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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 05:48

 

 

Dès 1430, un mariage avait été projeté entre François, comte de Monfort héritier de Bretagne, et Isabeau d'Ecosse, soeur du roi Jacques II. Mais le duc Jean V changeant d'avis demanda et obtint pour son fils la main d'Yolande d'Anjou, la soeur cadette de Marie, femme du roi Charles VII. La reine de Sicile, mère de la fiancée, avait promis une dot de 60.000 écus (environ 2.530.000 fr. de notre monnaie). Ne pouvant acquitter cette somme, elle donna à sa fille Beaufort-en-Vallée et Château-Fromont, en stipulant que ces deux seigneuries lui seraient rendues, si dans dix années, les 60.000 écus avaient été versés. -Le duc Jean V promit un douaire de 6.000 livres, soit à cette époque 247.500 fr. de notre monnaie. Le douaire des duchesses de Bretagne va rester fixé à 6.000 livres; mais il faut remarquer que si le douaire est le même nominalement, la valeur de la livre va quelque peu varier au cours du XVe siècle. Yolande d'Anjou mourut le 17 juillet 1440, sans laisser d'enfants ; et le duc Jean V reprit son projet d'alliance avec une princesse d'Ecosse. Les conventions matrimoniales furent arrêtées en juillet 1441, Le roi Jacques promit à sa soeur Isabelle cent mille saluts d'or, plus de trois millions de notre monnaie, et le douaire de la future duchesse fut fixé à 6.000 livres, (comme ci-dessus environ 247.500 francs). Jean V, qui allait mourir le 28 août 1442, ne vit pas le mariage de son fils célébré en novembre. Huit ans plus tard, le duc François Ier, nommé lieutenant général du roi, préparait une expédition qui allait délivrer la Normandie. Le 23 janvier 1450 il fait son testament. Il assigne en douaire à « sa bien, aimée soeur et compagne la duchesse » la châtellenie de Succinio et tout ce qui appartient au duc dans, « l'Ile de Rhuys a ; les villes, chastels et seigneuries de Guérande, le Croisic, l'Ile de Bats, sans en rien retenir sauf la justice en preuve de souveraineté» Le chiffre de 6.000 livres n'est pas répété dans le testament ; nul doute que le revenu des seigneuries données ainsi en « usufruit et viage » ne soit égal sinon supérieur à 6.000 livres. Le duc va revenir malade en Bretagne ; et, le 16juin, au manoir de Plaisance près de Vannes, il ajoute à son testament un codicile, par lequel, fermant l'accès du trône à ses deux filles, il appelle à sa succession d'abord son frère Pierre, puis son oncle Richemont. Un mois plus tard (18 juillet) le duc mourait. La duchesse allait vivre en Bretagne honorée de tous, jusqu'à la fin du siècle.

 

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Published by poudouvre
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