de la paroisse de Langan. Sa mort est marquée au 27 septembre dans le nécrologe de l'abbaye.

 

Raoul de Saint-Gonlai succéda à son oncle ; mais on ne sait en quel temps il fut élu, ni en quelle année il mourut.

Geoffroi Le Mainard fut le dixième abbé de Monlfort, suivant l'auteur du nécrologe, qui met au rang des abbés Bressel et Guillaume de Saint-Maugan. Il mourut le 21 octobre 1296. On lui attribue quelques règlements faits pour rétablir l'observance dans l'abbaye, en conséquence de la visite que Renaud, archevêque de Tours, y fit en 1293.


 

Jean de Belleville fut nommé en 1296 arbitre du différend que les chanoines de Saint-Malo avaient avec Guillaume de Saint-Gilles, chevalier. Il mourut le 2 janvier 1328, suivant le nécrologe de son abbaye, qui lui donne le titre de restaurateur de son église, c'est-à-dire du choeur ; mais le testament de Raoul, sire de Montfort, prouve la fausseté de cette date.


 


 

Raoul Le Molnier, prieur de La Bretonnière, fut un des exécuteurs testamentaires de Raoul, sire de Montfort, décédé en 1314; mais il se démit de cette commission selon un acte du château de Vitré. Il continua l'église commencée par son prédécesseur, et mourut le 13 juin 1332.

 

Raoul Dolnoir, docteur en décret, afféagea un pré en 1343, et mourut en 1360 le 27 juin, selon l'auteur du catalogue des abbés de cette maison.


 

Raoul Quinoc ou Quernoc succéda en 1360, selon le même catalogue, et ne tint le siège que quelques mois.



 

Pierre Adeline fut élu en 1362, et accorda l'année suivante à Raoul de Vaunoise, chevalier, une espèce de juridiction sur quelques vassaux de l'abbaye. Il afféagea quelques héritages à M. Guillaume Lévêque en 1382, et mourut à Angers en 1401, le 12 septembre. On l'avait inhumé dans le choeur des Cordeliers de cette ville, du côté de l'Evangile.

Guillaume Guiho, abbé de Painpont, fut transféré à Montfort en 1401 , en conséquence de l'élection que les chanoines de Montfort avaient faite de sa personne. Il obtint des lettres de sauvegarde pour son abbaye le 6 avril 1406, et mourut le 13 novembre 1410.


 

Bertrand Harel fut élu en 1410, et confirmé par le pape Jean XXIII qui le recommanda au duc. Il fit consacrer son église par Guillaume de Montfort, évêque de Saint-Malo, en 1428, et mourut le 28 janvier 1448.


 


 

Robert Hubert obtint du pape Calixte III l'usage des habits pontificaux dont ses prédécesseurs ne s'étaient point servis. Son décès est marqué dans le catalogue des abbés de Montfort au 23 novembre 1463.


 

Jean de La Doesnelière, fils de Guillaume, seigneur Du Failla dans la paroisse de Romillé, succéda au précédent, et en mourut le 13 octobre 1472.


 

Bertrand de La Doesnelière, oncle du précédent, fut élu en 1478, et mourut le 26 avril 1484.


 

Brient de La Doesnelière, neveu des deux précédents, obtint, le 16 août 1485, la permission de mettre en exécution les lettres apostoliques qu'il avait de obtenues pour l'abbaye de Montfort. Les chanoines opposèrent Guillaume Pièdevache, dont l'élection avait été ratifiée par l'évêque de Saint-Malo. Le duc de son côté demanda au pape l'abbaye pour Gilles de Coetlogon, chanoine de Painpont oude Montfort ; mais le pape avait déjà expédié les provisions de Brient de La Doesnelière, qui demeura paisible possesseur par la cession de Guillaume Pièdevache en 1486. Il se démit aussi en 1487, et on ne sait ce qu'il devint.


 

Gilles de Quebriac, doyen de l'église de Saint-Malo, fut pourvu par le pape Innocent VIII en 1487, sur la démission de Brient de La Doesnelière. Il mourut le 16 décembre 1508.

Gui Le Clerc, chanoine régulier et abbé de La Roë en Anjou, conseiller et aumônier de la reine Anne, obtint en commende l'abbaye de Montfort en 1509, lut nommé à l'évêché de Léon eu 1514, se démit en 1521, et se retira à La Roë, où il mourut le 11 mai 1523.


 


 

Guillaume de Tacé, conseiller et aumônier du roi, fut élu en 1523 par ses confrères; mais il n'eut des bulles qu'en qualité de commendataire. François de Laval, évêque de Dol et abbé commendataire de Painpont, lui disputa l'abbaye, sur laquelle il fut maintenu en 1525 par lettres de la chancellerie. Nonobstant ce jugement, il paraît, par un ancien compte autrefois conservé aux archives de Montfort, que les deux contendants s'accommodèrent ensemble, et partagèrent entre eux les fruits de l'abbaye. Guillaume mourut à Montfort le 8 juillet 1535.


 

Charles Pineau, religieux dominicain, docteur en théologie et célèbre prédicateur, fut nommé à l'abbaye de Montfort par le roi François Ier, à la recommandation du comte de Laval. Le pape lui accorda des bulles, à condition qu'il embrasserait l'observance de son abbaye. Il fut bénit dans l'église des Dominicains d'Angers le 28 avril 1538, par Jean, évêque d'Angers, assisté de François, abbé de Toussaint, et de Pierre, abbé de Saint-Crépin de Soissons. François de Laval, évéque de Dol, lui donna un canonicat.dans son chapitre, le nomma grand vicaire du diocèse, et enfin lui procura le titre d'évêque de Castorie. Charles Pineau mourut à Dol au mois de mars 1549 et y fut inhumé.


 

Roland de Neufville, fils de Regnaud, seigneur Du Plessis-Bardoul, gouverneur du comté de Montfort, et de Charlotte Ruffier, fut pourvu en 1550 de l'abbaye de Saint-Jacques qu'il tint pendant soixante et un ans. Il devint évêqne de Léon en 1562, et mourut à Rennes le 5 février 1613.


 

Jean de Tanouarn, neveu du précédent, assista, en qualité d'abbé de Montfort, aux Etals tenus à Rennes en 1613. Persuadé que la pluralité des bénéfices est illicite, il refusa la coadjutorerie de Léon et l'évêché de Dol qui lui furent offerts. Il introduisit la réforme de sainte Geneviève dans son abbaye, et mourut le 17 septembre 1663 au Plessis-Bardoul. Son corps fut transporté à Monifort et inhumé au pied du sanctuaire.


 


 

Jean-Jacques d'Obheil, né à Moulins en Bourbonnais, prit possession de l'abbaye le 26 février 1663, fut nommé à l'évêché d'Orange en 1674 et sacré dans l'église des Célestins de Paris en 1677. Il mourut au mois d'août 1720. Son diocèse lui dut le rétablissement du palais épiscopal.

 

 

N... de Marbeuf fut nommé à cette abbaye le 8 janvier 1721.

 

 

N... de Champlais fut nommé au mois de mars 1725. Il devint chanoine de la collégiale de Guérande et posséda son abbaye pendant soixante et un ans, n'étant mort qu'en 1786.

 

 

Claude Fauchet obtint en 1787 l'abbaye de Montfort. Il était né en Nivernais, avait été d'abord précepteur dans la famille de Choiseul, puis prêtre de Saint-Roch à Paris, où l'archevêque le frappa d'interdit. Esprit aident, il se livra au ministère de la chaire, flatta le goût de son époque, et finit par obtenir le titre honorable de prédicateur du roi. Il devint prieur de Saint-Nicolas de Josselin et abbé de Montfort. Chaud partisan de la révolution, il la prêcha, la défendit et fut nommé évêque constitutionnel de la Manche. Ayant embrassé le parti des fédéralistes, il déplut aux terroristes, qui le firent arrêter et condamner à mort. Les approches du trépas le rappelèrent aux sentiments de religion, et dans ses derniers moments il témoigna son repentir de sa conduite passée. Je suis puni, dit-il, non de ce dont on m'accuse, mais de ce que j'ai fait précédemment » Il fut guillotiné le 31 novembre 1793, et mourut repentant de ses fautes. Il était très-charitable et se dépouillait de tout en faveur des pauvres. Il y a lieu de croire que ses aumônes lui obtinrent la grâce de sa conversion.

Partager cet article

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article

commentaires