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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 11:55

Son fils Gilles rendit à son tour aveu en septembre 1551. Mais ce dernier seigneur mourut sans postérité et la terre du Saulbois et de Langan échut à son cousin Pierre du Boisbaudry, seigneur de Trans, descendant de Christophe du Boisbaudry et d'Olive Brunel. Celui-ci en rendit aveu au roi en 1598. Pierre du Boisbaudry avait épousé en 1580 Renée Le Vayer et en 1587 Hélène Bruslon. Il eut du premier lit Claude, seigneur de Trans, et du second lit Pierre, seigneur de Langan. Ce dernier décéda sans avoir contracté d'alliance, et Langan passa à son frère Gabriel, marié en 1629 à Jacquemine de la Touche, dame de Saint-Thomas en Saint-Étienne-de-Montluc, qui rendit aveu pour sa seigneurie le 30 mars 1632. Gabriel du Boisbaudry mourut à son tour en avril 1650 et fut inhumé au chanceau de l'église de Langan. Son fils Gilles du Boisbaudry, baptisé le 14 mai 1630 à Saint-Étienne-de-Montluc, devint seigneur de Langan et en 1660 avocat général au Parlement de Bretagne. La même année, il rendit aveu pour Langan et obtint en 1674 l'érection de cette terre en châtellenie. Il épousa à Nantes, en novembre 1662, Marie-Anne de Monthulé, veuve de François Boux, seigneur de la Varenne, qui lui donna plusieurs enfants. Il mourut à Vannes et fut inhumé dans la cathédrale de cette ville le 8 juillet 1680. Sa veuve lui survécut jusqu'en 1707 et fut alors inhumée le 22 décembre en l'église Saint-Étienne de Rennes.

L'aîné de leurs enfants, Gabriel du Boisbaudry, seigneur de Langan, renonça de bonne heure au monde et fit profession, en 1689, chez. les chanoines réguliers de Prémontré. Ses biens passèrent alors à son frère Joseph du Boisbaudry, qui rendit aveu pour Langan en mai 1695. Ce dernier, reçu conseiller au Parlement dès 1692, épousa en la cathédrale de Rennes, le 21 décembre 1709, Perrine de Carné, qui ne lui donna qu'un fils mort au berceau. Joseph du Boisbaudry mourut lui-même, âgé de soixante ans, le 15 février 1730, et sa veuve le 16 février 1754 : l'un et l'autre furent inhumés en l'église Saint-Étienne de Rennes. Mais vers le commencement du XVIIIe siècle Joseph du Boisbaudry avait vendu la châtellenie de Langan à François de Lescu, comte de Beauvais en Gévezé, et à Lucrèce Berrault, sa femme. Le nouveau seigneur de Langan avait cette terre dès 1710, et il en rendit aveu en 1733. Il mourut le 29 avril 1756. Ce fut son neveu Louis-Gilles de Lescu, comte de Runefaut, qui hérita de lui et rendit aveu pour Langan le 9 juillet 1756. Quoique époux de Marie Hochedé, ce seigneur ne laissa pas de postérité, et la châtellenie de Langan échut à sa parente Agathe de Trécesson, femme de René-Joseph Le Prestre, comte de Châteaugiron, qui en jouissait en 1779. Toutefois, peu de temps après,le 5 février 1783, M. et Mme de Châteaugiron vendirent leur châtellenie de Langan à Jean Dacosta, sieur de la Fleuriaye, et Angélique Bodin, sa femme. Ceux-ci en firent hommage au roi le 18 février 1788. Au XVIe siècle, la seigneurie de Langan se composait du manoir du Saulbois, avec ses chapelle, colombier, moulins, bois, étang et métairie, et du Grand bailliage de Langan. Mais lorsque, par ses lettres-patentes enregistrées au Parlement de Bretagne le 3 juillet 1674, Louis XIV éleva Langan au rang des châtellenies en faveur de Gilles du Boisbaudry, il unit à Langan et au Saulbois les terres et seigneuries du Breil et de la Trunière en Gévezé, et celle de la Chaussée en Langan. Le roi érigea le tout en haute justice avec droit de patronage et de fondation dans les églises de Langan et de Gévezé. Le domaine de Langan fut encore augmenté au siècle dernier et se composait alors des manoirs du Saulbois et du Breil, -des métairies nobles du Saulbois, du Breil, de la Trunière, de la Chaussée et de la Chevaleraye, 'des moulins du Saulbois, du Breil et de Bintin, etc. Quant aux bailliages formant la haute juridiction, ils s'étendaient en Langan, Gévezé et Langouët. Les tenanciers du Grand bailliage de Langan devaient à leur seigneur chaque année six éteufs ou pelotes de cuir blanc et une paire de gants. La châtellenie de Langan relevait du roi partie en son domaine de Rennes et partie en celui de Hédé. Depuis la vente qu'en firent les du Boisbaudry, la châtellenie de Langan, unie de fait sinon de droit par les de Lescu à leur conté de Beauvais, perdit beaucoup de son éclat. Aussi le manoir du Saulbois, délaissé depuis longtemps, n'offre-t-il plus d'intérêt. La chapelle a été détruite. Les bois, l'étang et les moulins rappellent seuls la vieille résidence seigneuriale

 

Notes laissées par l'Abbé Guillotin de Corson, au sujet des grandes seigneuries de Haute-Bretagne, comprises dans le territoire actuel du département d'Ile et Vilaine).

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Published by poudouvre
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