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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 08:43

 

 

Armoiries de la Tremoille, portrait de Henri, duc de la Trémoille, et sire de Montfort  et tour Papegault à Montfort 

Le baron de Montauban était de toute antiquité seigneur de la paroisse du Lou du Lac, où il possédait un fief important appelé l a Verge noble du Lou. C'est en ce fief que fut construit le château du Lou, dont la seigneurie, s'étendant aux environs relevait de Montauban. Aussi le seigneur du Lou devait-il à son suzerain chaque année une paire de gants de la valeur de quatre deniers. Le baron de Montfort avait également des droits féodaux dans la paroisse du Lou du Lac ; mais en 1642, Henri, duc de la Trémoille, et sire de Montfort céda au seigneur du Lou, moyennant 1,200 liv., tous « ces fiefs et mouvances tant nobles que roturiers, en la paroisse du Lou ». Ce fut par lettres patentes datées du mois d'octobre 1637, que le roi érigea, en faveur de Roland de La Lande, la seigneurie du Lou en châtellenie ; celle-ci fut composée des seigneuries du Lou en la paroisse du Lou du Lac, de Launay-Thébault en Montauban, de la Téhellière en Bédée, et de Trégomain en la Chapelle-du-Lou. Comme ce dernier manoir avoisinait le château du Lou, on appela souvent la nouvelle châtellenie le Lou-Trégomain, pour la distinguer de la seigneurie du Lou en Saint-Lery.

 

 

 

Le Lou du Lac, l'ancienne porte de Montfort sur Meu, le château du Lou à Saint-Lery

Le domaine proche de la châtellenie se composait du château du Lou, des manoirs de Trégomain, de Téhellière et de Launay-Thebault, -des métairies de la Porte, de la Marre et de la Croix-du-Lou, de celles de la Mansardaye, la Haye-Menjard, la Téhellière, Trégomain, Launay-Thebault et Launay-Pitel, -des moulins et étangs du Lou, etc.La haute justice du Lou s'exerçait en 1767 à Montauban ; elle comprenait plusieurs fiefs s'étendant en les paroisses du Lou-du-Lac, la Chapelle du Lou, Bédée et Montauban ; les principaux de ces fiefs étaient ceux du Lou, de Trégomain, de Launay-Thebault et de Launay-Pitel et de Coëtquen ; ce dernier avait été acheté en 1661, par le seigneur du Lou d'avec celui de la Ville-ès-Cerfs (voir Le château de Coëtquen à Saint-Hélen).

En l'église paroissiale du Lou-du-Lac, les droits de supériorité appartenaient au baron de Montauban, mais le seigneur du Lou avait dans ce sanctuaire des prééminences, un enfeu, un banc, et des armoiries, et le privilège de seigneur fondateur. Il avait également des enfeus et des bancs armoriés dans les églises de la Chapelle-du-Lou et de Montauban, à cause de ses fiefs de Trégomain et de Launay-Thébault. Ce qui reste maintenant debout du château du Lou -propriété de la famille Freslon de la Freslonnière, -témoigne de l'importance ancienne de cette résidence féodale.

 

 

Armoiries Freslon de la Freslonnière

Le château occupe au bord du bel l'étang de la Rive et à côté de l'antique église romane du Lou-du-Lac une remarquable position. Malheureusement une bonne partie des constructions primitives ont disparus ; néanmoins, au milieu d'une enceinte fortifiée de forme carrée baignée en partie par l'étang et flanquée de trois tours en ruine, recouverte de lierre, ce dresse encore fièrement ce logis seigneurial construit partie en 1571, partie en 1657 ; ces dates sont en effet gravées au-dessus des portes principales.

 

Étang de la Rive et le soubassement d'une des tours d'angle disparue..

Un grand écusson en pierre git maintenant à terre portant aussi ce millésime de 1571, et un blason écartelé au 1er de gueules à la fasce contrebretessée d'argent, qui est La Lande ; au 2e, d'azur à la fleur de lys d'or accompagnée de 3 coquilles de même qui est de la Chapelle ; au 3e de la Moussaye ?, et au 4e de Méel(voir page précédente). Cet écusson prouve que le château du Lou fut reconstruit par Jacques de La Lande et Geneviève de la Chapelle, sa femme. Au delà des douves, s'élève l'ancienne fuie, conservant sa litre seigneuriale. Ajoutez à cette trop courte description çà et là, des pans croulants de murailles fortifiées, et au-devant du logis de larges et de longues avenues d'arbres séculaires, et vous n'aurez encore qu'une faible idée de l'imposant aspect que présente le vieux château démantelé du Lou.

 

Notes laissées par l'Abbé Guillotin de Corson, au sujet des grandes seigneuries de Haute-Bretagne, comprises dans le territoire actuel du département d'Ile et Vilaine).

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Published by poudouvre
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